Le gendarme héros symbolise «l’esprit de résistance français» (Macron) - LaMinuteInfo

Le gendarme héros symbolise «l’esprit de résistance français» (Macron)

French President Emmanuel Macron pays his respects to Lt. Col. Arnaud Beltrame, Wednesday March 28, 2018 at the Hotel des Invalides in Paris. The slain hero of last week’s extremist attack in southern France will be posthumously awarded the Legion of Honor by French President Emmanuel Macron during a solemn day-long national homage to him. (AP Photo/Christophe Ena)

La France a organisé mercredi une cérémonie nationale en l’honneur du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, le gendarme qui est mort après s’être échangé pour un otage lors d’une attaque terroriste dans la ville de Trèbes, dans le sud-ouest du pays, le 23 mars.

Le président français Emmanuel Macron a rendu hommage à l’héroïque policier qui est mort après s’être battu et avoir tenté de négocier avec le preneur d’otage, affirmant qu’il symbolisait «l’esprit de résistance français».

S’adressant aux pleureuses lors d’une cérémonie solennelle aux Invalides à Paris, Macron a comparé le sacrifice d’Arnaud Beltrame à ceux des héros français de la Seconde Guerre mondiale et a déclaré que son exemple «resterait gravé dans le cœur des Français».

Les hommages ont commencé mercredi avec une minute de silence dans des casernes de gendarmes à travers la France avant que le cercueil drapé de Tricolore de Beltrame soit transporté dans la cour pavée des Invalides, un ancien hôpital militaire et lieu de repos de Napoléon, où Macron s’adresse solennellement à la nation.

Accepter de mourir pour que l’innocent puisse vivre: c’est l’essence même de ce que signifie être soldat“, a-t-il déclaré. “D’autres, même beaucoup qui sont courageux, auraient hésité ou hésité.”

Après avoir pris la parole, Macron décerne à titre posthume à Beltrame la Légion d’honneur, l’ordre de mérite le plus élevé de la France.

Beltrame a été la quatrième victime de l’attaque de vendredi dernier dans les villes du sud-ouest de Carcassonne et à proximité de Trèbes.

Le gendarme avait pris la place d’une femme détenue en otage dans un supermarché par un homme de 25 ans, Radouane Lakdim, qui avait prêté allégeance au groupe État islamique.

Beltrame avait l’intention de négocier avec le terroriste une fois que les clients terrifiés et le personnel du supermarché étaient à l’écart.

Mais Lakdim a tiré sur Beltrame et lui a tranché la gorge, amenant la police à lancer un raid sur le supermarché, tirant sur l’attaquant mort. Beltrame est mort de ses blessures samedi matin.

Beltrame a depuis été salué comme un héros national, avec des membres de sa famille disant qu’il était typique de lui d’accorder la priorité aux autres.

«Vous vous êtes comportés dans vos derniers instants comme vous vous êtes comportés tout au long de votre vie: en patriote, en homme de bien, en homme au grand cœur», écrit son frère Damien sur Facebook.

Le gouvernement de Macron a quant à lui été critiqué par des opposants de droite qui prétendent que l’attaque aurait pu être évitée.

Lakdim, qui avait déjà été condamné pour usage de drogue et manipulation d’arme interdite, figurait sur une liste d’extrémistes présumés depuis 2014 et était surveillé.

Une source policière a déclaré à l’AFP que Lakdim avait été convoqué par la police antiterroriste pour interrogatoire au début du mois.

Le chef d’extrême droite, Marine Le Pen, a accusé le gouvernement d’exploiter le chagrin de Beltrame pour «échapper à sa propre incompétence et à sa lâcheté» en ne s’attaquant pas à l’extrémisme islamique.

Le Premier ministre Edouard Philippe a riposté mardi aux critiques.

Ceux qui disent par ignorance que cette attaque aurait pu être évitée, ceux qui promettent aux gens un risque zéro, je leur dis, ces gens portent une lourde responsabilité en parlant si désinvolte“, a déclaré Philippe au parlement.

Il a rejeté les propositions de droite visant à imposer une interdiction pure et simple de l’islam salafiste ultraconservateur ou à détenir “de façon préventive” les islamistes les plus radicalisés.

La France dispose déjà “d’un arsenal juridique” pour “comprendre, surveiller et sanctionner” les extrémistes, a ajouté Philippe.

La France a perdu plus de 240 vies de djihadistes au cours des trois dernières années, et l’attaque est la pire depuis que Macron est devenu président en mai dernier.

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