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Afrique

Le Président Rajaonarimampianina ouvre la Semaine Africaine de Vaccination : « Pour un taux maximal de vaccination à Madagascar

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La 8ème édition de la Semaine Africaine de la Vaccination a débuté ce 14 mai à Madagascar, et se déroule simultanément avec la Semaine de la Santé Mère et Enfant. Le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, accompagné de son épouse, également marraine de la santé de la Mère et de l’Enfant, est venu au Palais des sports et de la culture, à Mahamasina, pour la cérémonie d’ouverture. « Les vaccins ça marche, faites votre part ! » : c’est le thème de célébration de la SAV dont le lancement s’est déroulé aussi en présence du Représentant de l’Union Africaine, de l’OMS, des partenaires internationaux et locaux, ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement, du Sénat et de l’Assemblée Nationale.

« Merci à vous madame la Première Dame Voahangy Rajaonarimampianina. Votre dynamisme et votre volonté d’action ont été reconnus par vos consœurs Premières Dames d’Afrique. Et c’est ainsi que Madagascar a été choisi pour lancer à l’échelle du continent la Semaine Africaine de la Vaccination. L’engagement au niveau le plus élevé du pays constitue la forte identité de tout programme de santé publique. Engageons-nous tous à vacciner nos enfants !» a déclaré la Représentante de l’OMS, Charlotte Faty Ndiaye. La SAV représente en effet une grande opportunité pour atteindre les personnes qui ont un accès limité aux services de santé. Depuis son lancement en 2011, cette initiative a permis de vacciner plus de 150 millions de personnes, tous âges confondus. En principe, une personne doit avoir reçu 11 vaccins de base. Pour Madagascar, les derniers chiffres indiquent que 85 % des enfants ont reçu les 11 vaccins. Vingt mille agents vaccinateurs travaillent dans tout le pays, et c’est dans la Région Melaky que les interventions sont un peu en retard par rapport au calendrier. Le prochain objectif sera d’atteindre un taux national de 90%. Par ailleurs, en juin prochain, Madagascar aura définitivement éradiqué la poliomyélite. Pour rappel, en 2017, l’Assemblée Nationale avait adopté la loi sur la vaccination, qui protège le droit à la vaccination, d’autant que le Fonds national pour la vaccination a été mis en place ». 

« La vaccination est un des moyens les plus efficaces pour prévenir la maladie, et constitue un outil de développement durable pour une Nation. J’invite tous les ménages à ouvrir leurs portes, et à accueillir les agents vaccinateurs. Nous avons la responsabilité de sauver des vies, et surtout celles de nos enfants. » a déclaré le Président Hery Rajaonarimampianina. Il a vivement remercié tous les partenaires de Madagascar dans cet effort de vaccination et dans son programme de santé en général, entre autres l’OMS, l’UNICEF, l’USAID, l’Alliance Mondiale pour le Vaccin et la Vaccination, la société civile, et les diverses associations. Ces partenaires ont par ailleurs remis aujourd’hui des dons à Madagascar à l’occasion de la Semaine Africaine de Vaccination. Il s’agit de 124 motos destinées aux points focaux de surveillance des maladies, 112 réfrigérateurs solaires, 20 réfrigérateurs électriques, 2571 porte-vaccins, 236 glacières destinées aux Centres de Santé de Base  pour la conservation des vaccins. Ces équipements de santé de base sont utilisés pour appuyer la surveillance épidémiologique des maladies évitables par la vaccination.

Appel au calme et à la stabilité 

Le Président de la République Hery Rajaonarimampianina a saisi l’ouverture de la SAV et de la SSME pour s’exprimer sur les évènements politiques qui ont marqué la vie du pays ces derniers temps. Il a notamment remercié et salué la population d’Antananarivo pour le calme dont elle a fait preuve face aux agitations. Le Chef d’Etat a rappelé que lors de son investiture en 2014, le pays était sous les sanctions de la communauté internationale, et que le taux de pauvreté et d’extrême pauvreté était alors de 92 %. « Cela suffit, nous devons nous liguer et protéger nos efforts de poursuite du développement. Nous devons tirer des leçons du passé. Nous devons nous rappeler que les troubles et les violences ne mènent qu’à la décadence et la pauvreté », a déclaré le Président.

