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Mali – Suivi d’un projet à impact rapide : trois ans après les femmes bénéficiaires témoignent

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Nous avons suivi la Présidente et trois autres membres de l’association “Zeina” de Gao, qui nous ont parlé de la durabilité du projet à impact rapide dont ils ont bénéficié de la part de la MINUSMA en 2015. En effet, la Mission onusienne a financé un projet d’un montant de 11 800 000 FCFA, pour l’achat d’équipements et de produits agroalimentaires, au bénéfice de cette organisation féminine, à ce moment-là sans ressources. Trois ans plus tard grâce à ce projet, cette association est parvenue à se prendre totalement en charge. Elle a changé positivement la vie de ses membres qui, pour la plus part, prennent en charge leurs familles.

L’association ZEINA a été créée le 20 Juillet 2001 à Gao. Elle a pour centre d’intérêt la transformation agroalimentaire, la restauration, le maraichage… Elle fonctionnait à travers les cotisations de ses membres pour investir dans les matières premières, afin de produire des légumes sur les petits périmètres maraichers dont elles disposaient. « Nous étions 12 au départ et, nous faisions des cotisations pour assurer la transformation agroalimentaire que nous venions d’entamer, en plus du lait que nous vendions jusqu’au début de la crise. Nous avons été contraintes de quitter Gao et notre départ a causé la perte des petits équipements qui nous aidaient à produire, » a rappelé Mme Alima Coulibaly dite Antou, Présidente de l’Association.

De fil en aiguille, les membres de l’association ont su profiter des programmes de formation sur la transformation agroalimentaire, initiés par la direction régionale de la promotion de la femme, pour se faire une place dans ce domaine. La région de Gao dispose en effet d’énormes potentialités en matière de cultures et de transformation de céréales, de légumes et de produits locaux tels que le tamarin, le gingembre, les céréales, ou encore la viande séchée et tant d’autres… Le projet va donc consister à la valorisation de ces produits par la transformation et la conservation, afin de répondre aux besoins des familles, surtout en saison sèche.

A leur retour dans la cité des Askia après la crise, les membres de l’association Zeina vont se lancer dans la recherche de partenaire pour la reprise des activités. « Lorsque la situation s’est calmée à Gao, nous sommes revenues et avons essayé de relancer les activités. Jusqu’en 2014, nous avions fait de petites productions de lait et de glace, pour faire face à nos petites dépenses domestiques. La situation n’était pas du tout facile. C’est pendant cette même année que nous avons été informées que la MINUSMA avait des fonds qu’ils appellent Projet à Impact Rapide. Nous nous sommes donc approchées d’eux pour voir la possibilité de bénéficier de ce fonds, et l’espoir commençait à nous sourire, » a poursuivi la présidente de l’association.

La section des affaires civiles de la Mission onusienne à Gao a donc pris connaissance de ce projet et a jugé nécessaire de la financer. Ce fut le début d’une belle aventure. « La MINUSMA nous a accordé près de 12 millions de FCFA pour l’achat de tous nos équipements et de la matière pour la relance effective de nos activités. Vous ne pouvez pas imaginer notre joie à l’époque et c’est d’ailleurs ce qui nous donne encore le courage de ne pas baisser les bras parce que nous savons par quoi nous sommes passées avant d’acquérir cette précieuse aide de la MINUSMA » a-t-elle ajouté.

Bientôt trois ans après l’acquisition du fonds de la MINUSMA dénommé « Projet à Impact Rapide », l’Association Zeina fait ses preuves dans le domaine de l’agroalimentaire à Gao et même au-delà. À travers ce fonds, l’association est parvenue à mieux se structurer, les produits locaux qu’elle exploite sont mieux conservés et disponibles toute l’année, l’association fait beaucoup d’entrée et est parvenue à se prendre totalement en charge. Pour preuve, à la date du 27 février, l’association avait plus d’un million de FCFA sur son compte en banque. « Il y a une semaine, nous avons pris part à une foire à la place de l’indépendance de Gao où nous avons pu avoir 400 000f CFA en vente. Nous avons ainsi mis 200 000f CFA dans la caisse de l’association et avons partagé l’autre moitié entre les 30 membres de l’association. Ces genres d’opération arrivent très souvent dans nos activités, » nous a confié la Présidente. 

