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Afrique

Lancement officiel des préparatifs du Sommet Africités 2018

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Cités et Gouvernement Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) (www.UCLGA.org) et l’Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC) ont organisé le 15 mai 2018, au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale à Rabat, Maroc, la cérémonie officielle de lancement des préparatifs de la 8eme édition du Sommet Africités prévue du 20 au 24 novembre 2018 à Marrakech, Maroc, autour du thème : « La transition vers des villes et des territoires durables : le rôle des collectivités locales et régionales d’Afrique ».

Des élus locaux et régionaux d’une vingtaine de pays d’Afrique ont pris part à cette cérémonie, y compris des présidents des associations des collectivités locales et territoriales d’Afrique, des maires et gouverneurs des villes métropolitaines d’Afrique, des membres du réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique (REFELA). La cérémonie a été rehaussée par la présence du Président du Comité Technique Spécialisé de l’Union Africaine pour la fonction publique, le développement urbain, la décentralisation et les collectivités locales (CTS n°8) et Ministre de la décentralisation et de la gouvernance locale du Bénin; du Ministre chargé des gouvernements locaux du Lesotho et Membre du Bureau du CTS 8; des membres du corps diplomatique accrédité au Maroc, des représentants du parlement et celle du secrétaire général de l’association internationale des grandes métropoles (Metropolis).

Au cours de la cérémonie les participants ont suivi tour à tour, les allocutions : du représentant du ministre de l’Intérieur du Maroc, M. Khalid Safir, Wali, Directeur Général des Collectivités Locales ; de Son Excellence M. Barnabé Zinsou DASSIGLI, Ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale de la République du Bénin, Président du CTS n°8 de l’Union Africaine ; de Son Excellence M. Mouhamadou Youssifou, Ambassadeur du Cameroun, Vice doyen du corps diplomatique accrédité au Maroc ; de Mme Rose Christiane Ossouka Raponda, Maire de Libreville, vice-présidente CGLU pour l’Afrique et M. Mohammed Boudra, Président de l’AMPCC.

Dans son discours d’ouverture M. Khalid Safir a réaffirmé l’importance pour le royaume du Maroc d’accueillir la 8 édition du Sommet Africités. « Je voudrais vous exprimer toute la joie et la fierté du Royaume du Maroc d’accueillir sur son territoire la huitième édition de ce sommet. Le thème retenu amènera les participants à débattre du futur des villes, des territoires et des collectivités locales africaines et des défis de l’Afrique face à la mondialisation et à l’urbanisation pour mettre en évidence les mutations en cours, et le rôle et la stratégie des collectivités locales africaines dans la transition », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le président du CTS n°8 de l’Union Africaine, M. Barnabé Zinsou Dassigli a souligné que le sommet Africités est considéré par les ministres membres du CTS n°8 comme l’une des meilleures opportunités offertes à l’Afrique de parler d’une même voix sur la question de la décentralisation qui est le moyen le plus sûr pour impliquer les populations dans la gestion des affaires qui les concernent.  « Au fil de ses éditions successives, le sommet Africités s’est révélé être une formidable plateforme d’échanges pour la mise en œuvre des politiques de décentralisation en Afrique. C’est pour cette raison que les ministres africains de la décentralisation ont décidé d’instituer Africités comme l’espace africain d’évaluation, tous les trois ans, de l’impact   des politiques de décentralisation et des programmes de coopération correspondants sur l’amélioration des conditions et du cadre de vie des populations et sur la bonne gouvernance de nos États en général. C’est pourquoi que le CTS n°8 souhaite inscrire à l’ordre du jour du sommet Africités 2018, la question de la signature et de la ratification de la charte africaine sur les valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local », a indiqué le Ministre Dassigli.

Le maire de Libreville et Vice-Présidente Afrique de CGLU, Mme Rose Christiane Ossouka Raponda,   a dit être convaincue que Marrakech 2018 marquera d’une pierre blanche la trajectoire vers la transformation structurelle de l’Afrique prônée par l’Agenda 2063 de l’UA. « J’invite donc toutes les collectivités du monde, et en particulier celles d’Afrique à venir participer avec nous à la réflexion que nous allons amorcer sur la « transition vers des villes et des territoires durables et résilients », a-t-elle lancé.

Pour M. Mohamed Boudra, président de l'Association Marocaine des Présidents des Conseils Communaux (AMPCC), « le Sommet Africités 2018, sera l'occasion d'échanger les idées et opinions, d'enrichir les expériences et de soutenir la coopération africaine dans le domaine de la gestion locale ».

Le moment phare de la cérémonie a été le passage de témoin à la ville de Marrakech, hôte du Sommet Africités 2018, qui a reçu le drapeau Africitiés des mains de M. Mpho NAWA, Représentant du Président de l’Association des Maires d’Afrique du Sud (SALGA), hôte de la 7ème édition du Sommet Africités, tenue en 2015 à Johannesburg.

