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France – Un tireur a blessé gravement un exilé azéri, Rahim Namazov, dans la banlieue de Toulouse dans le sud de la France vendredi, a annoncé une source policière.

Namazov a fui en France en provenance d’Azerbaïdjan en 2010. Dans une vidéo postée sur YouTube en décembre de la même année, Namazov a déclaré qu’il avait été emprisonné après avoir écrit des articles sur la brutalité des soldats dans les unités de l’armée azérie.

Karine Michelet-Traval, le maire de Colomiers, la ville où l’attaque a eu lieu, a déclaré au journal La Dépêche que Namazov était un journaliste réfugié en France en tant que réfugié politique et qu’il avait probablement été tué dans un «règlement de comptes».

Cependant, le quotidien français Le Monde a interviewé d’autres journalistes azéris exilés en France qui ont contesté les affirmations de Namazov selon lesquelles il était journaliste.

La femme de Namazov a été tuée dans la fusillade. Le procureur local doit faire une déclaration à 16h00 (14h00 GMT).

France

Victoire des Bleus : pillage  aux Champs-Elysées et affrontement entre forces de l’ordre et “casseurs”

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Les forces de l'ordre font usage de gaz lacrymogènes pour chasser les casseurs à proximité de l'Arc de Triomphe à Paris, le 15 juillet 2018 afp.com - Ludovic MARIN

A Paris, la capitale de la France, des forces de l’ordre on fait face à des « casseurs » dimanche  en province en marge des rassemblements festifs célébrant la victoire la France  à la Coupe du monde de football, qui s’est achevée dimanche en Russie.

L’équipe de France s’est imposée en finale face à la Croatie sur le score (4-2), remportant la deuxième Coupe du monde de son histoire.

Selon des sources sécuritaires, une trentaine de jeunes ont pénétré avant 22H00 dans le Drugstore Publicis des Champs-Elysées, pillant notamment bouteilles de vin ou de champagne, avant d’être dispersés par les forces de l’ordre.

L’entrée du magazine a été ensuite protégée par des forces de l’ordre, déployé en grand nombre sur les lieux.

Des échauffourées se sont poursuivies sporadiquement entre forces de l’ordre et groupes de “casseurs” qui échangeaient jets de bouteilles ou chaises contre gaz lacrymogène sur la prestigieuse avenue. Celle-ci s’est progressivement vidée de la masse des centaines de milliers fêtards qui y ont célébré la victoire des Bleus dès le coup de sifflet final.

Des millions de fans français sont descendus dans la rue dans la joie après le coup de sifflet final avec des milliers de personnes rassemblées le long de l’avenue emblématique de la capitale française.

Mais au cours de la soirée, un petit nombre de fans ont affronté la police, endommageant certaines entreprises et propriétés le long des Champs-Elysées.

Certains ont lancé des pierres et d’autres projectiles sur la police anti-émeute qui a riposté avec des gaz lacrymogènes.

Une décision a été prise par les responsables de la sécurité pour disperser la foule, a déclaré BFM TV. La chaine française ajoute  que des troubles mineurs de la foule ont également été signalés dans la ville de Lyon.

La France a mobilisé environ 110 000 agents de sécurité pour les festivités du 14 juillet et de la Coupe du monde de football dimanche.

 

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France

La cour française abandonne le procès contre un volontaire d’Amnesty qui a aidé les migrants

Ange Poireau

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Un tribunal français a ordonné vendredi à un volontaire d’Amnesty International, âgé de 73 ans, de faire face à des accusations pour avoir aidé deux Africains mineurs à entrer dans le pays, un cas parmi d’autres impliquant des activistes migrants en Europe.

Martine Landry a été accusée d’avoir aidé les jeunes guinéens à rentrer illégalement en France après leur arrestation et leur retour en Italie lors d’un raid à la ferme où ils s’étaient réfugiés.

Elle encourait jusqu’à cinq ans de prison ou une amende maximale de 30 000 euros (35 000 dollars), bien que les tribunaux aient souvent prononcé des peines beaucoup plus légères.

Mais la semaine dernière, la Cour constitutionnelle de la France a statué que les gens ne pouvaient pas être accusés d’avoir aidé des migrants, affirmant que de tels châtiments allaient à l’encontre d’un “principe de fraternité” français fondamental.

Au tribunal de Nice vendredi, le juge a déclaré que Landry “n’avait à aucun moment cherché à enfreindre la loi, en agissant contrairement à la loi”.

La pensionnaire a fait valoir qu’elle est intervenue pour aider les garçons, déclarés par Amnesty à 15 ans, seulement après qu’ils aient traversé le territoire français et les a emmenés à la police pour s’inscrire à l’asile.

Je suis très heureuse d’avoir fait cela parce que j’ai appliqué la loi, je suis ravie et prêt à recommencer“, a déclaré Landry après la décision.

La décision d’aujourd’hui n’est pas seulement une victoire pour la justice mais aussi pour le bon sens, Martine Landry n’a rien fait de mal“, a déclaré Gauri van Gulik, directeur Europe d’Amnesty International.

Le cas de Landry était devenu une cause de célébrité parmi les critiques de la position ferme du président Emmanuel Macron sur la migration après un afflux de personnes fuyant la guerre et la misère depuis 2015.

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France

Subventions, certifications : les dessous de la filière bois

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Grâce à un lobbying intense et à un marketing habile des labels de qualité, la filière bois bénéficie de subventions publiques massives. Pourtant, les arguments écologiques et économiques avancés pour justifier ce soutien public occultent une bonne partie de la réalité…

Depuis le Grenelle de l’environnement, qui préconisait en 2007 de mobiliser la ressource forestière pour favoriser le bois à la fois pour la construction et pour l’énergie, le soutien public à la filière ne s’est jamais démenti en France. Selon un rapport de la Cour des Comptes publié en 2015, la filière bois recevrait même au total, en aides dispersées, quelque 910 millions d’euros de subventions par an !

