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Après le décès d’une jeune femme de 32 ans ayant contracté la rougeole, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a appelé les Français qui ne sont pas vaccinés à le faire au plus vite afin d’éviter la propagation de la maladie.

” A toutes les personnes qui ne sont pas vaccinées (contre la rougeole) ou qui n’ont pas fait vacciner leurs enfants de faire un rattrapage” a suggéré la ministre, ce 14 février, lors d’une interview sur France Inter, ajoutant aussi que dans plusieurs régions les risques d’une épidémie étaient concrets :

 Dans certaines régions de France, la couverture est autour de 70%, c’est totalement insuffisant pour empêcher une épidémie d’émerger”

Une épidémie qui se propage

La rougeole est déjà présente sur le territoire.  A l’heure où nous écrivons ces lignes, 387 cas ont été recensés et 83 d’entre eux ont dû être hospitalisés dont six en service de réanimation. Une jeune femme de 32 ans est décédée de la maladie le 10 février dernier à Poitiers, selon l’agence régionale de santé de Nouvelle-Aquitain qui rappelle aussi que cette région était la plus touchée en France.

La rougeole : une maladie virale et contagieuse

La rougeole est une maladie extrêmement contagieuse. Un individu peut ainsi en contaminer quinze autres. Les symptômes principaux peuvent se manifester par une rhinite, de la fièvre, une toux ainsi qu’une conjonctivite. Les éruptions cutanées font ensuite irruption.  Quant à la rougeole, elle peut amener, au pire des cas, à une insuffisance respiratoire et des complications neurologiques. Pour s’en protéger et l’éviter, le mieux reste de se faire vacciner. La vaccination, elle est gratuite pour les enfants et remboursée à hauteur de 65 % pour les adultes.

Santé

La London School of Hygiene and Tropical Medicine, accueille du 8 au 9 novembre 2018 la Conférence mondiale des femmes leaders de la santé.

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Comment développer et amplifier le leadership mondial des femmes en matière de santé tout en mettant l’accent sur le mentorat et le renforcement des compétences ? Voilà ce qui justifie la tenue en novembre prochain à La London School of Hygiene and Tropical Medicine, de la deuxième conférence mondiale annuelle des femmes leaders dans la santé.
La London School of Hygiene and Tropical Medicine, accueille du 8 au 9 novembre 2018 la Conférence mondiale des femmes leaders de la santé.
En mettant l’accent sur le genre la conférence entend inverser les tendances actuelles. Il faut dire que les femmes représentent 75% du personnel de santé, mais occupent paradoxalement moins de 25% des postes de direction influents.
Pour cette édition, les organisateurs mise sur une forte participation des leaders et décideurs politiques, pour qu’ensemble elles puissent envisager des pistes permettant d’apporter un soutien aux femmes qu’elles soient de la science ou de la politique, des communautés locales ou des organisations mondiales.
Pour y arriver un ensemble d’activité qui alternent entre sessions plénières et des ateliers sont au programme.
À l’instar de Joanne Liu, Présidente International de Médecins Sans Frontières, plus de 40 imminentes personnalités ont confirmé leur participation.

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Santé

Découverte d’un nouveau virus Ebola en Sierra Leone

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Un nouveau virus Ebola a été découvert chez des chauves-souris en Sierra Leone, deux ans après la fin d’une épidémie qui a fait plus de 11 000 victimes en Afrique de l’Ouest, a annoncé jeudi le gouvernement.

On ne sait pas encore si la nouvelle espèce de virus de Bombali – qui, selon les chercheurs, pourrait être transmise à l’homme – peut évoluer vers la maladie mortelle d’Ebola.

Actuellement, on ne sait pas encore si le virus Ebola de Bombali a été transmis à des personnes ou s’il provoque des maladies chez les humains, mais il a le potentiel d’infecter des cellules humaines”, a déclaré Amara Jambai, un responsable du ministère de la Santé. .

C’est le début des résultats“, a ajouté Jambai, appelant le public à rester calme en attendant d’autres recherches.

Un porte-parole du ministère de la Santé et un chercheur qui a travaillé sur la découverte ont confirmé les conclusions à l’AFP.

Les chercheurs qui ont trouvé le nouveau virus dans la région nord de Bombali travaillent maintenant avec le gouvernement de Sierra Leone pour déterminer si des humains ont été infectés.

A titre préventif, les gens devraient s’abstenir de manger des chauves-souris“, a déclaré à l’AFP Harold Thomas, porte-parole du ministère de la Santé.

La pire épidémie d’Ebola a commencé en décembre 2013 dans le sud de la Guinée avant de s’étendre à deux pays voisins de l’Afrique de l’Ouest, le Libéria et la Sierra Leone.

