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Des kamikazes ont attaqué trois églises de Surabaya, la deuxième plus grande ville d’Indonésie, faisant au moins neuf morts, selon la police.

Une quarantaine d’autres personnes ont été blessées lors des attaques, qui se sont produites à quelques minutes d’intervalle. Aucun groupe n’a jusqu’ici revendique les attaques.

Des images télévisées ont montré des débris éparpillés autour de l’entrée d’une église.

L’Indonésie, le pays le plus peuplé à majorité musulmane, a connu une résurgence du militantisme islamiste ces derniers mois.

Les explosions ont eu lieu vers 07h30 heure locale (00h30 GMT). Les forces de sécurité ont dit avoir déjoué une attaque contre une quatrième église.

L’agence de renseignement du pays a déclaré que les attaques étaient plus susceptibles d’avoir été menées par un groupe inspiré par l’État islamique, Jemaah Ansharut Daulah.

Plus tôt ce mois-ci, des membres des forces de sécurité indonésiennes ont été tués lors d’un affrontement de 36 heures avec des militants islamistes dans une prison de haute sécurité à la périphérie de la capitale Jakarta.

Plus de 90% des Indonésiens sont musulmans, mais il y a aussi des populations importantes de chrétiens, d’hindous et de bouddhistes.

l’histoire du militantisme en Indonésie

Après la pire attaque du pays en 2002, lorsque les attentats à la bombe sur l’île balnéaire populaire de Bali ont fait 202 morts, les autorités ont lancé une campagne de répression contre les groupes extrémistes.

Mais ces dernières années ont vu un certain nombre d’attaques revendiquées par l’État islamique (EI).

Quatre civils et quatre assaillants ont été tués dans une série d’explosions et de fusillades dans le centre de Jakarta lors du premier incident revendiqué par le groupe en janvier 2016.

En février de cette année, un certain nombre de personnes ont été blessées lors d’une attaque à l’épée dans une église de Sleman, à Yogyakarta. La police a déclaré que l’attaquant avait déjà tenté de rejoindre l’EI en Syrie.

Asie

Au moins 19 morts dans un accident de bus en Iran

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Dix-neuf personnes ont été tuées dans la nuit de lundi à mardi dans une collision entre un autobus et un camion-citerne dans le centre de l’Iran, selon la télévision d’État iranienne.

Le drame s’est produit peu avant minuit sur l’autoroute entre les villes de Kashan et Natanz, à plus de 200 km au sud de Téhéran, a rapporté IRINN, la chaîne d’information publique.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le camion-citerne a percuté l’autobus, à bord duquel se trouvaient 47 personnes, en se rabattant sur sa file avant de prendre feu, a indiqué à l’antenne le général Mohammad-Hossein Hamidi, chef de la police nationale de la route.

L’accident a également fait des blessés, a ajouté l’officier sans en donner le nombre, indiquant que ceux-ci avaient été pris en charge dans des hôpitaux voisins.

“Les accidents de la routes tragiques et irréparables de ce genre illustrent les défauts techniques et les insuffisances managériales” en Iran, a estimé le président iranien Hassan Rohani dans un communiqué publié sur son site officiel.

Les autorités doivent “trouver une solution globale pour que personne ne soit de nouveau témoin de tels accidents”, a-t-il ajouté.

L’Iran a un des taux de mortalité sur les routes les plus élevés au monde. En juillet, un accident impliquant là encore un camion-citerne et un bus avait fait 11 morts dans l’ouest du pays.

Les accidents de la route ont fait 16.300 morts et 336.000 blessés lors de la dernière année iranienne (21 mars 2017 – 20 mars 2018), selon le vice-ministre de la Santé, Mohammad-Hadi Ayazi, cité par l’agence semi-officielle Isna.

Ce chiffre très élevé s’explique par plusieurs facteurs: l’état général des routes, le niveau global du parc automobile iranien (privé d’innovation pendant des années en partie à cause des sanctions économiques étrangères), et le mépris pour les règles de base de la conduite, que la police tente de combattre par des images chocs à la télévision ou des campagnes de prévention.

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Asie

Des hauts gradés birmans ciblés par l’ONU dans l’affaire du “Génocide” contre les Rohingyas

 Dans son rapport final sur la crise des Rohingyas publié mardi, l’ONU cite six hauts responsables de l’armée birmane, demandant qu’ils soient poursuivis pour “génocide”, “crimes contre l’humanité” et “crimes de guerre” envers la minorité musulmane.

AFP

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Voici les généraux qui pourraient avoir un jour à répondre de leurs actes devant la justice internationale.

 Min Aung Hlaing

Commandant en chef des forces armées depuis 2011, il est l’homme le plus puissant de Birmanie, les ministères de la Défense et de l’Intérieur étant entre autres sous sa houlette.

