Sécurité du quotidien: les policiers veulent moins d'administratif selon Collomb - LaMinuteInfo

Sécurité du quotidien: les policiers veulent moins d'administratif selon Collomb

Les policiers veulent moins de tâches administratives: c’est l’un des enseignements du questionnaire adressé aux forces de l’ordre en vue de la mise en place de la future police de sécurité du quotidien, a déclaré mercredi le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

Selon ces résultats, 74% des forces de l’ordre “souhaitent la suppression d”un certain nombre de tâches indues”, 73% estiment que “l’allégement des contraintes administratives est devenue une vraie urgence” et enfin les deux tiers réclament “une réforme ambitieuse de la procédure pénale aujourd’hui jugée trop complexe”, a-t-il indiqué.

Au total, “70.000 policiers et gendarmes ont répondu au questionnaire que nous avons envoyé. C’est tout simplement du jamais vu. Il s’agit d’un grand succès aussi, par la clarté de ses résultats”, a ajouté le ministre, lors de ses voeux à la Police nationale organisés à Rouen, dans les locaux de la direction départementale de la sécurité publique.

Quelque 250.000 policiers et gendarmes ont répondu au questionnaire mis en ligne sur l’intranet de la police et de la gendarmerie, entre la mi-novembre et le 10 décembre. Le chiffre de 70.000 répondants avait été annoncé par le ministre fin décembre.

La consultation portait sur six thèmes: la présence sur la voie publique, l’efficacité de l’action face aux infractions du quotidien, la confiance mutuelle entre population et forces de sécurité, la mobilisation des partenaires locaux, l’accès du public au service de la sécurité et l’adaptation à l’environnement local.

“J’ai conscience qu’après cette consultation, nous n’avons pas le droit de décevoir”, a affirmé M. Collomb qui a redit son engagement de mener à bien ses chantiers, notamment la réforme de la procédure pénale, avec la garde des Sceaux Nicole Belloubet.

L’expérimentation de la police de sécurité du quotidien doit débuter début février. Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, le projet est né dans le contexte brûlant de “l’affaire Théo” – le viol présumé au moyen d’une matraque d’un jeune homme lors de son interpellation à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)- et du mouvement de mécontentement des policiers après une attaque au cocktail Molotov à Viry-Châtillon (Essonne) en octobre 2016.

Source: AFP

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