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Afrique

Niger: l’Experte des Nations Unies sur les personnes déplacées dans leur propre pays effectuera sa première visite officielle

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La Rapporteuse spéciale des Nations Unies Cecilia Jimenez-Damary, effectuera sa première visite officielle au Niger du 19 au 24 mars 2018 afin d’évaluer la situation des droits de l’homme des personnes déplacées dans leur propre pays. 

« Les défis auxquels le Niger est confronté sont énormes et requièrent une réponse forte et holistique », a déclaré Mme Jimenez-Damary. « Depuis les premières attaques de Boko Haram au Niger en 2015, la région de Diffa, dans le sud-est du pays, est confrontée à une crise sécuritaire prolongée, qui a déraciné plus de 129 000 personnes de leurs foyers en interne, en plus de l’arrivée de 108 000 réfugiés du Nigeria, et a déclenché une crise humanitaire. De plus, la situation sécuritaire plus récente dans les régions frontalières du Mali continue de se détériorer quotidiennement et a déjà entraîné le déplacement de quelques 1 540 personnes. »

« Cette visite constitue une opportunité importante pour moi de recueillir des informations de première main sur les situations de déplacement interne au Niger, aussi bien nouvelles que prolongées », a ajouté l’experte, qui examinera également les cadres juridiques, politiques et institutionnels en place pour la prévention des déplacements, la protection et l’assistance aux personnes déplacées, et le soutien aux solutions durables pour ces personnes.

Durant sa visite de six jours, Mme Jimenez-Damary se rendra à Niamey et s’entretiendra avec le Gouvernement, les agences des Nations Unies ainsi qu’un large éventail d’autres partenaires nationaux et internationaux, en vue d’examiner les réponses apportées aux défis actuels, et de les aider à répondre à leurs obligations envers les personnes déplacées, y compris la protection des droits de l’homme de ces personnes.

La Rapporteuse spéciale visitera également des sites hébergeant des personnes déplacées dans la région de Diffa, qui est actuellement l’épicentre de la crise de déplacement interne, et rencontrera des personnes déplacées et des représentants des communautés d’accueil pour entendre de vive voix leurs besoins et leurs attentes. Elle ira aussi à la rencontre de représentants des nouveaux déplacés internes de la région de Tillabéry.

A la fin de sa visite, Mme Jimenez-Damary partagera ses observations préliminaires avec les médias lors d’une conférence de presse le 24 mars 2018 à 11h00 heure locale à la Maison des Nations Unies, 428, Avenue du Fleuve Niger, Niamey. L’accès à la conférence de presse est strictement réservé aux journalistes.

Ses conclusions et recommandations complètes seront incluses dans un rapport qui sera présenté au Conseil des droits de l'homme en juin 2018.

Distribué par APO Group pour Office of the UN High Commissioner for Human Rights (OHCHR).

Source: APO

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Cameroun

Crise anglophone : le PM accuse la diaspora d’être derrière les violences

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Le Premier ministre camerounais a reproché à “la diaspora … accroupie dans l’ombre” pour la violence qui a englouti les parties anglophones du pays.

Philémon Yang a accusé les Camerounais vivant à l’étranger d’utiliser les médias sociaux pour “répandre le discours de haine et la terreur” et même “ordonner des meurtres”.

Il a dit: « Les médias sociaux sont devenus le terrain de prédilection des commanditaires du terrorisme orchestré par les Camerounais de la diaspora. Accroupis dans l’ombre et cachés derrière les claviers de leur ordinateur et de leurs smartphones, ces camerounais de la diaspora propagent la haine et la terreur et n’hésitent pas à commander des meurtres. »

Yang a également déclaré que plus de 80 membres des forces de sécurité ont été tués au cours de mois de combats avec des séparatistes anglophones dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest du pays.

Une centaine de civils et de représentants de l’État ont également été tués ou enlevés, a-t-il ajouté.

Yang a annoncé un nouveau plan d’aide humanitaire d’urgence de 220 millions de dollars pour des centaines de milliers de civils qui, selon le gouvernement, ont été déplacés, fuyant les les combats.

