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Le président français Emmanuel Macron a averti que “il semble y avoir une guerre civile européenne” entre la démocratie libérale et l’autoritarisme croissant.

Il a exhorté l’UE à renouveler son engagement en faveur de la démocratie, dans un discours passionné au Parlement européen à Strasbourg.

Je ne veux pas appartenir à une génération de somnambules qui a oublié son propre passé“, a-t-il dit.

Les populistes ont dominé les récentes élections dans des pays comme la Hongrie et l’Italie, alimentées par la crise migratoire persistante de l’UE.

Le Premier ministre de droite Viktor Orban est revenu au pouvoir avec une victoire écrasante plus tôt ce mois-ci, tandis que les partis eurosceptiques ont provoqué un séisme politique en Italie en mars.

Macron et son parti libéral, la République en Marche (LREM), ont triomphé lors des élections françaises l’an dernier avec une plate-forme fortement pro-UE.

Cependant, les sondages français ont vu des nombres record d’électeurs restant loin, avec le taux de participation de moins de 50% aux deux tours des élections parlementaires.

Quelle action propose Macron?

Dans son discours, il a condamné ce qu’il appelait «une fascination pour les illibéraux» en Europe.

Je veux appartenir à une génération qui défendra la souveraineté européenne parce que nous nous sommes battus pour l’obtenir“, a-t-il déclaré. “Et je ne céderai à aucune forme de fixation sur l’autoritarisme.

En 2017, le principal challenger de Macron était le leader du Front national, Marine Le Pen, nationaliste et féroce critique de l’UE.

Le président français lance des débats avec les électeurs visant à les réengager avec l’UE.

Il a également proposé un nouveau fonds européen pour aider les communautés qui accueillent des migrants et a déclaré que la France serait prête à payer davantage dans le budget de l’UE pour combler le vide laissé par le départ du Royaume-Uni.

Lors d’un débat avec les eurodéputés après son discours, Emmanuel Macron a déclaré qu’il souhaitait maintenir le Royaume-Uni proche de l’UE malgré le Brexit, mais qu’il n’y aurait “pas de sélection dans le marché unique“.

Il a déclaré qu’il devait y avoir un “plein respect” des libertés du marché unique européen: la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes.

Comment Macron voit-il les relations avec l’Allemagne?

Il a identifié certains domaines clés de la souveraineté «européenne» – plutôt que nationale -: la lutte contre le changement climatique et les problèmes environnementaux, la santé, les droits des minorités et la vie privée.

Il veut que la France et l’Allemagne soient à l’avant-garde des réformes ambitieuses de la zone euro, notamment en transformant le fonds de sauvetage – le mécanisme européen de stabilité – en un Fonds monétaire européen, comme le FMI.

L’idée est qu’un «CEM» pourrait s’attaquer aux problèmes d’endettement d’un pays et à d’autres crises financières avant de s’étendre au reste de l’Europe.

Cependant, les chrétiens-démocrates de la chancelière allemande Angela Merkel se méfient de tout projet qui pourrait rendre les pays plus riches responsables de la dette des partenaires les plus pauvres.

À quels défis l’UE est-elle confrontés?

Le discours-programme de  Macron à Strasbourg a exposé sa vision du renouveau démocratique dans l’UE, à une époque de nationalisme croissant dans le bloc des 28 nations.

L’attention de la crise des migrants s’est déplacée de la Grèce à l’Italie, où quelque 600 000 sans-papiers sont arrivés par mer au cours des quatre dernières années.

Il y a aussi de la nervosité dans l’UE à propos de l’influence de la Russie sur les électeurs européens, avec de nombreux exemples de fausses nouvelles diffusées dans les médias sociaux – souvent attribuées aux partisans du président russe Vladimir Poutine.

Les eurodéputés ont applaudi Macron lorsqu’il a déclaré que la démocratie était un “mot ayant un sens, qui a émergé des batailles du passé“.

