Nicolas Hulot : il décidera de son avenir au gouvernement cet été - LaMinuteInfo

Nicolas Hulot : il décidera de son avenir au gouvernement cet été

Interrogé sur RMC / BFM TV, le ministre de la Transition écologique et solidaire a annoncé qu’il décidera cet été s’il reste ou quitte le gouvernement.

Nicolas Hulot a-t-il vraiment sa place au gouvernement ? La question de l’avenir du ministre de la Transition écologique et solidaire au sein du gouvernement d’Edouard Philippe agite le monde politique depuis plusieurs mois déjà. Interrogé sur RMC et BFMTV, il a expliqué qu’décidera cet été s’il reste ou quitte le gouvernement.

Il évaluera son action au sein du gouvernement durant l’été, et prendra sa décision. “Si je sens qu’on n’avance pas, que les conditions ne sont pas remplies, voire éventuellement qu’on régresse, à ce moment-là, j’en tirerai les leçons”, a-t-il annoncé.

Même si le ministre, opposant à l’aéroport de Notre-Dame -des-Landes, peut se vanter d’avoir marquer des points dans ce domaine, avec l’annulation du projet, son rayon d’action semble limité dans la majorité.

Il a en effet renoncé à l’objectif de la baisse du nucléaire à 50% dans le mix énergétique d’ici 2025, objectif annoncé dans la loi de transition énergétique de 2015.

Il évaluera son action au sein du gouvernement durant l’été, et prendra sa décision. “Si je sens qu’on n’avance pas, que les conditions ne sont pas remplies, voire éventuellement qu’on régresse, à ce moment-là, j’en tirerai les leçons”, a-t-il annoncé.

Un bilan mitigé
Un an après son arrivée au gouvernement, son bilan est mitigé selon plusieurs observateurs. Si Nicolas Hulot a marqué des points avec l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, auquel il était opposé, et avec la sortie prévue du glyphosate sous 3 ans malgré l’opposition agricole, son action peine à convaincre.

Son absence auprès d’Emmanuel Macron lors des entretiens sur le réchauffement climatique avec Donald Trump, et les Premiers ministres indien et australien a intrigué.

Plus concrètement, le renoncement à l’objectif de la baisse du nucléaire à 50% dans le mix énergétique d’ici 2025, objectif annoncé dans la loi de transition énergétique de 2015, a déplu à de nombreux écologistes. Et certaines ONG  dénoncent le manque d’ambition du plan sur la qualité de l’air, de celui sur la rénovation énergétique des bâtiments, et surtout de la feuille de route énergétique en cours d’élaboration. De quoi s’interroger sur les réelles capacités d’action de Nicolas Hulot au sein de l’exécutif…

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