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Turquie-Union européenne: l'heure du "plan B" ?

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Après des années de négociations tourmentées, la Turquie et l’Union européenne entrent dans une phase de recentrage des relations sur une coopération renforcée dans certains domaines, plutôt qu’une adhésion à part entière d’Ankara, selon les analystes.

Les relations entre la Turquie et l’UE ont atteint des profondeurs abyssales en 2017: le processus d’adhésion est entré en hibernation et le président Recep Tayyip Erdogan a choqué en accusant des pays membres, dont l’Allemagne, d’avoir recours à des “pratiques nazies”.

Le chef de l’Etat turc a toutefois entamé la nouvelle année avec un état d’esprit différent, effectuant début janvier un déplacement très commenté à Paris, suivi d’une visite de son ministre des Affaires étrangères en Allemagne.

En écho, des dirigeants européens ont lancé un appel au réalisme, le président français Emmanuel Macron déclarant devant son hôte turc, le 5 janvier, qu’il était temps de “sortir de l’hypocrisie” selon laquelle les négociations Ankara-UE pourraient progresser.

“Des deux côtés, on comprend que le processus d’adhésion est mort, qu’il n’avancera pas de sitôt”, explique à l’AFP Asli Aydintasbas, experte au Conseil européen des relations internationales.

“Il s’agit désormais d’un nouvel arrangement et d’une relation transactionnelle avec les Etats membres de l’Union européenne”, poursuit-elle, ajoutant que cela impliquerait davantage de visites bilatérales et une importance accrue du commerce.

“Ankara voit les choses ainsi et ne se fait pas d’illusions au sujet d’une revitalisation du processus d’adhésion”, souligne Mme Aydintasbas.

– D”allié’ à ‘partenaire’? –

Le putsch manqué du 15 juillet 2016 en Turquie a marqué un tournant dans les relations entre Ankara et l’UE, le président Erdogan accusant les Européens de manquer de solidarité avec son pays, alors que Bruxelles s’alarmait de l’ampleur de la répression tous azimuts.

De plus, M. Erdogan répète souvent que la Turquie est “fatiguée” d’attendre “dans l’antichambre” de l’UE.

Ankara, qui a manifesté dès les années 1950 sa volonté de rejoindre la Communauté économique européenne (qui deviendra l’UE en 1993), a formellement entamé les négociations d’adhésion avec Bruxelles en octobre 2005.

Mais les tractations se sont vite enlisées: sur les 35 chapitres thématiques que comptent les négociations, 16 ont été ouverts, le dernier en juin 2016.

“Nous devons sortir d’une hypocrisie qui consiste à penser qu’une progression naturelle vers l’ouverture de nouveaux chapitres est possible”, a déclaré M. Macron début janvier.

Pour Marc Pierini, chercheur à Carnegie Europe et ancien ambassadeur de l’UE en Turquie, Ankara ne répond plus aux critères nécessaires à l’avancée des négociations “en raison de ses propres choix”, notamment sur la question de l’Etat de droit.

“Sur le fond, nous assistons à une rétrogradation de la relation: de deux alliés politiques à deux partenaires qui coopèrent sur un certain nombre de dossiers comme la lutte antiterroriste, le commerce et les réfugiés”, observe-t-il.

Les déclarations du président français signalent un “changement de paradigme” dans la relation entre Ankara et Bruxelles, résumé par une “coopération en vue de buts communs”, abonde Sedat Ergin, chroniqueur au quotidien Hürriyet.

– ‘Seconde classe’ –

Les observateurs citent régulièrement un assouplissement des visas et une mise à jour de l’accord d’union douanière comme une alternative à l’adhésion de la Turquie à l’UE.

Mais le ministre turc des Affaires européennes, Omer Celik, a assuré samedi que la Turquie ne saurait accepter un “partenariat privilégié”, qu’il a comparé à un “statut de seconde classe”.

Ce débat survient alors que la Turquie traverse une phase diplomatique délicate: les relations avec le traditionnel allié américain sont fortement tendues, et la coopération pragmatique avec la Russie ne fait pas oublier la rivalité ancienne entre Ankara et Moscou.

En outre, la Turquie est directement concernée par la redistribution des cartes au Proche-Orient depuis l’irruption du prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane.

Or, en dépit des tensions l’an passé, l’UE reste de loin le premier partenaire commercial d’Ankara, tandis que la Turquie est pour l’Europe le quatrième marché à l’export.

La rencontre, début janvier, entre les chefs de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel et turque Mevlüt Cavusoglu a permis de sceller le dégel des relations entre leurs deux pays, même si le sort de ressortissants allemands écroués en Turquie continue de peser.

“La Turquie s’adoucit vis-à-vis de l’Europe”, constate Mme Aydintasbas, “les dirigeants d’Ankara s’efforcent de s’éloigner du ton acerbe” qui prévalait l’an dernier.

Source: AFP

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Comcast remporte l’enchère sur Sky pour 30 milliards de livres sterling face à Fox

Reuters

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Le groupe de médias américain Comcast a remporté samedi l’enchère pour l’acquisition de l’opérateur britannique de télévision par satellite Sky pour lequel il a accepté de débourser environ 30 milliards de livres sterling (33,4 milliards d’euros).