Il est confronté à un grand défi en vue des élections européennes de 2019, le LREM n’appartenant à aucun des principaux groupes du Parlement européen.

France

La Cour des comptes doute de la trajectoire des finances locales

Reuters

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La Cour des comptes estime que le respect de la trajectoire d’amélioration des finances des collectivités locales fixée par le gouvernement sur le quinquennat est entouré d’une “grande incertitude” et qu’il devra peut-être recourir à nouveau à l’arme de la baisse des dotations pour arriver à ses fins.

Dans son rapport annuel sur les finances locales, la Cour dresse un bilan plutôt positif de la baisse de plus de 10 milliards d’euros des concours de l’Etat intervenue entre 2013 et 2017, qui a amené selon elle les régions, départements et communes à un réel effort de maîtrise de leurs dépenses de fonctionnement.

Leur progression a été limitée à 1,5% en moyenne sur 2013-2017 contre 3,0% sur 2010-2013, ce qui a permis aux collectivités de renouer avec des excédents qu’elles n’avaient pas connus depuis 2003, mais au prix aussi d’une baisse de leurs investissements.

Le rebond (+2,1%) des dépenses de fonctionnement intervenu en 2017, à la faveur d’un relâchement de la pression sur les communes et des hausses de rémunérations décidées par l’Etat, fait dire toutefois à la Cour des comptes que le redressement amorcé est “fragile” et “modeste”.

Le nouvel exécutif élu en 2017 a choisi de recourir à la contractualisation avec les 322 plus grandes collectivités pour faire respecter un objectif national de hausse annuelle en valeur de 1,2% de leurs dépenses de fonctionnement.

Cet objectif “ambitieux” paraît devoir être respecté en début de quinquennat, d’autant qu’il s’accompagne d’un impact bien plus faible des décisions de l’Etat en termes de normes sur le budget des collectivités par rapport aux années précédentes.

La hausse limitée à 0,9% des dépenses locales constatée à fin août par Bercy laisse ainsi penser que l’engagement sera tenu cette année.

La Cour des comptes est plus dubitative pour la suite, soulignant que, avec le retour de l’inflation, les dépenses de fonctionnement de collectivités devront baisser en termes réels à partir de 2020, ce qui serait inédit jusqu’ici.

Peu de modalités locales

Elle pointe aussi deux faiblesses du dispositif retenu, la première étant qu’une part significative (un tiers) de la dépense locale reste hors encadrement des dépenses.

Quant au taux national de 1,2% appliqué à toutes les catégories, il ne laisse la place qu’à peu de modalités locales en fonction des contraintes individuelles.

C’est notamment le cas pour les départements, 53 d’entre eux ayant vu leurs dépenses de solidarité progresser de plus de 1,2% en 2017, ce qui explique pour la Cour la part élevée (29%) de collectivités non signataires d’accords de contractualisation avec l’Etat parmi les 322 ciblées.

En attendant, avec l’arrêt de la baisse des concours de l’Etat et le dynamisme des rentrées fiscales, la Cour des comptes voit l’épargne des collectivités s’améliorer fortement et dépasser les besoins de financement de leurs investissements.

Elle juge peu probable qu’elles en profitent pour réduire un endettement dont le niveau est faible dans les grandes collectivités, ou qu’elles baissent leurs impôts au moment où l’Etat a entrepris de les priver de la taxe d’habitation, une incertitude persistant sur la compensation de sa suppression totale.

“L’importante amélioration de leur équilibre financier pourrait conduire les collectivités à sortir de la trajectoire prévue en renforçant leur effort d’équipement ou relançant les dépenses de fonctionnement”, écrit-elle en prédisant que leur “relative aisance (…) rendrait peu dissuasives les pénalités prévues par la loi” en cas de dépassement de l’objectif de 1,2%.

Si ce scénario se confirmait, “l’État devrait alors s’interroger sur le retour, au moins à titre complémentaire, à un mode de régulation fondé sur la réduction de ses concours financiers”, conclut la Cour.

