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Afrique

Lancement du «Sceau d'égalité des genres» pour réduire les inégalités fondées sur le genre au Burkina Faso

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La Femme comme levier de croissance économique au Burkina Faso:

La Plateforme Nationale des Jeunes pour les ODD (PNJ/ODD) s’est donnée pour mission de former près de 2000 femmes aux questions de leadership, afin qu’elles soient suffisamment outillées pour démontrer leur savoir-faire dans leurs divers domaines d’intervention et ce, d’ici à 2020.

La femme représente le socle du développement pour une nation et promouvoir le leadership féminin ne doit plus être perçu comme une faveur faite aux femmes, mais plutôt comme un retour normal aux sources.

C’est dans cet état d’esprit que la PNJ/ODD a réaffirmé son engagement à la cause de la femme à travers l’organisation de la deuxième édition de la campagne nationale pour la promotion du leadership féminin.  Tenue du 29 au 31 mars 2018, cette édition était placée sous le patronage de l’épouse du Président du Faso, Mme Sika Kaboré, le marrainage de Mme Delphine Maïdou Traoré, Directrice Afrique des Opérations du Groupe Allianz et la présidence de la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations unies au Burkina Faso, Mme Metsi Makhetha. 

Le thème retenu cette année : « Femme leader, levier de la capture du dividende démographique pour l’atteinte des objectifs du développement durable au Burkina Faso », visait à placer la promotion du leadership féminin comme problématique au cœur du débat sur le développement du continent africain.

Travailler à un équilibre pour renforcer l’égalité entre les sexes

Cette édition a vu la participation de 350 jeunes filles qui bénéficieront de l’accompagnement de 28 mentors évoluant dans les secteurs des Assurances, des Affaires, des Bâtiments et Travaux Publics, des Institutions Internationales, de la Politique, de la Culture et du Cinéma, de la Communication et de l’Engagement Social.

Cette connexion permettra, selon le Commissaire général de la Campagne, Monsieur Cheick Fayçal TRAORE, « d’apporter les solutions adéquates de manière pratique » aux difficultés auxquelles font face des jeunes entrepreneurs. Pour lui, la question de la promotion du leadership féminin est une question de développement car : « tant que la femme ne sera pas à 100% aux côtés des hommes pour assurer l’équilibre de 50% chacun, le développement de notre continent piétinera », a-t-il insisté à l’ouverture des travaux.

Plusieurs panels de discussion sur des thématiques phares du moment, des sessions d’échanges « B to B » entre Mentors et Mentis, le Salon de l’Initiative Féminine pour le Développement (SIFED) et une Nuit du Leadership Féminin, sont autant d’activités qui ont ponctué cette édition du leadership féminin.

L’expérience du PNUD pour la réduction des inégalités, au service du secteur privé et public

Le PNUD, champion par excellence pour la protection des droits humains et l’élimination de la pauvreté et la réduction des inégalités entre les sexes par l’autonomisation des femmes et la promotion/protection de leurs droits, a partagé son expertise et son expérience au cours de deux panels de discussion.

La session sur « La mobilisation des acteurs publics et privés pour l’autonomisation de la femme : le Gender Seal comme catalyseur » a été l’occasion de rappeler la nécessité de parvenir à l’avènement d’une société où les inégalités sont réduites entre hommes et femmes notamment dans les corps de métier.

Ce panel, composé du Dr Amata Sangho Diabaté, Economiste Principale du PNUD, de M. Adama Kanazoé, Conseiller Spécial du Président du Faso chargé des ODD et du secteur privé, et de M. Kaboré représentant le Président de la Chambre de Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat du Burkina Faso, a permis à l’audience d’apprécier les efforts des uns et des autres en matière de promotion de l’équilibre genre, mais surtout de mieux comprendre le programme de certification Gender Seal dont le PNUD fait la promotion et qui représente un modèle pour toutes les autres agences du système des Nations Unies. « En 2016, le PNUD Burkina a reçu la certification bronze et est à pied d’œuvre pour l’or ». Dr Amata Diabaté.

