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Afrique

Le Japon soutient les efforts visant à lutter contre la chenille légionnaire au Soudan du Sud

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Les efforts visant à lutter contre la chenille légionnaire au Soudan du Sud, un insecte qui détruit les cultures, ont  reçu un soutien de poids de la part du gouvernement japonais qui a décidé d'investir 3 millions de dollars dans un projet mené par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le ministère sud-soudanais de l'agriculture et de la sécurité alimentaire.

Le projet a pour objectif de former les agriculteurs à lutter contre la propagation de la chenille légionnaire (Spodoptera frugiperda) et à renforcer la sécurité alimentaire et la résilience des communautés vivant dans les zones affectées.

« Dans le contexte actuel où, selon les estimations, près de la moitié de la population sud-soudanaise est confrontée à une grave insécurité alimentaire, il est urgent de lutter contre la propagation de la chenille légionnaire. Nous espérons que notre soutien contribuera aux efforts déjà déployés par le gouvernement du Soudan du Sud, la FAO et le PAM visant à lutter contre la chenille légionnaire », a déclaré M. Shigeru Hamano, Chargé d'affaires auprès de l'Ambassade du Japon au Soudan du Sud.

« Grâce à ce financement, la FAO est en mesure d'apporter au Soudan du Sud son expertise en matière de gestion des ravageurs à l'échelle régionale et mondiale», a indiqué M. Serge Tissot, Représentant pays de la FAO au Soudan du Sud. «Depuis  la première apparition de la chenille légionnaire en Afrique début 2016, nos experts ont développé plusieurs stratégies intégrées de gestion des ravageurs pour les pays affectés et ont formé des experts dans plus de 30 pays pour mettre en œuvre des interventions », a -t-il ajouté.

« Cette contribution arrive en temps opportun et permettra à la FAO et au PAM d'unir leur forces et de travailler aux côtés du ministère sud-soudanais de l'agriculture et de la sécurité alimentaire afin de lutter contre la propagation de la chenille légionnaire et de renforcer la résilience des communautés face aux chocs. Les familles dont les cultures ont été endommagées recevront une aide alimentaire essentielle en cette période difficile », a indiqué M. Adnan Khan, Directeur pays du PAM.

La FAO et le PAM travailleront ensemble en vue de former les autorités locales et les agriculteurs vivant dans les zones affectées à lutter contre la chenille légionnaire.

Le PAM s'appuiera sur sa présence sur le terrain pour parvenir jusqu'aux communautés et protéger leurs biens, à savoir les cultures, et renforcer leurs capacités afin qu'ils puissent faire face aux invasions  de chenilles légionnaires. La FAO coordonnera et supervisera la mise en œuvre de la stratégie de lutte contre la chenille légionnaire au Soudan du Sud, qui met l'accent sur la formation des agriculteurs et l'action communautaire pour gérer les populations d'insectes de manière durable et rentable. Au-delà de la promotion de pratiques de lutte simples et faciles à mettre à œuvre, l'idée est de permettre aux agriculteurs de faire face à la chenille légionnaire en utilisant des techniques de lutte adéquates qui les aident à sécuriser leurs récoltes sur le long terme.

L'aide japonaise destinée au Soudan du Sud intervient à un moment où les besoins dans le pays sont en hausse et les ressources des donateurs sont mises à rude épreuve, en raison des différentes crises dans le monde.

Plus tôt cette année, plusieurs régions du Soudan du Sud ont connu la famine et, même si les conditions se sont améliorées, près de 4,8 millions de personnes à travers le pays sont actuellement confrontées à une grave insécurité alimentaire – soit 1,4 million de plus qu'au même moment l'année dernière.

Ce dernier don porte la contribution japonaise – pour le PAM – à un total de 11,9 millions de dollars pour cette année- soit en hausse par rapport aux précédentes contributions enregistrées en 2015 et 2016.

Avec le soutien de donateurs tels que le Japon, le PAM a réussi à nourrir 2,9 millions de personnes au Soudan du Sud dans le cadre d'une intervention d'urgence visant à lutter contre la famine; une situation provoquée par la généralisation du conflit, par l'effondrement de l'économie et par le nombre croissant de personnes souffrant de la faim.

A travers cet engagement, le Japon a rejoint la FAO et d'autres donateurs dans leur combat contre la faim au Soudan du Sud. Dans le cadre de son programme d'urgence visant à améliorer la résilience et rassemblant plusieurs donateurs, la FAO est parvenue à atteindre plus de 4 millions de personnes en fournissant des kits de culture légumière et potagère, ainsi que des kits de pêche. L'Organisation a également vacciné plus de 7 millions de bêtes, permettant ainsi de sauver des vies et de renforcer les moyens d'existence.

Les petits exploitants agricoles, les pêcheurs et les éleveurs bénéficient également d'une aide afin de prévenir et de faire face aux menaces pesant sur la chaîne alimentaire, par le biais de diverses interventions visant à renforcer leurs capacités.

Distribué par APO Group pour Food and Agriculture Organization (FAO).

