Connect with us

(c) droits réservés

Le ministre de l’Intérieur français a promis mercredi de renforcer la sécurité lors des manifestations après que des jeunes encagoulés se soient déchainés lors des manifestations du 01er Mai à Paris, incendiant des voitures et un restaurant McDonald’s.

La police a déclaré que 109 personnes étaient en garde à vue après les violences, ce qui a suscité des critiques dans la presse selon lesquelles le gouvernement n’était pas prêt à accueillir 1 200 fauteurs de troubles noirs rejoignant les manifestations traditionnelles du 1er mai pour les droits des travailleurs.

L’autorité de l’Etat, réduite à des déclarations de” condamnation ferme “, a été une fois de plus ternie“, lit-on dans une colonne du journal de droite Figaro.

Le quotidien régional L’Est Républicain a déploré “la vue de ces 1 200 voyous vêtus de noir sur le pont d’Austerlitz”, tandis que le journal L’Alsace déclarait: “Gouverner c’est prévoir“.

Le ministre de l’Intérieur, Gerard Collomb, s’est engagé à réexaminer la façon de protester contre les manifestations, compte tenu de la montée de manifestants d’extrême gauche qui se présentent avec l’intention d’attaquer la police ou la propriété.

Pour les prochaines manifestations, il y aura encore plus de forces de sécurité, cette fois avec l’intention de séparer totalement les manifestants de ceux qui sont venus pour casser les choses“, a déclaré Collomb à France 2.

Mais il a défendu la façon dont la police avait géré la violence, disant que peu pouvait être fait pour empêcher les fauteurs de troubles d’infiltrer la foule.

Nous ne pouvons détenir qu’un certain nombre de personnes qui se présentent comme vous ou moi en civil et qui soudainement sont habillées en tenues noires au milieu de la foule“, a-t-il dit.

Nous ne pouvons pas suivre, même avec 21 unités de police mobilisées contre des mouvements qui apparaissent soudainement sur une échelle que nous n’avons jamais vu auparavant.”

‘Le jour des hooligans’

Le président Emmanuel Macron, lors d’une visite à Sydney, a déploré les affrontements dans la capitale française, l’une des villes du monde où les manifestations du 1er mai sont devenues violentes.

Le 1er mai est la journée des travailleurs, pas le jour des hooligans“, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Criant «Lève-toi, Paris» et «Tout le monde déteste la police», des manifestants anticapitalistes vêtus de vestes noires et de masques avaient tenté de retarder la marche de Paris.

Ils ont lancé des projectiles sur les forces de sécurité le long de la route, qui ont riposté par des volées de gaz lacrymogène et de canons à eau.

Des jeunes ont saccagé puis incendié un restaurant McDonald’s près de la gare d’Austerlitz, à l’est du centre-ville, et incendié des véhicules chez un concessionnaire automobile, laissant la fumée flotter dans les airs.

Nous en avons assez de ce système capitaliste qui détruit tout, de la brutale répression policière de ceux qui s’y opposent“, a déclaré à l’AFP un manifestant masqué, s’identifiant comme un étudiant de 19 ans.

La police a déclaré que 31 magasins et commerces avaient été endommagés, six voitures brûlées et 10 autres détruites. Mardi, près de 300 personnes ont été arrêtées.

Quatre personnes ont été blessées, dont un officier antiémeute blessé lorsqu’une pierre a été jetée dans son dos.

“Les blocs noirs discréditent tout”, s’est plaint Mathieu Gourmelon, un manifestant de 54 ans, venu avec sa famille.

La violence a entaché la plus grande manifestation pacifique des militants syndicaux et autres – 20 000 selon la police, 55 000 selon le syndicat CGT – manifestant contre les réformes du secteur public de Macron.

Le centriste favorable aux entreprises a mis en œuvre des réformes du travail controversées visant à faciliter l’embauche et le licenciement en France et a promis de supprimer 120 000 emplois dans le secteur public.

Certains étudiants s’opposent à sa volonté de rendre l’accès à l’université plus compétitif, alors que les cheminots ont déclenché trois mois de grèves sur son projet de remaniement de l’opérateur public SNCF.

France

France: la baisse du chômage moins forte qu’attendu au 2e trimestre

AFP

Published

on

By

Le taux de chômage a baissé de 0,1 point au deuxième trimestre 2018 / © AFP/Archives / PHILIPPE HUGUEN

Après une légère remontée au 1er trimestre, le taux de chômage a repris sa baisse au 2e trimestre (-0,1 point), pour s’établir à 9,1% en France entière (hors Mayotte), selon des chiffres provisoires de l’Insee publiés mardi.

Sur un an, le taux de chômage, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), est en baisse de 0,3 point.

L’indicateur reste au-dessus du plancher de 8,9% (chiffre révisé à la baisse) atteint fin 2017.

La baisse du 2e trimestre est moins forte qu’attendu. Dans ses dernières prévisions publiées en juin, l’Insee tablait sur un recul de 0,2 point.

Toutes ces évolutions sont toutefois à analyser avec prudence, car elles se situent dans la marge d’erreur de l’indicateur (+/-0,3 pt).

Sur le trimestre, les jeunes (-0,6 point) et les catégories d’âge intermédiaires (-0,1 point) ont vu leur situation s’améliorer, tandis que celle des seniors est restée stable. Le taux de chômage des 15-24 ans s’est établi à 20,8%, son plus bas niveau depuis fin 2008, celui des 50 ans et plus à 6,5%.

En moyenne, l’Insee a comptabilisé 2,70 millions de chômeurs au 2e trimestre, en baisse de 48.000 (-1,7%) sur trois mois et de 104.000 (-3,7%) sur un an.