La violence s’est intensifiée à la fin de 2016, à la suite d’une série de protestations de la part des Camerounais anglophones, qui se disent victimes de discrimination de la part des autorités francophones du pays.

Amnesty International affirme que le gouvernement a réagi par des «arrestations arbitraires, la torture, les homicides illégaux et la destruction de biens».

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Sénégal

Akon veut construire «la vraie vie Wakanda» en utilisant une monnaie appelée AKoin

Ange Poireau

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Akon dit qu’il projette de sortir une nouvelle crypto-monnaie nommée Akoin.

S’exprimant lundi au Festival des Lions de Cannes, le chanteur de Locked Up a déclaré qu’il pensait que la cryptomonnaie pouvait être “le sauveur de l’Afrique”.

Le site officiel d’AKoin dit que le chanteur veut l’application “sur chaque téléphone mobile” d’ici décembre.

Et Akon dit qu’il projette également de construire une “crypto-ville” au Sénégal qu’il appelle “un vrai Wakanda”.

Le site web indique qu’Akon a été “doué” de 2 000 acres de terres par le président du Sénégal pour construire la ville – qui porte également son nom.

Akon Crypto City sera apparemment “à courte distance” de Dakar, la capitale du Sénégal.

Tout comme Wakanda dans la Black Panther de Marvel, Akon promet que sa ville sera un “environnement futuriste”.

Il l’appelle “la première ville 100% crypto avec AKoin au centre de la vie transactionnelle”.

Dans le cadre de «Akoin Ecosystem», les consommateurs pourront acheter, conserver et dépenser des cryptomonnaies directement à partir de leurs smartphones.

Cela redonne le pouvoir au peuple et ramène la sécurité dans le système monétaire”, a expliqué Akon.

«Cela permet également aux gens de l’utiliser de façon à ce qu’ils puissent progresser et ne pas permettre au gouvernement de faire ce qui les empêche de fonctionner.

Cependant, Akon a admis qu’il ne connaissait pas tous les aspects techniques de sa nouvelle entreprise.

Je viens avec les concepts et laisse les geeks le comprendre“, a-t-il dit.

(c) getty images

Qu’est-ce qu’une cryptomonnaie?

Crypto-monnaie est une monnaie numérique ou virtuelle qui fonctionne indépendamment d’une banque centrale.

Il utilise la cryptographie (la conversion de l’information en un code presque incontrôlable) pour sécuriser et vérifier les transactions.

Cela rend extrêmement difficile la contrefaçon.

La première et probablement la plus célèbre crypto-monnaie est Bitcoin, qui a été créée par un inconnu en utilisant le nom de Satoshi Nakamoto en 2009.

Plusieurs célébrités ont endossé ou investi dans la crypto-monnaie, notamment Katy Perry, 50 Cent et Ashton Kutcher.

Les autres entreprises d’Akon en Afrique

(c) getty images

AKoin est l’un des nombreux projets annoncés par Akon en Afrique.

Alors qu’il est né au Missouri, Akon est d’origine sénégalaise et a passé une grande partie de son enfance là-bas.

En 2007, il a cofondé la Konfidence Foundation, un organisme de bienfaisance pour la santé et l’éducation destiné aux enfants défavorisés d’Afrique de l’Ouest et des États-Unis.

Il a également co-fondé le projet Akon Lighting Africa en 2014, qui, selon le site d’Akon, a apporté jusqu’à présent l’énergie solaire dans 18 pays africains.

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Côte d'Ivoire

Abidjan accueille un débat de haut niveau sur la gouvernance des infrastructures

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Des représentants du gouvernement, des banques multilatérales de développement, du secteur privé et de la société civile convergent à Abidjan cette semaine pour la Deuxième table ronde régionale sur la gouvernance et les outils dans le domaine des infrastructures. L’événement vise à stimuler les investissements dans les infrastructures en comblant les lacunes en matière de gouvernance et en présentant des outils pour une meilleure évaluation des projets, la transparence, l’analyse fiscale et le renforcement des capacités.

Organisée conjointement par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD), la table ronde comprend une session politique de haut niveau diffusée sur le Web, des sessions plénières sur des sujets d’actualité, des sessions en petits groupes présentant des études de cas de projets réussis et reproductibles, et plusieurs sessions consacrées à des outils concrets pour construire à l’avenir des infrastructures adaptées sur le continent africain.

