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Journalistes écroués: le gouvernement turc s'en prend à la Cour constitutionnelle

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Le gouvernement turc a fustigé vendredi la décision de la Cour constitutionnelle de libérer deux journalistes pendant leur procès, un arrêt resté lettre morte dans l’immédiat au grand dam des défenseurs des droits de l’homme.

La Cour constitutionnelle a “dépassé les limites de ses pouvoirs législatifs et constitutionnels” en prenant cette “mauvaise décision”, a tweeté le porte-parole du gouvernement, Bekir Bozdag, appelant l’institution à ne pas se comporter comme une “cour d’appel”.

L’objet de sa colère: la décision prise jeudi soir par la Cour constitutionnelle d’ordonner la remise en liberté conditionnelle de deux journalistes et écrivains, Sahin Alpay et Mehmet Altan, arrêtés et écroués dans la foulée du putsch avorté de juillet 2016.

Dans deux arrêts publiés sur son site, la cour motive sa décision en évoquant “une violation de la liberté d’expression et de la presse et une violation du droit à la sécurité et à la liberté”.

Inédite depuis l’instauration de l’état d’urgence fin juillet 2016, cette décision a suscité l’optimisme des organisations de défense des droits de l’Homme, espérant qu’elle servirait d’exemple et entraînerait la libération de nombreux journalistes actuellement incarcérés en Turquie.

Mais dans la soirée, après avoir examiné leurs dossiers, deux tribunaux d’Istanbul ont tranché pour le maintien en détention de MM. Altan et Alpay, affirmant que la décision de la Cour constitutionnelle ne leur avait pas été formellement notifiée.

Sahin Alpay, 73 ans, est un ancien chroniqueur du quotidien Zaman, fermé pour ses liens avec le prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Ankara d’être le cerveau du putsch manqué du 15 juillet 2016. Installé aux Etats-Unis, M. Gülen nie toute implication.

Mehmet Altan, 65 ans, est un écrivain qui a rédigé plusieurs ouvrages politiques. Il a été arrêté en septembre 2016, avec son frère Ahmet Altan, 67 ans, romancier et journaliste.

Tous deux sont accusés de liens avec la tentative de coup d’Etat.

“Nous ne connaissons pas le fond du dossier, la Cour constitutionnelle non plus. La bonne décision sera rendue par un tribunal de première instance”, a affirmé vendredi le Premier ministre Binali Yildirim.

“En tant qu’exécutif, ce que nous attendons des tribunaux, quels qu’ils soient, c’est qu’ils ne prennent pas de décision susceptible d’affaiblir notre grand combat contre les groupes terroristes”, a-t-il poursuivi.

– ‘Inacceptable’ –

L’étendue des purges engagées après le putsch manqué, au cours desquelles plus de 55.000 personnes ont été arrêtées et plus de 140.000 limogées ou suspendues, suscite l’inquiétude de l’opposition, d’ONG et des alliés occidentaux d’Ankara, qui dénoncent une démarche visant à faire taire toute voix critique.

Dans ce contexte, la Cour constitutionnelle reste l’un des rares organes de l’Etat à ne pas être totalement contrôlé par le président Recep Tayyip Erdogan.

Tout en assurant ne pas vouloir “entrer dans la polémique”, l’ancien président Abdullah Gül, qui a surpris ces dernières semaines en exprimant publiquement des désaccords avec son successeur, a estimé vendredi “qu’il était préférable, pour la justice et pour l’image de la Turquie, que les journalistes qui sont jugés comparaissent libres”.

“Maintenant, nous savons pourquoi ils n’ont pas été libérés hier soir”, a réagi sur Twitter Emma Sinclair-Webb, directrice Turquie de Human Rights Watch, après les déclarations de M. Bozdag.

“Il est inacceptable que des tribunaux locaux s’interposent à la plus haute instance judiciaire d’un pays, censée garantir la sécurité des journalistes et la liberté de la presse, principes majeurs dans une démocratie”, s’est indigné Erol Önderoglu, représentant de Reporters sans frontières (RSF) en Turquie, interrogé par l’AFP.

“L’intervention du gouvernement défie les principes défendus par le Conseil de l’Europe et la Cour européenne des droits de l’Homme”, a-t-il ajouté.

M. Bozdag a également établi un parallèle avec une décision similaire prise par la Cour constitutionnelle en février 2016 à propos de Can Dündar, ancien rédacteur en chef du quotidien d’opposition Cumhuriyet.

M. Erdogan avait alors affirmé qu’il n’avait “pas de respect” pour cette décision.

La Turquie occupe la 155e place sur 180 au classement de la liberté de la presse établi par RSF.

Source: AFP

Europe

Belgique : une voiture fonce dans une course cycliste, 19 blessés

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Photo d’illustration – Tim de Waele/Getty Images

19 coureurs cyclistes ont été blessés ce dimanche après-midi alors qu’ils disputaient une course à Wasmes (Colfontaine, Belgique). Selon les premiers témoignages, une voiture aurait percuté des coureurs.

