La police française disperce des étudiants protestataires à l’université de la Sorbonne - LaMinuteInfo

La police française disperce des étudiants protestataires à l’université de la Sorbonne

La police française a évacué les étudiants protestataires de l’université de la Sorbonne à Paris qui menaçaient de prendre le contrôle du célèbre campus dans le cadre de manifestations nationales contre les réformes de l’enseignement supérieur.

La police s’est installée tard jeudi soir à la demande de son chancelier après qu’un groupe d’étudiants eut opté pour l’occupation de l’université au centre de Paris, en écho aux importantes manifestations de 1968 menées par les étudiants.

Beaucoup d’étudiants et de mouvements syndicaux ont invoqué l’esprit de ces manifestations de masse il y a 50 ans dans leur tentative de rallier l’opposition au président centriste Emmanuel Macron

L’évacuation qui a impliqué 191 personnes s’est déroulée calmement et sans aucun incident“, a déclaré un communiqué de la police de Paris.

L’université a annoncé qu’elle serait fermée vendredi et samedi.

Les étudiants ont commencé à occuper une poignée d’universités en mars sur les réformes de l’enseignement supérieur introduites par Macron qui donnent aux universités publiques le pouvoir d’établir des critères d’admission et de classer les candidats.

Certains étudiants et opposants politiques de gauche ont critiqué le mouvement comme une violation du principe de l’éducation gratuite pour tous.

Les étudiants français qui réussissent leurs examens de fin d’études peuvent actuellement s’inscrire à n’importe quel cursus universitaire, une situation imputée au gouvernement pour le surpeuplement et l’échec de 60% des étudiants à terminer leur cursus en quatre ans.

Selon le ministère de l’Éducation, quatre universités entières sont bloquées ou fermées, ce qui soulève des inquiétudes pour les étudiants qui doivent passer des examens de fin d’année dans les prochains mois.

Onze facultés ailleurs ont été perturbées ou bloquées.

Le ministre français de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a déclaré vendredi matin que “les chefs d’université ont un travail extrêmement difficile à accomplir et sont soumis à une pression extrême“.

Macron a minimisé la perturbation lors d’une interview jeudi au cours de laquelle il a durcit le ton face étudiants qui, selon lui, risquaient d’échouer à leurs examens s’ils continuaient.

Il y a très peu d’universités qui sont fermées“, a-t-il dit. “Je remarque que dans beaucoup d’universités bloquées, ce ne sont pas des étudiants mais des agitateurs professionnels, des professionnels du chaos.

Les étudiants qui veulent passer leurs examens de fin d’année, c’est une bonne idée de réviser parce qu’il n’y a pas d’examens de la boîte à chocolat dans la République“, a-t-il averti.

Des étudiants de l’université de Nanterre à l’ouest de Paris, un autre berceau des protestations étudiantes en 1968, ont exigé que les autorités scolaires leur accordent en moyenne 15/20 pour le dernier semestre malgré la perturbation.

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a déclaré vendredi à France 2 que “beaucoup d’occupants de ces universités n’ont pas été étudiants depuis longtemps (et) sont dans une bagarre politique … souvent liée à l’extrême gauche”.

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