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Le soutien de l'UE au Sahel a contribué à renforcer la sécurité intérieure, mais les progrès sont lents, estime la Cour des comptes européenne

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Les missions de l'UE au Sahel ont contribué à renforcer les forces de sécurité intérieure au Niger et au Mali, mais les progrès ont été lents en raison de conditions difficiles et du manque d'efficience opérationnelle, selon un nouveau rapport de la Cour des comptes européenne.

Dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune, l'UE mène des missions civiles au Niger et au Mali consistant en des activités de formation et de conseil ainsi qu'en la fourniture de matériel afin de renforcer les capacités des forces nationales responsables de la sécurité intérieure. Le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) planifie et gère les opérations; la Commission en exécute les budgets. Les montants des fonds alloués au Niger pour la période 2012‑2017 et au Mali pour la période 2014‑2017 se sont respectivement élevés à 69 millions d'euros et à 66 millions d'euros.

«L'insécurité dans la région du Sahel en Afrique de l'Ouest est préjudiciable au développement des pays qui en font partie et aux intérêts de l'Union européenne», a déclaré Mme Bettina Jakobsen, Membre de la Cour des comptes européenne responsable du rapport. «Les missions de l'UE au Niger et au Mali ont joué un rôle important, mais les progrès en matière de renforcement des capacités des forces chargées de la sécurité intérieure ont été lents et limités.» Les auditeurs ont constaté que le personnel affecté aux missions n'avait reçu ni orientations appropriées sur le plan pratique ni, dans le cas de l'EUCAP Sahel Niger, formation préalable au déploiement sur le terrain. Le SEAE et la Commission n'ont pas apporté un soutien suffisant et ont recouru, dans certains cas, à des procédures non adaptées aux conditions sur le terrain.

Les auditeurs ont décelé des insuffisances concernant l'efficience opérationnelle des missions de l'UE. Ces insuffisances étaient dues à une combinaison de facteurs, à savoir le mandat de deux ans délivré aux missions et l'annualité des budgets, lesquels ne favorisent pas la planification à moyen ou à long terme, ainsi que le nombre élevé de postes vacants. Selon les auditeurs, même si les missions ne sont pas destinées à devenir des organes permanents, il n'existe aucune stratégie de sortie claire.

Les missions se sont préoccupées de la question de la durabilité, mais sans grand succès. Cela a résulté non seulement du manque d'appropriation de la part des pays concernés, mais aussi du fait que les missions n'ont pas consacré les ressources nécessaires pour assurer la durabilité et le suivi des formations dispensées et du matériel fourni.

Les auditeurs estiment que les missions ont pâti du caractère peu satisfaisant des indicateurs de performance et que ces dernières n'ont pas assuré un suivi et une évaluation adéquats de la réalisation des tâches. Les analyses d'impact réalisées par le SEAE n'étaient pas liées au suivi et à l'évaluation.

Les auditeurs formulent un certain nombre de recommandations à l'intention du SEAE et de la Commission européenne, à savoir:

•             prendre des mesures visant à améliorer l'efficience opérationnelle des missions;

•             augmenter le taux d'occupation des postes affectés aux missions;

•              établir des mandats et des budgets qui correspondent aux opérations et prévoir une stratégie de sortie;

•             mettre davantage l'accent sur la durabilité;

•             améliorer les indicateurs, le suivi et l'évaluation.

Remarques à l'intention des journalistes

Le Niger et le Mali sont des États de l'Afrique de l'Ouest en situation fragile. Ce sont de jeunes démocraties parlementaires caractérisées par une situation économique précaire et des administrations publiques en développement. En 2016, ils occupaient respectivement les 187e et 175e positions, sur 188, de l'indice de développement humain et leurs populations sont aujourd'hui parmi les plus pauvres au monde. Le Niger et le Mali, situés dans la partie méridionale du désert du Sahara, sont les sixième et huitième plus grands pays d'Afrique. Ils sont traversés par de nombreux migrants en route vers leur destination finale.

Malgré un accord de paix signé en juin 2015 et la présence de forces étrangères de maintien de la paix, des groupes extrémistes sont encore actifs dans le nord du Mali et les forces de sécurité nationales sont confrontées à plusieurs défis. Le nombre de victimes et d'attaques terroristes reste élevé. La sécurité du Niger est menacée par l'instabilité qui règne dans les pays voisins, à savoir la Libye, le Nigeria et le Mali. Le gouvernement fait face à des défis tels que la lutte contre les trafiquants d'êtres humains et d'autres activités illégales.