19 coureurs cyclistes ont été blessés à des degrés divers lors d’une course cycliste organisée ce dimanche après-midi à Wasmes, située à une petite vingtaine kilomètres de la frontière française.

Les compétiteurs couraient dans le cadre du championnat provincial hors-FCWB. Ils étaient à 3 km e l’arrivée quand une mère de famille a fait demi-tour avec sa voiture devant eux.

“Cet accident s’est produit par pure coïncidence”, indique le bourgmestre de Colfontaine Luciano D’Antonio à la RTBF.

3 enfants à bord du véhicule
“Le rue de la Louise est en forte pente et les coureurs y roulaient à une vitesse comprises entre 70 et 80 km/h”, indique le bourgmestre. “C’est alors qu’une mère de famille, qui était au volant de sa voiture avec ses trois enfants à bord, a fait demi-tour pour une raison inconnue.

Un premier coureur a percuté le véhicule, avant ses poursuivants. Trois coureurs, originaires respectivement de Flandre, des Pays-Bas et d’Allemagne, souffrent de fractures ouvertes. Quatre coureurs ont subi une commotion. Les autres souffrent de blessures légères.

La 3ème course annulée
Neuf véhicules médicalisés ont été dépêchés sur place et les blessés ont été répartis dans les hôpitaux de la région.

La troisième course du jour a été annulée par l’organisateur, et le parquet de Mons a été avisé des faits.

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Europe

Pays-Bas : une camionnette fauche des festivaliers, un mort et trois blessés

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Quatre piétons ont été fauchés par une camionnette à un festival de musique aux Pays-Bas tôt lundi matin.

Une camionnette a foncé sur des piétons au festival Pinkpop, dans le sud des Pays-Bas, dans la nuit de dimanche à lundi. Une personne est morte, trois autres ont été grièvement blessées, rapportent les secours.

Le conducteur en fuite
On connait peu de détails sur l’événement pour le moment. Le conducteur de la camionnette, qui a pris la fuite, est activement recherché. Dans un communiqué, la police précise qu’il s’agit d’une Fiat Doblo.

Un acte volontaire ?
Les autorités tentent de déterminer si son acte était volontaire ou non, s’il s’agit d’un accident ou d’un acte terroriste. Des prélèvements techniques sont effectués par la police sur la chaussée.

Un festival très populaire
L’incident a eu lieu vers 04h du matin, près du camping jouxtant le festival où de grands noms de la musique se sont produits, comme Pearl Jam, les Foo Fighters et Bruno Mars. Des dizaines de milliers de personnes ont assisté aux concerts depuis vendredi.

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Un taxi heurte des passants à Moscou : 7 blessés, le conducteur interpellé

AFP

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Un taxi a blessé samedi sept personnes dans le centre de Moscou, à deux pas de la place Rouge, le chauffeur, qui a été interpellé, ayant apparemment perdu le contrôle de son véhicule selon les autorités russes, dont le pays accueille la Coupe du Monde.

“Aujourd’hui, près de la rue Ilinka, au numéro 5/2, un chauffeur de taxi est monté sur le trottoir et a heurté les passants”, a indiqué le ministère russe de l’Intérieur dans un communiqué.

Après avoir annoncé d’abord huit blessés, le ministère a ensuite actualisé le bilan, indiquant que sept personnes seulement avaient été blessées. Parmi elles se trouve deux citoyens mexicains “légèrement blessés” selon l’ambassade du Mexique en Russie.

“Il s’agit d’un banal accident de la route, qui n’a pas causé de blessures graves”, a déclaré une source au sein des services médicaux cités par l’agence Interfax.

“La cause préliminaire de l’accident est la perte du contrôle du véhicule. Le chauffeur a été interpellé et amené au poste de police”, a indiqué le ministère russe des Affaires intérieures, précisant que ces informations “continuent à être vérifiées”.

L’acte “n’a pas été prémédité, d’après ce qu’a dit le conducteur”, a déclaré le Centre de surveillance du trafic routier à Moscou, sur Twitter.

Le chauffeur est de nationalité kirghize et a 28 ans, selon une photo de son permis de conduire publiée par le centre sur le réseau social.

D’autres photos de la même source montrait le taxi, une Honda Solaris de couleur jaune, sur le trottoir, le pare-choc tombé à terre.

Une vue aérienne montrait la scène d’accident, avec une demi-dizaine de voitures de police déployées et deux ambulances aux brancards vides.

La rue Ilinka, qui débouche sur la place Rouge et qui est très fréquentée, a été temporairement fermée avant d’être à nouveau ouverte à la circulation vers 17H00 GMT, a annoncé le centre sur Twitter.

La Russie accueille depuis jeudi et jusqu’au 15 juillet la Coupe du Monde de football dans 11 villes, dont Moscou. Des centaines de milliers de supporters venant du monde entier sont attendus en Russie.

La Russie reste l’un des premiers pays au monde pour la mortalité sur les routes, notamment en raison de l’alcoolisme, du mauvais état des infrastructures routières et du non respect des règles de la circulation.

En 2017, plus de 19.000 personnes sont mortes sur les routes russes.

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