Au-delà de l’impact global que ce financement a apporté à l’association Zeina, notre équipe s’est aussi intéressée à ce qu’il a pu apporter à la vie de ses membres. C’est là que nous avons réalisé que cette association est composée de jeunes femmes et aussi des femmes du troisième âge qui ont toute une famille à leur charge. Certaines d’entre elles sont des veuves, ou d’autres encore, ont des maris au chômage… En plus de partager les bénéfices sur les revenus de l’association, les dames se sont organisées à venir en aide aux membres qui se retrouvent dans des situations critiques comme madame Rokiatou Alhassane, membre de l’association. 

Evènements heureux ou malheureux, l’association vient toujours en aide à ses membres. « Les bienfaits de cette association après le financement de la MINUSMA sont nombreux. Je vais juste vous parler du fait que je suis tombée gravement malade il n’y pas très longtemps. L’Association m’a sérieusement soutenu pendant mon traitement qui n’avait pas marché à Gao, ensuite elle a payé mes frais de transport pour continuer mon traitement au Niger et au Togo. Ce fut une période éprouvante pour ma famille et moi. A mon retour de ce traitement, je suis venue trouver mon mari à la retraite, tombé lui aussi sous l’effet de la tension artérielle. Une autre épreuve qui a été soulagée grâce au soutien de l’association, » a expliqué Mme Rokiatou Alhassane. 

Malgré les nombreuses difficultés rencontrées, Mme Rokiatou Alhassane est parvenue à sortir de l’ornière et exprime toute sa gratuite aux membres de l’association pour l’esprit de solidarité, sans oublier la MINUSMA pour l’appui : « Aujourd’hui, je parviens à m’occuper de la santé de mon époux et des dépenses de la famille rien qu’à travers les activités de l’association. Je remercie infiniment les courageuses membres de l’Association Zeina et la MINUSMA qui a provoqué ces bonnes choses qui nous donnent la force de faire face aux nombreux défis du quotidien ».

Madame Sira Diarra vivait une situation un peu plus compliquée il y a cinq ans, lorsqu’ elle perdait son mari dans les combats de Konan contre les terroristes. Elle se retrouve avec six enfants sans savoir où donner la tête. Un autre membre de l’association a réussi à faciliter son intégration pour qu’elle puisse prendre son destin en main. « J’ai intégré cette association grâce à une amie. A force de travailler sans relâche, je suis parvenue à faire face à la situation de mes six enfants que je ne croyais pas pouvoir assurer toute seule. J’ai même fait de petites économies pour faire de la restauration le soir afin d’augmenter mes revenues. Comprenez donc bonheur quand je vois mes six enfants aller à l’école avec le minimum pour vivre, une chose qui est possible grâce à l’aide de la MINUSMA et l’association Zeina ».

Quant à Agaicha Moussa, elle avait abandonné l’école à cause des problèmes économiques de sa famille auxquels elle devait trouver des solutions. Elle avait arrêté les études au niveau du brevet de technicien (BT1). Depuis qu’elle a intégré l’association, elle est parvenue à apprendre la transformation agroalimentaire et se faire de petits revenus. Aujourd’hui, elle est arrivée à réintégrer son école professionnelle qu’elle paye à 160 000f CFA par an au Complexe Scolaire Askia Mohamed de Gao. « J’ai dû arrêter les cours au CFPAA à cause des difficultés auxquelles je devais faire face au niveau de la famille. C’est ainsi que j’ai intégré l’Association Zeina qui venait de bénéficier de l’aide de la MINUSMA et j’ai appris le métier de la transformation agroalimentaire. Aujourd’hui je parviens à venir en aide à ma famille et j’ai aussi repris le chemin de l’école où je cherche le diplôme de brevet de technicien (BT2) en secrétariat.  Je ne pouvais pas croire que tout cela soit possible, » a-t-elle expliqué. 

