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RD Congo : Des craintes concernant la santé d’un activiste en détention

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Les autorités de la République démocratique du Congo devraient immédiatement libérer l’activiste pro-démocratie Carbone Beni, détenu arbitrairement par l’agence nationale de renseignements depuis décembre 2017, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Carbone Beni a été brutalement passé à tabac lors de son arrestation à Kinshasa, la capitale, et son état de santé s’est rapidement détérioré ces derniers jours.
 

Les autorités congolaises devraient libérer rapidement et sans condition tous les activistes pro-démocratie et défenseurs des droits humains détenus de manière arbitraire à travers le pays, a affirmé Human Rights Watch.

« Carbone Beni est un ardent défenseur de la démocratie et du respect des droits fondamentaux en RD Congo », a déclaré Ida Sawyer, directrice pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « Nous sommes extrêmement inquiets de l’état de santé et de la sécurité de Carbone Beni après des mois de détention abusive, et demandons sa libération immédiate. »

Des agents du renseignement et des policiers ont arrêté Beni, 33 ans, chargé du réseau du mouvement citoyen Filimbi (« sifflet » en swahili), le 30 décembre avec cinq autres activistes alors qu’ils mobilisaient les résidents de Kinshasa en vue de manifestations nationales prévues pour le lendemain. Deux des activistes arrêtés avec Carbone Beni ont rapidement été libérés, tandis que les quatre autres – Carbone Beni, Grâce Tshunza, Cédric Kalonji et Mino Bompomi – ont été détenus par les services de renseignements congolais, sans que des chefs d’accusation n’aient été formulés à leur encontre.

Un témoin a déclaré à Human Rights Watch que des agents du renseignement et des officiers de police avaient battu les six activistes après les avoir arrêtés car ils se « batt[aient] contre le chef de l’État » et qu’ils allaient « mourir à cause de [leur] obstination ». La police a ensuite présenté les activistes aux journalistes comme étant « des terroristes qui troublaient l’ordre public ». Des officiers de police et des agents du renseignement les ont interrogés jusqu’à la nuit tombée dans un poste de police à Kinshasa. Le témoin a expliqué que chaque fois que les détenus « donn[aient] une réponse qui ne les satisfaisait pas », les policiers les battaient. Les autorités leur ont alors dit qu’ils seraient emmenés devant les services de renseignements et tués.

Carbone Beni et les autres ont ensuite été transférés au centre de détention de l’Agence nationale de renseignements (ANR) à Kinshasa connu sous le nom de « 3Z ». En janvier, Carbone Beni a passé quelques jours dans un centre médical de l’ANR pour faire soigner les blessures qu’il avait subies au moment de son arrestation au niveau du bas-ventre et du genou gauche.

Carbone Beni a affirmé que ses douleurs au bas-ventre s’étaient aggravées au cours des derniers jours. Le 1er mai 2018, il a été conduit à la clinique Ngaliema de Kinshasa, où les médecins lui ont diagnostiqué une hernie et une appendicite. Le 2 mai, il a été transféré à l’hôpital Diamant pour une opération de sa hernie.

Depuis février, des membres des familles ont été occasionnellement autorisés à apporter de la nourriture à Carbone Beni et aux autres activistes. L’avocat de Carbone Beni a uniquement été autorisé à lui rendre visite à l’hôpital le 2 mai, et seulement en présence d’agents du renseignement. Les autres activistes n’ont pas eu accès à leurs avocats.

Un autre activiste de Filimbi, Palmer Kabeya, a été enlevé à Kinshasa le 23 décembre par des hommes non identifiés qui ont trouvé sur lui des cartes de membres de Filimbi et la charte du mouvement. Il a été détenu dans un centre de détention du service de renseignements militaire jusqu’au 3 avril, après quoi il a été transféré au cachot 3Z de l’ANR. Tout comme les autres activistes de Filimbi en détention, aucun chef d’accusation n’a été formulé à son encontre, et il n’a pas pu rencontrer sa famille ou un avocat. Il aurait beaucoup maigri et souffrirait de complications dues à son asthme.

Les activistes de Filimbi font partie des centaines d’activistes pro-démocratie et défenseurs des droits humains, de journalistes et de dirigeants et partisans de l’opposition politique qui ont été arrêtés depuis 2015 dans le cadre d’une répression généralisée menée par le gouvernement congolais contre les personnes qui s’opposent aux tentatives du Président Joseph Kabila visant à se maintenir au pouvoir au-delà de la limite constitutionnelle de deux mandats, qui a pris fin en décembre 2016.

De nombreuses personnes ont été détenues au secret pendant des semaines ou des mois sans que des chefs d’accusation n’aient été formulés à leur encontre et sans accès à leurs familles ou à des avocats. D’autres ont été poursuivies en justice sur base de chefs d’accusation fabriqués de toutes pièces. Certaines affirment avoir fait l’objet de sévices ou de torture et souffrent de graves complications au niveau de leur santé.

