Connect with us

RD Congo

Sud-Kivu : Un journaliste craint pour sa vie après avoir réalisé un film- documentaire sur les violations des droits de l’homme

Publié

le

Gaël Mpoyo, journaliste-correspondant de la chaine Africanews à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu (Est de la RD Congo), et réalisateur d’un film-documentaire intitulé : « Mbobero : la raison du plus fort est toujours la meilleure » craint pour sa vie.

Selon les informations parvenues à Journaliste en danger (JED), Gaël Mpoyo ainsi que toute sa famille ont été contraints à vivre dans la clandestinité depuis le 6 juillet 2018. Cela depuis la projection, dans une salle de Bukavu, de ce documentaire dans lequel il a interviewé les habitants de la  localité « Mbobero » déguerpis avec extrême violence et leurs habitations démolies sur un terrain qui appartiendrait au Président Joseph Kabila.

Ce film-documentaire expose les irrégularités et magouilles qui entourent ce dossier devenu, selon le journaliste, une véritable affaire d’Etat au vu des acteurs qui y sont impliqués.

Après la diffusion de cette vidéo, Gaël Mpoyo a reçu un appel téléphonique du Gouverneur de la province du Sud-Kivu, Jean-Claude Nyamugabo, lui demandant avec insistance de ne pas s’exposer en s’hasardant de diffuser ce film-documentaire qui, selon son entendement, énervera davantage le Président de la République.

Une personne non autrement identifiée, a envoyé, le mercredi 11 juillet 2018, un SMS le menaçant en ces termes : « Petit, cesse de jouer avec le feu. Tu as profité de notre silence en postant ta vidéo sur YouTube. Arrête de t’en prendre à Raïs (Ndlr : Président Joseph Kabila). Nous te donnons 24 heures pour retirer cet élément de Youtube si tu as besoin de vivre. Nous savons où tu te caches et suivons de près tous tes mouvements ».

Contacté par JED, Gaël Mpoyo a déclaré que ses voisins ne cessent de repérer presque chaque jour des gens suspects rodant autours de sa résidence vers 5 heures du matin et le soir vers 21 heures.

Journaliste en danger (JED) considère ces menaces adressées à ce journaliste-réalisateur de ce film-documentaire comme extrêmement sérieuses. D’autant qu’il existe un climat d’insécurité généralisée particulièrement dans la province du Sud-Kivu où plusieurs journalistes ont été assassinés dans des circonstances non encore élucidées jusqu’à ce jour.

JED condamne ces menaces qui mettent en insécurité physique le journaliste ainsi que les membres de sa famille.

 

RD Congo

RD Congo: Jean-Pierre Bemba condamné à 12 mois de prison par la CPI

L’ancien chef de guerre, qui a déjà purgé sa peine, ne retournera pas en prison.

Published

on

La Cour pénale internationale (CPI) a condamné lundi l’opposant congolais Jean-Pierrè Bemba à 12 mois de prison sans application de peine pour subornation de témoins. Ce condamnation rentre dans le cadre de son procès principal pour crimes de guerre.

“La Chambre condamne Jean-Pierre Bemba à une peine de douze mois d’emprisonnement. Après déduction du temps qu’il a déjà passé en détention, la Chambre considère que la peine d’emprisonnement a été purgée”, a déclaréà l’AFP, le juge Bertram Schmitt, qui a réimposé une amende de 300.000 euros.

Bemba avait été acquitté à la surprise générale en appel en juin devant la CPI de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, mais les ennuis judiciaires ont continué d’entraver ses projets politiques.

Dans son procès général, l’ancien riche homme d’affaires de 55 ans avait été condamné à 18 ans de prison en juin 2016 pour la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

Dans une affaire inédite pour la juridiction, M. Bemba a été condamné par la CPI en 2017 à un an de prison et 300.000 euros d’amende pour subornation de témoins dans le cadre de son procès.

M. Bemba avait été reconnu coupable d’avoir corrompu 14 témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages.

En liberté provisoire après avoir passé plus d’une décennie au centre de détention de la CPI à La Haye, l’ancien vice-président congolais traîne avec lui cette condamnation connexe qui lui a valu d’être définitivement exclu par la Cour constitutionnelle de son pays de la présidentielle du 23 décembre en RDC.

Lire la suite

RD Congo

Le Cobalt, l’or noir du Lualaba : de la mine à nos portables

Published

on

La 3ème édition de la Conférence Minière de la RDC – Lualaba Mining Conference 2018

Voir la vidéo: https://youtu.be/UP_i_IM9yIk

La 3ème édition de la Conférence Minière de la RDC – Lualaba Mining Conference 2018

La République démocratique du Congo produit à elle seule 63% du cobalt dans le monde, devenant ainsi le premier producteur et exportateur mondial du métal vert. La RDC détient 40% des réserves mondiales de ce minerai. Ce qui fait que le Congo Kinshasa s’impose, avec son cobalt, comme un pays stratégique dans l’approvisionnement de l’industrie mondiale, en particulier les secteurs spécialisés de l’automobile électrique et des technologies de pointe.

Télécharger la vidéo : https://we.tl/t-LEBPj4zSTx

Lire la suite

RD Congo

RD Congo: exclu de la présidentielle, Bemba dénonce une “parodie d’élection”

AFP

Published

on

By

L’ex-chef rebelle Jean-Pierre Bemba, dont l’exclusion de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo a été confirmée lundi soir par la Cour constitutionnelle, a dénoncé mardi une “parodie d’élection”.

“C’est très inquiétant, au delà même de ma personne, le fait que l’on choisisse des opposants”, a réagi sur France 24 M. Bemba, investi par un parti d’opposition au scrutin de décembre qui doit désigner le successeur de Joseph Kabila.

“La Cour constitutionnelle est aux ordres du pouvoir en place (…). Tout ça n’est qu’une mise en place qui veut que le candidat du pouvoir puisse ne pas avoir de candidat sérieux devant lui”, a-t-il poursuivi.

Nous allons “assister à une parodie d’élection” en décembre, a estimé l’ancien rebelle, qui avait été acquitté en appel par la Cour pénale internationale (CPI) de sa condamnation à dix-huit ans pour crimes de guerre et contre l’humanité commis par sa milice en Centrafrique.

Mais la CPI l’avait condamné dans une affaire annexe, pour “subornation de témoins”, une condamnation qui a motivé son exclusion de la présidentielle selon la Cour constitutionnelle.

Pour la Cour constitutionnelle congolaise, “la subornation de témoins est une circonstance aggravante dans l’infraction de corruption” en RDC. “C’est en bon droit que la Céni a conclu à l’inéligibilité de M. Jean-Pierre Bemba”.

Les partisans de M. Bemba affirment au contraire que la subornation de témoins est différente de la corruption et ne fait pas partie des motifs d’invalidation d’une candidature, selon la loi électorale.

Figure de l’ouest du pays face aux “Katangais” du pouvoir, Jean-Pierre Bemba, 55 ans, ancien vice-président de la RDC, avait déposé sa candidature après un retour triomphal à Kinshasa en août.

Il passait pour un candidat sérieux à la succession du président Joseph Kabila, dont le second mandat aurait dû s’achever en décembre 2016 et qui ne pouvait plus se représenter, et qui a finalement désigné un “dauphin”, l’ex-ministre de l’Intérieur Ramazani Shadary.

Rival malheureux de M. Kabila à l’élection présidentielle de 2006, M. Bemba avait quitté la capitale sous escorte des Nations unies en avril 2007 après des combats entre sa milice et l’armée qui avaient fait entre 200 et 300 morts.


Lire la suite

Facebook




cinéma

Advertisement