Léger relâchement dans la grève ferroviaire alors que Macron promet de ne pas reculer - LaMinuteInfo

Léger relâchement dans la grève ferroviaire alors que Macron promet de ne pas reculer

France – La dernière vague de grèves ferroviaires en France a débuté vendredi, mais avec des perturbations plus légères que la semaine dernière, le président Emmanuel Macron ayant juré de gagner sa bataille avec les syndicats.

Les conducteurs de trains et autres membres du personnel ont déclenché trois mois de grève le 3 avril afin de contraindre Macron à renoncer aux plans de restructuration de l’opérateur ferroviaire lourdement endetté SNCF.

Ils vont continuer deux jours sur cinq jusqu’au 28 juin, causant des ravages pour les 4,5 millions de passagers quotidiens du train en France.

Mais Macron a insisté jeudi sur le fait qu’il poursuivrait les réformes visant à rendre la SNCF moins chère à opérer en tant que marché ferroviaire européen de passagers ouvert à la concurrence à partir de 2020.

Je vais aller jusqu’au bout“, a-t-il déclaré à TF1 dans ses premières remarques publiques sur une confrontation que les commentateurs ont comparée à la bataille des années 80 entre le Premier ministre britannique Margaret Thatcher et les syndicats du charbon.

Un tiers des TGV et des trains régionaux TER circulaient vendredi, soit une nette augmentation par rapport à la grève de la semaine dernière, alors qu’un TGV sur huit fonctionnait comme d’habitude.

Les services Eurostar vers Londres fonctionnaient normalement et les trains Thalys vers la Belgique et les Pays-Bas ne souffraient que de légères perturbations.

La facilité de la grève a été un soulagement pour les familles alors que les écoles de la région parisienne ainsi que les villes du sud de Toulouse et de Montpellier partaient en vacances.

La SNCF a indiqué que 38% du personnel nécessaire à l’exploitation des trains participait à la grève de vendredi – une chute marquée de 48% lors des premières grèves la semaine dernière, malgré une légère augmentation de 3% par rapport à la deuxième vague de dimanche.

Les syndicats ont réagi avec colère au discours de Macron, affirmant que cela les rendait encore plus déterminés à poursuivre leur grève.

Le syndicat CGT l’a qualifié de «président hésitant qui n’a pas dit grand-chose, qui selon toute vraisemblance n’a pas bien compris les projets de réforme et qui, loin de nous rassurer, a renforcé la détermination des cheminots».

Les syndicats s’opposent aux projets visant à refuser de nouveaux avantages aux recrues de la SNCF, tels que les emplois à vie et les retraites anticipées, et craignent que la proposition de Macron de transformer l’opérateur en société par actions détenue par l’Etat finisse par la privatiser.

Vendredi, cependant, le directeur syndical de la CFDT, Laurent Berger, a déclaré que des avancées avaient été réalisées dans les discussions entre les deux parties, notamment sur la manière d’ouvrir le réseau aux concurrents étrangers.

“Il y a eu quelques ouvertures sur certains sujets”, a déclaré Berger à la radio RTL. “Maintenant, nous devons aller de l’avant avec les autres.”

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