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Afrique

L'Afrique de l'Ouest et centrale à la traîne dans la lutte contre le sida

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La lutte contre l’épidémie de sida stagne, voire faiblit en Afrique de l’Ouest et centrale, où la mortalité des adolescents a augmenté d’un tiers en cinq ans, un “scandale” pour les associations et l’Unicef.

“La mortalité liée au VIH/sida en Afrique de l?Ouest et du Centre est (proportionnellement) plus du double (5,1% contre 2,1%) de ce qu?elle est dans le reste de l?Afrique”, dénonce Coalition Plus, un groupe d’ONG de lutte contre le sida, dans un communiqué publié pour la 19e Conférence internationale sur le sida et les infections sexuellement transmissibles en Afrique (ICASA) qui se tient à Abidjan du 4 au 9 décembre.

L?Afrique de l?Ouest et du Centre “concentre à elle seule 20% des nouvelles infections au VIH et 45% des enfants naissant avec le virus dans le monde, alors qu?elle représente seulement 6% de la population mondiale”, déplore Coalition Plus.

Une situation qui s’explique notamment par le manque d’accès aux médicaments.

“1,3 million de personnes qui se savent séropositives restent en attente de traitement”, selon Coalition Plus.

Si la prévalence de l’épidémie (c’est-à-dire le nombre de personnes séropositives par rapport à la population totale) reste moins forte dans les 24 pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre qu’en Afrique de l’Est et qu’en Afrique australe, “la lenteur actuelle des progrès dans la lutte contre le VIH dans la région est tout simplement inacceptable”, fustige également l’Unicef dans un communiqué.

“L’Afrique de l?Ouest et du Centre est à la traîne sur la majorité des indicateurs en matière de prévention du VIH”. “La couverture en matière de thérapies antirétrovirales, vitales chez les enfants vivant avec le VIH dans la région, est la plus faible au monde”, déplore encore le Fonds des Nations unies pour l’enfance.

– ‘Mobiliser la société’ –

La situation est en effet alarmante chez les jeunes.

Plus de 16.000 filles et garçons de 10 à 19 ans sont morts du sida ou de ses conséquences en 2016 en Afrique de l’Ouest et centrale, un chiffre en hausse de 35% par rapport à 2010, selon une estimation de l’Onusida publiée à l’occasion de la conférence d’Abidjan.

Les pays d’Afrique de l’Ouest et centrale comptent un quart du total mondial des enfants de 0 à 14 ans atteints par le virus du sida, mais 37% des décès (soit 43.000 morts), révèle aussi cette étude. Huit sur 10, soit 420 000 enfants, n?ont pas accès aux médicaments antirétroviraux.

“L’augmentation de la mortalité des jeunes est un scandale. La plupart de ces adolescents ne connaissent pas leur statut sérologique”, s’indigne Marie Pierre Poirier, la directrice de l’Unicef pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, dans une interview à l’AFP.

“Tout le monde est responsable. Le soutien des bailleurs de fonds internationaux n’est pas à la hauteur des besoins de la région. Et les gouvernements doivent mettre la priorité sur la lutte contre le sida, même si leurs ressources sont limitées”, juge-t-elle.

“Il faut passer à la cadence +réponse d’urgence+, il faut mobiliser la société dans son ensemble, gouvernement, société civile, familles”, plaide-t-elle.

Face aux mauvais chiffres dans la région, “l’Onusida a lancé un plan d’urgence en avril 2016, mais on ne voit pas grand-chose pour l’instant, il faut des actes”, explique Khalil Elouardighi, directeur du plaidoyer de Coalition Plus.

Pour Coalition Plus, “l?appui des Etats les plus riches de la planète, comme les Etats-Unis et la France, reste indispensable”, mais il faut aussi que les pays touchés consacrent davantage de fonds à la lutte contre le sida, “parce que l?argent manque” sur le terrain et parce que “l?Afrique (de l’Ouest et du Centre) ne peut continuer éternellement à dépendre de l?aide étrangère”.