Et cette manne ne semble pas près de se tarir : le lobbying intense des professionnels du secteur autour d’arguments économiques et écologiques, pourtant très discutables malgré leur habile présentation, permet de maintenir, voire d’augmenter, ce haut niveau de subventions.

Un soutien public jamais démenti

Pour la période 2016-2026, le « programme national de la forêt et du bois », voté en 2014, prévoit ainsi d’intensifier la récolte de bois et ses usages tant dans la construction que dans le mix énergétique. Le fonds stratégique de la forêt et du bois – 28 millions d’euros en 2017 – sera même doté de 100 millions d’euros au minimum en mobilisant les financements régionaux, nationaux, européens et privés.

En mars 2017, l’Etat a également signé une charte pour une « alliance nationale bois construction rénovation » avec l’Association des régions de France, les acteurs de la filière bois et l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie). Objectif affiché : diffuser des informations sur l’usage et l’intérêt du bois dans la construction, afin d’inciter les décideurs à s’engager sur cette voie, en particulier pour les ouvrages publics. En septembre 2017, le troisième « plan national bois construction » a, à son tour, été présenté comme « un nouveau cap », « un changement d’échelle » destiné à « massifier l’usage du bois dans la construction ».

Reconnu comme « filière d’avenir », le secteur du bois dispose également d’un comité stratégique et d’un « contrat Etat-filière », ainsi que d’un « plan national d’action pour l’avenir des industries de transformation du bois »… Quant au « plan de la Nouvelle France Industrielle », il intègre également un chapitre sur les immeubles en bois de grande hauteur… Plus récemment, dans la foulée du Salon de l’agriculture, en février 2018, 100 millions d’euros de fonds de prêt aux scieries ont été promis, dans le cadre d’un plan d’investissement public à l’agriculture piloté par Bpifrance. Les acteurs de la filière bois continuent donc à bien se faire entendre des pouvoirs publics.

Marketing des certifications

La filière fait également beaucoup d’efforts en matière de marketing des certifications, multipliant et valorisant les labels de qualité. En mai 2018, la marque CTB, créée par le Centre technique du bois, devenu depuis FCBA (Forêt Cellulose Bois-construction Ameublement), a ainsi annoncé un vaste plan de modernisation afin de devenir « plus forte, plus lisible et plus attractive » et s’affirmer comme une référence dans la jungle touffue des marques de qualité, certifications et autres labels dédiés au matériau bois.

Au programme : une refonte de l’identité visuelle, une nouvelle signature de marque (« CTB, la référence de l’univers bois »), un code couleurs pour les différentes certifications et un vaste plan de communication « auprès des prescripteurs, des entreprises et des clients ». Couvrant tout le spectre des utilisations du bois et tous les domaines de la construction bois (éléments de structure, lamellés-collés-aboutés, panneaux de process, composants et systèmes bois, etc.), la marque CTB intègre même des certifications comme « Air + », attestant de la valeur en formaldéhyde des panneaux à base de bois, ou encore « A+ », pour la protection du bois contre les attaques biologiques.

Pour intégrer les considérations liées à l’environnement et à la santé, FCBA a même développé, avec l’appui des entreprises de la filière, une option permettant de décrire les caractéristiques environnementales des produits, rendue visible par le logo « Capital Bois ». Mais l’institut technique FCBA ne compte pas s’arrêter là. A la demande des acteurs de la filière, il vient de lancer deux nouvelles certifications CTB : « Constructeur bois » et « Bardage bois ». Un foisonnement de certifications, savamment « marketées », qui vise bien sûr soutenir la filière de la construction bois.

Des arguments discutables

Mais la défense de l’économie locale et la volonté de s’orienter vers un habitat écologique, qui justifieraient les aides publiques massives dont bénéficie la filière bois, se traduisent-elles vraiment dans les faits ? Pas vraiment du côté de l’emploi, puisque aujourd’hui en France, 60 % des bois utilisés en construction sont importés. Certains résineux, comme l’épicéa, matériau de base des bois lamellé-collé et lamellé-croisé, sont même importés à 90 %, principalement de Scandinavie. Résultat : l’essor de la construction bois profite surtout aux résineux d’importation, notamment de Norvège et d’Europe centrale.

Les arguments écologiques ne résistent pas non plus à l’analyse. En présentant le bois comme un « puits de carbone », on oublie simplement qu’à la fin de vie du produit, le bois sera brûlé ou enfoui et restituera à l’atmosphère le CO2 qu’il n’aura que temporairement stocké. On a également tendance à occulter toutes les émissions de gaz à effet de serre générées par la sylviculture, l’exploitation forestière, le transport du bois, la fabrication des produits et leur utilisation. La majorité du bois de construction utilisé en France étant importé, le transport, en particulier, alourdit le bilan carbone de la filière. Les émissions liées à la fabrication de bois lamellé-croisé (CLT) s’élèvent ainsi à 360 kg de CO2 par tonne, selon les Fiches de déclaration environnementale et sanitaire (FDES). Un chiffre qui monte à 520 kg de CO2 par tonne pour la fabrication de panneaux de bois.

Enfin, le choix du bois, matériau à faible inertie thermique, n’apparaît pas non plus comme la meilleure solution en matière d’isolation, imposant le plus souvent l’utilisation de la climatisation en été et un surplus de chauffage en hiver. Pas idéal pour favoriser la transition énergétique.

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