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Le PSG arrache le nul à Marseille sur un dernier coup franc de Cavani dans le temps additionnel et se maintient au sommet de la L1. Les Phocéens, qui avaient réalisé le coup tactique parfait et pris l’avantage par Thauvin, pourront nourrir des regrets. Neymar, buteur, a été ensuite bêtement expulsé.

Le petit David marseillais a enfin failli faire tomber le Goliath parisien (2-2), après six ans de frustration! Mais dans un ‘clasico’ explosif sur et en dehors du terrain dimanche, l’armada parisienne a réussi à éviter sa première défaite de la saison, alors qu’elle était menée au score jusqu’à la 90e minute.

Son propriétaire américain Frank McCourt, qui avait invoqué le mythe biblique face au géant parisien aux moyens illimités avant le choc de la 10e journée de Ligue 1, a dû se sentir enfin béni avec ce 1er ‘clasico’, tout proche d’être remporté pour la première fois sur les trois disputés par son “OM Champions projet”, malgré le but égalisateur de Cavani sur coup-franc à la dernière minute (90e).

Du moins sur le plan sportif, à l’image de la frappe lumineuse de Luiz Gustavo (16e) et le geste rageur de Thauvin (79e), qui l’ont fait bondir de sa chaise de la loge présidentielle, avant que la superstar parisienne Neymar, exclu en fin de match après deux avertissements pour son premier ‘clasico’, puis Cavani, en point d’orgue d’un scénario de folie, n’égalisent à chaque fois (33e, 90e).

Car la fameuse fronde du mythe biblique n’est pas venue de ses joueurs sur le terrain mais d’une partie des supporters marseillais, impliqués dans de longs affrontements avec les forces de l’ordre avant la rencontre, qui ont failli gâcher la fête du tant attendu ‘clasico’ français.

Fumigènes à gogo, bombes agricoles, et pluie de projectiles en tout genre, ont empêché la majeure partie des 60.410 spectateurs 100% marseillais — les fans parisiens étant interdit de déplacement pour ce match par un arrêté préfectoral — de se rendre paisiblement au stade Vélodrome, obligés de subir les effets des gaz lacrymogènes et des lances à eau après les ripostes des forces de l’ordre.

Au final, la police faisait état en fin de soirée de 15 interpellations, et de 4 blessés légers parmi les forces de l’ordre.

– Luiz Gustavo régale le Vel’ –

Une fois entrés au compte-goutte à l’intérieur de l’enceinte olympienne, ils ont pu visionner sur les écrans géants le clip “Quand on est supporter de l’OM, on est un peu fou…” censé valoriser la passion d’une ville entière pour son club, à l’image d’un tifo mettant en scène une Notre-Dame de la Garde parée d’un maillot olympien lors du coup d’envoi. Drôle de message au vu des scènes surréalistes qui ont précédé…

Sur le terrain au moins, le spectacle a largement été au rendez-vous avec notamment une première demi-heure d’une intensité incroyable. Parfaitement entré dans son match, l’OM a d’emblée montré par un pressing haut et des gestes défensifs impeccables — comme ce retour défensif supersonique de Rami sur Neymar (20e) — qu’il était hors de question de revivre la raclée de février dernier (5-1).

On attendait justement le N.10 brésilen Neymar, prêt selon son coéquipier Marquinhos à “faire mieux” que l’ancienne idole Ronaldinho, mais c’est un autre Brésilien, le seul du camp d’en face, qui a lancé la partie.

Luiz Gustavo, qui avait échappé de peu à une suspension pour la rencontre, a ouvert le score pour l’OM en trompant Aréola d’une frappe flottante imparable (17e). Son petit “sombrero” sur Rabiot (27e) ou encore un retour défensif parfait sur Mbappé (28e) ont même éclipsé les rares accélérations de “Ney”.

– Cavani vole la vedette à Thauvin –

Mais le Brésilien, recruté à prix d’or par les dirigeants parisiens, a montré qu’il ne valait pas 222 M EUR pour rien. Sur un centre en retrait de Rabiot, il a réussi à reprendre du gauche pour tromper Mandanda (33e). De quoi éteindre net l’ambiance du Vel’, comme si le ballon avait actionné un interrupteur sur la base du poteau adverse.

Alors que le rythme baissait en seconde période, les Olympiens ont continué à appliquer à la lettre leur organsiation défensive en muselant bien la “MCN”, le trio qui fascine tant l’Europe.