En vertu du droit congolais, toute personne détenue a le droit de recevoir une aide juridique et doit être traduite devant une autorité judiciaire compétente dans les 48 heures suivant son arrestation.

Carbone Beni et Palmer Kabeya avaient déjà fait l’objet de mises en détention arbitraires.

« Nous avons un idéal à défendre : voir le Congo changer réellement », a déclaré Beni à Human Rights Watch peu de temps avant son arrestation en décembre. « Mon engagement continue car je veux voir le pays aller de l’avant : le développement, les libertés fondamentales, la prestation de services sociaux et un gouvernement qui prend en compte les réalités du pays. Et cela demande l’implication des activistes. Aujourd’hui, nous devons défendre les droits de tous les Congolais. Et c’est cet espoir d’aboutir à un véritable changement qui nous permet de continuer. »

D’autres activistes pro-démocratie ont également été ciblés ces derniers mois. Le 25 février, des policiers ont tué par balle Rossy Mukendi, activiste bien connu, membre du mouvement citoyen Collectif 2016, juste devant son église à Kinshasa lors d’une manifestation pacifique à laquelle avait appelé le Comité laïc de coordination de l’Église catholique. Des témoins et des activistes estiment qu’il a été délibérément ciblé. Les autorités ont refusé de remettre sa dépouille afin de permettre à sa famille d’organiser son enterrement.

Le 23 avril, l’ANR a arrêté Mathieu Kanga, un activiste de premier plan basé à Kisangani, ville du nord-est du pays, alors qu’il mobilisait des personnes en vue d’une manifestation pacifique contre la hausse de l’insécurité dans cette région. Il a été jugé immédiatement, accusé d’« incitation à la désobéissance civile » et condamné à six mois de prison. À travers le pays, des dizaines de prisonniers politiques et d’activistes pro-démocratie se trouvent encore en prison, tandis que d’autres se sont exilés.

« Les autorités congolaises devraient libérer immédiatement les activistes détenus arbitrairement et permettre à la population de manifester pacifiquement et de s’exprimer », a déclaré Ida Sawyer. « Les partenaires internationaux de la RD Congo devraient faire preuve d’une plus grande fermeté en condamnant cette répression. »

Distribué par APO Group pour Human Rights Watch (HRW).

Source: APO

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La Banque africaine de développement rend hommage à Kofi A. Annan

Pour son président Akinwumi A. Adesina, L’Afrique a perdu un de ses plus beaux joyaux.

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C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris aujourd’hui le décès de M. Kofi A. Annan, ancien Secrétaire général des Nations Unies.

Annan était un mentor et un père pour moi. Son humilité et son sens de la décence peu communs, son altruisme et sa compassion en ont fait un joyau pour toute l’humanité.

Gentleman distingué, Annan était une icône mondiale et un homme de paix qui soutenait fermement la bonne gouvernance et le sens des responsabilités des dirigeants.

Il était mon patron en sa qualité de Président du Conseil de l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA), lorsque j’étais vice-président de l’institution. Il avait une passion contagieuse pour l’éradication de la faim et de la pauvreté.

Il m’a beaucoup soutenu lorsque j’étais ministre de l’Agriculture du Nigéria, alors qu’il était membre du groupe des personnalités éminentes ; groupe qui a contribué à soutenir la transformation de l’agriculture au Nigéria.

Il a co-présidé, avec beaucoup de rigueur, le Groupe de haut niveau composé de dirigeants mondiaux pour soutenir la Banque africaine de développement dans ses efforts visant à accélérer le développement de l’Afrique.

En tant que Secrétaire général des Nations Unies et tout au long de sa carrière, M. Annan a permis au continent africain de s’imposer mondialement.

L’Afrique a perdu un de ses plus beaux joyaux.

Ses paroles riches en sagesse nous manqueront.

Que son âme repose en paix.

Akinwumi A. Adesina

Président

Banque africaine de développement

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À Madagascar, le President Hery Rajaonarimampianina se réengage pour un nouveau mandat

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Au terme d’un mandat de cinq années aux performances économiques remarquables, saluées par les plus grandes organisations internationales dont la Banque Mondiale et FMI, le parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara – « Force Vive pour Madagascar » a accordé sa pleine confiance à Hery RAJAONARIMAMPIANINA pour mener la campagne présidentielle de 2018. Les cadres du parti réunis en assises le 17 août ont appelé le Président à se présenter à nouveau et les représenter dans le cadre de la campagne présidentielle 2018. L’actuel Chef de l’État a dévoilé son intention de briguer un second mandat et de poursuivre les progrès engagés depuis cinq ans.