Sur le 2e trimestre, la métropole a enregistré une plus forte baisse (-0,2 point) que le reste de la France, à 8,7%. En valeur absolue, l’Insee y a comptabilisé 2,54 millions de chômeurs.

Parmi eux, 1,04 million cherchent du travail depuis au moins un an. Le taux de chômage de longue durée est stable sur trois mois, à 3,6% de la population active.

Parallèlement au taux de chômage, le “halo autour du chômage” a, lui aussi, baissé au 2e trimestre. Ces personnes souhaitant travailler, mais pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement, étaient 1,46 million au 2e trimestre (-19.000 sur le trimestre, -25.000 sur un an).

Par ailleurs, le taux de personnes en sous-emploi, c’est-à-dire qui souhaiteraient travailler davantage, a aussi légèrement baissé (-0,1%), à 5,9% au 2e trimestre. Il diminue de 0,2 point sur un an. Il s’agit, pour l’essentiel, de travailleurs à temps partiel subi.

Enfin, le taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion de 15-64 ans qui travaillent, a légèrement augmenté (+0,1 point), à 65,8%, son plus haut niveau depuis le début des années 1980.

Lire la suite

France

La nullité de l’enquête sur l’affaire de la sex-tape de Valbuena réexaminée le 4 octobre

Ange Poireau

Published

on

La cour d’appel de Paris doit réexaminer le 4 octobre la validité de l’enquête dans l’affaire de tentative de chantage à la sex-tape contre le footballeur Mathieu Valbuena, dans laquelle la star du Real Madrid Karim Benzema est mise en examen, a appris vendredi l’AFP de sources concordantes.

La date de cette audience, décisive pour l’avenir de cette procédure au point mort depuis près de deux ans, était attendue depuis une décision en juillet 2017 de la Cour de cassation qui avait donné gain de cause à la star madrilène.

L’affaire avait débuté en juin 2015 lorsque Mathieu Valbuena avait reçu un appel d’un maître-chanteur qui menaçait de divulguer une vidéo intime. Rapidement, le corbeau lui avait intimé de désigner une personne de confiance pour négocier un arrangement. Prévenue par Valbuena, la police avait alors désigné l’un de ses commissaires pour endosser ce rôle et se faire passer pour un proche du joueur.

Annulation des écoutes ?

La défense de Benzema, soupçonné d’avoir incité Valbuena à payer, n’a eu de cesse de dénoncer cette intervention jugée déloyale : selon elle, l’enquêteur a encouragé la commission du délit, notamment pour avoir suggéré le versement d’une somme.

Elle avait alors contesté la validité de l’instruction devant la cour d’appel de Versailles. En vain : celle-ci avait validé les investigations en décembre 2016.

Karim Benzema et son ami d’enfance Karim Zenati, lui aussi mis en examen, avaient donc porté l’affaire devant la Cour de cassation qui, le 11 juillet 2017, avait annulé cette décision versaillaise et demandé à la chambre de l’instruction de Paris de statuer de nouveau.

Si les magistrats parisiens suivaient les motivations de la Cour de cassation, la principale conséquence serait l’annulation des écoutes téléphoniques, qui mettent notamment en cause Benzema et constituent le principal élément à charge contre lui et les autres suspects, avait alors estimé une source proche du dossier.La procédure serait ainsi « très affaiblie », mais pas nécessairement annulée dans sa totalité, selon cette source.

Lire la suite

France

En France, Twitter a été condamné pour son utilisation des données personnelles

Ange Poireau

Published

on

Le géant américain Twitter a été condamné mercredi par la justice française à modifier ses conditions générales d’utilisation. L’UFC-Que Choisir a assigné le réseau social en justice, jugeant certaines de ses clauses « abusives » ou « illicites ».

L’association de défense des consommateurs, avait saisi le Tribunal de grande instance de Paris en 2014 « pour faire reconnaître le caractère abusif ou illicite » de 256 clauses contenues dans les conditions générales d’utilisation de Twitter.

Le réseau social de blogging a également été condamné à verser à l’UFC-Que Choisir 30 000 euros d’amende pour le préjudice moral porté à l’intérêt collectif.

Une sanction financière que l’association juge « insignifiante pour le réseau social, qui a généré en 2017 un chiffre d’affaires mondial de 2,1 milliards de dollars (sans toutefois dégager de bénéfices) ».

« Mais la condamnation a une portée gigantesque pour la protection des données personnelles des utilisateurs. Car bien que plusieurs des clauses contestées ne soient plus appliquées, la décision du tribunal interdit qu’elles ne réapparaissent à l’avenir », s’est félicitée l’association.

La décision du tribunal garantit notamment aux utilisateurs que leurs photos et tweets ne pourront plus faire l’objet « d’une exploitation commerciale », via la publicité par exemple, s’ils n’ont pas donné leur accord.

Le contrat entre le réseau social et ses utilisateurs doit en effet « faire l’objet d’une information précontractuelle », c’est-à-dire d’une demande spécifique pour chaque utilisation des données de l’utilisateur.

« Non, en cochant une petite case pour accepter les conditions du service, le consommateur n’a pas expressément accepté que ses données soient exploitées », a dénoncé l’association.

Le réseau social a un mois pour faire appel. Mais « quelle que soit sa décision, cette victoire est de bon augure pour les procédures similaires à l’encontre de Facebook et de Google, toujours en cours », veut croire l’UFC-Que Choisir. Ces jugements sont attendus dans « les prochains mois ».

Lire la suite