Source: AFP

Afrique

RD Congo : Jean-Pierre Bemba désigné par son parti pour la présidentielle du 23 décembre 2018

Ange Poireau

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© John Wessels, AFP

L’ancien vice-président de la RD Congo, Jean-Pierre Bemba, qui avait été acquitté le mois dernier des crimes de guerre, a été désigné vendredi par son parti comme candidat aux élections présidentielles prévues pour décembre.

Nous avons décidé à l’unanimité de renouveler le sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo en tant que président national du Mouvement pour la Libération du Congo pour un mandat de cinq ans et de le nommer comme candidat à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018“, a déclaré Jean Jacques Mamba du parti.

Plus tôt cette semaine, la RDC a déclaré que Bemba pourrait demander un passeport diplomatique pour rentrer chez lui après avoir été acquitté des crimes de guerre à La Haye.

La RDC est aux prises avec une crise sur l’avenir du président Joseph Kabila, qui dirige le pays depuis 2001 et qui refuse de quitter le pouvoir, malgré une limite constitutionnelle de deux mandats qui a expiré en décembre 2016.

Il est resté au pouvoir en vertu d’une clause constitutionnelle qui permet à un président de rester en fonction jusqu’à l’élection de son successeur.

Le parti de Bemba l’a nommé candidat lors d’un congrès à Kinshasa.

Le 8 juin, les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont annulé une condamnation prononcée en 2016 contre Bemba pour cinq chefs d’accusation de crimes de guerre commis par sa milice en République centrafricaine en 2002-2003.

Ils ont déclaré qu’il ne pouvait pas être tenu pénalement responsable des atrocités commises, notamment le meurtre, le viol et le pillage, car il était incapable d’influencer leur conduite.

Il avait été dans un premier temps condamné à 18 ans, le plus long jamais accordé par le tribunal.

Bemba était annoncé en Belgique après avoir obtenu une libération provisoire du tribunal.

La CPI doit rendre une décision dans une affaire distincte dans laquelle il a été condamné à un an de prison et à une amende de 300 000 euros (350 000 dollars) en 2017 pour avoir soudoyé des témoins lors de son principal procès pour crimes de guerre.

Cependant, il a déjà passé une décennie derrière les barreaux, et les experts juridiques s’attendent à ce qu’il soit libéré définitivement si ce temps est pris en compte.

Reste à savoir s’il risque d’être poursuivi lorsqu’il va mettre les pieds sur le sol de la RDC, après que les autorités lui aient décerné un mandat en 2007 contre lui pour ces violences et pour un incendie criminel présumé à la Cour suprême.

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Afrique

L’ACA annonce les tous premiers versements de dividendes aux actionnaires

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Dans une annonce très attendue, l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA)  a déclaré que son Assemblée générale avait approuvé les tout premiers versements de dividendes aux actionnaires. Cette annonce survient peu après l’Assemblée générale annuelle de l’ACA organisée à Abidjan, lors de laquelle la société a également présenté des résultats financiers 2017 records pour la sixième année consécutive.

L’ACA prévoit un versement initial total de 2,5 millions de dollars à ses actionnaires, qui comprennent 14 gouvernements africains membres.

Le PDG de la société, George Otieno, déclare : « Nous poursuivons cet objectif depuis plusieurs années, et je suis très heureux de pouvoir enfin annoncer que nous sommes prêts à récompenser nos actionnaires. Nous démontrons ainsi notre volonté de créer de la valeur pour nos gouvernements membres et nos actionnaires, tout en incitant les pays et investisseurs institutionnels non-membres à nous rejoindre. »

En 2017, l’ACA a enregistré 2,4 milliards de dollars d’expositions brutes et, au cours de la même période, la société a couvert des activités d’investissement et de commerce évaluées à 10 milliards de dollars pour tout le continent. L’ACA a également atteint un bénéfice de 10 millions de dollars, soit une augmentation de 55 % par rapport à 2016.

