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France

La nullité de l’enquête sur l’affaire de la sex-tape de Valbuena réexaminée le 4 octobre

Ange Poireau

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La cour d’appel de Paris doit réexaminer le 4 octobre la validité de l’enquête dans l’affaire de tentative de chantage à la sex-tape contre le footballeur Mathieu Valbuena, dans laquelle la star du Real Madrid Karim Benzema est mise en examen, a appris vendredi l’AFP de sources concordantes.

La date de cette audience, décisive pour l’avenir de cette procédure au point mort depuis près de deux ans, était attendue depuis une décision en juillet 2017 de la Cour de cassation qui avait donné gain de cause à la star madrilène.

L’affaire avait débuté en juin 2015 lorsque Mathieu Valbuena avait reçu un appel d’un maître-chanteur qui menaçait de divulguer une vidéo intime. Rapidement, le corbeau lui avait intimé de désigner une personne de confiance pour négocier un arrangement. Prévenue par Valbuena, la police avait alors désigné l’un de ses commissaires pour endosser ce rôle et se faire passer pour un proche du joueur.

Annulation des écoutes ?

La défense de Benzema, soupçonné d’avoir incité Valbuena à payer, n’a eu de cesse de dénoncer cette intervention jugée déloyale : selon elle, l’enquêteur a encouragé la commission du délit, notamment pour avoir suggéré le versement d’une somme.

Elle avait alors contesté la validité de l’instruction devant la cour d’appel de Versailles. En vain : celle-ci avait validé les investigations en décembre 2016.

Karim Benzema et son ami d’enfance Karim Zenati, lui aussi mis en examen, avaient donc porté l’affaire devant la Cour de cassation qui, le 11 juillet 2017, avait annulé cette décision versaillaise et demandé à la chambre de l’instruction de Paris de statuer de nouveau.

Si les magistrats parisiens suivaient les motivations de la Cour de cassation, la principale conséquence serait l’annulation des écoutes téléphoniques, qui mettent notamment en cause Benzema et constituent le principal élément à charge contre lui et les autres suspects, avait alors estimé une source proche du dossier.La procédure serait ainsi « très affaiblie », mais pas nécessairement annulée dans sa totalité, selon cette source.

France

France: la baisse du chômage moins forte qu’attendu au 2e trimestre

AFP

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Le taux de chômage a baissé de 0,1 point au deuxième trimestre 2018 / © AFP/Archives / PHILIPPE HUGUEN

Après une légère remontée au 1er trimestre, le taux de chômage a repris sa baisse au 2e trimestre (-0,1 point), pour s’établir à 9,1% en France entière (hors Mayotte), selon des chiffres provisoires de l’Insee publiés mardi.

Sur un an, le taux de chômage, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), est en baisse de 0,3 point.

L’indicateur reste au-dessus du plancher de 8,9% (chiffre révisé à la baisse) atteint fin 2017.

La baisse du 2e trimestre est moins forte qu’attendu. Dans ses dernières prévisions publiées en juin, l’Insee tablait sur un recul de 0,2 point.

Toutes ces évolutions sont toutefois à analyser avec prudence, car elles se situent dans la marge d’erreur de l’indicateur (+/-0,3 pt).

Sur le trimestre, les jeunes (-0,6 point) et les catégories d’âge intermédiaires (-0,1 point) ont vu leur situation s’améliorer, tandis que celle des seniors est restée stable. Le taux de chômage des 15-24 ans s’est établi à 20,8%, son plus bas niveau depuis fin 2008, celui des 50 ans et plus à 6,5%.

En moyenne, l’Insee a comptabilisé 2,70 millions de chômeurs au 2e trimestre, en baisse de 48.000 (-1,7%) sur trois mois et de 104.000 (-3,7%) sur un an.

Sur le 2e trimestre, la métropole a enregistré une plus forte baisse (-0,2 point) que le reste de la France, à 8,7%. En valeur absolue, l’Insee y a comptabilisé 2,54 millions de chômeurs.

Parmi eux, 1,04 million cherchent du travail depuis au moins un an. Le taux de chômage de longue durée est stable sur trois mois, à 3,6% de la population active.