Les projets à impact rapide de la MINUSMA : un outil de relèvement et de stabilisation

Depuis le déploiement de la Mission, en juillet 2013, 359 projets à impact rapide ont été réalisés. Qu’il s’agisse d’adductions d’eau, de réhabilitations de locaux de police, de gendarmerie, d’écoles ou encore d’aménagements de périmètres maraîchers, ces projets doivent permettre aux communautés de redémarrer une activité ou de bénéficier d’un service dont la fourniture a été interrompue par la crise. Parfois même, de répondre à un besoin qui n’avait jamais été pris en compte. Ces projets sont les réponses que la Missions onusienne apportent à la demande du Conseil de sécurité de l’ONU, d’œuvrer au relèvement et la stabilisation au Mali. Un pan important du mandat que celui-ci a confié à la MINUSMA.

La Mission soutient ainsi les communautés maliennes en mettant à leurs dispositions, des enveloppes d’un montant maximal de 25 millions de FCFA. Le principe étant que ces projets, qui touchent de nombreux domaines, soient mis en œuvre par des entreprises et ONG locales. Ceci, afin de démultiplier leurs effets sur le relèvement socio-économique local et la stabilité.

A l’heure actuelle 111 projets sont en cours d’exécution, ce qui élève à plus de 8 milliards 400 millions de FCFA l’enveloppe globale dédiée à ces projets depuis leur lancement.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).

Source: APO

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Gabon: la CPI n’ouvrira pas d’enquête sur la crise post-électorale

AFP

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Le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé vendredi que cette juridiction n’ouvrira pas d’enquête sur les violences post-électorales en 2016 au Gabon, au sujet desquelles un examen préliminaire avait été ouvert il y a deux ans.

“À l’issue d’un examen approfondi (…) j’ai estimé, qu’à ce stade, les conditions juridiques justifiant l’ouverture d’une enquête dans la situation en République gabonaise (le “Gabon”) n’étaient pas remplies”, a indiqué Madame Fatou Bensouda dans un communiqué.

L’élection présidentielle de 2016 au Gabon avait donné lieu à des violences meurtrières après l’annonce de la victoire du président sortant Ali Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 2009, une réélection contestée par son principal adversaire Jean Ping.

En septembre 2016, le gouvernement de la République gabonaise avait demandé au Procureur de la CPI “de bien vouloir ouvrir sans délai une enquête”, faisant part de “faits relevant de l’incitation à commettre le crime de génocide” et de “crimes contre l’humanité”.

Fatou Bensouda avait annoncé l’ouverture d’un examen préliminaire quelques jours plus tard.

Mais “après un examen minutieux des informations disponibles”, le Procureur de la CPI a conclu qu’il n’y a “pas de base raisonnable” pour croire que les actes présumés commis au Gabon à l’époque constituent des crimes contre l’humanité ou d’incitation au génocide.

Ces crimes présumés “ne relèvent pas de la catégorie des crimes sur lesquels la CPI est chargée de mener des enquêtes et des poursuites”, a estimé Fatou Bensouda, qui précise clôturer l’examen préliminaire.

Cependant, ces conclusions “ne sauraient en aucun cas masquer la gravité des actes de violence et des violations des droits de l’homme qui semblent avoir été commis au Gabon lors de la crise postélectorale”, a-t-elle ajouté.

Des élections législatives sont prévues en octobre au Gabon, les premières depuis la présidentielle de 2016.

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Tanzanie: au mois 126 morts dans le naufrage d’un ferry sur le lac Victoria

AFP

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Au moins 126 personnes ont péri dans le naufrage jeudi d’un ferry dans le sud du lac Victoria, en Tanzanie, un bilan qui n’a cessé de s’alourdir vendredi, au fur et à mesure du pénible et macabre travail des équipes de recherches sur place.

“Pour le moment, nous déplorons 126 morts (…) Les opérations se poursuivent”, a déclaré le ministre tanzanien des Transports Isack Kamwele sur la chaîne de télévision publique TBC One. Un précédent bilan faisait état d’une centaine de victimes et de 40 rescapés.