Dans le contexte de la santé de la mère et de l’enfant, le Chef d’Etat a rappelé que durant la crise, de 2009 à 2013, des centaines de Centres de Santé de Base ont dû fermer leurs portes. Mais, depuis 2014, plus de 250 CSB ont pu fonctionner à nouveau, sans compter les dizaines de blocs chirurgicaux mis en place jusqu’ici, et qui peuvent aujourd’hui sauver des milliers de mères et de nouveau-nés. D’autre part, en ce qui concerne le domaine de l’éducation, il a rappelé que plus d’un million d’enfants ont été déscolarisés durant la crise, et qu’aujourd’hui tous ces enfants sont revenus sur les bancs d’écoles. Il a également rappelé la mise en place des cantines scolaires dans tout le pays, notamment dans les zones défavorisées, ainsi que l’aide accordée à des milliers de ménages vulnérables à travers le programme « Vatsin’ankohonana ». 

« Je m’adresse à tous les citoyens malgaches. Il est très facile et très rapide de détruire, mais il est plus difficile de rebâtir. J’en appelle au sang-froid de tout un chacun. Je convie tous les malgaches à respecter la loi et la Constitution pour le bien de la Nation. Notre seule solution légitime et légale est l’élection. J’ai été élu à travers des élections démocratiques, transparentes et fiables, et je m’engage à assurer des élections aussi transparentes et aussi fiables pour cette année. Laissons régner la solidarité et non la haine. Je réitère que je suis ouvert à toute forme de dialogue pour améliorer le processus électoral et apaiser les tensions. » a conclu le Président Hery Rajaonarimampianina. Par ailleurs, lors de la cérémonie de lancement de la SAV et de la SSME, le Couple présidentiel a offert un panier garni comportant du riz, de l’huile, des légumineuses, aux ménages représentés au Palais des sports de Mahamasina. 

Distribué par APO Group pour Présidence de la République de Madagascar.

Source: APO

Cameroun

Cameroun: les violences ne cessent de s’aggraver dans les régions anglophones

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Les attaques violentes contre des citoyens ordinaires et les forces de sécurité démontrent à quel point la situation se dégrade dans les régions anglophones du Cameroun, a déclaré Amnesty International le 18 septembre 2018.

Des experts médicolégaux d’Amnesty International ont authentifié deux vidéos, reçues en fin de semaine dernière. Dans la première, une personne se présente comme étant un membre du groupe armé séparatiste des Forces de libération de l’Ambazonie. Sur cette même vidéo, on peut voir la tête d’un gendarme décapité.

Dans la seconde, qui serait la suite de la première séquence, on entend une voix affirmant que les séparatistes armés avaient pris le fusil du gendarme, que les experts ont identifié comme étant un AK chinois de type 56, un modèle très répandu dans la région.

« La situation dans les régions anglophones du Cameroun devient de plus en plus désespérée ; nul n’est épargné par les violences qui échappent à tout contrôle », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale adjointe pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

Selon les experts d’Amnesty International, le gendarme présentait des contusions à la tête, qui était placée sur un linge blanc imbibé de sang ; à proximité se trouvaient ce qui pourrait être ses organes génitaux.

Amnesty International n’est pas encore en mesure de confirmer de manière indépendante le lieu exact où les vidéos ont été tournées, mais l’analyse laisse à penser qu’il s’agirait de la région de Belo, dans le Nord-Ouest du Cameroun, gravement touchée par la crise. Belo se trouve non loin de Njinikom, commune de la région du Nord-Ouest, où l’on sait que le groupe armé séparatiste des Forces de libération de l’Ambazonie est actif.

« Puisque des étudiants et des enseignants ont été attaqués et kidnappés, nous avons des raisons de croire que la vie de nombreux autres citoyens est en péril, du fait des violences perpétrées par certains membres des groupes armés séparatistes. Cela doit cesser immédiatement », a déclaré Samira Daoud.

400 citoyens ont été tués

Du fait des violences dans les régions anglophones, depuis un an, jusqu’à 400 citoyens ont été tués par les forces de sécurité et les séparatistes armés.

