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L’Assemblée nationale a voté lundi les revalorisations de la prime d’activité et de l’allocation adultes handicapés (AAH), mais les crédits du budget 2018, en hausse, pour la Solidarité n’ont pas fait l’unanimité, avec des critiques à gauche, et quelques inquiétudes à droite.

En progression de 1,6 milliard d’euros comparé aux derniers crédits du quinquennat Hollande, ce budget pour la Solidarité, l’Insertion et l?Égalité des Chances reflète “le parti pris de la sincérité budgétaire” et en même temps “la priorité donnée à nos concitoyens les plus fragiles”, a estimé la ministre Agnès Buzyn.

Il met aussi en musique plusieurs “engagements présidentiels” comme sur l’AAH ou sur l’augmentation de la prime d’activité, dispositif “important pour que le travail paye”, a-t-elle ajouté. Des députés de gauche et de droite se sont inquiétés de perdants au vu des changements de paramètres.

Lors de cette séance présidée pour la première fois par la LR Annie Genevard, élue vice-présidente de l’Assemblée la semaine dernière, des élues de la majorité ont relevé les mesures touchant à l’égalité femmes-hommes, cause érigée en “grande priorité du quinquennat”.

La suppression de certains revenus dans le calcul de la prime d’activité pour les bénéficiaires de pension d’invalidité ou de rente pour accident du travail-maladie professionnelle a été fustigée comme “injuste” et pénalisant le pouvoir d’achat par LR, le MoDem, le PS et le PCF, qui ont échoué à faire supprimer l’article. “C’est revenir à l’esprit du texte initial de favoriser la reprise d’un emploi”, a plaidé Mme Buzyn.

Le groupe LR a cependant plutôt vu d’un bon ?il ces crédits “globalement en hausse (…) dans une période de restrictions”. S’il a salué la revalorisation de l’AAH, Gilles Lurton a promis de la “vigilance” sur une éventuelle perte de pouvoir d’achat pour les couples. Il a aussi jugé les moyens alloués à l’accueil de mineurs étrangers isolés “bien loin de la charge assumée par les départements”.

Saluant aussi la hausse de ce budget, les Constructifs se sont abstenus à cause de mesures “atténuant voire annulant” la hausse de l’AAH, qui est “loin d’être un minima social comme les autres”.

Tous contre ces crédits 2018, les trois groupes de gauche ont épinglé “coups de rabot, voire angles morts” (Nouvelle Gauche), “un alibi fragile” (PCF), “hypocrisie” et “charité” (LFI).

Outre l'”impact” des modifications entourant l’AAH et la revalorisation de la prime d’activité “injustement décalée en octobre à la différence des cadeaux aux plus riches”, ils ont pointé un “tour de passe-passe” sur l’égalité femmes-hommes, avec “la quasi-totalité des actions en diminution” budgétaire.

L’Insoumise Mathilde Panot a par ailleurs alerté sur le taux de non-recours au RSA, “5,3 milliards pas réclamés” là où “cette prétendue fraude sociale pour le RSA est estimée à 170 millions d’euros”, “somme ridicule quand on la compare à la fraude fiscale qui chaque année nous coûte 80 milliards”. “Il faut lutter contre le non-recours, sens dans lequel le gouvernement entend aller”, a assuré Stella Dupont, députée LREM.

LR et MoDem ont tenté en vain d’obtenir un rapport sur l’amélioration de la situation des aidants familiaux, le gouvernement renvoyant entre autres aux conclusions à venir d’une mission.

Source: AFP

France

France: un célèbre entraîneur de chevaux de course, soupçonné de dopage

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L’un des entraîneurs de chevaux d’obstacles les plus renommés en France a été inculpé à Versailles, près de Paris, pour des soupçons de dopage , a-t-on appris mercredi auprès du parquet, confirmant une information du Parisien.

Guy Chérel, 58 ans, a été interpellé lundi matin à son écurie de Maisons-Laffitte (Yvelines, à l’ouest de Paris) et un pharmacien a simultanément été arrêté en Seine-et-Marne, un département à l’est de la capitale, a indiqué le parquet de Versailles.

Ces interpellations ont été réalisées dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en février pour des soupçons de dopage sur des chevaux de course qu’il entraînait.

