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Afrique

Visite des services du Fonds Monétaire International au Burkina Faso

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  • L’économie du Burkina Faso a progressé de plus de 6 % par an en moyenne sur la période 2016-17, démontrant une résilience considérable face aux chocs sécuritaires et climatiques.
  • Le déficit budgétaire s’est creusé notablement en 2017 en raison d’une augmentation considérable des dépenses, principalement de l’investissement, mais aussi des traitements et salaires.
  • Les autorités mettent en œuvre des réformes économiques destinées à préserver la stabilité macroéconomique et financière et à relever les niveaux de vie. L’atteinte des objectifs du programme requiert une vigilance soutenue.

Une équipe des services du Fonds Monétaire International (FMI), dirigée par Mme Dalia Hakura, a séjourné au Burkina Faso du 2 au 4 mai 2018 pour examiner l’évolution économique récente et commencer à suivre la mise en œuvre du programme des autorités appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) approuvé par le conseil d’administration du FMI le 14 mars 2018.

À l’issue du séjour des services du FMI, Mme Hakura a publié la déclaration ci-après :

« Les objectifs principaux du nouvel accord FEC à l’appui du programme économique du Burkina Faso pour 2018-2020 consistent à maintenir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette à long terme, tout en prévoyant aussi un espace budgétaire pour les investissements prioritaires, les dépenses sociales et les dépenses de sécurité. Cela est essentiel pour réaliser une croissance durable et atteindre les objectifs de développement du pays énoncés dans le Plan national de développement économique et social (PNDES). Le programme inclut notamment des mesures visant à accroître les recettes intérieures et à maîtriser les dépenses courantes, notamment la masse salariale, afin de dégager des ressources qui permettront de satisfaire les besoins considérables de développement du pays. Le programme a aussi pour objectif d’améliorer la sélection et l’exécution des projets d’investissement publics pour une meilleure efficacité dans l’utilisation des ressources limitées.

« Les résultats économiques du Burkina Faso ont été satisfaisants au cours de la période récente : la croissance économique a dépassé 6 % par an en moyenne sur la période 2016-17 et un taux de croissance similaire est prévu pour 2018. Ces résultats témoignent d’une résilience considérable face aux chocs extérieurs, notamment trois attaques terroristes d’envergure à Ouagadougou au cours des deux dernières années et une détérioration de la situation sécuritaire dans les régions frontalières du nord du pays, ainsi que de faibles précipitations en 2017 menaçant la sécurité alimentaire dans le pays.

« Le déficit budgétaire global s’est creusé notablement en 2017 pour atteindre 7,7 % du PIB, un niveau sans précédent pour le Burkina Faso, où le déficit budgétaire est généralement situé entre 2 et 4 % du PIB ces dernières années. Le programme appuyé par la FEC vise notamment à ramener le déficit à 3 % du PIB d’ici 2019, conformément à l’engagement pris par les autorités de respecter le critère de convergence l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). Un déficit budgétaire soutenable au niveau communautaire contribuera à renforcer les réserves de changes de la zone UEMOA. Malgré l’objectif de réduction du déficit budgétaire, le programme protège les dépenses sociales, prend en considération la hausse des dépenses de sécurité prévue au budget, et prévoit un niveau relativement élevé de dépenses d’équipement financées sur ressources intérieures.

« L’équipe des services du FMI note avec satisfaction que les autorités restent déterminées à mettre en œuvre le programme. Il est trop tôt pour tirer des conclusions fermes quant aux résultats du programme. La mobilisation des revenus, bien que globalement en ligne avec les objectifs du programme au premier trimestre 2018, peut être compromise par des événement inattendus. À cet égard, l'équipe des services du FMI encourage les autorités à poursuivre les efforts en cours pour renforcer la mobilisation des recettes conformément à l'accord FEC. Les dépenses courantes, progressant plus vite que prévu dans le programme, risquent d’évincer la réalisation des investissements indispensables dans les secteurs sociaux et les infrastructures. L’équipe des services du FMI souligne qu’il importe d’atteindre les objectifs du programme, en particulier celui d’un déficit budgétaire de 5 % du PIB pour 2018 afin de consolider la résilience aux chocs et de participer à l’effort déployé à l’échelle régionale pour pérenniser la stabilité extérieure et reconstituer les réserves de change communes, et de prendre des mesures correctives au plus tôt si nécessaire.

