Oman obtient la libération d’un prêtre catholique enlevé au Yémen - LaMinuteInfo

Oman obtient la libération d’un prêtre catholique enlevé au Yémen

Un prêtre catholique enlevé en mars 2016 au Yémen, lors d’une attaque contre un hospice attribuée à des jihadistes, a été libéré à la faveur d’une intervention du sultanat d’Oman, a annoncé mardi l’agence officielle ONA.

Le père Thomas Uzhunnalil, de nationalité indienne, avait été kidnappé lors de cette attaque qui avait fait 16 morts, dont quatre religieuses catholiques et qui avait été qualifiée à l’époque d'”insensée et diabolique” par le pape François.

Les autorités de Mascate ont réussi à “ramener mardi matin à Oman un employé du Vatican” après l’avoir localisé en “coordination avec des parties yéménites”, a rapporté l’agence omanaise ONA.

L’agence a indiqué que les opérations de recherche avaient été lancées sur “instruction du sultan Qabous” d’Oman et à la demande du Vatican.

L’ONA a publié deux photos de l’ex-otage qui y apparaît frêle mais en relative bonne forme. L’une le montre descendant d’un petit avion de la Royal Air Force of Oman et l’autre posant habillé d’un vêtement traditionnel et portant une longue barbe blanche.

Dans des déclarations à des médias d’Etat omanais, le prêtre a “remercié” le sultan Qabous et tous ceux qui ont contribué à sa libération.

En mars 2016, Al-Qaïda avait nié tout lien avec l’attaque contre l’hospice à Aden, qui n’avait pas été revendiquée.

Le groupe Etat islamique (EI) a mené plusieurs opérations meurtrières dans cette ville du sud du Yémen.

Durant sa détention, le prêtre indien est apparu à deux reprises dans des vidéos appelant à l’aide pour être remis en liberté par ses ravisseurs.

Il s’est ainsi adressé en décembre 2016 au pape François, lui demandant d’intervenir pour obtenir sa libération, indiquant qu’il avait des problèmes de santé.

Le gouvernement indien avait assuré, après la diffusion de cette vidéo, qu’il “ne ménagerait aucun effort” pour obtenir le libération du prêtre.

Le père Uzhannalil est apparu une deuxième fois en mai dernier pour lancer un appel similaire et critiquer le gouvernement indien pour son inaction.

Oman, qui entretient des relations équilibrées avec toutes les parties en conflit au Yémen, a réussi depuis le début du conflit en 2014 à obtenir la libération de plusieurs ressortissants de différentes nationalités enlevés ou disparus au Yémen.

Le dernier otage libéré en mai 2017 au Yémen grâce à une médiation omanaise avait été l’Australien Craig McAllister qui avait été kidnappé en septembre 2016 à Sanaa, la capitale du Yémen contrôlée depuis 2014 par les rebelles chiites Houthis en guerre contre le gouvernement installé dans le sud.

Le Yémen a connu de nombreux enlèvements d’étrangers ces dernières décennies. Véritable industrie dans ce pays à forte tradition tribale, les tribus se servaient souvent de l’enlèvement d’étrangers pour demander des faveurs au gouvernement ou de l’argent.

Mais certains enlèvements ont été le fait de groupes extrémistes comme Al-Qaïda qui a une forte présence notamment dans le sud et le sud-est du pays.

AFP

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