La Cour des comptes européenne présente ses rapports spéciaux au Parlement européen et au Conseil de l'UE, ainsi qu'à d'autres parties intéressées telles que les parlements nationaux, les acteurs de l'industrie et des représentants de la société civile. La grande majorité des recommandations formulées dans nos rapports sont mises en œuvre. Le niveau élevé d'acceptation de ces recommandations témoigne des avantages apportés par nos travaux aux citoyens de l'UE.

Le rapport spécial n° 15/2018 intitulé «Renforcement des capacités des forces de sécurité intérieure au Niger et au Mali: des progrès certes, mais lents et limités» est disponible dans 23 langues de l'UE sur le site web de la Cour (eca.europa.eu).

Distribué par APO Group pour European Court of Auditors (ECA).

L'objectif de ce communiqué de presse est de présenter les principaux messages du rapport spécial adopté par la Cour des comptes européenne.

Celui-ci est disponible dans son intégralité sur le site www.eca.europa.eu.

ECA Press
Mark Rogerson – Porte-parole         
T: (+352) 4398 47063            
M: (+352) 691 55 30 63

Damijan Fišer – Attaché de presse   
T: (+352) 4398 45410            
M: (+352) 621 55 22 24

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eca.europa.eu

Source: APO

Afrique

Qualification africaine pour la Coupe du Monde de Rugby : Le Kenya bat le Maroc samedi à Casablanca durant la Rugby Africa Gold Cup

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Ce samedi 23 juin, les Lions de l’Atlas marocains ont joué contre les Simbas Kényans lors de la Coupe d'Afrique de Rugby 2018, la Rugby Africa Gold Cup, qualificatif pour la Coupe du Monde de Rugby 2019 au Japon. Au cours d’un match engagé, le Kenya a battu son adversaire 28 à 24.

Télécharger le b-roll et les photos: https://we.tl/6RyqXekGJs

A la vitesse des Kényans qui ont ouvert le score sur un joli mouvement des 3/4, les Marocains ont répondu par un jeu recentré sur les fondamentaux avec une mêlée dominatrice et des groupés pénétrants incisifs.

Cependant, dès que le jeu accélérait, et que les fautes de main se faisaient moins nombreuses, le Kenya devenait alors bien plus dangereux.

Les Marocains pourront regretter les points qu’ils ont laissé en route au cours de cette première mi-temps. A la pause, le Maroc menait 10 à 7.

La seconde mi-temps reprend sur le même faux rythme de la première mi-temps avec toujours un combat de tous les instants dans les phases de contact.

Les Marocains marquent alors à nouveau un essai en force suite à une mêlée à 10 mètres de la ligne d’en-but du Kenya.

Les Simbas sont alors menés 17 à 7 et sont au pied du mur.

Le Kenya tente d’accélérer le jeu, et sur deux actions éclairs marquent deux essais. Ils passent donc devant les locaux et mènent alors 21 à 17 à la 57ème minute.

Malheureusement pour le Maroc, la révolte ne viendra qu’après le 3e essai Kényan.

L’intensité du combat augmente encore et les contacts deviennent très rudes. Si en première mi-temps les locaux dominaient les mêlées, en 2e mi-temps ce sont clairement les joueurs d’Afrique de l’Est qui prennent l’ascendant.

Dans les 10 dernières minutes, le Maroc marque l’essai de l’espoir, et la fin de match devient alors étouffante. Le Maroc progresse, mais échoue de peu à inscrire l’essai de la victoire.

Au final, le Kenya a échappé de peu à une cuisante défaite face à de valeureux Marocains qui se sont battus avec leurs armes. Le combat au cours de ce match a laissé des traces sur les organismes des deux équipes qui ont joué les derniers instants du match au mental plus que sur le physique.

Au coup de sifflet final, les Kényans ont manifesté une joie toute mesurée, tant leur victoire, bien que méritée, fut difficile à conquérir.

A la fin du match, le capitaine du Kenya, Chenge Davis Musungu s’est avoué soulagé : « C’était un match difficile, les Marocains nous ont beaucoup accrochés et le combat a été intense ». Nous avons fait beaucoup d’erreurs car le Maroc nous a mis la pression ».

« Nous devons corriger ces erreurs si nous voulons aller au Japon l’année prochaine », à ajouter le capitaine de l’équipe Kényane.

Hocine Arabat, capitaine des Lions de l’atlas, qui avait conscience d’être passé tout près de l’exploit a déclaré : « Il faut toujours un gagnant et un perdant, aujourd’hui nous avons perdu sur des détails. Mais au haut niveau, ce sont les détails qui comptent. Nous devons maintenant nous concentrés sur l’avenir et nous tourner vers le prochain match ».