« L’équipe des services du FMI reviendra à Ouagadougou en octobre pour mener les entretiens pour la première revue de l’accord FEC et les consultations de 2018 au titre de l’article IV.

« La mission a rencontré le Ministre de l’Économie, des Finances et du Développement, Mme Sori-Coulibaly, le Ministre du Budget, Mme Yaka, le Directeur National de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, M. Ki-Zerbo, d’autres hauts fonctionnaires, et des représentants du secteur privé, ainsi que des partenaires au développement. L’équipe tient à remercier les autorités pour leur hospitalité et les discussions très informatives. »

Distribué par APO Group pour International Monetary Fund (IMF).

Source: APO

Afrique

La Banque africaine de développement rend hommage à Kofi A. Annan

Pour son président Akinwumi A. Adesina, L’Afrique a perdu un de ses plus beaux joyaux.

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C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris aujourd’hui le décès de M. Kofi A. Annan, ancien Secrétaire général des Nations Unies.

Annan était un mentor et un père pour moi. Son humilité et son sens de la décence peu communs, son altruisme et sa compassion en ont fait un joyau pour toute l’humanité.

Gentleman distingué, Annan était une icône mondiale et un homme de paix qui soutenait fermement la bonne gouvernance et le sens des responsabilités des dirigeants.

Il était mon patron en sa qualité de Président du Conseil de l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA), lorsque j’étais vice-président de l’institution. Il avait une passion contagieuse pour l’éradication de la faim et de la pauvreté.

Il m’a beaucoup soutenu lorsque j’étais ministre de l’Agriculture du Nigéria, alors qu’il était membre du groupe des personnalités éminentes ; groupe qui a contribué à soutenir la transformation de l’agriculture au Nigéria.

Il a co-présidé, avec beaucoup de rigueur, le Groupe de haut niveau composé de dirigeants mondiaux pour soutenir la Banque africaine de développement dans ses efforts visant à accélérer le développement de l’Afrique.

En tant que Secrétaire général des Nations Unies et tout au long de sa carrière, M. Annan a permis au continent africain de s’imposer mondialement.

L’Afrique a perdu un de ses plus beaux joyaux.

Ses paroles riches en sagesse nous manqueront.

Que son âme repose en paix.

Akinwumi A. Adesina

Président

Banque africaine de développement

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Afrique

À Madagascar, le President Hery Rajaonarimampianina se réengage pour un nouveau mandat

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Au terme d’un mandat de cinq années aux performances économiques remarquables, saluées par les plus grandes organisations internationales dont la Banque Mondiale et FMI, le parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara – « Force Vive pour Madagascar » a accordé sa pleine confiance à Hery RAJAONARIMAMPIANINA pour mener la campagne présidentielle de 2018. Les cadres du parti réunis en assises le 17 août ont appelé le Président à se présenter à nouveau et les représenter dans le cadre de la campagne présidentielle 2018. L’actuel Chef de l’État a dévoilé son intention de briguer un second mandat et de poursuivre les progrès engagés depuis cinq ans.

À cette occasion, il a rappelé tout l’éventail des projets lancés dans le cadre du plan Fisandratana 2030, dont la vision sert de socle à son programme présidentiel, pour la lutte contre la vie chère, pour la modernisation de l’agriculture, pour la sécurité des transports, la lutte contre la corruption, l’amélioration des services publics, l’industrialisation et la création d’emplois à tous les niveaux. (www.Fisandratana2030.com)

À l’horizon 2023, ce seront plus de 2 millions d’emplois nouveaux que le développement de sept secteurs prioritaires auront permis de créer, et 5 millions à l’horizon 2030. L’agriculture, l’économie de la mer, les produits naturels, les mines, les pierres précieuses, l’industrie et le tourisme, seront les clés d’une croissance accélérée à Madagascar. Avec la création de quatre pôles de croissance destinés à connecter les projets d’infrastructures et les secteurs industriels, Madagascar bénéficiera de tous les atouts nécessaires pour devenir une puissance économique régionale dans la SADC et l’Océan Indien.