M. Chérel est le quatrième meilleur entraîneur de chevaux d’obstacles en France en nombre de victoires, et le premier de la région parisienne. Cet homme, qui possède 110 chevaux à l’entraînement ainsi qu’un haras en Normandie, à Gavray (à 270 km de Paris), a récolté cette année plus de 3,6 millions d’euros en gains de course.

Des perquisitions ont été menées dans son écurie, a précisé une source proche du dossier.

Déférés mardi, les deux hommes ont été mis en examen (inculpés) pour “escroquerie en bande organisée”, “acquisition”, “détention” et “transport illicites de substances, plantes, préparations ou médicaments inscrits sur les liste I et II ou classées comme psychotropes”.

Ils ont été placés sous contrôle judiciaire.

Un troisième homme, un vétérinaire italien, a lui aussi été placé en garde à vue et devait être présenté à un juge mercredi en vue d’une possible inculpation.

Interrogée, la société organisatrice de courses France Galop n’a pas souhaité faire de commentaire sur ce dossier.

En France, les plus grandes courses à obstacles (haie, steeple-chase et cross-country) sont dotées de 250.000 à 350.000 euros en moyenne, l’allocation la plus élevée, celle du grand steeple-chase de Paris, atteignant les 850.000 euros.

En juillet 2017, l’un des meilleurs entraîneurs français de trot, Fabrice Souloy, a été exclu 15 ans pour dopage par les autorités hippiques en Norvège et suspendu un an en Suède, où il a aussi écopé d’un million de couronnes d’amende (près de 104.000 euros).

Des traces de cobalt “très supérieures” à celles admises avaient été retrouvées sur des trotteurs entraînés par M. Souloy. Il avait été aussi suspendu pour un an en France en janvier 2017, pour une affaire distincte mais similaire.

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France

Le gouvernement se penche sur le “coworking” pour l’utiliser à ses fins

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Après avoir fait émerger de nouveaux acteurs immobiliers et séduit plusieurs promoteurs, le “coworking” peut-il servir les objectifs de l’Etat? Désireux de ranimer des régions délaissées, le gouvernement va subventionner le développement d’espaces de travail partagés.

L’exécutif va “mettre de l’argent significativement: (…) 60 millions d’euros de l’Etat” dans une “politique publique d’aménagement des espaces de coworking et des +tiers lieux+”, a déclaré mercredi Julien Denormandie, secrétaire d’Etat à la Cohésion des Territoires, lors de la présentation d’un rapport commandé par le gouvernement.

Au sens strict, le coworking, apparu dans les années 2000 aux Etats-Unis, est un marché immobilier dont les opérateurs proposent de vastes espaces de travail, partagés entre de nombreux clients aux activités différentes.

En France, la plupart des acteurs se concentrent sur Paris et sa banlieue proche. C’est le cas de l’antenne française de WeWork, pionnier américain du secteur qui vaut une vingtaine de milliards de dollars huit ans après sa naissance, ou de Nextdoor, porté par le constructeur Bouygues et l’hôtelier AccorHotels.

Les visées du gouvernement vont à l’encontre de la réalité très urbaine de ce marché: il y voit un outil pour ranimer l’activité de régions délaissées, de même qu’il a déjà promis cinq milliards d’euros pour revitaliser les centres de 200 villes moyennes et veut couvrir tout le pays en très haut débit numérique d’ici à 2022.

Ce grand écart passe par une redéfinition. Paradoxe pour une “mission coworking”, le rapport présenté mercredi écrit dès son introduction que “le coworking n’est certainement pas la forme adéquate pour redynamiser tous nos territoires”.

Réalisé par Patrick Levy-Waitz, président d’une fondation consacrée aux nouveaux modes de travail, le rapport choisit une définition bien plus lâche, qui lui permet de décompter 1.800 espaces en France.

Qualifiés de “tiers lieux” – car à mi-chemin entre travail et entreprises -, ils comprennent par exemple des “fab labs”: ces lieux mutualisent l’utilisation de machines comme des fraiseuses ou des imprimantes 3D.

“Fabriques des territoires”

“Le terme coworking, là où je l’assume pleinement, c’est +travailler avec les autres+”, a expliqué à l’AFP M. Denormandie. “Ce qui unit tous ces différents sites, c’est qu’aujourd’hui, il y a de plus en plus de volonté d’être indépendant et, pour autant, une peur totale de faire tout cela seul”.

