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Au Congo, l’épidémie d’Ebola s’est propagée dans la ville, faisant craindre que la maladie soit de plus en plus difficile à contrôler.

Le ministre de la Santé, Oly Ilunga Kalenga, a confirmé un cas à Mbandaka, une ville d’un million de personnes à environ 130 km de la zone où les premiers cas ont été confirmés plus tôt ce mois-ci.

La ville est un centre de transport important avec des routes vers la capitale Kinshasa.

Quarante-deux personnes ont été infectées et 23 autres mortes.

Le responsable de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Peter Salama, a déclaré que le passage à une grande ville signifiait qu’il y avait un risque “d’expansion”.

C’est un développement majeur dans l’épidémie“, a-t-il déclaré à la BBC. «Nous avons le virus Ebola en milieu urbain, qui est un animal très différent du virus Ebola en milieu rural, et le potentiel d’une augmentation explosive des cas est maintenant là.

Salama, directeur général adjoint de la préparation et de la réponse aux urgences de l’OMS, a déclaré que l’emplacement de Mbandaka sur le fleuve Congo, largement utilisé pour le transport, laisse entrevoir la propagation du virus Ebola aux pays voisins tels que le Congo-Brazzaville et la République centrafricaine. En aval de Kinshasa, une ville de 10 millions d’habitants.

Cela met une toute autre perspective sur cette épidémie et nous donne une urgence accrue pour passer très rapidement à Mbandaka pour arrêter ce nouveau premier signe de transmission“, a-t-il déclaré.

Des cas confirmés, probables et suspects d’Ebola ont été enregistrés dans trois zones de santé de la province de l’Equateur au Congo, a indiqué l’OMS.

Les agents de santé ont identifié que 430 personnes pourraient avoir eu un contact avec la maladie et travaillaient à retracer plus de 4000 contacts de patients d’Ebola, qui s’étaient répandus dans le nord-ouest du Congo, a indiqué l’organisation.

Beaucoup de ces personnes se trouvaient dans des zones accessibles uniquement à moto, a déclaré Salama.

Mercredi, plus de 4 000 doses d’un vaccin expérimental envoyé par l’OMS sont arrivées dans le pays avec un autre lot prévu prochainement.

Le vaccin de la société pharmaceutique Merck n’est pas homologué, mais a été efficace dans des essais limités durant l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest.

Il doit être stocké à une température comprise entre -60 et -80 C. Les approvisionnements en électricité au Congo ne sont pas fiables.

Les observateurs ont déclaré que la réaction rapide des organismes internationaux – la livraison du personnel et des fournitures médicales – a montré à quel point cette dernière épidémie était prise au sérieux.

Nous avons vraiment vu une mobilisation remarquable et très rapide dans ce cas“, a déclaré à la BBC l’expert Ebola basé à New York, le Dr Laurie Garrett.

«Les problèmes logistiques qui se posent dans cette zone très reculée sont considérables et il faudra également beaucoup de terrain pour identifier qui doit être vacciné et sortir dans cette zone vaste et très difficile pour vacciner de manière appropriée.

Cela n’a jamais été fait auparavant au milieu d’une épidémie qui explose, alors nous allons regarder de très près.”

Quelque 11 300 personnes sont mortes d’Ebola en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone entre 2014 et 2016.

Afrique

Promouvoir un environnement juridique favorable à la protection des droits en matière de VIH

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Le PNUD, Amsher et HEARD mettent en œuvre conjointement un projet régional : Lier les politiques à la programmation, visant à réduire les risques d’infections par le VIH et à améliorer la santé sexuelle et reproductive des jeunes populations clés[1] de la Communauté de Développement de l’Afrique australe (SADC).  Ce projet, soutenu par le Ministère Néerlandais des Affaires Etrangères, couvre Madagascar, l’Angola, le Mozambique, la Zambie et le Zimbabwe pour une durée de quatre ans (2017 -2020).

A Madagascar, le Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le SIDA (CNLS) assure le leadership de la mise en œuvre avec l’appui d’Amsher pour la prise en charge des jeunes populations clés, l’expertise de HEARD pour les aspects liés à la recherche et au suivi évaluation, et l’implication du PNUD pour les questions programmatiques et opérationnelles. C’est dans ce cadre qu’a été entamé ce jour, au sein de la Maison Commune des Nations Unies, un atelier de validation de l’environnement juridique de protection des droits en matière de VIH (Legal Environment Assessment) qui prendra fin le vendredi 21 septembre 2018. Cet atelier se tient avec l’appui du Bureau régional du PNUD présent dans la capitale pour l’occasion.