Comcast était en compétition avec le groupe Twenty-First Century Fox de Rupert Murdoch pour cette acquisition qui s’est décidée suivant une procédure inhabituelle.

Le câblo-opérateur américain a proposé 17,28 livres sterling par action pour prendre le contrôle de Sky tandis que Fox offrait 15,67 livres par action, a indiqué le comité chargé de gérer les offres des deux repreneurs.

Cette acquisition constitue un revers pour Murdoch dont le groupe contrôle 39% de Sky. Le magnat tentait de prendre les rênes de l’opérateur britannique depuis décembre 2016.

Cela constitue également un revers pour le géant américain du divertissement Disney qui souhaitait acquérir pour 71 milliards de dollars (60 milliards d’euros) la majeure partie des avoirs cinématographiques et télévisuels de Fox, y compris Sky, si celle-ci était tombée dans le giron de Murdoch.

L’offre finale de Comcast était nettement supérieure à son entrée dans les enchères à 14,75 dollars par action et par rapport à la valeur du titre, à 15,85 livres, vendredi.

Cette attribution met fin à une bataille transatlantique qui faisait rage depuis le mois de février pour prendre le contrôle de Sky. Comcast avait lancé à cette date une offre d’acquisition de 31 milliards de dollars sur Sky face à celles de Fox et Disney.

La prise de contrôle de Sky va faire de Comcast le plus grand opérateur mondial de télévision à péage avec quelque 52 millions d’abonnés.

“C’est un grand jour pour Comcast”, a commenté Brian Roberts, patron de l’opérateur américain qui cherche à élargir ses activités à l’étranger au moment où sa croissance se ralentit sur le marché intérieur.

“Cette acquisition va nous permettre d’accroître rapidement, efficacement et de manière significative la base de notre clientèle et de nous développer internationalement”, a-t-il ajouté.

Comcast, qui possède la chaîne NBC et les studios Universal, a appelé les actionnaires de Sky à accepter son offre, souhaitant boucler la reprise avant la fin octobre.

 

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L’affaire Maassen relancée, le SPD remet en cause le compromis

AFP

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La dirigeante du Parti social-démocrate allemand, Andrea Nahles, a demandé vendredi à Angela Merkel de renégocier le compromis trouvé avec les conservateurs sur le sort de Hans-Georg Maassen, ancien chef du renseignement intérieur mis en cause pour ses propos sur les violences de Chemnitz.

Réagissant à cette demande, le porte-parole de l’Union chrétienne-sociale (CSU), la très droitière alliée bavaroise de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de Merkel, a jugé possibles de nouvelles discussions “si un consensus est possible”. “Nous y réfléchissons”, a-t-il dit.

Maassen, qui a douté de l’existence de “chasse aux migrants” en marge de manifestations d’extrême droite à Chemnitz, dans l’ex-Allemagne de l’Est, a été relevé mardi de ses fonctions à la tête de l’Office fédéral de protection de la Constitution (BfV) et muté au ministère de l’Intérieur, à un poste mieux rémunéré.

“Les réactions très majoritairement négatives de citoyens montrent que nous avons commis une erreur”, écrit la présidente du SPD à la chancelière et à Horst Seehofer, ministre de l’Intérieur et dirigeant de la CSU.

“Nous avons perdu la confiance au lieu de la rétablir. Cela devrait nous donner toutes les raisons de suspendre et de reconsidérer cet accord”, ajoute-t-elle.

Selon un sondage mené par l’institut Infratest Dimap pour ARD DeutschlandTrend et publié vendredi, le bloc conservateur CDU-CSU recueillerait 28% des voix si des élections étaient organisées aujourd’hui, devant le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), crédité de 18% des suffrages. Le SPD recueillerait 17% des voix.

D’après un sondage INSA, près de la moitié des Allemands sont favorables à des élections législatives anticipées.

Lors du scrutin de septembre dernier, le bloc CDU-CSU a obtenu 32,9% des voix, devant le SPD, 20,5%. L’AfD a fait son entrée au Bundestag avec 12,6% des suffrages.

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Election invalidée pour fraude dans la région de Vladivostok

Reuters

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La commission électorale de la région de Primorski, où se trouve la ville de Vladivostok, dans l’Extrême-Orient russe, a invalidé jeudi le résultat d’un scrutin régional en raison de soupçons de fraude au bénéfice du candidat du Kremlin.

La présidente de la Commission électorale nationale russe s’était elle-même prononcée mercredi en faveur de la tenue d’un nouveau scrutin.

Le candidat au poste de gouverneur de la région de Primorski soutenu par le président Vladimir Poutine, Andreï Tarassenko, a été proclamé vainqueur de l’élection organisée dimanche dernier alors qu’il était devancé de plus de deux points par son adversaire communiste, Andreï Ichtchenko, après dépouillement de près de 99% des bulletins de vote.

Des manifestations de protestation étaient organisées depuis lundi à Vladivostok.

Le nouveau scrutin aura lieu d’ici trois mois.

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