On ignorait toujours vendredi après-midi combien de personnes se trouvaient à bord du MV Nyerere lorsque celui-ci a chaviré jeudi après-midi à quelques dizaines de mètres du débarcadère de l’île d’Ukara, sa destination finale.

Des témoins ont rapporté à la télévision publique qu’environ 200 passagers se trouvaient à bord du ferry, d’une capacité de 100 personnes, mais le gouverneur de la région de Mwanza, John Mongella, a indiqué à l’AFP ne pas être en mesure de confirmer ce nombre. Les registres des passagers sont le plus souvent lacunaires sur les navires sillonnant le plus grand lac d’Afrique.

“C’est un coup très dur. C’est une terrible nouvelle pour nous tous et pour la nation entière”, a déclaré le gouverneur Mongella.

Dans un communiqué, le pape François a “exprimé sa solidarité la plus sincère envers ceux qui ont été endeuillés par la perte de leurs proches et ceux qui craignent pour la vie des personnes encore disparues”.

Les causes de l’accident n’étaient pas établies vendredi mais de précédentes tragédies dans cette région des Grands Lacs ont le plus souvent été imputées à des embarcations surchargées et au fait que la plupart des passagers ne savent pas nager.

De fait, plusieurs témoins interrogés par l’AFP au téléphone ont rapporté qu’à l’approche de l’île d’Ukara, des passagers se sont déplacés vers l’avant du navire pour se préparer à débarquer. Ce mouvement aurait déséquilibré le bateau, qui s’est alors retourné.

Outre ses passagers, le MV Nyerere, exploité par l’Agence tanzanienne des services électriques et mécaniques, transportait également des marchandises lorsqu’il a chaviré.

– Aucun espoir –

Vendredi, les équipes de secours ont travaillé toute la journée, sous le regard de centaines de personnes massées sur le littoral.

Sur place, d’après des témoins interrogés par l’AFP, la coque du navire affleurait à la surface de l’eau, à quelques dizaines de mètres de la côte.

“Mon fils se trouve parmi les corps repêchés sans vie. Il était parti avec sa femme mais son corps à elle n’a pas encore été retrouvé. Mon Dieu, qu’ai-je fait pour mériter ça?”, a déclaré à l’AFP Dativa Ngenda, une dame âgée, en pleurs, jointe au téléphone à Ukara.

“Je n’ai pas encore de nouvelles de mon père et de mon petit frère qui étaient dans le ferry. Ils s’étaient rendus au marché à Bugolora pour acheter l’uniforme scolaire et d’autres fournitures scolaires pour mon frère car l’école reprend lundi prochain”, a pour sa part témoigné Domina Maua, jointe par l’AFP au téléphone à Arusha (nord), où elle travaille.

“Je vais prendre le bus pour m’y rendre mais je sais qu’il n’y a aucun espoir de les retrouver vivants. Nous prions Dieu pour que leurs corps puissent être retrouvés afin que nous puissions leur dire adieu”, a-t-elle ajouté.

Le ferry assurait la liaison entre l’île d’Ukara et celle, située juste en face, d’Ukerewe, qui abrite la localité de Bugolora, où les habitants d’Ukara viennent régulièrement s’approvisionner.

Le chef de l?opposition tanzanienne Freeman Mbowe a appelé vendredi le président John Magufuli à décréter “un deuil national” et à prendre des sanctions: “Nous avons déjà eu plusieurs accidents meurtriers, non seulement sur le lac Victoria, mais aussi dans l’océan Indien, sans qu’un seul responsable rende des comptes”.

La navigation peut être difficile sur le lac et elle se fait avec des navires vétustes ou mal entretenus. Les autorités sont par ailleurs souvent peu regardantes sur la sécurité.

En 1996, quelque 800 personnes, selon la Croix-Rouge, avaient trouvé la mort dans le naufrage du ferry Bukoba, surchargé de passagers, à quelques milles marins au large de Mwanza.

