Un gendarme abattu par des présumés sécessionnistes à Bamenda dans le Nord-ouest du Cameroun - LaMinuteInfo

Un gendarme abattu par des présumés sécessionnistes à Bamenda dans le Nord-ouest du Cameroun

Un gendarme camerounais a été tué lundi dans une localité du nord-ouest anglophone lors d’une traque de séparatistes présumés, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

“Des individus suspectés d’être des sécessionnistes ont abattu un gendarme hier (lundi) à Jakiri (nord-ouest)”, a affirmé une source proche des autorités régionales jointe dans la région depuis Yaoundé.

L’information a été confirmée à l’AFP par une source gouvernementale.

C’est la première fois qu’un gendarme est abattu de sang froid depuis le début de la crise issue de la contestation anglophone. Il n’était pas possible dans l’immédiat de confirmer l’identité des hommes ayant abattu le gendarme.

Lundi, “des hommes cagoulés ont attaqué le lycée de Jakiri”, s’en prenant aux élèves, ainsi qu’aux enseignants, a rapporté la source proche des autorités.

La police a alors entamé une traque des assaillants, selon la même source. Un des gendarmes, celui qui a ensuite été abattu, “s’est retrouvé encerclé dans une forêt”.

“C’est avec l’arme du gendarme qu’ils l’ont abattu”, a ajouté la même source.

Le nord-ouest et le sud-ouest du Cameroun, deux régions anglophones sur les dix régions que compte le pays, sont en proie à une grave crise socio-politique depuis novembre 2016.

S’estimant marginalisés par le pouvoir, des indépendantistes anglophones du Cameroun ont tenté le 1er octobre, de manifester pour proclamer symboliquement l'”indépendance” de ces deux régions.

Au moins quatorze personnes ont été tuées dans les violences en marge de cette proclamation symbolique, selon un bilan établi par l’AFP, ainsi que cinq prisonniers qui tentaient de s’évader. Des ONG locales évoquent des bilans bien plus lourds

Depuis l’étranger, les leaders sécessionnistes ont appelé les populations de ces régions à former des groupes d’auto-défense pour combattre la “force d’occupation”, en référence aux milliers d’hommes déployés par les autorités.

 

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