Car “l’amélioration globale de la capacité d’autofinancement des collectivités locales, telle que prévue par la loi de programmation, rendrait peu soutenable le maintien de mécanismes de dotations qui tiennent insuffisamment compte de leurs niveaux respectifs de ressources et de charges.”

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France

Première condamnation pour outrage sexiste

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Le tribunal correctionnel d’Evry a prononcé vendredi la première condamnation en France pour outrage sexiste, délit instauré par une loi du 3 août 2018, a-t-on appris mardi auprès du ministère de la Justice et du tribunal.

Cette première a été saluée par la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les hommes et les femmes, Marlène Schiappa, à l’origine de ce texte.

Les faits, commis à Draveil (Essonne) remontent au 19 septembre. Un homme d’une trentaine d’années et fortement alcoolisé, déjà condamné dans le passé pour violences, s’en est pris dans un autobus à une heure de pointe à une jeune passagère de 21 ans, à qui il asséné une claque sur les fesses avant de l’insulter, précise-t-on de source judiciaire.

Puis l’homme a malmené le chauffeur de l’autobus, venu à la rescousse de la jeune femme. Le chauffeur a verrouillé les portes de l’autobus jusqu’à l’arrivée de la police et son arrestation, ajoute-t-on, confirmant une information du Parisien.

“Bravo pour la réactivité du chauffeur de bus et (la) mise en œuvre de la sanction”, a commenté Marlène Schiappa sur son compte Twitter. “Ensemble mettons fin aux violences sexistes et sexuelles.”

L’agresseur a été jugé vendredi en comparution immédiate. Le tribunal a retenu, comme l’y invite la loi, la circonstance aggravante que constitue le fait que les outrages sexistes aient été commis dans un véhicule affecté au transport collectif de voyageurs, ce qui a valu une amende de 300 euros à l’agresseur.

Celui-ci a également été condamné à neuf mois de prison, dont six avec sursis, avec mise à l’épreuve pendant deux ans, obligations de soins, de travail et d’indemnisation des parties civiles, pour violences en récidive sur personne chargée d’une mission de service public, agression sexuelle commise en état d’ivresse manifeste et refus de se soumettre au dépistage de l’état alcoolique. Il a été incarcéré et inscrit au fichier des personnes délinquantes sexuelles (Fijais).

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France

Macron veut faire taire les accusations d'”arrogance”

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Accusé “d’arrogance”, y compris dans son propre camp, Emmanuel Macron espère se défaire de son étiquette de “président des riches” et tourner “par l’action” la page de seize mois de pouvoir pollués par une série de polémiques sur son style qui ont parfois éclipsé ses réformes et brouillé son message.

Après l’avoir un temps démenti, l’Elysée a confirmé lundi que l’idée d’une prise de parole du chef de l’Etat, dont la dernière interview télévisée remonte au printemps, était bien à l’étude, l’occasion pour le président en chute libre dans les sondages d’expliquer une nouvelle fois son action.

“Toute la question se pose du juste calendrier”, souligne un proche du président. “Il ne faut pas que le président parle trop tôt par rapport à des échéances qui ont de lourds impacts sur la France – le Brexit – et il ne faut pas qu’il parle trop tard par rapport à des sujets de préoccupation, comme le pouvoir d’achat, et pour purger un certains nombres d’incidents, le départ de Hulot, l’affaire Benalla.”

“Il faut clore un chapitre, en ouvrir un autre”, estime-t-on, deux mois après la première crise politique d’ampleur du quinquennat provoquée par la diffusion d’une vidéo montrant l’ancien collaborateur de l’Elysée Alexandre Benalla en train de violenter des manifestants le 1er mai dernier.

Cet épisode a contribué à faire chuter encore davantage la cote de popularité d’Emmanuel Macron – selon un sondage Opinionway pour LCI publié dimanche, le chef de l’Etat a enregistré en septembre son score le plus bas depuis le début du quinquennat avec 28% de “satisfaits” de son action contre 35% en juillet.