Source: APO

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Afrique

La Banque africaine de développement réaffirme son engagement avec l’Alliance Sahel

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Une importante délégation de l’Unité de coordination de l’Alliance Sahel (UCA) a entamé, mercredi 18 juillet 2018, une visite de travail de deux jours dans les locaux de la Banque africaine de développement à Abidjan, en Côte d’Ivoire. L’Alliance Sahel, un partenariat lancé en juillet 2017 à Paris par plusieurs bailleurs de fonds, vise à atteindre plus rapidement des résultats de développement dans les pays du G5 Sahel : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad.

Actuellement en phase opérationnelle, cette plateforme de partenariat nécessite que le dialogue s’intensifie afin que les acteurs impliqués dans la mise en œuvre s’approprient au mieux les objectifs. La Banque africaine de développement s’engage et entretient un échange constructif et constant avec ses partenaires de l’Alliance Sahel pour promouvoir le développement des synergies au bénéfice des opérations dans les États du G5 Sahel.

Composée de Jean-Marc Gravellini et de Margaux Lombard, la mission de l’Alliance Sahel comprend des entretiens avec le vice-président principal de la Banque africaine de développement, Charles Boamah, le vice-président en charge du Développement régional, de l’intégration régionale et de la prestation de services, Khaled Sherif, le vice-président chargé de l’Énergie, du climat et de la croissance verte, Amadou Hott, la vice-présidente en charge de l’Agriculture et du développement humain et social, Jennifer Blanke, ainsi que le directeur du Bureau de coordination des États en transition (RDTS), Sibry Tapsoba.

Les représentants de l’UCA prendront également part à une table ronde dédiée aux enjeux de l’Alliance Sahel, à son mode opératoire, puis à une analyse du portefeuille de l’Alliance afin de parvenir à une meilleure compréhension des paramètres de redevabilité des partenaires au développement et des pays du G5 Sahel.

Des séances de travail sont prévues, jeudi 19 juillet 2018, avec l’administrateur de la Banque africaine de développement pour la Belgique, la France, et l’Espagne, Dominique Lebastard, et son homologue pour l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et la Suisse, Catherine Cudré-Mauroux.

« C’est avec un immense plaisir que nous accueillons aujourd’hui la mission de l’UCA. Cette visite nous permettra de faire un point d’étape sur le chemin parcouru, mais aussi d’envisager ensemble les perspectives de ce partenariat. Je suis sûr que nos échanges conduiront à des résultats fructueux », a déclaré le directeur du Bureau de coordination des États en transition (RDTS) de la Banque africaine de développement, Sibry Tapsoba.

Plusieurs aspects en lien avec la fragilité, la vulnérabilité et la résilience tels que le développement de l’agriculture et la sécurité alimentaire, le rôle du genre dans la mise en œuvre de l’Alliance, l’emploi des jeunes ainsi que les services de base, comme l’eau et électricité, seront abordés lors des échanges entre la délégation de l’UCA et la Banque.

Un portefeuille de six milliards d’euros

Outre le Bureau de coordination des États en transition (RDTS), la mission comprend des discussions bilatérales avec des membres du département du Genre, des femmes et de la société civile (AHGC), celui de la Mobilisation des ressources (FIRM) ainsi que le département du Capital humain, de la jeunesse et du développement des compétences (AHHD).

La Banque conduit au titre de son programme spécifique en faveur des États en transition des opérations au Mali, Niger et au Tchad, trois des cinq Etats membres du G5 Sahel. Elle met également en œuvre ses programmes habituels au profit de ses pays membres régionaux au Burkina Faso et en Mauritanie, les deux autres pays membres du G5 Sahel qui n’entrent pas dans la catégorie des États en transition.

« Au Sahel, l’enjeu de nos interventions est d’être au plus près des populations au bas de l’échelle en leur apportant, notamment, des services essentiels de base tels que l’eau et l’électricité. Pour la Banque, il est important que les communautés qui vivent dans des zones déjà difficiles ne soient pas davantage fragilisées. C’est pour cela que nous les aidons à renforcer leur résilience », a ajouté Sibry Tapsoba.

L’accès des communautés les plus pauvres et vulnérables aux services de base est une condition sine qua non du renforcement de la résilience dans le G5 Sahel.

Alliance Sahel est une plateforme de partenariat lancée en 2017 à Paris par l’Allemagne, la France et l’Union européenne, avec le soutien de la Banque africaine de développement et de la Banque mondiale. Le partenariat, qui a ensuite enregistré l’adhésion de l’Italie, de l’Espagne et du Royaume-Uni, vise à construire des synergies d’action entre partenaires au développement afin d’accélérer les résultats des interventions au profit des États du G5 Sahel.

Le portefeuille actuel de l’Alliance représente près de six milliards d’euros repartis dans l’emploi des jeunes et l’éducation, le développement rural, l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’énergie et le climat, la décentralisation et les services de base, ainsi que la gouvernance et la sécurité intérieure.

 

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Sénégal

Des militants de Greenpeace ont protesté devant les locaux de l’ANAM pour exiger le re-jaugeage complet des navires de pêche au Sénégal

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Aujourd’hui, des militantes et militants de Greenpeace ont pacifiquement protesté devant les locaux de l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM) du Sénégal pour exiger la publication de l’état d’avancement du processus de re-jaugeage des navires de pêche industrielle au Sénégal. Cinq d’entre eux ontété arrêtés par la police.

