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Afrique

Niger: Une Experte des Nations Unies exhorte le Gouvernement à adopter rapidement une stratégie sur le déplacement interne

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Une experte des droits de l’homme de l’ONU a exhorté le Gouvernement du Niger à adopter une stratégie visant à garantir le respect des droits des personnes déplacées à la suite d’attaques par des groupes armés non-étatiques dans les régions de Diffa et de Tillabéry ayant conduit à la détérioration de la situation sécuritaire et au déplacement en interne de plus de 130 000 personnes.

« Malgré certaines mesures positives prises par le Gouvernement, y compris la décision d’élaborer une loi sur les personnes déplacées dans leur propre pays incorporant les dispositions de la Convention de Kampala dans le droit interne, son approche du déplacement interne a été largement ad hoc », a déclaré la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits de l’homme des personnes déplacées dans leur propre pays, Cecilia Jimenez-Damary.

« Les autorités nigériennes doivent intensifier leurs efforts et consacrer davantage de ressources et d’attention aux besoins des personnes déplacées internes, en collaboration avec les partenaires internationaux », a-t-elle déclaré dans un communiqué, à l’issue d'une visite de six jours au Niger.

Jimenez-Damary a indiqué qu'il y avait environ 130 000 personnes déplacées internes dans la région de Diffa, dans le sud-est du pays, alors qu’à Tillabéry, dans l’ouest du pays, des chiffres non officiels indiquent qu’il y a plus de 8 000 déplacés internes. « Les personnes déplacées vivent dans des conditions précaires, souvent sous la menace de la violence et de nouveaux déplacements, et privées d’un logement adéquat, d'accès à la nourriture, à de l’eau potable, à des soins de santé et à l’éducation ».

L’experte des droits de l'homme a averti que la perspective de nouvelles vagues de déplacement dans la région de Tillabéry était très probable et nécessitait une stratégie qui a été absente jusqu’à présent. « J’encourage le Gouvernement à tirer des leçons de la situation actuelle à Diffa, afin d’assurer une réponse globale, qui prenne en compte les besoins humanitaires et les droits de l’homme des personnes déplacées internes à tous les stades de la crise de déplacement », a déclaré Jimenez-Damary.

« J’ai appris que de nombreuses personnes déplacées sont soupçonnées d’être associées à des groupes armés non-étatiques. Bien que des préoccupations légitimes de sécurité existent, la grande majorité des déplacés internes sont des civils et doivent être traités comme tels en vertu du droit international humanitaire et des principes de protection. »

Avec l’augmentation des opérations militaires dans la région de Tillabéry, la protection des civils est vitale, a-t-elle dit. « Il est essentiel que, à ce stade, la force du G5 Sahel se dote d’une stratégie de protection des civils. J’appelle également le Gouvernement, les forces de défense et de sécurité et l’équipe humanitaire pays à travailler main dans la main pour renforcer la coordination entre les acteurs civils et militaires afin de répondre efficacement aux besoins des personnes déplacées », a déclaré la Rapporteuse.

Le déplacement interne dans la région de Diffa a entraîné la perte de réseaux de protection sociale, l’exposition aux abus et autres risques de protection tels que le mariage précoce, la violence sexuelle et sexiste, les tensions intercommunautaires et les conflits fonciers et de propriété.

« A Diffa, les personnes déplacées que j’ai rencontrées ont indiqué que les conditions de vie restent précaires dans de nombreuses régions et ne sont pas encore propices à leur retour en raison de l’insécurité persistante, de la destruction des infrastructures et des logements et de l’absence de services de base dans leurs zones d’origine », Jimenez-Damary a ajouté.

Ses conclusions et recommandations complètes seront incluses dans un rapport qui sera présenté au Conseil des droits de l'homme en juin 2018.

Distribué par APO Group pour United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR).

Source: APO

Afrique

Bobi Wine attaque le président ougandais sur les réseaux sociaux

AFP

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La pop star ougandaise et député MP Bobi Wine a fait une déclaration écrite à la presse quelques jours après son retour dans le pays, critiquant les “exécutions extrajudiciaires” et appelant à “ordonner à ceux qui torturent et mutilent nos citoyens”.

Il accuse également le président Yoweri Museveni d’avoir “tapoté des troupes sur le dos” pour “l’avoir torturé” ainsi que d’autres “à mort”. Il ajoute plus tard “J’espère que vous pourrez vous racheter”.

L’armée ougandaise a rejeté les allégations selon lesquelles le député aurait été torturé pendant sa détention.

Bobi Wine, de son vrai nom Robert Kyagulanyi, a été inculpé pour trahison aux côtés de 32 autres politiciens à la suite de violences lors d’une élection partielle en août. Ils nient les accusations.

Avant d’être arrêté, Bobi Wine a tweeté une photo macabre de son chauffeur Yasin Kawuma, qui selon lui aurait été abattu par la police en pensant qu’il était le député.

Certains voient la popularité de Bobi Wine comme un signe d’un fossé générationnel entre la jeune population ougandaise et le président Museveni, au pouvoir depuis 1986.

La déclaration de Bobi Wine, qu’il a partagée sur son compte twitter, appelle à embrasser ce qu’il appelle le “pouvoir du peuple”:

« Beaucoup viendront prétendre être des leaders du pouvoir du peuple. Certains l’utilisent déjà pour obtenir de l’argent de l’État et provoquer ensuite des perturbations. Ignorez ces personnes et restez concentré sur la cause. Vous les connaîtrez par leurs fruits. Le pouvoir des gens est en chacun de nous. ”

« Beaucoup viendront prétendre être des leaders du pouvoir du peuple. Certains l’utilisent déjà pour obtenir de l’argent de l’État et provoquer ensuite des perturbations. Ignorez ces personnes et restez concentré sur la cause. Vous les connaîtrez par leurs fruits. Le pouvoir des gens est en chacun de nous. “

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Cameroun

Cameroun: deux civils abattus à Buea

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Au moins deux personnes ont été abattues ce lundi à Buea, capitale de la région du Sud-Ouest du Cameroun, a-t-on appris des sources sécuritaires.

Les forces de sécurité camerounaises en patrouille dans cette zone auraient tiré sur les deux hommes autour de la rue de campagne Soppo, à Buea, selon des sources.

Un habitant de la rue 2 à Buea a déclaré qu’un camion militaire qui passait devant a tiré des coups de feu au milieu de la ville fantôme et que la population a plus tard découvert deux cadavres gisant dans les rues.

Un des civils tués a été identifié comme étant Emmanuel Ndam, les habitants étant encore sous le choc après l’incident. Buea reste dans son opération habituelle de ville fantôme, la plupart des entreprises étaient fermées lundi. Les rues étaient complètement désertes.

Dans un développement similaire, des sources affirment que le poste de gendarmerie de Bonjongo à Limbé, a été attaqué tard dans la nuit. Un élève gendarme a été blessé et les assaillants ont emporté  des armes.

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Cameroun

Cameroun: un «commandant» des forces séparatistes tué à Kumba

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Une tête forte du groupe des séparatistes d’Ambazonie a été tué vendredi par les forces de sécurité camerounaises à Kumba, ont indiqué des sources sécuritaire.

Le «commando» a été tué lors d’un raid militaire sur leur base vendredi.

Avec l’aide de sources d’information provenant de la population locale, les soldats ont lancé un assaut qui a conduit à de lourds échanges de tirs à Kossala, Kumba.

Plusieurs soldats de l’armée camerounaise auraient été blessés au cours de l’opération tandis que les combattants séparatistes ont pu s’enfuir avec le corps de leur «commandant» qui a ensuite été enterré dans un endroit secret.

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