Et sur un numéro de Clinton Njie, tout juste entré en jeu, Thauvin est surgi de nulle part pour tromper Aréola (78e) et faire rugir de plaisir les supporters.

Puis l’impensable arriva, avec l’exclusion de Neymar (88e). Il a été sanctionné pour un geste d’humeur sur Lucas Ocampos en toute fin de match. Son équipe était menée 2-1. Le Brésilien est le 1er buteur à être exclu lors d’un affrontement entre Paris et Marseille en L1 sur ces 25 dernières saisons.

Porté par un Vélodrome en ébullition, la défense olympienne a cru tenu ce résultat héroïque jusqu’au bout. Mais la malédiction des ‘clasicos’ est bien réelle pour l’OM avec le coup-franc victorieux de Cavani (90e) à la dernière minute. L’exploit était tout proche.

Avec AFP

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Football

Ligue des champions: triplé de Messi, victoire écrasante de Barcelone sur le PSV

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Comme souvent, le héros est là. Lionel Messi a tiré le Barça d’un bien mauvais pas pour son entrée en lice en Ligue des Champions.

Face au PSV, les Blaugranas vivent une première période difficile. C’est même le club d’Eindhoven qui se crée la première occasion après seulement huit minutes de jeu.

Le coup-franc de De Jong est joué dans la surface, c’est repoussé par la défense espagnole, sur Gaston Pereiro qui tente une demi-volée qui passe au dessus.

Barcelone ne réagit pas mais contrôle le ballon et pousse les défenseurs du PSV à la faute. Le coup-franc obtenu est frappé par Messi qui trouve la lucarne, le Barça mène 1-0 à a mi-temps. Au retour des vestiaires, la tendance reste la même, les locaux font courir le ballon et leur adversaire.

La fatigue se fait sentir chez les visiteurs qui craquent suite à une action individuelle d’Ousmane Dembélé qui trompe Zoet, le break est fait. Puis la Pulga prend les choses en main pour s’offrir un doublé, puis un triplé afin d’entériner le succès espagnol 4-0.

L’autre match de ce début de soirée opposait l’Inter et Tottenham. Un choc d’entrée dans un stade Giuseppe Meazza ravi de retrouver la plus prestigieuse compétition européenne. Sans Hugo Lloris, les Spurs ont sombré en Italie, battus par des Interistes qui ont mis du temps à faire la différence.

Ce sont même les Anglais qui ouvrent le score par Eriksen (53’). Mais l’Inter jette toutes ses forces dans la bataille et égalise à quatre minutes de la fin par Mauro Icardi avant de passer devant dans le temps additionnel grâce à Vecino. Le Barça et L’inter sont en tête de la poule.

Dans deux semaines, le FC Barcelone ira à Wembley pendant que le PSV recevra l’Inter de Milan.

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Football

Ligue des champions: Paris et Monaco battus d’entrée

Reuters

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22h47 à Liverpool. Kylian Mbappé égalise face aux Reds et jette un coup de froid sur Anfield. Le Paris Saint-Germain pense à ce moment prendre un bon point sur les bords de la Mersey.

Quatre minutes plus tard, Roberto Firmino, entré en jeu un peu plus tôt trompe Alphonse Aréola et fait exploser le capteur de décibels. Une libération, mais aussi une logique respectée.

Paris n’y était pas et ne méritait pas mieux. Trop d’erreurs techniques, une domination anglaise dans tous les compartiments du jeu et une défaite à l’arrivée. Le PSG attendait son premier test pour se jauger, il sait désormais qu’il lui reste beaucoup à travailler.

Monaco, inquiétant en championnat ne s’est pas rassuré ce soir face à l’Atletico Madrid. Les joueurs de la Principauté ont pourtant ouvert le score grâce au premier but en C1 de Samuel Grandsir.

Mais rapidement, les Madrilènes prennent le dessus et Costa égalise sur un superbe service de Griezmann, avant que Gimenez ne reprenne magnifiquement un corner de Koke pour donner l’avantage aux siens.

Et comme souvent avec l’Atletico, le match est fermé et Monaco ne réussira pas à forcer le verrou des Colchoneros et s’incline 2-1, deux semaines avant d’aller défier Dortmund et son mur jaune.

Dans les autres rencontres de la soirée, Dortmund justement a mis du temps à transpercer la défense de Bruges mais finalement, Pulisic offre un succès précieux aux Allemands (0-1).

Dans le groupe de Paris, Naples n’a pu ramener mieux qu’un point de Belgrade dans une ambiance électrique (0-0).

