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Afrique

Mali : Renforcement de capacité sur les violences sexuelles liées au conflit de 35 membres du collectif "Les Amazones"

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Les 13 et 14 mars 2018, la MINUSMA a tenu une formation sur les violences sexuelles liées au conflit (VSLC) à l’attention de 35 membres (dont 19 femmes) du collectif  “Les Amazones”, à l’Ecole Nationale de Police (ENP).

Cette formation qui s’est articulée autour de la spécificité des violences sexuelles et les approches adéquates à entreprendre dans la prévention, la lutte et la réponse aux Violences Sexuelles Liées aux Conflits (VSLC) étaient principalement axée sur l’accueil et l’orientation des victimes.

A cette occasion, des groupes de travail ont été mis en place afin de favoriser les échanges d’opinions et d’expériences mais également, la confrontation de points de vue sur ces problématiques qui touchent le pays. En effet, la publication récente sur les réseaux sociaux de la vidéo d’un viol collectif perpétré par cinq jeunes hommes sur une mineure de 14 ans, avait déclenché une vague d’indignation dans tout le pays mais aussi suscité de nombreux débats.

Mme Khanstoun A.I Fofana, la Présidente des “Amazones”, s’est ainsi réjouie de l’impact que la formation aura sur le travail du collectif au quotidien : « Cette formation a renforcé nos capacités et nos connaissances en matière de Violences Basées sur le Genre (VBG). Le Bureau de la Conseillère Principale de la MINUSMA pour la Protection des Femmes a fabriqué de nouvelles Amazones grâce notamment, aux nouvelles techniques d’approche des victimes qui nous ont été inculquées durant ces deux jours. Nous allons pouvoir aider et orienter les victimes avec davantage de professionnalisme ».

Un collectif d’associations pour porter plus haut le plaidoyer…

Créée en 2017 le collectif “Les Amazones” est un collectif d’associations maliennes qui œuvre contre les VBG au Mali. Il est composé d’une centaine de membres qui sont chacun les représentants d’une association œuvrant dans le même domaine. “Les Amazones” ont déjà organisé plusieurs marches et rassemblements dans la capitale, visant à dénoncer les violences faites aux femmes et aux filles. “Les Amazones” appuient également les victimes de violences conjugales, de violences faites aux femmes et aux filles, en leur fournissant notamment un soutien judiciaire et psychosocial mais aussi, en menant un plaidoyer auprès des autorités maliennes.

Au Mali, les statistiques sur les violences basées sur le genre sont d’une grande préoccupation, notamment dans les milieux scolaires et au sein des foyers. Ces deux jours de formation ont ainsi permis de mettre l’accent sur les violences basées sur le genre commises en milieu familial. Cette rencontre a également permis aux participants de s’exprimer sur ces problématiques de société auxquelles ils doivent faire face au quotidien au sein du collectif “Les Amazones”.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).

Source: APO

Afrique

RD Congo : Jean-Pierre Bemba désigné par son parti pour la présidentielle du 23 décembre 2018

Ange Poireau

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© John Wessels, AFP

L’ancien vice-président de la RD Congo, Jean-Pierre Bemba, qui avait été acquitté le mois dernier des crimes de guerre, a été désigné vendredi par son parti comme candidat aux élections présidentielles prévues pour décembre.

Nous avons décidé à l’unanimité de renouveler le sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo en tant que président national du Mouvement pour la Libération du Congo pour un mandat de cinq ans et de le nommer comme candidat à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018“, a déclaré Jean Jacques Mamba du parti.

Plus tôt cette semaine, la RDC a déclaré que Bemba pourrait demander un passeport diplomatique pour rentrer chez lui après avoir été acquitté des crimes de guerre à La Haye.

La RDC est aux prises avec une crise sur l’avenir du président Joseph Kabila, qui dirige le pays depuis 2001 et qui refuse de quitter le pouvoir, malgré une limite constitutionnelle de deux mandats qui a expiré en décembre 2016.

Il est resté au pouvoir en vertu d’une clause constitutionnelle qui permet à un président de rester en fonction jusqu’à l’élection de son successeur.

Le parti de Bemba l’a nommé candidat lors d’un congrès à Kinshasa.

Le 8 juin, les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont annulé une condamnation prononcée en 2016 contre Bemba pour cinq chefs d’accusation de crimes de guerre commis par sa milice en République centrafricaine en 2002-2003.

Ils ont déclaré qu’il ne pouvait pas être tenu pénalement responsable des atrocités commises, notamment le meurtre, le viol et le pillage, car il était incapable d’influencer leur conduite.

Il avait été dans un premier temps condamné à 18 ans, le plus long jamais accordé par le tribunal.

Bemba était annoncé en Belgique après avoir obtenu une libération provisoire du tribunal.

La CPI doit rendre une décision dans une affaire distincte dans laquelle il a été condamné à un an de prison et à une amende de 300 000 euros (350 000 dollars) en 2017 pour avoir soudoyé des témoins lors de son principal procès pour crimes de guerre.

Cependant, il a déjà passé une décennie derrière les barreaux, et les experts juridiques s’attendent à ce qu’il soit libéré définitivement si ce temps est pris en compte.

