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RD Congo : Jean-Pierre Bemba libéré

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Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont ordonné la libération de l’ancien chef rebelle de la République démocratique du Congo et de son vice-président Jean-Pierre Bemba.

La semaine dernière, les juges d’appel ont annulé sa condamnation de 2016 pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Bemba doit encore être condamné pour l’accusation séparée de corruption de témoins.

Les juges ont décidé qu’il pourrait rejoindre sa famille en Belgique, alors qu’il attend la condamnation dans cette affaire.

Il avait déjà purgé plus de 80% de la peine maximale de cinq ans pour avoir soudoyé des témoins, de sorte qu’il serait «disproportionné» de le garder en détention, ont déclaré les juges.

Bemba a été arrêté en Belgique en 2008 après que la CPI ait émis un mandat d’arrêt international à son encontre.

Il a été accusé d’avoir omis d’empêcher ses forces rebelles de tuer et de violer des personnes en République centrafricaine voisine en 2002 et 2003.

Bemba a été reconnu coupable en 2016 et condamné à 18 ans de prison.

Le procès a été le premier devant la CPI à se concentrer sur la violence sexuelle en tant qu’arme de guerre.

Bemba a mené une longue bataille juridique pour renverser sa condamnation et la semaine dernière, les juges d’appel ont finalement statué en sa faveur.

Ils ont dit qu’il ne pouvait pas être tenu pénalement responsable des crimes commis par ses troupes.

Amnesty International a déclaré que son acquittement constituait un “coup dur” pour les victimes d’une “horrible campagne de viol et de violence sexuelle”.

La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a qualifié cette décision de “regrettable et troublante”.

Les juges ont ordonné ce qu’ils ont appelé la «libération provisoire» de Bemba sous certaines conditions, notamment l’interdiction de faire des déclarations publiques sur l’affaire, de changer son adresse sans préavis et de contacter des témoins.

Il devrait être condamné le 4 juillet après avoir été condamné dans une affaire distincte de corruption de témoins et de falsification de preuves lors de son procès pour crimes de guerre.

La libération de Bemba pourrait avoir un impact sur la politique en RD Congo, où il maintient une base de soutien loyale, rapporte Anna Holligan de la BBC de La Haye.

Un membre de son parti a déclaré que M. Bemba espère désormais se présenter aux élections présidentielles prévues en décembre.

Qui est Jean-Pierre Bemba?

  • Un homme d’affaires bien connecté et le fils de l’homme d’affaires congolais proéminent Bemba Saolona
  • 1998: Aidé par l’Ouganda pour former un groupe rebelle MLC en République Démocratique du Congo
  • 2003: devient vice-président dans le cadre d’un accord de paix
  • 2006: perte de l’élection du président Joseph Kabila, mais obtient le plus de voix dans l’ouest de la RD Congo, y compris à Kinshasa
  • 2007: Fuit en Belgique après des affrontements à Kinshasa
  • 2008: arrêté à Bruxelles et remis à la CPI
  • 2010: Début du procès
  • 2016: reconnu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité
  • 2018: condamnation annulée en appel

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RD Congo: enquête après la mort mystérieuse de plusieurs jeunes

AFP

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La police congolaise a annoncé jeudi l’ouverture d’une enquête après la découverte à Kinshasa d’au moins quatre corps de jeunes gens tués dans des circonstances mystérieuses, alors que des témoins mettent en cause une opération anti-délinquance des forces de l’ordre.

Dimanche à l’aube, trois corps ont été découverts sur un terrain de basket-ball d’un quartier de la commune de Kalamu en centre-ville, dont celui d’un basketteur affilié à un club amateur. Un quatrième corps a été découvert dans le quartier voisin de Yolo, selon plusieurs témoignages recueillis par l’AFP auprès des habitants.

D’autres témoins ont déclaré à l’AFP avoir vu six autres corps sur la rivière Kalamu, à hauteur de Matonge, un autre quartier de cette commune.

