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Le cardinal George Pell, directeur des finances du Vatican, fait face à une attente nerveuse après une audience pour déterminer s’il sera jugé pour des accusations d’infractions sexuelles historiques ajournée jeudi.

Après quatre semaines de déclarations de témoins et de contre-interrogatoires par les avocats de Pell, la magistrate Belinda Wallington a pris sa retraite pour décider s’il y avait suffisamment de preuves pour que l’affaire soit jugée.

Une décision est attendue en avril.

L’homme de 76 ans, qui est un des principaux conseillers du pape François, est en congé et est retourné en Australie pour combattre les allégations relatives à des incidents qui auraient eu lieu il y a longtemps. Il a régulièrement assisté à la cour.

Les détails exacts et la nature des accusations n’ont pas été rendus publics, sauf qu’ils impliquent des «plusieurs plaignants ».

L’audience de dépôt devant la cour des magistrats de Melbourne a débuté le 5 mars et a parfois été ardente, l’avocat de Pell accusant mercredi Wallington d’être partial envers les procureurs.

À un moment donné, elle a demandé à l’avocat Robert Richter d’arrêter de crier pendant une dispute juridique, à laquelle il l’a appelée à «se disqualifier d’entendre cette affaire sur la base d’une vision biaisée de la preuve».

Pell, ancien archevêque de Sydney et de Melbourne, est le plus haut responsable catholique à avoir été confronté à des délits sexuels historiques. Il nie toutes les accusations.

Le clergé n’a pas eu à se plaider, bien qu’il ait d’emblée demandé à son avocat de préciser qu’il avait l’intention de plaider non coupable.

Au cours de l’audience, Richter a accusé la police d’enquêter sur le fait d’être une “opération de Pell”.

Lorsqu’on lui a demandé si c’était le cas, le surintendant Paul Sheridan a répondu: «Je n’utiliserais pas ces mots, mais je suppose que vous pourriez les qualifier comme vous l’avez fait.

Sheridan était l’un des officiers qui se sont rendus à Rome pour interroger Pell avant d’être inculpé.

Il a confirmé à la cour que le cardinal avait fait l’objet d’une enquête policière spécialisée pendant 12 mois avant qu’une plainte officielle ne soit déposée, a rapporté le Herald Sun.

Le tribunal a entendu deux hommes qui ont formulé des allégations «mineures» contre Pell et qui ont également formulé de graves accusations contre d’autres personnes – un enseignant et une religieuse.

Sheridan a dit qu’il ne pouvait pas dire pourquoi les allégations graves n’ont pas été étudiées, alors que Pell l’était.

“Les allégations sérieuses […] ont été mises de côté et n’ont fait l’objet d’aucune enquête alors que des accusations mineures étaient portées contre Pell”, a déclaré Richter.

Au cours de l’audience, la défense a contre-interrogé des témoins sur leurs interactions avec Pell à plusieurs endroits, notamment dans une piscine, un cinéma et un lac dans l’État rural de Victoria, a rapporté le journal The Age de Melbourne.

 

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Asie

Thaïlande: un millionnaire britannique et son épouse assassinés

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Les corps d’un millionnaire britannique et de son épouse thaïlandaise ont été retrouvés mardi dans leur luxueuse propriété en Thaïlande, une semaine après leur assassinat qui aurait été commandité par le frère de la femme, a-t-on appris de source policière.

Alan Hogg, 64 ans, a été tué par balles et son épouse Nhot Suddaen, 60 ans, frappée à mort avec un marteau, a précisé à l’AFP le commandant de police Manas Kerdsukho.

Leurs corps ont été découverts dans des fosses creusées à environ deux mètres de profondeur sur le terrain de leur villa, située dans la province de Phrae, dans le nord du pays, a-t-il ajouté.

Les enquêteurs soupçonnent Varut Rattanasajjakit, le frère aîné de Nhot Suddaen, d’avoir commandité le double assassinat et engagé trois tueurs, rétribués au total 50.000 baths (environ 1.300 euros).

“Le mobile des crimes est un conflit à caractère familial et financier qui perdurait depuis longtemps entre le couple et Varut Rattanasajjakit”, a déclaré Manas Kerdsukho.

Ce dernier a été arrêté mardi et nie les faits, selon lui. Deux des trois tueurs engagés ont été interpellés un peu plus tôt dans la journée et un mandat d’arrêt a été émis à l’encontre du dernier suspect.