L’exposé des étapes à suivre pour la mise en œuvre du Gender Seal, des avantages effectifs que les organisations, entreprises publiques et privées gagnent à réduire les inégalités genre au sein de leurs institutions a suscité un vif intérêt chez les participantes qui ont pu se projeter et envisager leur contribution à la réduction de ces inégalités.

Témoignages et engagements forts pour la réduction des inégalités

Aujourd’hui encore dans le monde, seulement 23% des leaders sont des femmes (source PNUD). Au Burkina Faso, le Président du Faso a récemment pris l’engagement lors de la célébration de la Journée Internationale de la Femme, d’atteindre le quota de 30% de femmes dans le prochain gouvernement.

Des exemples poignant d’abus basés sur le genre ont été partagés par les participantes et ont suscités des débats de qualité au cours de cette session sur le Gender Seal, et il a été rappelé que si rien n’est fait pour rectifier le tir, il faudra 217 ans pour combler l’écart entre hommes et femmes (source PNUD). C’est face à ce constat que Metsi Makhetha, Coordonnatrice Résidente du SNU a exhorté les participantes à « jouer leurs parts de responsabilités pour l’édification d’un monde plus harmonieux, mais aussi d’avoir le courage d’agir car c’est seulement ainsi que nous poserons les jalons du leadership. »

Cette session de partage d’expériences a édifié les entreprises et organisations présentes, telles que la Chambre de Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat du Burkina Faso, qui n’ont pas manqué de demander officiellement un accompagnement du PNUD pour leurs structures respectives pour l’adoption et la mise en pratique de la certification « Gender Equality Seal ». Un nouveau partenariat qui pourrait susciter les changements de comportements.

C’est sur ces notes de promesses que tous les participants se sont engagés à ce que « plus personne ne soit laissée pour compte » et qu’à l’horizon 2030, le Burkina Faso parvienne à réduire largement, voire mettre fin aux inégalités qui subsistent entre hommes femmes pour un développement plus harmonieux.

Distribué par APO Group pour United Nations Development Programme (UNDP).

Source: APO

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Afrique

La Banque africaine de développement réaffirme son engagement avec l’Alliance Sahel

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Une importante délégation de l’Unité de coordination de l’Alliance Sahel (UCA) a entamé, mercredi 18 juillet 2018, une visite de travail de deux jours dans les locaux de la Banque africaine de développement à Abidjan, en Côte d’Ivoire. L’Alliance Sahel, un partenariat lancé en juillet 2017 à Paris par plusieurs bailleurs de fonds, vise à atteindre plus rapidement des résultats de développement dans les pays du G5 Sahel : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad.

Actuellement en phase opérationnelle, cette plateforme de partenariat nécessite que le dialogue s’intensifie afin que les acteurs impliqués dans la mise en œuvre s’approprient au mieux les objectifs. La Banque africaine de développement s’engage et entretient un échange constructif et constant avec ses partenaires de l’Alliance Sahel pour promouvoir le développement des synergies au bénéfice des opérations dans les États du G5 Sahel.

Composée de Jean-Marc Gravellini et de Margaux Lombard, la mission de l’Alliance Sahel comprend des entretiens avec le vice-président principal de la Banque africaine de développement, Charles Boamah, le vice-président en charge du Développement régional, de l’intégration régionale et de la prestation de services, Khaled Sherif, le vice-président chargé de l’Énergie, du climat et de la croissance verte, Amadou Hott, la vice-présidente en charge de l’Agriculture et du développement humain et social, Jennifer Blanke, ainsi que le directeur du Bureau de coordination des États en transition (RDTS), Sibry Tapsoba.

Les représentants de l’UCA prendront également part à une table ronde dédiée aux enjeux de l’Alliance Sahel, à son mode opératoire, puis à une analyse du portefeuille de l’Alliance afin de parvenir à une meilleure compréhension des paramètres de redevabilité des partenaires au développement et des pays du G5 Sahel.

Des séances de travail sont prévues, jeudi 19 juillet 2018, avec l’administrateur de la Banque africaine de développement pour la Belgique, la France, et l’Espagne, Dominique Lebastard, et son homologue pour l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et la Suisse, Catherine Cudré-Mauroux.

