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Afrique

République centrafricaine : afflux de blessés après une nouvelle flambée de violence à Bangui

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Le service de traumatologie d’un des principaux hôpitaux du pays est saturé suite aux affrontements qui ont éclaté dans la capitale. Barricades et combats de rue ont entravé la circulation des ambulances, retardant la prise en charge des blessés.

Depuis la flambée de violence survenue le 8 avril dans le quartier PK5, à Bangui, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Société de la Croix-Rouge centrafricaine sont à pied d’œuvre pour fournir des services d’urgence aux blessés.

« Les 34 lits du service de traumatologie de notre hôpital communautaire sont tous pris », explique Marcelle Baltzinger, cheffe de projet CICR à l’hôpital. « Nous avons installé des blessés dans deux autres salles, dont une réservée aux soins intensifs, mais elles sont elles aussi saturées. Nous avons deux tentes en réserve, prêtes à être montées, d’une capacité totale de 20 lits. »

À ce jour, l’hôpital communautaire de Bangui a accueilli 52 personnes blessées pendant les affrontements. Dix interventions chirurgicales ont été réalisées mardi dernier, dont huit par un chirurgien du CICR. Parallèlement, les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine s’activent nuit et jour à l’hôpital auprès des blessés, les transportant sur des civières, assurant le triage et faisant tout leur possible pour que les patients reçoivent des soins dans les meilleurs délais.

Les ambulanciers volontaires chargés de transporter les blessés, dont certains dans un état critique, depuis un dispensaire du quartier PK5 géré par la Croix-Rouge centrafricaine jusqu’à l’hôpital communautaire de Bangui ont souvent été retardés par les affrontements de rue et les barricades.

« Toute personne ayant été blessée ou nécessitant des soins médicaux dans une situation de violence doit pouvoir accéder rapidement et en toute sécurité à des services appropriés », rappelle Diana Stoecklin, cheffe par intérim de la délégation du CICR en République centrafricaine. « Dans le quartier PK5, où l’offre médicale se limite aux services de base, nous devons pouvoir évacuer rapidement les patients vers des structures mieux équipées si nous voulons sauver des vies. »

Bien que le calme soit revenu dans la nuit de mercredi à jeudi, la situation demeure très incertaine. « Nous rappelons avec la plus grande fermeté à toutes les parties ayant pris part aux affrontements qu’il est interdit de prendre pour cible les patients, les moyens de transport sanitaire, les structures médicales et les personnels de santé, et d’entraver leur travail, conclut Mme Stoecklin. Il s’agit là des principes élémentaires d’humanité. »

En sa qualité d’organisation humanitaire indépendante, neutre et impartiale, le CICR fournit une assistance médicale à tous les blessés sur la seule base de leurs besoins, indépendamment de leur religion, de leur origine ethnique ou de leurs opinions politiques.

Distribué par APO Group pour International Committee of the Red Cross (ICRC).

Source: APO

Madagascar

Le gouvernement de Madagascar annonce l’ouverture de son appel d’offres lors d’Africa Oil Week

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OMNIS, en partenariat avec Africa Oil Week (www.Africa-OilWeek.com), TGS et BGP, a annoncé qu’une série d’octrois de licences à Madagascar sera lancée au cours d’Africa Oil Week du 5 au 9 novembre 2018.

Cet appel d’offres continue de souligner l’importance d’Africa Oil Week au niveau du secteur et le fait que le Sommet permette d’engager de nouvelles opportunités commerciales pour les compagnies d’exploration en Afrique. Paul Sinclair, Directeur de Conférence ajoute : « L’appel d’offre de Madagascar apporte un niveau d’engouement jamais expérimenté auparavant lors d’Africa Oil Week. En plus des 15 ministres confirmés qui guideront leur délégation à l’événement, nous avons désormais un partenariat avec le gouvernement de Madagascar, TGS et BGP permettant d’accueillir ce qui est clairement l’un des appels d’offres les plus exaltants du continent depuis celui de la Côte d’Ivoire en 2017. »

L’exploration à Madagascar a commencé au début du 20e siècle par la découverte de bassins sédimentaires riches en pétrole dans l’ouest du pays bien que cette région frontalière reste relativement sous-exploitée. L’Île partage une frontière maritime avec le Mozambique, région pétrolière où de larges quantités de gaz naturel furent découvertes. Les études élaborées en partenariat avec TGS et BGP ont conduit à l’élaboration de données inédites suggérant un potentiel significatif pour de nouvelles découvertes terrestres et maritimes.

« Notre but étant d’intensifier les activités d’exploration maritimes, nous sommes ravis d’annoncer que OMNIS invitera les investissements des partis intéressés lors de cet appel d’offres qui débute en novembre 2018. Nous travaillons en collaboration avec TGS et BGP pour créer un environnement attractif pour l’exploration offshore et nous sommes confiants que cela marquera le renouvellement des investissements pour le secteur pétrolier en amont à Madagascar. » commente Voahangy Nirina Radarson, Manager Général d’OMNIS.

L’appel d’offres de Madagascar confirme qu’Africa Oil Week 2018 est, une fois encore, l’événement le plus exaltant à ce jour. Aux côtés de la démonstration de la République d’Ouganda et l’appel d’offres de la République du Congo, Africa Oil Week 2018 est bien parti pour être la plus grande plate-forme de nouvelles entreprises dans le secteur pétrolier et gazier africain.