Alan Hogg, ingénieur et homme d’affaires originaire d’Édimbourg, s’était installé il y a plusieurs années en Thaïlande, où il s’était fait construire une luxueuse maison, selon des médias britanniques. Plusieurs taches de sang ont été retrouvées autour de la piscine de la villa, d’après eux.

Sollicitée, l’ambassade britannique en Thaïlande n’était pas disponible dans l’immédiat pour commenter ces informations.

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Asie

Maldives: le candidat de l’opposition remporte l’élection présidentielle

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le candidat de l'opposition pour la présidentielle aux Maldives Ibrahim Mohamed Solih à son arrivée dans un bureau de vote à Male, le 23 septembre 2018 / © AFP / Ahmed SHURAU

Ibrahim Mohamed Solih, le leader de l’opposition, a remporté dimanche 23 septembre la victoire à l’élection présidentielle aux Maldives avec 58,3 % des voix, selon une source officielle.

Selon la Commission électorale, M. Solih a obtenu 133 808 de voix contre 95 526 pour l’homme fort de l’archipel, le président sortant Abdulla Yameen. Le taux de participation a dépassé 88% des 262 000 électeurs.

“J’appelle Yameen à respecter la volonté du peuple et permettre un transfert pacifique du pouvoir”, a déclaré M. Solih à la télévision nationale.

“Le message est clair et net. Le peuple veut la justice et la stabilité, et nous veillerons à ce que ce soit le cas”, a-t-il ajouté.

À la tête de cette micro-nation d’un millier d’îles coralliennes pour plus de 340.000 habitants, le chef de l’État sortant a mené une répression féroce de toute dissidence. Les principales figures de l’opposition sont soit derrière les barreaux, soit ont été forcées à l’exil comme l’ex-président Mohamed Nasheed, et la société civile est muselée.

Figure de proue de la contestation, M. Nasheed – battu par M. Yameen en 2013 dans des circonstances controversées – a dû renoncer à la présidentielle en raison d’une condamnation judiciaire considérée par l’ONU comme ayant des motifs politiques.

En son absence, l’alliance de l’opposition s’est ralliée derrière M. Solih, un homme de 54 ans peu connu des électeurs et ignoré par des médias locaux craignant de s’attirer l’ire du pouvoir.

M. Salih a appelé à la libération de tous les prisonniers politiques.

Si les Maldives évoquent lunes de miel et plages paradisiaques, la situation politique de ce pays d’une vingtaine d’atolls est autrement moins souriante.

La veille du vote, les forces de l’ordre ont mené un raid dans le quartier général de campagne du Parti démocratique maldivien (PDM, opposition à Malé, la capitale, et fouillé les locaux, selon la formation. La police a déclaré avoir agi pour prévenir “des activités illégales”. Elle n’a procédé à aucune arrestation.

Les bureaux de vote ont fermé dimanche à 19H00 (14H00 GMT), soit trois heures plus tard que prévu, en raison de la participation élevée et de problèmes techniques ayant affecté les listes de vote électronique, ont expliqué des responsables du scrutin.

Des files d’attente s’étaient formées devant les bureaux de vote dès le matin et de nombreux électeurs racontaient qu’ils avaient dû patienter de longues heures.

“Cela montre à quel point cette élection est importante pour les gens. Cela montre que quoi qu’il se passe, les Maldiviens croient toujours à la démocratie”, a déclaré Afrah Mohamed, un électeur de Malé.

“Il y a beaucoup d’enthousiasme. Les électeurs font la queue pour voter malgré le temps couvert”, a décrit Shauna Aminath, militant du PDM.

 “Résilience”

Un groupe d’observateurs internationaux, qui s’est vu refuser l’accès au pays, avait craint samedi que le scrutin ne soit pas “libre et équitable” et prédit de “sombres événements”. Seuls quelques journalistes étrangers avaient réussi à obtenir un visa pour couvrir l’élection.

L’opposition a dénoncé ce blocage de la presse internationale et accusé le pouvoir de chercher à limiter “l’observation indépendante du vote et de probables tentatives du président Yameen de le voler”.

La crispation du régime maldivien s’est intensifiée début 2018 avec l’imposition par le président de 45 jours d’état d’urgence, en opposition à une décision de la Cour suprême qui cassait les condamnations judiciaires d’opposants – et a dû revenir sur son jugement. Une “attaque en règle contre la démocratie”, selon l’ONU.

Lors d’un meeting de campagne samedi, Abdulla Yameen a dit avoir fait face à “d’énormes obstacles dans la conduite de la nation” et a estimé avoir affronté “les défis avec résilience”.