En outre, Amnesty International a recensé plus de 260 problèmes de sécurité depuis le début de l’année, allant des affrontements entre séparatistes armés et forces de sécurité, à l’enlèvement de simples citoyens et à l’homicide de membres des forces de sécurité par les séparatistes. Ces faits englobent également les homicides illégaux imputables aux forces de sécurité et la destruction de biens privés par les deux parties.

« Les membres des deux camps qui seraient responsables d’attaques, d’homicides ou de destructions de biens, ne doivent pas rester libres. Les autorités camerounaises doivent s’engager sans délai à mener des enquêtes rapides, indépendantes et efficaces sur ces agissements », a déclaré Samira Daoud.

Depuis le début de la crise dans les régions anglophones du Cameroun fin 2016, Amnesty International a recensé plus de 160 cas de membres des forces de sécurité morts aux mains des séparatistes armés. Toutefois, le bilan pourrait s’avérer beaucoup plus lourd, car toutes les attaques ne sont pas signalées.

Le 3 septembre, dans la ville de Bafut, dans la région du Nord-Ouest, des séparatistes armés ont kidnappé sept élèves et le principal du collège presbytérien (PCSS), qui a été torturé et grièvement blessé durant sa captivité. Les otages ont été libérés dans les jours qui ont suivi et le principal du collège a été conduit à l’hôpital pour y être soigné.

Vers le 10 septembre, des séparatistes armés ont attaqué les positions des soldats stationnés près du collège Saint-Joseph Sasse, réputé dans la ville de Buea, déclenchant un vif échange de tirs avec les forces de sécurité. Les habitants du secteur ont déclaré avoir entendu des tirs nourris pendant plusieurs heures la nuit des faits.

« À l’approche des élections au Cameroun, nous avons des raisons de craindre une nouvelle flambée de violence. Nous pourrions bien assister à une recrudescence des atteintes à la sécurité et à une activité accrue des séparatistes armés qui menacent de perturber le processus électoral à tout prix dans les régions anglophones, a déclaré Samira Daoud.

« La violence ne fera que favoriser les brutalités, les crimes et les souffrances indicibles. Le gouvernement doit enrayer cet engrenage en vue de rétablir la paix dans les régions anglophones. »

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RD Congo

RD Congo: Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba exclus de la liste des candidats à la présidentielle

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Le processus électoral en République démocratique du Congo aborde sa dernière ligne droite avec la publication mercredi de la liste définitive des candidats qui doit officialiser l’exclusion de deux poids lourds de l’opposition, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba.

Deux autres opposants, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe, et le “dauphin” du président Joseph Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary, sont les principales figures de la liste d’une vingtaine de noms que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) doit publier dans la journée, à 94 jours du scrutin.

Cette liste ouvre la voie à la campagne électorale (à partir du 22 novembre) puis aux élections présidentielle, législatives et provinciales prévues le 23 décembre pour désigner le successeur du président Kabila, qui ne pouvait pas constitutionnellement se représenter.

Enjeu: une première transition pacifique dans le plus grand pays d’Afrique sub-saharienne, où les défis politiques et logistiques pour des élections “crédibles, transparentes, apaisées” sont encore immenses.

Le calendrier électoral se déroule toujours au jour près, malgré les tensions suscitées par la mise à l’écart de MM. Katumbi et Bemba.

Allié du président Kabila passé à l’opposition fin 2015 et qui vit en exil à l’étranger depuis 2016, M. Katumbi affirme avoir été empêché de rentrer en RDC où il est poursuivi par la justice début août quand il s’est présenté au poste-frontière avec la Zambie.

Ex-chef rebelle et vice-président, la candidature de M. Bemba a été invalidée en raison de sa condamnation pour subornation de témoins par la Cour pénale internationale (CPI) qui l’avait acquitté de sa peine pour crimes de guerre et contre l’humanité.

“Kabila a eu peur de moi”, a lancé M. Bemba.

Privée de deux de ses leaders, l’opposition cherche un candidat commun pour défier le “dauphin” du président Kabila, mais n’exclue pas le boycott des élections sur fond du refus de “machines à voter” controversées.