Aux séquelles de l’affaire Benalla se sont greffées en cette rentrée les démissions surprises du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, et de celle des Sports Laura Flessel ainsi que les critiques du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, sur “un manque d’humilité” de l’exécutif.

“Grosse tête”

Dimanche, d’autres propos de l’ancien maire de Lyon, tenus le 6 septembre lors d’une rencontre avec des journalistes, ont refait surface dans la Dépêche du Midi.

“Les provinciaux, et j’en suis, ont déjà une tendance naturelle à considérer que les Parisiens ont la grosse tête et les snobent, or des expressions comme la nouvelle grammaire de la politique ou la start-up nation, ils ne s’y reconnaissent pas”, a déclaré ce soutien de la première heure du chef de l’Etat.

Quant à Emmanuel Macron “nous ne sommes pas nombreux à pouvoir encore lui parler. Ceux qui parlent franchement à Macron sont ceux qui étaient là dès le début : Ferrand, Castaner, Griveaux et moi…D’ailleurs, il va finir par ne plus me supporter. Mais si tout le monde se prosterne devant lui, il finira par s’isoler, car par nature l’Élysée isole”.

Gérard Collomb, qui a annoncé sa candidature pour les municipales de 2020 à Lyon, aurait également reproché, au cours de ce même déjeuner, à Emmanuel Macron de ne “pas être monté au créneau plus tôt” sur l’affaire Benalla.

A l’Elysée, on estime que l’épisode est clos. “Il était très important que le président et Gérard Collomb se parlent (la semaine dernière-NDLR) pour se mettre d’accord sur la façon dont Gérard Collomb envisageait sa place dans le gouvernement, puis son départ du gouvernement et que les uns et les autres cessent de penser qu’il y avait une espèce de possibilité d’être à la fois dehors et dedans”.

“Il y a peut être eu un moment où on pensait qu’on pouvait être à la fois dehors et dedans, je crois que maintenant c’est clair on ne peut pas être dehors et dedans, mais on peut être dedans puis dehors, c’est ça la règle”, ajoute-t-on.

Pas de changement de cap politique

Si l’entourage d’Emmanuel Macron se livre à une forme de mea culpa sur le style et la communication qui ont prévalu au cours de la première année de quinquennat – le Premier ministre Edouard Philippe a lui-même reconnu la semaine dernière une possible “part d’orgueil” au gouvernement – pas question pour autant de changer de cap ni de politique.

Certes, le chef de l’Etat a étoffé ces dernières semaines le volet social de sa politique avec les plans de lutte contre la pauvreté et pour l’amélioration du système de santé et l’exécutif a multiplié les déclarations en faveur des retraités.

Mais “sous prétexte de combattre l’étiquette de président des riches, on ne va pas se mettre à dire qu’on va privilégier la dépense sociale et matraquer d’impôts ceux qui gagnent bien leur vie”, prévient-on à l’Elysée. “Ça c’est hors de question”.

“Notre ennemi mortel c’est le simplisme. Nous faire basculer sur le coté vous donnez un coup à droite, un coup à gauche. Des formules chocs”, ajoute-t-on. “On doit assumer le fait qu’on fait des choses, non pas extraordinairement sophistiquées, mais qu’on a une lecture de l’action politique qui repose sur quelque chose d’un peu plus compliqué que ce qui a été fait par le passé.”

Pour le président, “le seul moyen de se défaire de cette image qui lui est apposé c’est l’action”, ajoute-t-on. “Il ne va pas aller à la télévision pour dire : ‘je ne suis pas hautain, je ne suis pas arrogant’, il n’a pas à se justifier de ça.”

“Si de notre côté on arrive à expliquer que l’action du président est tout le contraire de cet espèce de côté élitiste, voire limite aristocratique, mais qu’elle est profondément démocratique dans le fait de réembarquer dans le modèle social français des gens qui en sont écartés depuis des dizaines d’années, peut-être que c’est là qu’on est susceptible de remporter la partie”, dit-on.

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