Parallèlement, Hery RAJAONARIMAMPIANINA a rappelé les progrès réalisés depuis le début de son premier mandat, et notamment la sortie de plus de 2 millions de Malgaches de la pauvreté. Grâce aux effets d’entraînement sur la consommation, le même résultat pourra être atteint voire dépassé au cours des cinq prochaines années.

Cet objectif est au cœur de son engagement envers la population malagasy, qu’il a décrit comme une exigence sans concession pour l’amélioration constante des conditions de vie.

« Les dirigeants doivent savoir ressentir la même impatience pour le changement que le peuple qui les a portés au pouvoir ! Mais comme je vous l’ai dit, je sais votre impatience, et je la ressens moi-même. J’ai beau accélérer les réformes, accélérer les réalisations, multiplier les projets d’avenir, je veux toujours en faire encore plus. Je suis moi aussi, impatient de pouvoir passer au prochain chapitre de la construction du Madagascar de demain ».

Hery RAJAONARIMAMPIANINA a ainsi évoqué ses projets pour la construction d’une économie moderne à Madagascar, mais il a également pris soin de parler aux valeurs du peuple malgache.

Évoquant la nécessité toujours actuelle de disposer de « repères forts », il en appelé à une « refondation spirituelle » de la nation malgache, appuyée sur les valeurs de la famille, sur les forces vives que sont les jeunes et les femmes, sur le respect de la sagesse des aînés, toutes valeurs qui renforcent la personne et permettent l’épanouissement individuel.

En concluant son discours, il a rappelé les convictions qui l’animent, et de sa croyance en un but collectif auquel il a dédié son action : « Je sais que je peux compter sur vous, sur votre fierté, sur votre détermination, pour bâtir ensemble le Madagascar de vos rêves ! Je sais que pour vous, la vision de cet avenir de prospérité et de développement est tout ce qui vous importe le plus dans les décennies à venir. Je vous appelle à conjuguer nos efforts pour le chemin du futur !», avant d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle pour poursuivre le redressement du pays entamé depuis 2014.

Le premier tour de l’élection présidentielle est prévu pour le 7 novembre 2018.

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Le Commissaire pour la Paix et la Sécurité de l’Union Africaine, l’algérien Smaïl Chergui, sous enquête interne pour discrimination sexiste

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L’indomptable Bineta Diop, tenace militante sénégalaise des Droits de la Femme et fondatrice de l’ONG “Femmes Africa Solidarité” s’est vue chargée depuis juin 2018, avec son équipe, d’une enquête pour sexisme à l’encontre de l’Algérien Smaïl Chergui, le ronflant Commissaire de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union Africaine (U.A).

En effet, suite à la saisine du Président de la Commission de l’U.A, Moussa Faki par 37 fonctionnaires de l’U.A pour traitements routiniers, manquements, discriminations, humiliations envers les femmes par le trublion Smaïl Chergui.

En effet, suite à la saisine du Président de la Commission de l’U.A, Moussa Faki, par 37 fonctionnaires féminins de l’U.A pour traitements routiniers, manquements, discriminations, humiliations envers les femmes par Smaïl Chergui.

La fausse image de marque, bâtie à coup de pétrodollars par l’Algérie sur l’échiquier politique africain, vient d’en prendre un sacré coup, surtout que le département algérien des Affaires Etrangères a fortement pesé sur certains dirigeants des instances de l’organisation panafricaine pour que la Présidence du CPS soit attribuée à une personnalité algérienne, en l’occurrence Smaïl Chergui.

Ainsi, des sites électroniques, commentant les dérapages de Smaïl Chergui, l’accusant “d’apartheid professionnel” sur des dizaines de femmes, le qualifient, aujourd’hui de “commissaire de la zizanie” dont “sa médiocrité en matière de recrutement d’agents finit toujours par se confirmer”.

Les dirigeants algériens, eux, qui sont derrière son intronisation à la tête du Conseil Paix et Sécurité, en prennent pour leur grade et ce, de manière éclaboussante !

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