Les militants ont brandi des banderoles sur lesquelles étaient inscrits « Légitimer la fraude au tonnage des navires, c’est compromettre la pêche » ou encore « Re-jaugeage des navires : ANAM où en êtes-vous ? »

Entamé depuis 2016, le processus de re-jaugeage des navires de pêche industrielle traîne toujours, et ceci malgré les engagements pris par le Ministère de la pêche et de l’économie maritime ainsi que les lourdes conséquences financières, sociales et écologiques que la fraude au tonnage continue d’engendrer au Sénégal.

« Nous demandons au gouvernement du Sénégal de faire le point sur l’état d’avancement de ce processus et de publier les résultats de l’enquête interne diligentée à ce sujet, conformément aux engagements internationaux et régionaux pris par le pays. Sous-déclarer le tonnage brut d’un navire constitue une infraction à la législation du Sénégal et aux conventions internationales », a déclaré Ahmed Diamé, chargé de campagne océans à Greenpeace Afrique.

La présentation d’un nouveau certificat de jauge était une condition pour l’obtention de la licence de pêche à partir de 2017. En 2016, les autorités de l’ANAM et le Ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime avaient promis devant tous les sénégalais que leurs services allaient prendre en charge le problème de la fraude au tonnage et que cette question serait résolue avant la fin de l’année 2016.

“Deux ans après, les promesses faites devant les médias n’ont pas été tenues. Outre les pertes financières pour le gouvernement sénégalais, cette fraude a un impact négatif sur les communautés côtières, les écosystèmes et les ressources marines », a ajouté Diamé.

Les éléments de l’existence d’une fraude massive sur la déclaration du tonnage brut de certains navires de pêche industrielle ont été révélés au grand public en mai 2015 par Greenpeace dans son rapport “Arnaque sur les Côtes Africaines : La face cachée de la pêche chinoise et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée Bissau et en Guinée1. Dans ce rapport, Greenpeace avait révélé que des navires de pêche opérant dans les Zones Économiques Exclusives (ZEE) de ces trois pays présentaient des tonnages bruts sous-déclarés.

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Afrique

Déclaration du premier ministre à l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela

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Le premier ministre Justin Trudeau a fait aujourd’hui la déclaration suivante à l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela :

« Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela, nous nous joignons aux gens à travers le monde pour réfléchir à la vie et à l’héritage du révolutionnaire antiapartheid et ancien président de l’Afrique du Sud. Alors que nous soulignons le centenaire de la naissance de Nelson Mandela, nous célébrons sa contribution à la paix et à la justice, en faisant écho à son appel pour l’égalité et la liberté.

« Nelson Mandela a consacré sa vie au mouvement de libération en Afrique du Sud. Face à la brutale oppression et à la profonde discrimination de l’apartheid, il était une voix inébranlable pour la justice. En raison de ses efforts, il a passé 27 années en prison. Pendant ce temps, il y a amené la résistance, continuant de diriger le mouvement contre l’apartheid même en tant que prisonnier politique. Au moment de sa libération, il était déjà le symbole des mouvements de libération partout dans le monde.

« Grâce à son leadership, Nelson Mandela a joué un rôle déterminant pour mettre fin à l’apartheid. En 1993, il a reçu le prix Nobel de la paix en reconnaissance de son travail pour faire avancer les droits civils et jeter les bases de la nouvelle démocratie en Afrique du Sud. Il a continué à promouvoir la démocratie et la justice pour les Sud-Africains à titre de premier président noir du pays de même que par la suite, et ce, jusqu’à la fin de sa vie.

« Le Canada est fier de son amitié historique avec Nelson Mandela. Notre pays a joué un rôle de premier plan dans la lutte internationale contre l’apartheid en contribuant à l’imposition de sanctions économiques contre le régime. Nous avons d’ailleurs eu l’honneur d’accueillir M. Mandela lorsqu’il a pris la parole devant une séance conjointe spéciale de la Chambre des communes et du Sénat peu après sa libération. En 2000, il est devenu le premier dirigeant étranger à être investi au sein de l’Ordre du Canada à titre de Compagnon honoraire. En 2001, il a été fait citoyen honoraire du Canada, la première personne vivante à avoir reçu cette distinction.

« En tant que Canadiens, nous savons que la réussite de notre pays repose sur l’égalité, l’inclusion et la justice. Nelson Mandela nous a montré ce que cela signifie de consacrer sa vie à la défense de ces idéaux. Il nous a enseigné qu’une seule personne peut faire une différence extraordinaire et qu’il ne revient qu’à nous de transformer notre monde pour le mieux.

« Aujourd’hui, j’invite tout le monde à célébrer l’héritage que nous a légué Nelson Mandela, inspirant tous ceux qui luttent pour la liberté et la justice à travers le monde. Il revient à chacun d’entre nous de faire suite aux efforts de Nelson Mandela. Nous devons lutter contre les injustices, défendre les opprimés et bâtir un avenir où la liberté sera une réalité pour tous. »

 

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