À cette occasion, il a rappelé tout l’éventail des projets lancés dans le cadre du plan Fisandratana 2030, dont la vision sert de socle à son programme présidentiel, pour la lutte contre la vie chère, pour la modernisation de l’agriculture, pour la sécurité des transports, la lutte contre la corruption, l’amélioration des services publics, l’industrialisation et la création d’emplois à tous les niveaux. (www.Fisandratana2030.com)

À l’horizon 2023, ce seront plus de 2 millions d’emplois nouveaux que le développement de sept secteurs prioritaires auront permis de créer, et 5 millions à l’horizon 2030. L’agriculture, l’économie de la mer, les produits naturels, les mines, les pierres précieuses, l’industrie et le tourisme, seront les clés d’une croissance accélérée à Madagascar. Avec la création de quatre pôles de croissance destinés à connecter les projets d’infrastructures et les secteurs industriels, Madagascar bénéficiera de tous les atouts nécessaires pour devenir une puissance économique régionale dans la SADC et l’Océan Indien.

Parallèlement, Hery RAJAONARIMAMPIANINA a rappelé les progrès réalisés depuis le début de son premier mandat, et notamment la sortie de plus de 2 millions de Malgaches de la pauvreté. Grâce aux effets d’entraînement sur la consommation, le même résultat pourra être atteint voire dépassé au cours des cinq prochaines années.

Cet objectif est au cœur de son engagement envers la population malagasy, qu’il a décrit comme une exigence sans concession pour l’amélioration constante des conditions de vie.

« Les dirigeants doivent savoir ressentir la même impatience pour le changement que le peuple qui les a portés au pouvoir ! Mais comme je vous l’ai dit, je sais votre impatience, et je la ressens moi-même. J’ai beau accélérer les réformes, accélérer les réalisations, multiplier les projets d’avenir, je veux toujours en faire encore plus. Je suis moi aussi, impatient de pouvoir passer au prochain chapitre de la construction du Madagascar de demain ».

Hery RAJAONARIMAMPIANINA a ainsi évoqué ses projets pour la construction d’une économie moderne à Madagascar, mais il a également pris soin de parler aux valeurs du peuple malgache.

Évoquant la nécessité toujours actuelle de disposer de « repères forts », il en appelé à une « refondation spirituelle » de la nation malgache, appuyée sur les valeurs de la famille, sur les forces vives que sont les jeunes et les femmes, sur le respect de la sagesse des aînés, toutes valeurs qui renforcent la personne et permettent l’épanouissement individuel.

En concluant son discours, il a rappelé les convictions qui l’animent, et de sa croyance en un but collectif auquel il a dédié son action : « Je sais que je peux compter sur vous, sur votre fierté, sur votre détermination, pour bâtir ensemble le Madagascar de vos rêves ! Je sais que pour vous, la vision de cet avenir de prospérité et de développement est tout ce qui vous importe le plus dans les décennies à venir. Je vous appelle à conjuguer nos efforts pour le chemin du futur !», avant d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle pour poursuivre le redressement du pays entamé depuis 2014.

Le premier tour de l’élection présidentielle est prévu pour le 7 novembre 2018.

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Le Commissaire pour la Paix et la Sécurité de l’Union Africaine, l’algérien Smaïl Chergui, sous enquête interne pour discrimination sexiste

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L’indomptable Bineta Diop, tenace militante sénégalaise des Droits de la Femme et fondatrice de l’ONG “Femmes Africa Solidarité” s’est vue chargée depuis juin 2018, avec son équipe, d’une enquête pour sexisme à l’encontre de l’Algérien Smaïl Chergui, le ronflant Commissaire de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union Africaine (U.A).

En effet, suite à la saisine du Président de la Commission de l’U.A, Moussa Faki par 37 fonctionnaires de l’U.A pour traitements routiniers, manquements, discriminations, humiliations envers les femmes par le trublion Smaïl Chergui.

En effet, suite à la saisine du Président de la Commission de l’U.A, Moussa Faki, par 37 fonctionnaires féminins de l’U.A pour traitements routiniers, manquements, discriminations, humiliations envers les femmes par Smaïl Chergui.

La fausse image de marque, bâtie à coup de pétrodollars par l’Algérie sur l’échiquier politique africain, vient d’en prendre un sacré coup, surtout que le département algérien des Affaires Etrangères a fortement pesé sur certains dirigeants des instances de l’organisation panafricaine pour que la Présidence du CPS soit attribuée à une personnalité algérienne, en l’occurrence Smaïl Chergui.

Ainsi, des sites électroniques, commentant les dérapages de Smaïl Chergui, l’accusant “d’apartheid professionnel” sur des dizaines de femmes, le qualifient, aujourd’hui de “commissaire de la zizanie” dont “sa médiocrité en matière de recrutement d’agents finit toujours par se confirmer”.

Les dirigeants algériens, eux, qui sont derrière son intronisation à la tête du Conseil Paix et Sécurité, en prennent pour leur grade et ce, de manière éclaboussante !

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