Pourquoi, face à l’émergence naturelle de ces lieux, passer par la puissance publique? M. Denormandie, qui compte sur 50 millions d’euros d’investissements privés à côté des subventions de l’Etat, assure ne pas s’inscrire dans une vision planificatrice, alors qu’il souhaite voir émerger quelque 300 “fabriques des territoires”.

“En France, sans une dynamique forte de l’Etat, parfois, on a du mal à enclencher certains sujets”, estime auprès de l’AFP Séverin Naudet, qui a mené l’implantation en France de WeWork et est aujourd’hui l’un des dirigeants du cabinet Amaris.

“Il y a un foncier dormant public énorme: l’Etat a des leviers pour dire à certains organismes publics de s’engager”, cite-t-il comme exemple, évoquant non seulement les collectivités locales mais aussi des entreprises comme la Poste.

Reste la place à donner aux acteurs qui ont réellement développé ces dernières années le marché: les opérateurs, comme WeWork ou Spaces, et les promoteurs. Le rapport évacue le sujet en n’y voyant qu’une partie “émergée de l’iceberg”.

“Il faut aussi des grands opérateurs qui amènent des investisseurs (et) des lieux qui sont rentables”, prévient auprès de l’AFP Christophe Burckart, directeur général pour la France de la multinationale IWG, propriétaire de Spaces.

“Moi j’aimerais bien ouvrir un restau demain, je ne suis pas sûr que je pourrai le faire… Si vous regardez la réalité, ceux qui apportent les investissements structurés et massifs pour que ces initiatives soient pérennes, (ce sont) de grands opérateurs, nationaux ou internationaux”, insiste-t-il.

Signe que le marché peut s’étendre naturellement au-delà des abords immédiats de la capitale, son groupe exploite des espaces dans le Val-d’Oise et hors de l’Île-de-France, à Beauvais (60). Certes, le projet est passé par une coentreprise avec une institution publique, la Caisse des dépôts.

“On sait que le marché existe: on l’aurait fait (seuls) parce qu’il y a un besoin”, conclut M. Burckart, tout en soulignant que la présence de la Caisse est “clairement un plus”.

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France

La police française enquête sur des vidéos de viols collectifs diffusés sur Snapchat

Ange Poireau

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La police française enquête sur une affaire de viol collectif d’une femme de 19 ans diffusé sur les réseaux sociaux.

La victime a été attaquée par quatre hommes par une boîte de nuit dans la ville de Toulouse, dans le sud du pays, samedi soir ou dimanche matin, ont rapporté des médias locaux.

Des vidéos de l’incident, apparues sur Snapchat et Twitter lundi, ont été bloquées par la police après que les utilisateurs des médias sociaux l’ont signalé.

Les enquêteurs ont maintenant identifié la femme qui a confirmé l’attaque.

Les procureurs ont déclaré qu’il n’y avait aucun doute qu’un crime avait été commis. Ils n’étaient pas encore sûrs que la victime ait décidé de déposer un rapport, mais ont insisté sur le fait que “l’enquête aurait lieu, qu’il y ait ou non un cas”.

La police cherche maintenant à identifier au moins quatre auteurs, âgés de 25 à 30 ans, vus sur le parking d’une boîte de nuit à Balma, dans la banlieue est de Toulouse.

“Arrête de filmer, c’est du viol”

Selon les médias qui ont regardé les images des médias sociaux, on peut entendre la victime, visiblement ivre, pleurer.

D’autres voix, supposées être celles des agresseurs, suggèrent clairement qu’elles participent à des agressions sexuelles.

Une autre voix claire avertit les autres: “Arrêtez de filmer, c’est un viol … c’est un viol, c’est un viol.”

La jeune femme, en partie nue, est tirée par les cheveux, y compris par un suspect qui lui demande à plusieurs reprises d’exercer une fellation.

Les utilisateurs de médias sociaux ont été horrifiés par les images diffusées en ligne et beaucoup les ont signalés à la division de la cybercriminalité de la police.

Sur Twitter, la police a remercié les gens de ne pas partager des images montrant des “actes sexuels non consentis”.

Les procureurs ont déclaré qu’ils enquêtaient également sur quiconque avait filmé et partagé les images de l’incident.

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