« C’est avec un immense plaisir que nous accueillons aujourd’hui la mission de l’UCA. Cette visite nous permettra de faire un point d’étape sur le chemin parcouru, mais aussi d’envisager ensemble les perspectives de ce partenariat. Je suis sûr que nos échanges conduiront à des résultats fructueux », a déclaré le directeur du Bureau de coordination des États en transition (RDTS) de la Banque africaine de développement, Sibry Tapsoba.

Plusieurs aspects en lien avec la fragilité, la vulnérabilité et la résilience tels que le développement de l’agriculture et la sécurité alimentaire, le rôle du genre dans la mise en œuvre de l’Alliance, l’emploi des jeunes ainsi que les services de base, comme l’eau et électricité, seront abordés lors des échanges entre la délégation de l’UCA et la Banque.

Un portefeuille de six milliards d’euros

Outre le Bureau de coordination des États en transition (RDTS), la mission comprend des discussions bilatérales avec des membres du département du Genre, des femmes et de la société civile (AHGC), celui de la Mobilisation des ressources (FIRM) ainsi que le département du Capital humain, de la jeunesse et du développement des compétences (AHHD).

La Banque conduit au titre de son programme spécifique en faveur des États en transition des opérations au Mali, Niger et au Tchad, trois des cinq Etats membres du G5 Sahel. Elle met également en œuvre ses programmes habituels au profit de ses pays membres régionaux au Burkina Faso et en Mauritanie, les deux autres pays membres du G5 Sahel qui n’entrent pas dans la catégorie des États en transition.

« Au Sahel, l’enjeu de nos interventions est d’être au plus près des populations au bas de l’échelle en leur apportant, notamment, des services essentiels de base tels que l’eau et l’électricité. Pour la Banque, il est important que les communautés qui vivent dans des zones déjà difficiles ne soient pas davantage fragilisées. C’est pour cela que nous les aidons à renforcer leur résilience », a ajouté Sibry Tapsoba.

L’accès des communautés les plus pauvres et vulnérables aux services de base est une condition sine qua non du renforcement de la résilience dans le G5 Sahel.

Alliance Sahel est une plateforme de partenariat lancée en 2017 à Paris par l’Allemagne, la France et l’Union européenne, avec le soutien de la Banque africaine de développement et de la Banque mondiale. Le partenariat, qui a ensuite enregistré l’adhésion de l’Italie, de l’Espagne et du Royaume-Uni, vise à construire des synergies d’action entre partenaires au développement afin d’accélérer les résultats des interventions au profit des États du G5 Sahel.

Le portefeuille actuel de l’Alliance représente près de six milliards d’euros repartis dans l’emploi des jeunes et l’éducation, le développement rural, l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’énergie et le climat, la décentralisation et les services de base, ainsi que la gouvernance et la sécurité intérieure.

 

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Sénégal

Des militants de Greenpeace ont protesté devant les locaux de l’ANAM pour exiger le re-jaugeage complet des navires de pêche au Sénégal

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Aujourd’hui, des militantes et militants de Greenpeace ont pacifiquement protesté devant les locaux de l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM) du Sénégal pour exiger la publication de l’état d’avancement du processus de re-jaugeage des navires de pêche industrielle au Sénégal. Cinq d’entre eux ontété arrêtés par la police.

Les militants ont brandi des banderoles sur lesquelles étaient inscrits « Légitimer la fraude au tonnage des navires, c’est compromettre la pêche » ou encore « Re-jaugeage des navires : ANAM où en êtes-vous ? »

Entamé depuis 2016, le processus de re-jaugeage des navires de pêche industrielle traîne toujours, et ceci malgré les engagements pris par le Ministère de la pêche et de l’économie maritime ainsi que les lourdes conséquences financières, sociales et écologiques que la fraude au tonnage continue d’engendrer au Sénégal.

« Nous demandons au gouvernement du Sénégal de faire le point sur l’état d’avancement de ce processus et de publier les résultats de l’enquête interne diligentée à ce sujet, conformément aux engagements internationaux et régionaux pris par le pays. Sous-déclarer le tonnage brut d’un navire constitue une infraction à la législation du Sénégal et aux conventions internationales », a déclaré Ahmed Diamé, chargé de campagne océans à Greenpeace Afrique.