L’ACA doit en partie ses excellents résultats à la demande croissante des investisseurs et des gouvernements africains pour ses produits, car le continent reste une destination attractive pour les investisseurs. La volonté de l’Afrique d’accroître les échanges commerciaux sur son sol est également un facteur clé de la réussite de l’ACA.

L’assureur multilatéral africain a par ailleurs annoncé la participation du gouvernement de l’Inde à hauteur de 10 millions de dollars. L’ECGC, l’agence de crédit à l’exportation indienne, agira en tant que son représentant.

RÉSULTATS CLÉS DE L’ACA POUR L’ANNÉE 2017
Chiffre d’affaires réalisé depuis la création:35 milliards de dollars (+40 %)
Transactions et investissements assurés (expositions brutes):2,4 milliards de dollars (+23 %)
Primes émises brutes:44,8 millions de dollars (+52 %)
Plus-values nettes:14 millions de dollars (+9 %)

Notation (S&P) Bénéfice
Plus-values nettes

9,9 millions de dollars (+55 % sur une base comparable)
* S&P a revu sa perspective de « négative » à « stable » le 16 mars 2018. L’ACA est actuellement notée A/stable.
Ratio combiné: 62 % (+11 spa sur une base comparable)
Capitaux propres des actionnaires: 242,2 millions de dollars (+16 %)
Rendement des capitaux: 4,6 % (+1,5 spa sur une base comparable)

 

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Sénégal

Au Sénégal, un enseignant condamné à cinq ans de prison pour fraude au baccalauréat

Ange Poireau

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Getty images

Au Sénégal, un enseignant a été condamné à une peine d’emprisonnement de cinq ans et un autre a été condamné à une amende de 32 000 dollars pour avoir vendu des copies d’examen.

Les tests de français, d’anglais, d’histoire et de géographie du baccalauréat ont dû être abandonnés l’année dernière après la diffusion épreuves corrigées  sur les réseaux sociaux.

Plusieurs autres enseignants et des dizaines d’élèves ont également été punis.

Leurs peines vont de deux mois de suspension à deux ans de prison.

Le directeur du Lycée de Kahone à Dakar, la capitale du Sénégal, a admis avoir vendu des copies d’examen, mais a déclaré qu’il n’était pas motivé par l’argent.

“Je voulais aider une personne vulnérable qui bataillait pour obtenir son baccalauréat”, a déclaré Mamadou Djibril Dia, au tribunal correctionnel de Dakar.

“[Elle] m’a demandé de l’aider parce qu’elle avait déjà échoué deux fois … Si j’avais voulu gagner de l’argent, j’aurais vendu les épreuves aux plus riches”, a-t-il ajouté.

En plus de sa peine de cinq ans d’emprisonnement, Dia a été condamné à une amende de 500 000 francs CFA (886 dollars).

Une leçon pour les enseignants

Des enseignants d’au moins deux écoles secondaires ont également été condamnés pour «association de malfaiteurs, fraude et obtention frauduleuse d’avantages matériels indus».

La plus lourde d’entre elles était une amende de 32 000 dollars et une peine de prison de deux ans infligée au professeur de français Abdoulaye Ndour du Lycée Yalla Suren.

Le site d’information sénégalais Le Soleil fait savoir que le tribunal a entendu la preuve que Ndour avait placé 12 000 dollars comme prix des épreuves d’examen dans son compte bancaire.

Au total, 32 élèves ont été condamnés à des peines d’emprisonnement avec sursis, allant de six mois à deux ans de prison.

Nous avons été choqués par l’ampleur de la fraude“, a déclaré Saourou Sène, de l’union nationale des enseignants des collèges et lycées du Sénégal (SAEMS).

Ce verdict devrait servir de leçon à tous ceux qui pourraient être tentés de saboter ou de saborder le baccalauréat au Sénégal“.

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