« Quel match passionnant pour terminer cette deuxième journée de la Rugby Africa Gold Cup ! Je suis vraiment satisfait de la performance des deux équipes, de la qualité de l'accueil et de l'enthousiasme des fans ! Le rugby africain est définitivement en pleine croissance », a déclaré Abdelaziz Bougja, le président de l'association africaine de World Rugby, Rugby Africa (www.RugbyAfrique.com).

Pour le Maroc, il va falloir très rapidement mettre cette défaite encourageante derrière eux pour préparer le choc du 30 Juin prochain à domicile contre la Namibie.

Pour le Kenya, il s’agira de bien récupéré avant d’affronter à Nairobi le week-end prochain le Zimbabwe.

« Je pense que le match entre la Namibie et le Maroc le 30 juin va être vraiment très intéressant », a déclaré Nicolas Pompigne-Mognard, le fondateur et PDG d’APO Group, le Partenaire Officiel principal de Rugby Africa.
 

Distribué par APO Group pour Rugby Africa.

Contact presse : rugby@apo-opa.org

Source: APO

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Le Rugby Club Okapi de Goma (province du Nord-Kivu) invité à prendre part au tournoi international du mémorial de Génocide du Rwanda édition 2018 à Kigali

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Le Rugby Club Okapi de Goma est invité à prendre part au tournoi international du mémorial de Génocide du Rwanda édition 2018 qui aura lieu ce samedi 23 juin au stade Amahoro de Kigali à partir de 9 heures du matin.

Compte tenu de sa proximité géographique avec le Rwanda, le club du Nord-Kivu est régulièrement invité à participer à des compétitions dans ce pays. Leur participation successive à ce genre de compétition permet aux jeunes joueurs congolais d’acquérir de l’expérience et de grandir tactiquement.

La Fécorugby suit de près les activités rugbystiques dans ce coin du pays où un tournoi Get Into Rugby est prévu au mi – juillet 2018. On y reviendra.

Distribué par APO Group pour Fédération Congolaise de Rugby (FECORUGBY).

Contact presse : rugby@apo-opa.org

Source: APO

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Ethiopie : explosion meurtrière dans le centre d’Addis Abeba

Ange Poireau

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Le nouveau Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a déclaré que plusieurs personnes avaient été tuées dans une explosion qui avait frappé un rassemblement samedi dernier.

Il l’a décrit comme une “tentative infructueuse par des forces qui ne veulent pas voir l’Ethiopie unie”.

Abiy a été emmené immédiatement après l’explosion, probablement à partir d’une grenade lancée au milieu de milliers de personnes sur la place Meskel de la capitale.

L’Éthiopie a été déchirée par des années de manifestations parfois violentes.

Abiy n’est devenu Premier ministre qu’après la démission inattendue de son prédécesseur, Hailemariam Desalegn, en février.

Il est le premier dirigeant du groupe ethnique Oromo, qui a été au centre de près de trois années de manifestations antigouvernementales qui ont fait des centaines de morts.

L’une de leurs principales plaintes est qu’ils ont été politiquement, économiquement et culturellement marginalisés pendant des années, bien qu’ils soient le groupe le plus important du pays.

Le gouvernement éthiopien a été accusé de violations des droits de l’homme, notamment de torture et de meurtre extrajudiciaire de dissidents politiques.

Cependant, depuis qu’il a pris le pouvoir, M. Abiy a entamé des réformes pour relâcher l’emprise de l’État sur le pouvoir. Ceux-ci ont inclus débloquer des centaines de sites Web et de chaînes de télévision.

Vendredi, un groupe rebelle éthiopien a suspendu sa résistance armée contre le gouvernement.

Ginbot 7, basé en Érythrée voisine, a déclaré que les réformes de M. Abiy lui avaient donné l’espoir qu’une «véritable démocratie» pourrait être «une possibilité réelle».

Qui est Abiy Ahmed?

Abiy aurait un énorme soutien parmi la jeunesse Oromo ainsi que d’autres groupes ethniques.

Il est le chef de l’Organisation démocratique du peuple oromo (OPDO), l’un des quatre partis ethniques qui composent le gouvernement du Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF).

Agé de 42 ans, né à Agaro, dans la ville d’Oromia et issu d’une famille mixte chrétienne-musulmane, il a rejoint l’OPDO à la fin des années 1980.

Il a servi dans l’armée, a fondé l’Agence du réseau et de la sécurité de l’information du pays, responsable de la cybersécurité dans un pays où le gouvernement exerce un contrôle étroit sur Internet, avant de devenir ministre des sciences et de la technologie.

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