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Moyen Orient

Le cimetière de Kobané en Syrie, symbole des victoires kurdes contre l’EI

AFP

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Avec la tendresse d’un père, Adham Olaiki nettoie les feuilles et les brindilles sur l’ultime lieu de repos de son fils, une tombe de marbre dans un cimetière aux abords de Kobané, symbole dans le nord syrien de la résistance aux jihadistes.

C’est là, dans “le cimetière des Martyrs”, que reposent des centaines de combattants kurdes, tombés sur le champ de bataille face au groupe Etat islamique (EI), ainsi que des civils pris pour cible ou tués par l’explosion de mines, comme le fils d’Adham, mort en 2015 à 12 ans.

Un monument funéraire de forme pyramidale, décoré des drapeaux des Unités de protection du peuple (YPG), la principale milice kurde, veille sur des rangées de tombes identiques, recouvertes de marguerites jaunes et de roses rouges – aux couleurs du drapeau de la milice.

“Je viens ici chaque jour et m’occupe du jardin du cimetière. Cet endroit est devenu plus qu’une maison pour moi. Je ne me sens bien qu’auprès de la sépulture de mon fils”, lâche le quinquagénaire.

Depuis trois ans, il vient tous les jours se recueillir, accomplissant avec religiosité le même rituel auprès de la tombe de son fils.

Il a lui-même combattu dans les rangs des YPG, soutenues par la coalition internationale menée par Washington, et contribué à la victoire hautement symbolique contre l’EI à Kobané en 2015, au terme de quatre mois de combats acharnés.

“J’ai encore les cicatrices d’éclats d’obus,” dit-il en montrant son dos.

– ‘Fatigués de la guerre

Sur des pierres tombales en marbre sont gravés les noms de guerre des combattants kurdes, ainsi que leur date de naissance et la bataille durant laquelle ils sont tombés en “martyrs”.

Beaucoup ont été tués à Kobané, d’autres dans la ville voisine de Minbej en 2016, ou encore durant l’offensive de 2017 pour chasser l’EI de Raqa, la capitale de facto des jihadistes dans le nord syrien.

Et les YPG poursuivent à l’heure actuelle leur ultime offensive contre les dernières poches de l’EI dans l’est du pays.

Si Adham affirme ne pas regretter avoir pris les armes à l’époque, il dit désormais vouloir vivre en paix.

“Beaucoup de mes camarades de combat sont enterrés ici. Cette guerre nous a fatigués, nous aspirons à la paix, mais il faut d’abord que l’EI soit totalement éradiqué pour que nos sacrifices aient du sens”, affirme-t-il.

Le cimetière, érigé en 2012, n’a eu de cesse de s’élargir au fil des batailles livrées par les milices kurdes au groupe jihadiste.

Il abrite 1.230 martyrs tombés lors des combats à Kobané, Minbej, Raqa et ailleurs, indique à l’AFP Aref Bali, responsable d’une association qui soutient les familles.

– ‘En vain’ –

Des visiteurs marchent entre les tombes à la recherche d’un proche tandis que d’autres dépoussièrent les stèles ou arrangent les fleurs en récitant une prière.

La petite Leila, âgée seulement de 18 mois, joue innocemment près de son grand-père et de sa tante, venus visiter la tombe de son père, mort l’an dernier dans l’explosion d’une mine plantée par l’EI à Raqa.

Le grand-père, Mohyeddin Hami, qui tient à la main une photo du défunt, a deux autres fils qui combattent toujours au sein des YPG.

“Leila a perdu son père 20 jours après son premier anniversaire. Mon fils avait assisté à cette célébration puis nous a quittés”, raconte à l’AFP M. Hami, les larmes aux yeux.

“Notre peine est immense, nous avons sacrifié nos enfants pour libérer notre terre. Nous poursuivrons Daech jusqu’au dernier jihadiste”, insiste le sexagénaire, utilisant l’acronyme arabe de l’EI.

“Tout ce sang n’a pas été versé en vain, c’était pour préserver la sécurité et la stabilité de ce pays”, ajoute-t-il.

A quelques mètres de la famille Hami, celle des Ibich rend hommage à plusieurs de ses membres morts dans les combats contre l’EI.

Hamad Ibich, 56 ans, a participé, avec son frère, à la bataille de Kobané mais seul lui en est sorti sain et sauf.

Le frère a été tué avec 12 autres combattants, lors d’une offensive féroce des jihadistes contre une position kurde qu’ils tenaient, se souvient-il.

Le quinquagénaire a également perdu son fils et son neveu, tous deux morts au combat.

“Beaucoup de vies ont été sacrifiées, chaque famille a perdu deux ou trois de ses membres”, dit-il.

“Nous gardons la tête haute grâce à nos martyrs. Daech est fini et les habitants du nord de la Syrie peuvent enfin souffler et vivre à l’abri de toute cette brutalité”.

Moyen Orient

Gaza : trois Palestiniens, dont un enfant, tués par des tirs israéliens

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De nouveaux heurts ont éclaté vendredi à la frontière entre la bande de Gaza et Israël.

Nouvelle journée sanglante à Gaza. Trois Palestiniens, dont un enfant, ont été tués vendredi par des tirs de soldats israéliens lors de manifestations et de heurts dans la bande de Gaza le long de la frontière avec Israël. L’enfant de 12 ans, Chadi Abdel Aal, a été tué près de Jabalia, dans le nord de l’enclave.

Deux autres Palestiniens, tous deux âgés de 21 ans, ont été tués lors d’incidents près de Khan Younes dans le sud de la bande de Gaza et à Al-Bureij, situé dans le centre de cette enclave, a précisé le ministère. Au moins 50 Palestiniens ont également été blessés par des tirs de soldats israéliens le long de la frontière.