Reste à savoir s’il risque d’être poursuivi lorsqu’il va mettre les pieds sur le sol de la RDC, après que les autorités lui aient décerné un mandat en 2007 contre lui pour ces violences et pour un incendie criminel présumé à la Cour suprême.

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Afrique

L’ACA annonce les tous premiers versements de dividendes aux actionnaires

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Dans une annonce très attendue, l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA)  a déclaré que son Assemblée générale avait approuvé les tout premiers versements de dividendes aux actionnaires. Cette annonce survient peu après l’Assemblée générale annuelle de l’ACA organisée à Abidjan, lors de laquelle la société a également présenté des résultats financiers 2017 records pour la sixième année consécutive.

L’ACA prévoit un versement initial total de 2,5 millions de dollars à ses actionnaires, qui comprennent 14 gouvernements africains membres.

Le PDG de la société, George Otieno, déclare : « Nous poursuivons cet objectif depuis plusieurs années, et je suis très heureux de pouvoir enfin annoncer que nous sommes prêts à récompenser nos actionnaires. Nous démontrons ainsi notre volonté de créer de la valeur pour nos gouvernements membres et nos actionnaires, tout en incitant les pays et investisseurs institutionnels non-membres à nous rejoindre. »

En 2017, l’ACA a enregistré 2,4 milliards de dollars d’expositions brutes et, au cours de la même période, la société a couvert des activités d’investissement et de commerce évaluées à 10 milliards de dollars pour tout le continent. L’ACA a également atteint un bénéfice de 10 millions de dollars, soit une augmentation de 55 % par rapport à 2016.

L’ACA doit en partie ses excellents résultats à la demande croissante des investisseurs et des gouvernements africains pour ses produits, car le continent reste une destination attractive pour les investisseurs. La volonté de l’Afrique d’accroître les échanges commerciaux sur son sol est également un facteur clé de la réussite de l’ACA.

L’assureur multilatéral africain a par ailleurs annoncé la participation du gouvernement de l’Inde à hauteur de 10 millions de dollars. L’ECGC, l’agence de crédit à l’exportation indienne, agira en tant que son représentant.

RÉSULTATS CLÉS DE L’ACA POUR L’ANNÉE 2017
Chiffre d’affaires réalisé depuis la création:35 milliards de dollars (+40 %)
Transactions et investissements assurés (expositions brutes):2,4 milliards de dollars (+23 %)
Primes émises brutes:44,8 millions de dollars (+52 %)
Plus-values nettes:14 millions de dollars (+9 %)

Notation (S&P) Bénéfice
Plus-values nettes

9,9 millions de dollars (+55 % sur une base comparable)
* S&P a revu sa perspective de « négative » à « stable » le 16 mars 2018. L’ACA est actuellement notée A/stable.
Ratio combiné: 62 % (+11 spa sur une base comparable)
Capitaux propres des actionnaires: 242,2 millions de dollars (+16 %)
Rendement des capitaux: 4,6 % (+1,5 spa sur une base comparable)

 

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Sénégal

Au Sénégal, un enseignant condamné à cinq ans de prison pour fraude au baccalauréat

Ange Poireau

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Getty images

Au Sénégal, un enseignant a été condamné à une peine d’emprisonnement de cinq ans et un autre a été condamné à une amende de 32 000 dollars pour avoir vendu des copies d’examen.

Les tests de français, d’anglais, d’histoire et de géographie du baccalauréat ont dû être abandonnés l’année dernière après la diffusion épreuves corrigées  sur les réseaux sociaux.

Plusieurs autres enseignants et des dizaines d’élèves ont également été punis.

Leurs peines vont de deux mois de suspension à deux ans de prison.

Le directeur du Lycée de Kahone à Dakar, la capitale du Sénégal, a admis avoir vendu des copies d’examen, mais a déclaré qu’il n’était pas motivé par l’argent.

“Je voulais aider une personne vulnérable qui bataillait pour obtenir son baccalauréat”, a déclaré Mamadou Djibril Dia, au tribunal correctionnel de Dakar.

“[Elle] m’a demandé de l’aider parce qu’elle avait déjà échoué deux fois … Si j’avais voulu gagner de l’argent, j’aurais vendu les épreuves aux plus riches”, a-t-il ajouté.

En plus de sa peine de cinq ans d’emprisonnement, Dia a été condamné à une amende de 500 000 francs CFA (886 dollars).

Une leçon pour les enseignants

Des enseignants d’au moins deux écoles secondaires ont également été condamnés pour «association de malfaiteurs, fraude et obtention frauduleuse d’avantages matériels indus».

La plus lourde d’entre elles était une amende de 32 000 dollars et une peine de prison de deux ans infligée au professeur de français Abdoulaye Ndour du Lycée Yalla Suren.

Le site d’information sénégalais Le Soleil fait savoir que le tribunal a entendu la preuve que Ndour avait placé 12 000 dollars comme prix des épreuves d’examen dans son compte bancaire.

Au total, 32 élèves ont été condamnés à des peines d’emprisonnement avec sursis, allant de six mois à deux ans de prison.

Nous avons été choqués par l’ampleur de la fraude“, a déclaré Saourou Sène, de l’union nationale des enseignants des collèges et lycées du Sénégal (SAEMS).

Ce verdict devrait servir de leçon à tous ceux qui pourraient être tentés de saboter ou de saborder le baccalauréat au Sénégal“.

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