Jean-Pierre Bemba a résumé la situation en affirmant que “si l’opposition s’unit derrière un candidat, alors oui, je pourrai faire abstraction de ma personne. Je soutiendrai quelqu’un et je le ferai gagner”.

Un boycott des élections “ne serait pas ma décision personnelle, mais celle de l’opposition. Nous n’en sommes pas là”, a ajouté le chef du Mouvement de Libération du Congo (MLC), l’un des principaux partis d’opposition.

 “Des actes qui rassurent”

L’opposition en dira plus sur sa stratégie d’ici une réunion publique qu’elle annonce pour le 29 septembre à Kinshasa, après de récents conciliabules à Bruxelles, et une rencontre à Johannesburg avec le parti au pouvoir en Afrique du Sud, l’ANC.

Ce rassemblement sera un test sur le climat politique en RDC où la plupart des manifestations sont interdites sous prétexte que la campagne n’a pas encore commencé.

Les élections ont déjà été reportées deux fois, fin 2016 et fin 2017.

“Après avoir été roulé en décembre 2016 et 2017, le peuple craint de revivre les mêmes travers et les mêmes mésaventures qui éloignent l’alternance au sommet de l’État”, écrivait mercredi le quotidien Le Potentiel, à l’unisson de ceux qui craignent un nouveau report.

“Chaque jour qui passe, la commission électorale pose des actes qui rassurent sur la tenue effective des scrutins tant attendus par l’ensemble du peuple congolais”, a assuré au contraire mardi la Céni en annonçant l’arrivée d'”un premier lot de 17.944 isoloirs” et “la fin de la production en Corée du Sud des 105.257 machines à voter”.

Acheminées vers la RDC via Matadi ou Dar es Salaam, les machines “seront déployées sans attendre la configuration définitive des bulletins de vote”, selon la Céni.

Pour cette tâche titanesque, la commission électorale refuse toute aide extérieure, même celle de la Mission des Nations unies (Monusco) présente depuis 20 ans en RDC, au nom de la souveraineté nationale.

L’opposition et la société civile demandent l’abandon de ces machines qu’elles surnomment “machines à tricher, à voler ou à frauder”.

Des experts britanniques ont énuméré “quinze risques à atténuer” dans son utilisation.

L’opposition critique également les millions d’électeurs sans empreintes digitales sur le fichiers électoral qui comprend 40 millions de noms et qui a déjà été nettoyé de ses doublons.

A l’instar de l’ANC mardi, les “partenaires” de la RDC redoutent “le chaos, l’instabilité et la violence” en cas d’échec du processus électoral dans cet immense pays au cœur du continent.

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Afrique

Egypte: décès de l’acteur franco-égyptien Gamil Rateb

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L’acteur franco-égyptien Gamil Rateb, qui a été à l’affiche de nombreux films et pièces de théâtre en Egypte et en France, est mort mercredi à l’âge de 92 ans, a annoncé le Syndicat des artistes égyptiens.

L’artiste “est mort dans son lit à son domicile” au Caire, a déclaré à l’AFP l’acteur Sameh el-Seriti, membre de ce syndicat.

“Les funérailles religieuses auront lieu à la mosquée d’Al-Azhar mercredi après-midi”, a-t-il ajouté, sans préciser les raisons du décès de M. Rateb.

Né en 1926 dans un famille aisée du Caire, d’un père égyptien et d’une mère française, M. Rateb s’intéresse au théâtre dès l’enfance.

Il fait sa première apparition au cinéma en 1946 dans le film “Ana el-Sharq” (Je suis l’Orient, en français), aux côtés notamment de l’actrice française Claude Godard.

Il se rend ensuite en France, pour poursuivre ses études de droit et rejoindre la Comédie française.

Il apparaît dans plusieurs pièces de théâtre, productions télévisées et films égyptiens et internationaux, dont le plus célèbre est “Lawrence d’Arabie” en 1962.

Neveu de Hoda al-Chaaraoui, une célèbre féministe arabe, M. Rateb prenait régulièrement position pour les libertés individuelles sur les plateaux de talk-shows égyptiens.

En France, il a été fait en 2006 Chevalier de la Légion d’honneur.

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