Nicolas Sarkozy : l’ex-président français sera jugé pour corruption et trafic d’influence - LaMinuteInfo

Nicolas Sarkozy : l’ex-président français sera jugé pour corruption et trafic d’influence

L’ancien président français Nicolas Sarkozy va être jugé pour corruption et trafic d’influence, selon les procureurs.

L’affaire porte sur une prétendue tentative de Sarkozy d’obtenir un juge pour révéler des informations sur une enquête sur le financement illégal de sa campagne de 2007.

Le juge et l’avocat de Sarkozy ont également été condamnés à subir leur procès. Ils ont tous nié les actes répréhensibles.

L’équipe de Sarkozy dit qu’il fera appel de cette décision. Il fait face à d’autres problèmes juridiques sur les dépenses de campagne.

Dans une autre affaire, l’ex-président est accusé d’avoir reçu des fonds du défunt dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

De quoi Sarkozy est-il accusé?

En 2014, deux ans après avoir été démis de ses fonctions, l’ancien président français aurait contacté Azibert, alors magistrat au plus haut tribunal de France, la Cour de cassation.

Sarkozy, 63 ans, est accusé de l’avoir téléphoné et d’avoir proposé d’utiliser ses contacts pour assurer un rôle prestigieux à Monaco à Azibert, en échange de l’information sur une affaire de financement.

L’appel – dans lequel Sarkozy aurait utilisé l’alias Paul Bismuth – a été intercepté par la police. Son défi sur la légalité des écoutes téléphoniques a été rejeté.

Azibert fait face aux mêmes accusations, tout comme l’un des avocats de l’ex-président, Thierry Herzog. L’avocat est accusé d’avoir aidé M. Sarkozy à contacter M. Azibert.

Dans le scandale du financement, Sarkozy a été accusé d’avoir pris de l’argent à l’héritière de L’Oréal, Liliane Bettencourt, pour l’aider à remporter les élections de 2007. Il a finalement été dégagé.

À quelles autres enquêtes Sarkozy fait-il face?

La semaine dernière, Sarkozy a fait l’objet d’une enquête officielle sur des allégations selon lesquelles il aurait reçu des fonds de campagne du défunt dirigeant libyen Mouammar Kadhafi en 2007.

Il nie les faits, affirmant que ses accusateurs libyens veulent se venger de sa décision d’envoyer des avions de combat français lors du soulèvement de 2011.

Sarkozy fait également face à des poursuites pénales sur des allégations selon lesquelles il aurait commis des fraudes comptables pour dépasser la limite des dépenses de campagne dans son offre refusée pour la réélection en 2012.

L’affaire est connue en France sous le nom d’affaire Bygmalion, d’après le nom de l’entreprise qui aurait fourni de fausses factures au parti de Sarkozy plutôt qu’à la campagne. Sarkozy nie à nouveau tout acte répréhensible.

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