La présentation d’un nouveau certificat de jauge était une condition pour l’obtention de la licence de pêche à partir de 2017. En 2016, les autorités de l’ANAM et le Ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime avaient promis devant tous les sénégalais que leurs services allaient prendre en charge le problème de la fraude au tonnage et que cette question serait résolue avant la fin de l’année 2016.

“Deux ans après, les promesses faites devant les médias n’ont pas été tenues. Outre les pertes financières pour le gouvernement sénégalais, cette fraude a un impact négatif sur les communautés côtières, les écosystèmes et les ressources marines », a ajouté Diamé.

Les éléments de l’existence d’une fraude massive sur la déclaration du tonnage brut de certains navires de pêche industrielle ont été révélés au grand public en mai 2015 par Greenpeace dans son rapport “Arnaque sur les Côtes Africaines : La face cachée de la pêche chinoise et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée Bissau et en Guinée1. Dans ce rapport, Greenpeace avait révélé que des navires de pêche opérant dans les Zones Économiques Exclusives (ZEE) de ces trois pays présentaient des tonnages bruts sous-déclarés.

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Afrique

Déclaration du premier ministre à l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela

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Le premier ministre Justin Trudeau a fait aujourd’hui la déclaration suivante à l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela :

« Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela, nous nous joignons aux gens à travers le monde pour réfléchir à la vie et à l’héritage du révolutionnaire antiapartheid et ancien président de l’Afrique du Sud. Alors que nous soulignons le centenaire de la naissance de Nelson Mandela, nous célébrons sa contribution à la paix et à la justice, en faisant écho à son appel pour l’égalité et la liberté.

« Nelson Mandela a consacré sa vie au mouvement de libération en Afrique du Sud. Face à la brutale oppression et à la profonde discrimination de l’apartheid, il était une voix inébranlable pour la justice. En raison de ses efforts, il a passé 27 années en prison. Pendant ce temps, il y a amené la résistance, continuant de diriger le mouvement contre l’apartheid même en tant que prisonnier politique. Au moment de sa libération, il était déjà le symbole des mouvements de libération partout dans le monde.

« Grâce à son leadership, Nelson Mandela a joué un rôle déterminant pour mettre fin à l’apartheid. En 1993, il a reçu le prix Nobel de la paix en reconnaissance de son travail pour faire avancer les droits civils et jeter les bases de la nouvelle démocratie en Afrique du Sud. Il a continué à promouvoir la démocratie et la justice pour les Sud-Africains à titre de premier président noir du pays de même que par la suite, et ce, jusqu’à la fin de sa vie.

« Le Canada est fier de son amitié historique avec Nelson Mandela. Notre pays a joué un rôle de premier plan dans la lutte internationale contre l’apartheid en contribuant à l’imposition de sanctions économiques contre le régime. Nous avons d’ailleurs eu l’honneur d’accueillir M. Mandela lorsqu’il a pris la parole devant une séance conjointe spéciale de la Chambre des communes et du Sénat peu après sa libération. En 2000, il est devenu le premier dirigeant étranger à être investi au sein de l’Ordre du Canada à titre de Compagnon honoraire. En 2001, il a été fait citoyen honoraire du Canada, la première personne vivante à avoir reçu cette distinction.

« En tant que Canadiens, nous savons que la réussite de notre pays repose sur l’égalité, l’inclusion et la justice. Nelson Mandela nous a montré ce que cela signifie de consacrer sa vie à la défense de ces idéaux. Il nous a enseigné qu’une seule personne peut faire une différence extraordinaire et qu’il ne revient qu’à nous de transformer notre monde pour le mieux.

« Aujourd’hui, j’invite tout le monde à célébrer l’héritage que nous a légué Nelson Mandela, inspirant tous ceux qui luttent pour la liberté et la justice à travers le monde. Il revient à chacun d’entre nous de faire suite aux efforts de Nelson Mandela. Nous devons lutter contre les injustices, défendre les opprimés et bâtir un avenir où la liberté sera une réalité pour tous. »

 

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