Le dioxyde de titane contenu dans les bonbons bientôt interdit - LaMinuteInfo

Le dioxyde de titane contenu dans les bonbons bientôt interdit

Le gouvernement veut faire interdire l’emploi de l’additif alimentaire “E171”, très présent dans les confiseries, d’ici la fin de l’année.

Nos chères têtes blondes en raffolent. Et pourtant, certaines des confiseries commercialisées dans notre pays contiennent des nanoparticules de dioxyde de titane. Un additif alimentaire dangereux pour notre santé et que veut faire interdire le gouvernement “avant la fin de l’année”, annonce vendredi la secrétaire d’Etat au Développement durable, Brune Poirson dans les pages du Parisien.

“La France a d’ores et déjà saisi la Commission européenne afin de demander aussi des mesures à ce niveau, dès lors que le dioxyde de titane est susceptible de constituer un risque sérieux pour la santé humaine.”
Bonbons, biscuits et chewing-gums

En effet, selon l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), ce colorant pourrait favoriser les cancers du colon et du rectum. Très utilisé sous le nom de “E171” pour rendre les produits plus blancs ou plus brillants, le dioxyde de titane est ainsi présent dans des dentifrices, des produits pharmaceutiques, des compléments alimentaires mais aussi dans des plats préparés.

Plus inquiétant encore, le “E171” se retrouve surtout dans des “bonbons, des produits chocolatés, biscuits et chewing-gums”, note l’étude de l’Inra. Les enfants sont donc en première ligne, comme le soulignait dès 2016 l’association citoyenne Agir pour l’Environnement.

“Selon une étude récente, les enfants consommeraient deux à quatre fois plus
de titane que les adultes du fait de l’ingestion de sucreries”

Les “Têtes Brulées” sans E171
Face au risque, certains fabricants ont pris les devants. C’est le cas chez Verquin, à Tourcoing (Nord), d’où sortent les bonbons phares des cours de récréations : les “Têtes brûlées”. Salué vendredi par Brune Poirson comme une “entreprise vertueuse”, le confiseur compte parmi ceux, comme Lutti et Carambar & Cie, qui se sont engagés dès 2017 à se passer du colorant mis en cause. Un changement progressif mais bien pris en compte par les industriels, assure Florence Pradier, la présidente du Syndicat national de la confiserie.

“C’est plus facile à faire pour les grands groupes que pour les petits, pour les bonbons gélifiés type Crocos, que pour les dragéifiés type Smarties”.

“On en trouve à peu près dans tous les plats préparés”
Mais la confiserie ne représente qu’un volet du risque couru par les consommateurs. L’interdiction des nanoparticules de dioxyde de titane invitera à l’avenir toute l’industrie agroalimentaire à revoir leurs recettes, car comme le prévient Stéphen Kerckhove, d’Agir pour l’environnement : “On en trouve à peu près dans tous les plats préparés”. Alors qu’elle tirait la sonnette d’alarme dès juin 2016, l’association citoyenne faisant déjà état de la présence de cet additif dans des centaines d’aliments commercialisés en France.

 

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