Se déroulant les 21 et 22 juin, l’événement s’inscrit dans la continuité de l’ambitieux programme de la première table ronde qui s’est tenue au Cap en novembre 2017. Cette table ronde vise l’Afrique francophone ; d’autres suivront dans d’autres régions au cours des prochains mois.

Oratrice principale de la table ronde, Pascale Dubois, Vice-présidente de l’Intégrité au sein du Groupe de la Banque mondiale, souligne l’importance de l’événement. « Jusqu’à présent, c’est le secteur public qui a fourni la majeure partie des investissements dans les infrastructures, compte tenu de leur nature intrinsèque de bien public. Pourtant, les ressources sont mises à rude épreuve dans le monde entier, à mesure que les budgets s’amenuisent. Dans le même temps, les gouvernements se sont également engagés à atteindre les Objectifs de développement durable, qui sont liés de manière très importante aux infrastructures ». Et de poursuivre : « Nous devons voir la réalité en face : il est peu probable que le financement provenant des institutions de développement et des bailleurs de fonds suffise à combler le manque d’infrastructures. Nous voulons nous assurer que les projets sont commercialement viables et attrayants pour le secteur privé, qu’ils sont viables sur le plan financier, qu’ils représentent un bon rapport qualité-prix, qu’ils peuvent être mis en

œuvre et qu’ils sont achetés et entretenus avec intégrité. »

Les discussions de groupe de la table ronde aborderont plusieurs questions pressantes, et notamment les suivantes :

  • Quels sont les principaux problèmes de gouvernance et les obstacles qui entravent la réussite des investissements dans les infrastructures ?
  • Quelles sont les capacités clés sur lesquelles les gouvernements doivent se concentrer ?
  • Que devrait-on inclure dans un plan stratégique pour une vision à long terme des infrastructures ?

Les séances de discussion ouvertes porteront sur les défis, notamment la maximisation du financement du développement, la gestion et la consultation des parties prenantes, l’impact climatique sur les infrastructures, les défis financiers liés à l’acquisition d’infrastructures et le déblocage des pipelines grâce à une meilleure coordination.

Outre madame Dubois de la Banque mondiale et monsieur Guislain de la BAD, ont participé à l’événement monsieur Hassoumi Massoudou, ministre des Finances du Niger, monsieur Gontran

Djono Ahaba, ministre du Développement de l’énergie et des ressources hydrauliques de la République centrafricaine, monsieur Freddy Kita, vice-ministre de la Coopération Internationale de la République Démocratique du Congo, monsieur Abdoubaker Omar Hadi, président de l’Autorité portuaire et de la zone franche, monsieur Sirika Hadi, ministre de l’Aviation d’État du Nigeria et monsieur Theodore Jousso, ministre des Transports et de l’aviation de la République centrafricaine. Thomas Barrett, président du Forum sur les infrastructures de l’Organisation de coopération et de développement économiques ; Adama Kone, ministre des Finances de Côte d’Ivoire ; Charles-Henri Malecot, STOA ; Sydney Domoraud, Directeur général, EMIRE Partners ; et Tafadzwa Pasipanodya, Foley Hoag.

La séance inaugurale de l’événement sera diffusée sur le Web à 9 h 00 GMT.

Distribué par APO Group pour The World Bank Group.

Contact presse :
Craig Atherfold
Group Account Director
Edelman South Africa
+ 27 (0) 83 718 2003
craig.atherfold@edelman.com

À propos des tables rondes régionales

Les Tables rondes régionales sur la gouvernance des infrastructures répondent à l’appel du Programme d’action d’Addis-Abeba 2015, des Objectifs de développement durable et de l’Accord de Paris (COP21 2015). Elles ont été créés par le Groupe de la Banque mondiale en collaboration avec la Banque asiatique de développement, la Banque africaine de développement, la Facilité africaine de soutien juridique, la Banque de développement d’Afrique australe, le Global Infrastructure Hub, la Konrad Adenauer-Stiftung Foundation, le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique, l’Organisation de coopération et de développement économiques et le Public-Private Infrastructure Advisory Facility.

 

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