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RD Congo

RD Congo : Jean-Pierre Bemba désigné par son parti pour la présidentielle du 23 décembre 2018

Ange Poireau

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© John Wessels, AFP

L’ancien vice-président de la RD Congo, Jean-Pierre Bemba, qui avait été acquitté le mois dernier des crimes de guerre, a été désigné vendredi par son parti comme candidat aux élections présidentielles prévues pour décembre.

Nous avons décidé à l’unanimité de renouveler le sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo en tant que président national du Mouvement pour la Libération du Congo pour un mandat de cinq ans et de le nommer comme candidat à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018“, a déclaré Jean Jacques Mamba du parti.

Plus tôt cette semaine, la RDC a déclaré que Bemba pourrait demander un passeport diplomatique pour rentrer chez lui après avoir été acquitté des crimes de guerre à La Haye.

La RDC est aux prises avec une crise sur l’avenir du président Joseph Kabila, qui dirige le pays depuis 2001 et qui refuse de quitter le pouvoir, malgré une limite constitutionnelle de deux mandats qui a expiré en décembre 2016.

Il est resté au pouvoir en vertu d’une clause constitutionnelle qui permet à un président de rester en fonction jusqu’à l’élection de son successeur.

Le parti de Bemba l’a nommé candidat lors d’un congrès à Kinshasa.

Le 8 juin, les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont annulé une condamnation prononcée en 2016 contre Bemba pour cinq chefs d’accusation de crimes de guerre commis par sa milice en République centrafricaine en 2002-2003.

Ils ont déclaré qu’il ne pouvait pas être tenu pénalement responsable des atrocités commises, notamment le meurtre, le viol et le pillage, car il était incapable d’influencer leur conduite.

Il avait été dans un premier temps condamné à 18 ans, le plus long jamais accordé par le tribunal.

Bemba était annoncé en Belgique après avoir obtenu une libération provisoire du tribunal.

La CPI doit rendre une décision dans une affaire distincte dans laquelle il a été condamné à un an de prison et à une amende de 300 000 euros (350 000 dollars) en 2017 pour avoir soudoyé des témoins lors de son principal procès pour crimes de guerre.

Cependant, il a déjà passé une décennie derrière les barreaux, et les experts juridiques s’attendent à ce qu’il soit libéré définitivement si ce temps est pris en compte.

Reste à savoir s’il risque d’être poursuivi lorsqu’il va mettre les pieds sur le sol de la RDC, après que les autorités lui aient décerné un mandat en 2007 contre lui pour ces violences et pour un incendie criminel présumé à la Cour suprême.

RD Congo

RD Congo: Jean-Pierre Bemba condamné à 12 mois de prison par la CPI

L’ancien chef de guerre, qui a déjà purgé sa peine, ne retournera pas en prison.

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La Cour pénale internationale (CPI) a condamné lundi l’opposant congolais Jean-Pierrè Bemba à 12 mois de prison sans application de peine pour subornation de témoins. Ce condamnation rentre dans le cadre de son procès principal pour crimes de guerre.

“La Chambre condamne Jean-Pierre Bemba à une peine de douze mois d’emprisonnement. Après déduction du temps qu’il a déjà passé en détention, la Chambre considère que la peine d’emprisonnement a été purgée”, a déclaréà l’AFP, le juge Bertram Schmitt, qui a réimposé une amende de 300.000 euros.

Bemba avait été acquitté à la surprise générale en appel en juin devant la CPI de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, mais les ennuis judiciaires ont continué d’entraver ses projets politiques.

Dans son procès général, l’ancien riche homme d’affaires de 55 ans avait été condamné à 18 ans de prison en juin 2016 pour la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

Dans une affaire inédite pour la juridiction, M. Bemba a été condamné par la CPI en 2017 à un an de prison et 300.000 euros d’amende pour subornation de témoins dans le cadre de son procès.

M. Bemba avait été reconnu coupable d’avoir corrompu 14 témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages.

En liberté provisoire après avoir passé plus d’une décennie au centre de détention de la CPI à La Haye, l’ancien vice-président congolais traîne avec lui cette condamnation connexe qui lui a valu d’être définitivement exclu par la Cour constitutionnelle de son pays de la présidentielle du 23 décembre en RDC.

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RD Congo

Le Cobalt, l’or noir du Lualaba : de la mine à nos portables

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La 3ème édition de la Conférence Minière de la RDC – Lualaba Mining Conference 2018

Voir la vidéo: https://youtu.be/UP_i_IM9yIk

La 3ème édition de la Conférence Minière de la RDC – Lualaba Mining Conference 2018

La République démocratique du Congo produit à elle seule 63% du cobalt dans le monde, devenant ainsi le premier producteur et exportateur mondial du métal vert. La RDC détient 40% des réserves mondiales de ce minerai. Ce qui fait que le Congo Kinshasa s’impose, avec son cobalt, comme un pays stratégique dans l’approvisionnement de l’industrie mondiale, en particulier les secteurs spécialisés de l’automobile électrique et des technologies de pointe.

Télécharger la vidéo : https://we.tl/t-LEBPj4zSTx

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RD Congo

RD Congo: exclu de la présidentielle, Bemba dénonce une “parodie d’élection”

AFP

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L’ex-chef rebelle Jean-Pierre Bemba, dont l’exclusion de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo a été confirmée lundi soir par la Cour constitutionnelle, a dénoncé mardi une “parodie d’élection”.

“C’est très inquiétant, au delà même de ma personne, le fait que l’on choisisse des opposants”, a réagi sur France 24 M. Bemba, investi par un parti d’opposition au scrutin de décembre qui doit désigner le successeur de Joseph Kabila.

“La Cour constitutionnelle est aux ordres du pouvoir en place (…). Tout ça n’est qu’une mise en place qui veut que le candidat du pouvoir puisse ne pas avoir de candidat sérieux devant lui”, a-t-il poursuivi.

Nous allons “assister à une parodie d’élection” en décembre, a estimé l’ancien rebelle, qui avait été acquitté en appel par la Cour pénale internationale (CPI) de sa condamnation à dix-huit ans pour crimes de guerre et contre l’humanité commis par sa milice en Centrafrique.

Mais la CPI l’avait condamné dans une affaire annexe, pour “subornation de témoins”, une condamnation qui a motivé son exclusion de la présidentielle selon la Cour constitutionnelle.

Pour la Cour constitutionnelle congolaise, “la subornation de témoins est une circonstance aggravante dans l’infraction de corruption” en RDC. “C’est en bon droit que la Céni a conclu à l’inéligibilité de M. Jean-Pierre Bemba”.

Les partisans de M. Bemba affirment au contraire que la subornation de témoins est différente de la corruption et ne fait pas partie des motifs d’invalidation d’une candidature, selon la loi électorale.

Figure de l’ouest du pays face aux “Katangais” du pouvoir, Jean-Pierre Bemba, 55 ans, ancien vice-président de la RDC, avait déposé sa candidature après un retour triomphal à Kinshasa en août.

Il passait pour un candidat sérieux à la succession du président Joseph Kabila, dont le second mandat aurait dû s’achever en décembre 2016 et qui ne pouvait plus se représenter, et qui a finalement désigné un “dauphin”, l’ex-ministre de l’Intérieur Ramazani Shadary.

Rival malheureux de M. Kabila à l’élection présidentielle de 2006, M. Bemba avait quitté la capitale sous escorte des Nations unies en avril 2007 après des combats entre sa milice et l’armée qui avaient fait entre 200 et 300 morts.


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