 

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Nigeria

Des pirates nigérians enlèvent 12 membres d’équipage d’un cargo suisse

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Les pirates ont enlevé 12 membres d’équipage d’un cargo suisse dans les eaux nigérianes.

Massoel Shipping a déclaré que son navire, le MV Glarus, transportait du blé de Lagos à Port Harcourt lorsqu’il a été attaqué samedi.

“Le gang de pirates a arraisonné le Glaris au moyen de longues échelles et a coupé le fil de fer sur le pont”, a déclaré la compagnie à l’AFP.

Les assaillants ont frappé à 45 milles marins de l’île Bonny, dans le delta du Niger, prenant 12 des 19 membres de l’équipage.

Un porte-parole de Massoel, basé à Genève, a déclaré que les pirates avaient “détruit une grande partie du matériel de communication du navire”.

Sept des membres de l’équipage viennent des Philippines, avec un ressortissant de Slovénie, d’Ukraine, de Roumanie, de Croatie et de Bosnie, rapporte l’agence Reuters, citant l’agence maritime du Nigeria.

Le porte-parole de M. Massoel a déclaré que les familles des membres d’équipage sont étroitement informées de la situation.

Les spécialistes sont en route pour assurer la “libération rapide et sûre” des otages, a indiqué la compagnie maritime.

Le ministère suisse des Affaires étrangères a déclaré que M. Massoel avait confirmé qu’aucune des personnes enlevées ne provenait du pays même, selon Reuters.

Les enlèvements pour obtenir une rançon sont fréquents au Nigéria, les étrangers et les Nigérians très connus étant fréquemment visés.

Selon un rapport publié en 2017 par la société de surveillance Oceans Beyond Piracy, les prises d’otages au large des côtes du Nigéria ont légèrement augmenté.

Plus de personnes ont été détenues pendant plus longtemps, l’organisation avertissant d’une “augmentation significative du niveau de violence”.

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RD Congo

RD Congo: au moins 18 morts dans une attaque attribuée aux ADF

AFP

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Au moins 18 personnes ont été tuées samedi soir à Beni (est de la République démocratique du Congo) dans une attaque attribuée par l’armée au “terrorisme” du groupe Allied Democratic Forces (ADF) d’origine ougandaise.

L’attaque a tué 14 civils et quatre militaires, a indiqué un porte-parole de l’armée dans la région, Mak Hazukai, qui parle également de neuf blessés.

“Le territoire et la ville de Beni font face au terrorisme ADF dont la structure du commandement est tenue par les Ougandais”, a-t-il ajouté.

Des humanitaires étrangers se trouvent depuis début août dans cette ville du Nord-Kivu en raison d’une épidémie d’Ebola.

En raison de l’attaque et de manifestations spontanées dimanche à Beni, “les activités de terrain contre l’épidémie d’Ebola ont été suspendues” dans cette zone, selon un communiqué du ministère congolais de la Santé.

Cette mesure sera levée “dès que le calme sera revenu dans la ville” de Beni, poursuit le communiqué.

Mystérieuse nébuleuse, les ADF sont tenus responsables du massacre de plus de 700 civils à Beni et sa région depuis octobre 2014, en plus de la mort de 15 Casques bleus tanzaniens en décembre.

Cette dernière attaque a suscité l’indignation sur les réseaux sociaux, où certains Congolais dénoncent l’impuissance de l’armée et de la force de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) qui dispose d’une base à Beni.

“C’est une honte pour le gouvernement. C’est une honte pour la Monusco. lundi, nous avons décidé d’observer une ville morte à Beni. Il n’y aura aucune activité, même les écoles seront fermées pour manifester notre colère”, a déclaré à l’AFP, Kizito Bin-Hangi, président de la société civile de Beni.

Des photos de victimes, dont une étudiante toute souriante, circulaient également, en plus de clichés montrant des flaques de sang frais.

“La population du Nord Kivu souffre trop. Ce week-end de nouveau beaucoup d’innocents sont morts”, a twitté l’ambassadeur des Pays-Bas, Robert Schuddeboom.

Selon plusieurs témoignages, l’attaque a été lancée à la tombée de la nuit vers 18h30-19h00 (16h30-17h00 GMT) sur un quartier est de Beni, ville commerçante de plusieurs centaines de milliers d’habitants.

“Les assaillants étaient nombreux, ils ont lancé un cri de joie. Il y avait des femmes et des enfants. On a tiré sur une moto et les enfants des assaillants commençaient à crier. Les rebelles ont découpé les victimes à la machette”, a relaté un témoin à l’AFPTV, Kasero Mumbi.

Début septembre après une précédente attaque attribuée aux ADF, un témoin avait déjà raconté à l’AFP que les assaillants venus de la forêt se déplaçaient avec femmes et enfants.

Des armes lourdes et légères ont été entendues jusqu’après minuit, d’après un médecin de l’hôpital général.

L’attaque a visé un quartier proche du centre-ville, contrairement aux autres qui se déroulent d’habitude dans le nord, sur la route de l’aéroport de Mavivi, à 10 km de là.

Les ADF vivent en communauté dans les forêts près de Beni, sans afficher ni leader ni revendication. Leur affiliation à l’islamisme radical n’a jamais été prouvée.

Historiquement, les ADF étaient un groupe d’Ougandais musulmans qui s’est replié à la fin des années 90 dans l’est du Congo pour lutter contre le président Yoweri Museveni.

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