Parallèlement au taux de chômage, le “halo autour du chômage” a, lui aussi, baissé au 2e trimestre. Ces personnes souhaitant travailler, mais pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement, étaient 1,46 million au 2e trimestre (-19.000 sur le trimestre, -25.000 sur un an).

Par ailleurs, le taux de personnes en sous-emploi, c’est-à-dire qui souhaiteraient travailler davantage, a aussi légèrement baissé (-0,1%), à 5,9% au 2e trimestre. Il diminue de 0,2 point sur un an. Il s’agit, pour l’essentiel, de travailleurs à temps partiel subi.

Enfin, le taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion de 15-64 ans qui travaillent, a légèrement augmenté (+0,1 point), à 65,8%, son plus haut niveau depuis le début des années 1980.

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France

En France, Twitter a été condamné pour son utilisation des données personnelles

Ange Poireau

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Le géant américain Twitter a été condamné mercredi par la justice française à modifier ses conditions générales d’utilisation. L’UFC-Que Choisir a assigné le réseau social en justice, jugeant certaines de ses clauses « abusives » ou « illicites ».

L’association de défense des consommateurs, avait saisi le Tribunal de grande instance de Paris en 2014 « pour faire reconnaître le caractère abusif ou illicite » de 256 clauses contenues dans les conditions générales d’utilisation de Twitter.

Le réseau social de blogging a également été condamné à verser à l’UFC-Que Choisir 30 000 euros d’amende pour le préjudice moral porté à l’intérêt collectif.

Une sanction financière que l’association juge « insignifiante pour le réseau social, qui a généré en 2017 un chiffre d’affaires mondial de 2,1 milliards de dollars (sans toutefois dégager de bénéfices) ».

« Mais la condamnation a une portée gigantesque pour la protection des données personnelles des utilisateurs. Car bien que plusieurs des clauses contestées ne soient plus appliquées, la décision du tribunal interdit qu’elles ne réapparaissent à l’avenir », s’est félicitée l’association.

La décision du tribunal garantit notamment aux utilisateurs que leurs photos et tweets ne pourront plus faire l’objet « d’une exploitation commerciale », via la publicité par exemple, s’ils n’ont pas donné leur accord.

Le contrat entre le réseau social et ses utilisateurs doit en effet « faire l’objet d’une information précontractuelle », c’est-à-dire d’une demande spécifique pour chaque utilisation des données de l’utilisateur.

« Non, en cochant une petite case pour accepter les conditions du service, le consommateur n’a pas expressément accepté que ses données soient exploitées », a dénoncé l’association.

Le réseau social a un mois pour faire appel. Mais « quelle que soit sa décision, cette victoire est de bon augure pour les procédures similaires à l’encontre de Facebook et de Google, toujours en cours », veut croire l’UFC-Que Choisir. Ces jugements sont attendus dans « les prochains mois ».

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France

France : alerte à la bombe dans un camping des Pyrénées-Orientales

Ange Poireau

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Un établissement, situé à Argelès-sur-Mer, a reçu dans l’après-midi du mercredi 8 août des menaces par téléphone. Dans cet appel anonyme un homme a annoncé qu’une « une bombe va exploser dans trois heures, Inch Allah »

Cet appel anonyme a créé la panique générale et les forces de sécurité ont été alertées sur le coup.

Arrivées sur les lieux, elles ont évacué environ 2 000 personnes pendant plusieurs heures, le temps de faire les vérifications nécessaires.

Selon Ouest-France, quelque 70 gendarmes et la police municipale ont été mobilisés.

Le journal indique également que l’auteur du coup de fil menaçant a finalement été identifié, interpellé et placé en garde à vue dans la soirée à Rouen (Seine-Maritime).

Il a été très vite placé en milieu spécialisé dans le cadre d’une hospitalisation sous contrainte, en raison de son état psychologique.

 « C’est un Français qui n’est pas de confession musulmane ni converti. Il a profité d’un contexte de menace terroriste. Il a agi par esprit de vengeance vis-à-vis de son épouse, il voulait l’enquiquiner », selon une source judiciaire, citée par Ouest-France.

 Mais celle-ci ne se trouvait plus dans le camping lors de l’appel.

Il pourrait écopé de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d’amende selon l’article 322-14 du Code pénal qui stipule que le fait de communiquer ou de divulguer une fausse information dans le but de faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration dangereuse pour les personnes est un acte punissable.

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