Les autorités sont invitées à “mettre un terme aux pratiques d’exécutions sommaires et extrajudiciaires”, écrit l’ONG congolaise la Voix des sans voix (VSV) qui affirme dans un communiqué avoir documenté cinq cas des personnes tuées par “strangulation” ou “étranglement” et cinq autres cas des personnes portées disparues.

“La police a ouvert une enquête. Le parquet aussi mène son enquête pour faire toute la lumière sur cette affaire”, a déclaré à l’AFP le chef de la police de Kinshasa, général Sylvano Kasongo, qui reconnaît la découverte de quatre corps.

L’enquête se fait “avec des moyens du bord, en l’absence d’une base des données pour les empreintes digitales”, a-t-il ajouté.

Tous les témoins interrogés par l’AFP accusent des agents de la police congolaise cagoulés d’avoir enlevé des jeunes délinquants présumés -“Kuluna”- dans le cadre d’une opération contre le banditisme urbain.

Ce que dément “énergiquement” le général Kasongo, accusant “des bandits non encore identifiés” d’être responsables de ces morts.

Mercredi lors du point-presse des Nations unies, un journaliste a interrogé un responsable onusien sur “six corps sans vie” retrouvés le week-end dernier, ajoutant que “selon plusieurs témoignages, ce bilan pourrait être bien plus lourd”.

“Je ne peux pas confirmer que les six corps qui ont été retrouvés sont le fait d’opérations de la police. Les vérifications sont en cours”, a répondu mercredi Abdoul Aziz Thioye, le directeur du bureau conjoint de l’ONU pour les droits de l’homme en RDC (BCNDH).

Une opération contre le banditisme urbain à Kinshasa s’était soldée en 2016 par un bilan de 80 personnes tuées, selon l’ONG américaine Human Rights Watch. Les autorités avaient nié, reconnaissant un nombre bien inférieur de morts.

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RD Congo

RD Congo: Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba exclus de la liste des candidats à la présidentielle

AFP

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Le processus électoral en République démocratique du Congo aborde sa dernière ligne droite avec la publication mercredi de la liste définitive des candidats qui doit officialiser l’exclusion de deux poids lourds de l’opposition, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba.

Deux autres opposants, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, et le “dauphin” du président Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, sont les principales figures de la liste d’une vingtaine de noms que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) doit publier dans la journée, à 94 jours du scrutin.

Cette liste ouvre la voie à la campagne électorale (à partir du 22 novembre) puis aux élections présidentielle, législatives et provinciales prévues le 23 décembre pour désigner le successeur du président Kabila, qui ne pouvait pas constitutionnellement se représenter.

Enjeu: une première transition pacifique dans le plus grand pays d’Afrique sub-saharienne, où les défis politiques et logistiques pour des élections “crédibles, transparentes, apaisées” sont encore immenses.

Le calendrier électoral se déroule toujours au jour près, malgré les tensions suscitées par la mise à l’écart de MM. Katumbi et Bemba.

Allié du président Kabila passé à l’opposition fin 2015 et qui vit en exil à l’étranger depuis 2016, M. Katumbi affirme avoir été empêché de rentrer en RDC où il est poursuivi par la justice début août quand il s’est présenté au poste-frontière avec la Zambie.

Ex-chef rebelle et vice-président, la candidature de M. Bemba a été invalidée en raison de sa condamnation pour subornation de témoins par la Cour pénale internationale (CPI) qui l’avait acquitté de sa peine pour crimes de guerre et contre l’humanité.

“Kabila a eu peur de moi”, a lancé M. Bemba.

Privée de deux de ses leaders, l’opposition cherche un candidat commun pour défier le “dauphin” du président Kabila, mais n’exclue pas le boycott des élections sur fond du refus de “machines à voter” controversées.

Jean-Pierre Bemba a résumé la situation en affirmant que “si l’opposition s’unit derrière un candidat, alors oui, je pourrai faire abstraction de ma personne. Je soutiendrai quelqu’un et je le ferai gagner”.