13 000 Palestiniens
Une porte-parole de l’armée israélienne a indiqué que 13.000 Palestiniens avaient participé à des manifestations violentes. Des manifestants ont brûlé des pneus, lancé des pierres et des bouteilles incendiaires en direction de la barrière de sécurité israélienne et des soldats qui y sont postés.

Contrôlée par le mouvement islamiste Hamas, la bande de Gaza est le théâtre de manifestations depuis le 30 mars le long de la barrière pour demander la levée du blocus israélien et pour le droit au retour des Palestiniens qui ont été chassés ou ont fui leurs terres à la création d’Israël en 1948. Les décès de vendredi portent à 178 le nombre de Gazaouis tués par des tirs israéliens depuis cette date. Un soldat israélien a été tué, le 20 juillet.

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Moyen Orient

Au moins 51 morts, dont 40 enfants, dans le raid aérien attribué à la coalition au Yémen

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Moyen Orient

Guerre au Yémen: 29 enfants tués dans une attaque aérienne menée par l’Arabie Saoudite

Ange Poireau

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Au moins 29 enfants ont été tués et 30 autres blessés dans une frappe aérienne de la coalition menée par l’Arabie saoudite au Yémen, selon le Comité international de la Croix-Rouge.

Les enfants voyageaient dans un bus qui a été touché sur un marché à Dahyan, dans la province de Saada, au nord du pays.

Le ministère de la Santé dirigé par le mouvement rebelle Houthi a déclaré avoir dénombré 43 personnes et déclaré que 61 personnes avaient été blessées.

La coalition, qui soutient le gouvernement du Yémen dans une guerre avec les Houthis, a déclaré que ses actions étaient “légitimes”.

Il insiste sur le fait qu’il ne vise jamais délibérément les civils, mais des groupes de défense des droits de l’homme l’ont accusé de bombarder les marchés, les écoles, les hôpitaux et les zones résidentielles.

Que s’est-il passé à Saada?

Les anciens des tribus yéménites ont déclaré à l’Associated Press que l’autobus avait été touché alors qu’il traversait le marché de Dahyan et qu’il transportait des civils locaux, y compris de nombreux écoliers.

L’association Save the Children a déclaré que son personnel avait indiqué que les enfants étaient en train de retourner à l’école après un pique-nique lorsque le chauffeur de leur bus s’est arrêté pour prendre un verre.

Le véhicule était à l’arrêt lorsque l’attaque s’est produite, a-t-il ajouté.

Le CICR a indiqué qu’un hôpital soutenu à Saada avait reçu les corps de 29 enfants, tous âgés de moins de 15 ans, et de 48 blessés, dont 30 enfants.

Il a envoyé des fournitures supplémentaires à l’hôpital pour faire face à l’afflux de patients.

Al-Masirah TV, de Houthi, a rapporté que 47 personnes avaient été tuées et 77 blessées, et diffusé des images illustrant les corps de plusieurs jeunes enfants, certains portant l’uniforme scolaire.

Quelle a été la réaction?

Le porte-parole houthi, Mohammed Abdul-Salam, a accusé la coalition de faire preuve d’un “mépris manifeste pour la vie civile” en visant un lieu public surpeuplé.

Le CICR a souligné qu ‘”en vertu du droit international humanitaire, les civils doivent être protégés pendant le conflit“, alors que le secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés, Jan Egeland, qualifie cette attaque de “grotesque et honteuse“.

Save the Children a décrit l’incident comme “horrible” et a appelé à une enquête complète, immédiate et indépendante sur les récentes attaques contre des civils et des infrastructures civiles.

Le porte-parole de la coalition, le colonel Turki al-Malki, a déclaré que l’attaque était “une action militaire légitime menée conformément au droit international humanitaire“.

Il a déclaré avoir frappé mercredi soir des “militants responsables de la planification et du ciblage de civils” dans la ville de Jizan, en Arabie Saoudite, où un résident yéménite a été tué et 11 autres blessés par des missiles balistiques interceptés.

Il a accusé les rebelles d’utiliser des enfants comme «outils et couvertures pour leurs actes terroristes».

Plus tard, des frappes aériennes ont été signalées dans la capitale yéménite tenue par les rebelles, Sanaa.

Il y a une semaine, au moins 55 civils ont été tués et 170 autres blessés dans une série d’attaques contre la ville portuaire de Hudaydah, sur la mer Rouge et contrôlée par les rebelles. La coalition a nié avoir mené des frappes aériennes dans la région et a accusé les rebelles de tirs de mortier.

Pourquoi y a-t-il une guerre au Yémen?

Le Yémen a été dévasté par un conflit qui s’est intensifié au début de 2015, lorsque les Houthis ont pris le contrôle de la majeure partie de l’ouest du pays et ont contraint le président Abdrabbuh Mansour Hadi à fuir à l’étranger.

Alarmés par la montée en puissance d’un groupe qu’ils considéraient comme un mandataire iranien, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et sept autres États arabes sont intervenus pour tenter de restaurer le gouvernement.

Selon les Nations Unies, près de 10 000 personnes – dont les deux tiers étaient des civils – ont été tuées et 55 000 autres blessées dans les combats.

Les combats et le blocus partiel de la coalition ont également fait perdre 22 millions de personnes à l’aide humanitaire, créé la plus grande urgence mondiale en matière de sécurité alimentaire et provoqué une épidémie de choléra qui aurait touché un million de personnes.

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