Le Maire de Marrakech, M. Mohamed Larbi Belcaid, s’est réjoui de reprendre le flambeau en lançant un appel à la participation massive des différents acteurs à ce grand rendez-vous prévu du 20 au 24 novembre 2018 dans la ville ocre qualifiée de cœur battant de l’Afrique en mouvement.

À la suite du passage de témoin entre Johannesburg et Marrakech, M. Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général de CGLU Afrique a présenté l’architecture et le programme du Sommet ainsi que les conditions à remplir pour y participer et prendre part au Salon Africités organisé en parallèle. Les participants sont invités à s’inscrire en ligne sur les sites suivants :

Pour le Sommet: www.Africities.org

Pour le Salon: www.SalonAfricites2018.com

Près de 5000 participants sont attendus à la conférence et 500 exposants sont attendus au Salon Africités.

PJ : Dossier de présentation du Sommet Africités 8 (https://goo.gl/5LxuAv)

Distribué par APO Group pour United Cities and Local Governments of Africa (UCLG Africa).

Pour davantage d'informations, veuillez contacter : 
Gaëlle Yomi: Tel: + 212 610 56 71 45 
email: GYomi@UCLGA.org

Source: APO

Afrique

Le conseil de sécurité des Nations unies renouvelle son soutien au président centrafricain Touadéra

Ange Poireau

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La France se félicite de l’adoption par le Conseil de sécurité d’une déclaration présidentielle sur la situation en RCA.

Le Conseil de sécurité renouvelle ainsi son soutien au président Touadéra, à ses efforts pour restaurer la paix et la stabilité en RCA, et appelle les autorités centrafricaines à prendre sans délai toutes les mesures nécessaires pour avancer dans le dialogue avec les groupes armés et dans la promotion de la réconciliation nationale, le rétablissement de l’autorité de l’Etat, la réforme du secteur de la sécurité et la lutte contre l’impunité.

Le Conseil de sécurité rappelle également sa forte préoccupation face à la persistance des violences et des activités déstabilisatrices perpétrées par les groupes armés, et appelle ces derniers à déposer sans délai et sans condition les armes et à s’engager dans le processus de paix.

Le Conseil réitère son appui à l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA et à sa feuille de route adoptée à Libreville en juillet 2017, en soulignant l’urgence de progrès dans la mise en place d’un dialogue ambitieux et inclusif avec les groupes armés et les différents segments de la société centrafricaine. Le Conseil souligne l’importance du rôle joué dans ce cadre par l’Union africaine et les pays et organisations de la région, et les appelle, ainsi que les autorités centrafricaines, à poursuivre et renforcer leurs efforts pour la mise en œuvre de la feuille de route de Libreville.

Le Conseil réaffirme son plein soutien à la MINUSCA, qui joue un rôle essentiel pour la stabilisation du pays, au prix d’un lourd tribut.

Le Conseil de sécurité rappelle enfin son appréciation du travail effectué par la mission européenne EUTM RCA de formation des forces armées centrafricaines et appelle à la bonne coopération entre les autorités centrafricaines et leurs partenaires internationaux pour assurer un redéploiement progressif et durable des forces de défense et de sécurité intérieure.

 

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Sénégal

Jean-Baptiste Lemoyne se rend au Sénégal pour une visite de deux jours

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Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, se rend au Sénégal les 17 et 18 juillet.

Cette visite sera l’occasion de faire le point sur l’état d’avancement des projets lancés lors de la visite du Président de la République au Sénégal en février dernier et d’évoquer les dossiers de diplomatie économique.

Le secrétaire d’Etat aura un entretien avec le Président Macky Sall et s’entretiendra avec le ministre des affaires étrangères, Sidiki Kaba, ainsi qu’avec le ministre de l’économie et des finances,  des infrastructures terrestres et le ministre du tourisme.

Ces entretiens permettront de faire un large tour d’horizon de la relation bilatérale et d’échanger sur les questions régionales.

 

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Afrique

Les commémorations de haut niveau du 20ème anniversaire du Statut de Rome permettent de vifs appels en faveur de la justice

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(De gauche à droite) Le Greffier de la CPI, M. Peter Lewis, le Président de l'AEP S.E. O-Gon Kwon, le Président du Nigeria S.E. Muhammadu Buhari, le Président de la CPI le juge Chile Eboe-Osuji et le Procureur de la CPI Fatou Bensouda, lors des commémorations de haut niveau de l'anniversaire du Statut de Rome le 17 juillet 2018 © ICC-CPI

Les 16 et 17 juillet 2018, un événement s’est tenu au siège de la Cour pénale internationale («CPI» ou «la Cour»), à La Haye, aux Pays-Bas, à l’occasion du 20ème anniversaire de l’adoption du Statut de Rome de la CPI. Parmi les représentants de haut niveau de plus de 30 États, figuraient le Président de la République fédérale du Nigéria, des représentants des Sénats et Parlements nationaux, des Ministres des affaires étrangères et de la justice ainsi que des représentants d’organisations internationales et régionales, de la société civile et du monde universitaire. Les intervenants ont réitéré leur soutien à la justice et à la responsabilité pour les crimes les plus graves contenus dans le Statut de Rome.