Les résultats et les recommandations qui découleront de cet atelier vont permettre de définir et valider de manière inclusive un plan d’action qui sera porté par tous les acteurs nationaux impliqués dans la réduction des risques de contamination, la stigmatisation ainsi que la discrimination liées au VIH/SIDA.

Lors de la cérémonie d’ouverture, Monsieur Andriamandranto Razafimandimby, Chef d’Unité du CNLS, a insisté sur le caractère multisectoriel du projet, l’inclusivité ainsi que la complémentarité entre toutes les parties prenantes pour la mise en œuvre du prochain plan d’action. Pour Monsieur Jude Lunez Padayachy, Directeur Pays de l’ONUSIDA, les populations clés ne doivent pas être mises à l’écart car les conséquences seraient néfastes pour elles, mais aussi pour la population générale.

 

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Maroc

Le chanteur marocain Saad Lamjarred, soupçonné de viol, écroué

AFP

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Le chanteur marocain Saad Lamjarred, inculpé fin août en France de viol, a été placé mardi en détention provisoire, sur décision de la cour d’appel d’Aix-en-Provence (sud) après un appel du parquet contre son placement initial sous contrôle judiciaire.

Interpellée le 26 août à Saint-Tropez, sur la Côte d’Azur, après la plainte d’une jeune femme pour “faits caractérisés de viol” selon le parquet de Draguignan, et inculpée deux jours plus tard, la pop star avait été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire français et moyennant une caution de 150.000 euros.

Le parquet, qui avait requis son placement en détention provisoire, avait fait appel en septembre de la décision du juge des libertés et de la détention.

Costume bleu marine et chemise blanche, Saad Lamajarred, assisté d’une interprète en langue arabe, a quitté mardi la salle de la chambre de l’instruction de la cour d’appel, par le box des détenus à l’issue d’une audience à huis clos. Quelques proches l’attendaient devant la porte.

“C’est une décision très décevante. M. Lamjarred conteste les faits et l’intégralité des accusations portées à son encontre. Il a démontré par le passé qu’il honore toujours les rendez-vous judiciaires”, a réagi son avocat Me Jean-Marc Fedida.

“Nous allons reprendre notre bâton de berger, a ajouté Me Fedida, pour que dans un premier temps il retrouve la liberté puis pour démontrer qu’il est innocent”.

La star marocaine, dont les clips ont été visionnés des millions de fois sur internet, est visée par plusieurs enquêtes pour des faits similaires.

Il a déjà été inculpé en octobre 2016 à Paris de “viol aggravé” et de “violences volontaires aggravées” et écroué. A la veille d’un concert qu’il devait donner, une femme de 20 ans avait porté plainte, affirmant avoir été agressée par le chanteur dans la chambre d’hôtel de ce dernier.

Saad Lamjarred avait été remis en liberté en avril 2017, sous bracelet électronique, à la suite d’une décision de la cour d’appel de Paris. Le roi du Maroc Mohammed VI avait annoncé qu’il prenait en charge les frais liés à la défense du chanteur.

Toujours en avril 2017, il est inculpé de “viol” dans une enquête ouverte après la plainte d’une jeune Franco-Marocaine affirmant avoir été agressée et frappée par le chanteur à Casablanca en 2015.

De source judiciaire, les deux enquêtes ouvertes à Paris sont terminées. Le parquet doit encore présenter ses réquisitions, avant la décision des juges d’instruction de le renvoyer ou non en procès.

Saad Lamjarred avait également été mis en cause aux États-Unis dans une affaire de viol présumé datant de 2010, mais les poursuites avaient été abandonnées.

Malgré ses démêlés judiciaires, le chanteur est resté très populaire au Maroc.

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Madagascar

L’Afrique du Sud salue et soutient l’évolution de la démocratie à Madagascar

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A l’instar de nombreux autres diplomates, l’ambassadeur de l’Afrique du Sud, Maud Dlomo, a rendu une visite de courtoisie au Président de la République p.i, Rivo Rakotovao dans l’aprèsmidi de ce 18 septembre, au Palais d’Etat d’Ambohitsorohitra.

Elle a notamment salué l’évolution de la démocratie à Madagascar, suite à la démission du Président élu, par respect de la Constitution, et a aussi encouragé le Chef de l’Etat dans ses responsabilités. Elle a rappelé l’intérim présidentiel qui avait eu lieu en Afrique du Sud en 2008, pour déclarer que tout s’était bien déroulé.

Par ailleurs, elle a évoqué le soutien que Madagascar avait apporté lors de la lutte contre l’apartheid, et a réitéré la volonté d’accompagnement de l’Afrique du Sud dans tout ce qui sera entrepris en faveur de la démocratie.

 

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