Un boycott des élections “ne serait pas ma décision personnelle, mais celle de l’opposition. Nous n’en sommes pas là”, a ajouté le chef du Mouvement de Libération du Congo (MLC), l’un des principaux partis d’opposition.

 “Des actes qui rassurent”

L’opposition en dira plus sur sa stratégie d’ici une réunion publique qu’elle annonce pour le 29 septembre à Kinshasa, après de récents conciliabules à Bruxelles, et une rencontre à Johannesburg avec le parti au pouvoir en Afrique du Sud, l’ANC.

Ce rassemblement sera un test sur le climat politique en RDC où la plupart des manifestations sont interdites sous prétexte que la campagne n’a pas encore commencé.

Les élections ont déjà été reportées deux fois, fin 2016 et fin 2017.

“Après avoir été roulé en décembre 2016 et 2017, le peuple craint de revivre les mêmes travers et les mêmes mésaventures qui éloignent l’alternance au sommet de l’État”, écrivait mercredi le quotidien Le Potentiel, à l’unisson de ceux qui craignent un nouveau report.

“Chaque jour qui passe, la commission électorale pose des actes qui rassurent sur la tenue effective des scrutins tant attendus par l’ensemble du peuple congolais”, a assuré au contraire mardi la Céni en annonçant l’arrivée d'”un premier lot de 17.944 isoloirs” et “la fin de la production en Corée du Sud des 105.257 machines à voter”.

Acheminées vers la RDC via Matadi ou Dar es Salaam, les machines “seront déployées sans attendre la configuration définitive des bulletins de vote”, selon la Céni.

Pour cette tâche titanesque, la commission électorale refuse toute aide extérieure, même celle de la Mission des Nations unies (Monusco) présente depuis 20 ans en RDC, au nom de la souveraineté nationale.

L’opposition et la société civile demandent l’abandon de ces machines qu’elles surnomment “machines à tricher, à voler ou à frauder”.

Des experts britanniques ont énuméré “quinze risques à atténuer” dans son utilisation.

L’opposition critique également les millions d’électeurs sans empreintes digitales sur le fichiers électoral qui comprend 40 millions de noms et qui a déjà été nettoyé de ses doublons.

A l’instar de l’ANC mardi, les “partenaires” de la RDC redoutent “le chaos, l’instabilité et la violence” en cas d’échec du processus électoral dans cet immense pays au cœur du continent.

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RD Congo: Jean-Pierre Bemba condamné à 12 mois de prison par la CPI

L’ancien chef de guerre, qui a déjà purgé sa peine, ne retournera pas en prison.

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La Cour pénale internationale (CPI) a condamné lundi l’opposant congolais Jean-Pierrè Bemba à 12 mois de prison sans application de peine pour subornation de témoins. Ce condamnation rentre dans le cadre de son procès principal pour crimes de guerre.

“La Chambre condamne Jean-Pierre Bemba à une peine de douze mois d’emprisonnement. Après déduction du temps qu’il a déjà passé en détention, la Chambre considère que la peine d’emprisonnement a été purgée”, a déclaréà l’AFP, le juge Bertram Schmitt, qui a réimposé une amende de 300.000 euros.

Bemba avait été acquitté à la surprise générale en appel en juin devant la CPI de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, mais les ennuis judiciaires ont continué d’entraver ses projets politiques.

Dans son procès général, l’ancien riche homme d’affaires de 55 ans avait été condamné à 18 ans de prison en juin 2016 pour la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

Dans une affaire inédite pour la juridiction, M. Bemba a été condamné par la CPI en 2017 à un an de prison et 300.000 euros d’amende pour subornation de témoins dans le cadre de son procès.

M. Bemba avait été reconnu coupable d’avoir corrompu 14 témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages.

En liberté provisoire après avoir passé plus d’une décennie au centre de détention de la CPI à La Haye, l’ancien vice-président congolais traîne avec lui cette condamnation connexe qui lui a valu d’être définitivement exclu par la Cour constitutionnelle de son pays de la présidentielle du 23 décembre en RDC.

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