Cet événement a inclus un discours d’honneur du Président du Nigeria, S.E. Muhammadu Buhari, ainsi que la participation de personnalités internationales de haut niveau, du Président de l’Assemblée des États Parties au Statut de Rome S.E. O-Gon Kwon, du Président de la CPI, M. le Juge Chile Eboe-Osuji, du Procureur de la CPI Mme Fatou Bensouda, du Greffier de la CPI M. Peter Lewis, du Sous-secrétaire général aux affaires juridiques et Conseiller juridique de l’ONU M. Miguel de Serpa Soares, du Président du Fonds au Profit des Victimes M. Motoo Noguchi et de nombreux autres invités.

Dans ses remarques d’ouverture, le Président de la Cour, M. le juge Chile Eboe-Osuji, a rappelé que le Statut de Rome avait été adopté avec la vision d’un monde dans lequel les atrocités qui choquent la conscience de l’humanité ne seraient plus commises en toute impunité. Il a dit que les réflexions sur le 20ème anniversaire du traité devraient se concentrer sur ce que cette génération va faire avec l’héritage monumental que lui ont légué les visionnaires de 1998. «Veillons à ce que les allégations de crimes les plus graves soient accueillies par une réponse judiciaire solide, équitable et impartiale – au niveau international en dernier recours, lorsque les systèmes nationaux s’avèrent incapables de donner aux victimes leur droit à la justice. Faisons en sorte de ne pas abandonner ceux qui ont travaillé si dur pour faire du Statut d’une Cour pénale internationale une réalité,» a déclaré le Président Eboe-Osuji.

«La CPI a donné de l’espoir à tant de personnes, en exigeant le strict respect des règles du droit international humanitaire. Une CPI forte et efficace démontre l’attachement de la communauté internationale à l’état de droit », a déclaré le Président du Nigeria, S.E. Muhammadu Buhari. « J’exhorte tous les États qui ne l’ont pas encore fait à adhérer au Statut de Rome de la CPI, en tant que politique délibérée d’État, afin Que celui-ci devienne un traité universel. »

« Je suis certain que le Statut de Rome est aussi nécessaire aujourd’hui qu’il y a 20 ans. Je crois qu’il est important ‘de revenir aux fondamentaux’ avec un dévouement, un engagement et un enthousiasme renouvelés – tout comme nous l’avons fait lorsque nous avons adopté le Statut de Rome a déclaré le Président de l’Assemblée des États Parties, S.E. O-Gon Kwon. « Puisse ce jour nous permettre de réfléchir, de regarder en arrière, d’apprécier ce que nous avons accompli, et surtout de raviver notre engagement dans la lutte contre l’impunité. »

La Procureur de la CPI, Mme Fatou Bensouda, a souligné l’importance de cet anniversaire et l’opportunité qu’il présente de réaffirmer les valeurs et les objectifs du Statut, mais aussi de réfléchir aux moyens de rendre le système du Statut de Rome plus efficace. « Alors que nous commémorons le 20ème anniversaire de l’adoption du Statut de Rome, nous nous devons, à nos enfants et aux générations futures, de soutenir et de préserver pleinement le système de justice pénale internationale en constante évolution, et la CPI en tant que pilier central, » ajoutant ensuite : «Ceci est exigé par un ordre mondial basé sur la loi, où les atrocités de masse sont sanctionnées par la force du droit et le progrès de l’humanité. »

Après une audience solennelle dans la salle d’audience principale de la CPI, un symposium interactif a permis des débats animés sur les réalisations du Statut de Rome, son impact et les défis de la lutte contre l’impunité. Dans le cadre de la commémoration, des représentants de l’Assemblée, de la Cour, du Fonds au profit des victimes, de la société civile et des Conseils ont également planté un arbre dans les locaux de la Cour en souvenir des victimes des crimes les plus graves et symboliser un engagement profondément enraciné à mettre fin à l’impunité de tels actes.

Contexte : Adopté le 17 juillet 1998, le Statut de Rome (ICC-CPI.int/RomeStatute20?ln=fr) est le traité fondateur de la Cour pénale internationale et est soutenu par plus de 120 pays. La Cour pénale internationale est la première cour pénale internationale permanente créée pour mettre fin à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves qui touchent la communauté internationale, à savoir le génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime d’agression. Le Statut de Rome a également créé le Fonds au profit des victimes (ICC-CPI.int/tfv?ln=fr) avec un double mandat : (i) mettre en œuvre les réparations ordonnées par la Cour et (ii) apporter une réhabilitation physique, psychologique et matérielle aux victimes survivantes, à leurs familles et aux communautés affectées. Le FPV assiste les survivants afin qu’ils puissent commencer le processus de guérison et reconstruire leur vie, et puissent promouvoir la réconciliation et la paix.

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