L’épidémie en Afrique de l’Ouest a été causée par l’espèce Zaïre, qui a toujours été la plus meurtrière chez l’homme depuis son identification en 1976.

Cette épidémie a tué plus de 11 300 personnes sur près de 29 000 cas enregistrés, selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé.

L’OMS a déclaré l’épidémie terminée en Janvier de cette année, mais cela a été suivi par des poussées dans les trois pays.

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Santé

Le paracétamol, médicament dangereux voire mortel

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Tout le monde a du paracétamol dans son armoire à pharmacie mais mal utilisé, ce médicament peut être dangereux voire mortel, comme le rappelle l'affaire Naomi Musenga, et est à l'origine d'une centaine de greffes de foie chaque année. afp.com - MYCHELE DANIAU

Tout le monde a du paracétamol dans son armoire à pharmacie mais mal utilisé, ce médicament peut être dangereux voire mortel, comme le rappelle l’affaire Naomi Musenga, et est à l’origine d’une centaine de greffes de foie chaque année.

“Le paracétamol, c’est la meilleure et la pire des choses. C’est un médicament anodin, très bien toléré dans 99,999% des cas mais qui devient une arme extrêmement dangereuse quand il est utilisé en dehors des clous”, explique à l’AFP le pharmacologue François Chast.

“C’est comme un couteau de cuisine: c’est un outil efficace et sans danger quand on le tient par le manche, mais si on est maladroit, on peut se couper”, ajoute-t-il.

Doliprane, Dafalgan, Efferalgan… De nombreux médicaments à base de paracétamol sont vendus sans ordonnance et couramment utilisés contre les douleurs et les fièvres. Mais à doses trop élevées, cette substance peut s’attaquer au foie.

La mort de Naomi Musenga, décédée le 29 décembre à 22 ans après avoir été raillée au téléphone par une opératrice du Samu de Strasbourg, est “la conséquence d’une intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours”, a indiqué mercredi la procureur de cette ville, Yolande Renzi.

“La destruction évolutive des cellules de son foie a emporté une défaillance de l’ensemble de ses organes conduisant rapidement à son décès”, selon Mme Renzi.

Des conclusions contestées par la famille: “Je ne crois pas que la prise de paracétamol soit la cause qui a précipité le décès de ma fille”, qui était “bien informée sur la manière de prendre ce médicament”, a réagi le père de la jeune femme.

“Problème d’information”

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), “une dose unique de 10 à 15 grammes suffit à provoquer une nécrose hépatique pouvant être mortelle”. C’est pourquoi le paracétamol est souvent utilisé dans les suicides.

La dose maximale est 3 grammes par 24 heures, en espaçant les prises.

“Quand on prend 4 grammes par jour pendant plusieurs jours, en particulier si on consomme de l’alcool en même temps, c’est de nature à provoquer une hépatite médicamenteuse dite fulminante, c’est-à-dire radicale rapidement”, souligne le Pr Chast.

Il s’agit d’une urgence, qui nécessite l’administration d’une molécule appelée N-acétylcystéine. Faute de traitement rapide, cette affection du foie peut être fatale.

Une surdose de paracétamol provoque d’abord des “signes discrets d’irritation gastro-intestinale”, selon l’OMS.

Ils “sont généralement suivis deux jours plus tard d’anorexie, de nausées, de malaise, de douleurs abdominales, puis de signes progressifs d’insuffisance hépatique et, finalement, de coma hépatique”.

“Chaque année en France, près d’une centaine de transplantations hépatiques (sur environ 1.200 au total, ndlr) sont liées à une intoxication au paracétamol”, déplore le Pr Chast. “C’est une proportion considérable, tout ça pour un mésusage d’un médicament réputé anodin”.

Et même si on est vigilant, on peut parfois dépasser la dose maximale sans le savoir.

“Il existe 200 médicaments qui contiennent du paracétamol, je suis spécialiste des médicaments depuis 50 ans et je suis incapable de tous les citer”, dit à l’AFP le professeur Jean-Paul Giroud.

“Si vous en prenez deux, par exemple l’un prescrit par un médecin et l’autre en automédication, vous pouvez vous retrouver à des doses supérieures à 4 grammes par jour”, poursuit-il.

Le professeur Giroud plaide pour une meilleure information du grand public sur les dangers potentiels du paracétamol: “Il y a un problème d’information pour lequel je me bats depuis 40 ans, mais on ne peut pas dire que les pouvoirs publics s’en saisissent. C’est à eux d’insister là-dessus”.

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