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Mali

Le Drian au Mali en soutien à “IBK” et à l’accord de paix

Reuters

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Le ministre français des Affaires étrangères assistera samedi à Bamako à l’investiture du président Ibrahim Boubacar Keïta, réélu pour cinq ans à la tête du Mali, afin notamment d’exercer une pression “respectueuse” pour l’application des accords de paix de 2015.

Malgré la présence des soldats français de la force Barkhane et des casques bleus de l’Onu au Mali, la résurgence des groupes djihadistes reste le défi majeur du deuxième mandat du dirigeant malien, qui s’est engagé à lutter contre les insurgés islamistes et à endiguer les tensions entre ethnies.

Au programme du voyage de Jean-Yves Le Drian, une rencontre avec sa nouvelle homologue, Kamissa Camara, mais aussi un entretien avec le président dans lequel la sécurité et la stabilité du Mali seront centrales, souligne-t-on de source diplomatique.

Plus de trois ans après sa signature, l’accord de paix d’Alger, signé en 2015 entre le gouvernement malien et les groupes armés du Nord, reste très imparfaitement mis en oeuvre, un retard qui suscite l’impatience de la France et de ses partenaires.

Le 30 août, le Conseil de sécurité de l’Onu a reconduit pour un an un régime de sanctions “contre les acteurs entravant l’application de l’accord pour la paix et la réconciliation dans ce pays”, une liste laissée pour le moment vide de tout nom. Mais cela pourrait changer.

“Le temps des avertissements est terminé”, a prévenu la représentante de la France, soulignant que “certains responsables intermédiaires de groupes armés (…) nuisaient ‘volontairement’ à la mise en œuvre de l’accord par leurs liens avérés avec des activités criminelles et terroristes”, selon les termes du Conseil de sécurité.

De source diplomatique, on assure que, si l’instrument des sanctions “reste d’actualité”, “on ne mettra pas en oeuvre l’accord de paix contre l’avis du gouvernement malien”.

On ignore pour l’heure si la 73e assemblée générale des Nations unies qui s’est ouverte cette semaine pourrait servir de cadre à de telles annonces.

La France compte le G5 Sahel

Autre signe d’impatience, le Conseil de sécurité a repris en juin la plupart des éléments saillants d’une feuille de route conclue en mars par les signataires de l’accord, en donnant six mois aux parties pour les mettre en place (soit jusqu’à février 2019).

Le texte prévoit notamment le début du processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), qui fixe le recensement de tous les combattants à démobiliser ou intégrer dans l’armée ou la police malienne, avec l’obligation d’intégrer 1.000 soldats d’ici six mois.

L’échéance des élections législatives, prévues les 25 novembre et 16 décembre au Mali, ne doit pas entraîner d’immobilisme, prévient-on de même source : “Il ne faut pas se mettre dans une posture d’attente des législatives pour prendre les décisions qui s’imposent”, dit-on.

Sur le terrain militaire, où la force Barkhane a abattu le mois dernier un chef djihadiste à Ménaka dans le nord du Mali, la matérialisation de la force conjointe du G5 Sahel est attendue avant le sommet G5 de Nouakchott les 6 et 7 décembre prochains, où Jean-Yves Le Drian est attendu.

“On attend (…) que les sept, huit bataillons soient vraiment opérationnels très vite. On l’attend pour le début de l’automne, la fin de la saison des pluies”, précise-t-on de source diplomatique. “On arrivera à élargir et finaliser le financement, d’autant que la force conjointe aura démontré sa capacité à être efficace sur le terrain”.

Pour le général François Lecointre, chef d’état-major des armées françaises, qui s’exprimait en juillet dernier sur le bilan de l’opération Barkhane, “les moyens militaires ne suffisent pas et il faut déployer une approche globale qui doit cristalliser l’action de plusieurs acteurs”, dont l’Agence française de développement (AFD).

“Les actions de développement doivent accompagner la sécurisation sur le terrain”, souligne-t-on dans l’entourage de la ministre française des Armées, Florence Parly.

La recrudescence des attaques – non revendiquées – dans le nord-est du Burkina Faso “illustre la pertinence du G5 Sahel et de ses opérations frontalières”, ajoute-t-on.

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