Vendredi, l’ex-président Nasheed avait appelé la communauté internationale à rejeter d’emblée le résultat du vote.

“Mathématiquement, il n’est pas possible à Yameen de gagner car tous les partis d’opposition sont unis contre lui”, avait-il déclaré au cours d’une conférence de presse au Sri Lanka, où il partage son temps en exil avec le Royaume-Uni.

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Asie

Japon: Shinzo Abe réélu à la tête de son parti

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Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a été largement réélu jeudi à la tête de son parti, s’offrant ainsi la possibilité de rester à la tête du pays jusqu’en 2021 et de battre du même coup un record de longévité.

M. Abe a gagné 553 voix des 807 exprimées, dont 329 des 405 députés et sénateurs membres de sa formation, le Parti libéral-démocrate (PLD). Son rival Shigeru Ishiba a obtenu un score honorable chez les représentants des militants et sympathisants.

Le Premier ministre s’est engagé à mettre en œuvre ses promesses électorales, notamment un renforcement des infrastructures permettant de mieux résister aux catastrophes naturelles.

Il a également mentionné la charte constitutionnelle, qu’il rêve d’amender pour réaliser l’ambition ultime du PLD depuis sa création en 1955.

“Avec vous tous, je veux travailler à la réforme de la Constitution. La bataille (électorale) est finie. Construisons un nouveau Japon en joignant les mains et en nous unissant!”, a-t-il lancé.

“L’élection était vue comme un vote de confiance pour juger son travail jusqu’à présent, et M. Abe a réussi à l’emporter. Mais il ne peut pas tant se féliciter du résultat car il n’a pas gagné massivement”, a souligné pour l’AFP Shinichi Nishikawa, politologue de l’Université Meiji à Tokyo.

Le parti est divisé en factions dont les élus membres sont disciplinés et votent en fonction de l’orientation donnée par le chef de chacune d’elles, dont beaucoup sont pro-Abe.

En revanche, auprès des 1,04 million de sympathisants et militants (dont les votes sont aussi regroupés en 405 voix), M. Abe n’a obtenu que 224 suffrages, contre 181 pour M. Ishiba qui, en théorie, va ainsi pouvoir peser dans le débat au sein du parti.

“M. Abe a néanmoins gagné un billet pour entrer dans les livres d’histoire en tant que Premier ministre le plus longtemps en fonction”, a souligné M. Nishikawa.

– Comme en 1964 –

M. Abe avait reconnu pendant la campagne que la confiance en son gouvernement avait été en partie affectée par les scandales qui ont occupé la presse depuis deux ans: il a notamment été accusé de favoritisme envers des amis.

Si cette élection au sein du parti revêt une telle importance, c’est que ce scrutin désigne de facto le Premier ministre puisque le fauteuil de chef du gouvernement échoit pour ainsi dire automatiquement à celui qui préside la formation majoritaire à la diète.

La majorité du PLD est écrasante face à une opposition en lambeaux depuis qu’elle a perdu aux législatives de fin 2012, incapable de se relever d’une gestion jugée désastreuse de l’après-tsunami et de l’accident de Fukushima en mars 2011.

Plusieurs défis attendent cependant M. Abe et l’absence de plébiscite des militants devrait, selon des analystes, le contraindre à faire avancer réellement les dossiers économiques.

“L’année prochaine, nous aurons le changement d’empereur, puis le sommet du G20 pour la première fois (au Japon) et l’année suivante, nous aurons les Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo”, a-t-il lui-même souligné.

Et de signifier qu’il espérait renouveler la performance de 1964 quand les premiers JO de Tokyo avaient donné un élan économique et une stature internationale au Japon.

“Nous allons relever le défi de créer la nouvelle place du Japon en renouvelant le pays”, a-t-il encore promis.

Outre la nécessité de donner un coup de fouet pour trouver un nouveau moteur de croissance, M. Abe a promis beaucoup pour les femmes (plus d’égalité dans la vie professionnelle), pour les enfants (places de crèche, gratuité d’une partie de la scolarité), pour les salariés (meilleur environnement de travail), pour les personnes âgées (maintien de leur prise en charge, facilité à rester en activité), le tout en pérennisant le système de protection sociale déjà mis à mal.

Or, pour financer cela, il s’est engagé auprès des institutions internationales et de ceux qui s’inquiètent de la dette du pays, à augmenter en octobre 2019 la très impopulaire taxe sur la consommation, qui doit passer de 8% actuellement à 10%. Il lui reste un an pour préparer les esprits.

 

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