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Football

Diego Maradona a réussi ses débuts sur le banc des Dorados de Sinaloa

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C’est tout ce qu’il aime: du foot, la victoire et un arrière-goût de souffre. La légende argentine du football Diego Maradona a réussi ses débuts sur le banc des Dorados de Sinaloa, en deuxième division mexicaine. Mais, évidemment, il continue de diviser.

La victoire 4-1 a été nette, lundi soir, pour son premier match à la tête de cette équipe, face aux Cafetaleros de Tapachula, grâce notamment au triplé de l’attaquant équatorien Vinicio Angulo.

Comment aurait-il pu en être autrement pour ses premiers pas de technicien au Mexique, le pays où le génial gaucher avait marqué de sa fameuse “main de dieu” lors de la Coupe du monde 1986, que son Argentine avait remporté ?

Lundi, tour à tour bravache et grave, le “Pibe de oro” a tenu à répondre à ceux qui remettent en cause ses qualités d’entraîneur.

“Certaines personnes ont dit que Maradona est dépassé. Il y a eu beaucoup de personnes stupides qui se sont pressées sur les plateaux de télévision pour brasser de l’air”, a-t-il dénoncé, en parlant de lui à la troisième personne, lors de la conférence de presse d’après-match à Culiacan, capitale de l’Etat du Sinaloa.

“J’espère qu’ils viendront au stade maintenant pour voir (…) ce qu’on fait vraiment, voir que je sais m’y prendre.”

Car ce n’est qu’un début pour les Dorados, qui sont passés de la 13e à la 10e place d’un classement qui compte 15 équipes, a promis l’Argentin de 57 ans.

Pas suffisant pourtant pour faire l’unanimité parmi les supporters locaux.

“Je ne m’attends pas à grand chose. Maradona n’a jamais prouvé qu’il était un bon entraîneur. Je pense qu’il y a de meilleurs coachs que lui au Mexique”, juge par exemple Kevin Juarez, fan des Dorados âgé de 26 ans.

“La seule bonne chose c’est que l’arrivée de Maradona va attirer l’attention du monde entier sur les Dorados”, s’est-il enthousiasmé auprès de l’AFP.

Diego face à Maradona

Sélectionneur de l’Argentine entre 2008 et 2010, son équipe est éliminée en quart de finale du Mondial-2010 et son parcours d’entraîneur est sans commune mesure avec sa carrière de joueur.

Maradona a été accueilli la semaine dernière en héros au Mexique. Mais l’arrivée du fantasque argentin, qui s’était battu il y a quelques années encore contre la dépendance à la drogue, a aussi été raillée à Sinaloa, connu pour abriter le plus grand cartel de drogue du pays.

“Avec l’aide de Maradona, ce club peut prendre un peu de personnalité et être promu” en première division, espère Hector Cuen, 40 ans, qui symbolise la frange des supporteurs favorables à sa présence. “Je ne vois rien de mauvais dans le fait que Maradona vienne à Culiacan”, ajoute-t-il.

Symbole du clivage suscité par l’ancien napolitain, le stade local était rempli à moitié lundi soir, soit 10.000 places vendues sur 20.000 disponibles. Même si c’est le double du nombre habituel de spectateurs, l’effet Maradona ne bat pas encore son plein au Sinaloa.

“Les fans des Dorados sont incroyables”, a balayé le nouveau coach local. “J’ai levé les yeux et j’ai cru que j’étais sur la pelouse de Boca”, son ancien de club de Buenos Aires où il a passé la saison 1981-82.

Peut-être, aussi, que tout ne dépend pas de Maradona. Dans l’antre du cartel de Sinaloa, l’Etat de l’ouest mexicain est en proie à une sanglante guerre de territoire depuis que le fondateur du cartel, Joaquin “El Chapo” Guzman, a été extradé aux Etats-Unis l’an dernier. Depuis le début de l’année, 879 personnes ont été tuées à l’échelle de l’Etat. 144 à Culiacan. Et les propriétaires du club, les Hank, sont accusés d’avoir des liens avec les trafiquants de drogue.

L’Argentin, lui, insiste sur le fait qu’il est focalisé sur le football. D’ailleurs, son aura a drainé toute l’attention lors du match lundi.

Ce n’est pas le coach des Cafetaleros, Diego de la Torre, qui dira le contraire. A la fin du match, Maradona, de 23 ans son aîné, lui a pincé la joue dans un geste paternel. De quoi rappeler à De la Torre que son père l’a prénommé Diego en hommage à Maradona.

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