“Le général Min Aung Hlaing est apparu bien informé des développements en temps réel sur le terrain”, souligne le rapport de l’ONU, détaillant ses visites dans la zone où les exactions ont été commises.

“Les crimes étaient connus au plus haut niveau de la chaîne de commandement, ils faisaient partie de la stratégie militaire globale” ayant poussé 700.000 Rohingyas à l’exil depuis août 2017, relève encore l’ONU qui rejette la théorie avancée par les autorités birmanes d’exactions commises uniquement par “quelques pommes pourries”.

Min Aung Hlaing, 62 ans, a grandi à Rangoun et étudié le droit avant d’embrasser une carrière militaire. Il s’est fait connaître en 2009, en lançant une offensive contre plusieurs des nombreuses rébellions ethniques du pays. Des dizaines de milliers de personnes avaient fui les combats et des exactions avaient déjà été rapportées.

Le général avait l’habitude de faire sa promotion sur les réseaux sociaux, accusant les médias internationaux de “cacher la vérité” sur la crise rohingya et saluant “les brillants efforts (des militaires) pour restaurer la paix”. Mais ses deux comptes sur Facebook, qui comptabilisaient à eux deux plus de 4 millions d’abonnés, ont été fermés pour “violation des droits de l’homme”. La plate-forme russe VKontakte (VK) a également bloqué sa page.

Soe Win

Commandant en chef adjoint, Soe Win, apparaît juste en dessous dans l’organigramme présentant les six hommes, publié page 393 du rapport de l’ONU.

Il est particulièrement en charge du commandement de la région Ouest de la Birmanie, théâtre du drame rohingya.

Entré dans l’armée en 1980, il est soupçonné d’avoir été au coeur de plusieurs affaires de corruption entre 2008 et 2010. Il aurait notamment facilité l’obtention de concessions pour des sociétés spécialisées dans l’exploitation de l’or, du jade ou du teck en échange de pots-de-vin, d’après l’ONG Altsean Burma.

Aung Kyaw Zaw

Ce lieutenant-général est le plus haut gradé birman visé à la fois par l’ONU, l’Union européenne et les Etats-Unis.

Commandant du Bureau des opérations spéciales “numéro 3” de 2015 à janvier 2018, il est “responsable des atrocités et des graves violations des droits de l’homme commises”, d’après le Conseil de l’Union européenne.

Il aurait notamment supervisé le déploiement d’hélicoptères qui ont ouvert le feu sur les villageois et était “physiquement présent pendant les périodes clés” des opérations dans le nord de l’Etat Rakhine (ouest), théâtre du drame Rohingya, selon Amnesty international. Il a été limogé en mai pour “raison de santé”.

Maung Maung Soe

Ancien chef du commandement de la Région Ouest, il était en charge du “contrôle au jour le jour” sur terrain, selon le rapport de l’ONU. Il a été sanctionné dès décembre 2017 par Washington qui mettait en avant les “exécutions extrajudiciaires, violences sexuelles, arrestations arbitraires et incendies de villages” perpétrés par les troupes qu’il supervisait. Il a été limogé en juin.

Aung Aung et Than Oo

Ils étaient respectivement à la tête de la 33e et de la 99e division d’infanterie légère, déployées sur le terrain et directement impliquées dans les exactions.

Le 27 août 2017, dans le village de Chut Pyin où se trouvait la 33e division, des soldats ont tiré sur les hommes puis emmené les femmes dans une école où elles ont été violées: au moins 200 personnes ont été tuées, d’après Amnesty international.

Quelques jours plus tard, à Inn Din, dix villageois ont été exécutés par des soldats de la même division et le village a été entièrement rasé. Il s’agit du seul massacre que l’armée birmane a reconnu et sept militaires de second rang ont été condamnés à dix ans de prison dans cette affaire.

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Asie

Plus d’espoir pour les disparus d’Ucab, aux Philippines

 L’espoir de retrouver des survivants à Ucab, village isolé de la région de la Cordillère, dans le nord des Philippines, s’est évanoui lundi, deux jours après le gigantesque glissement de terrain qui a fait 55 disparus lors du passage du typhon Mangkhut.

Reuters

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L'espoir de retrouver des survivants à Ucab, village isolé de la région de la Cordillère, dans le nord des Philippines, s'est évanoui lundi, deux jours après le gigantesque glissement de terrain qui a fait 55 disparus lors du passage du typhon Mangkhut. /Photo prise le 17 septembre 2018/REUTERS/Erik De Castro

Trois cents secouristes arrivés à pied et sans matériel lourd faute d’accès routier continuent néanmoins à fouiller les décombres, dont ils ont extrait treize corps.

Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la pointe nord des Philippines ont provoqué ce week-end une cinquantaine de glissements de terrain. Le bilan toujours provisoire s’élève à 54 morts.

A Ucab, trois personnes seulement ont pu être sauvées. Six enfants figurent parmi les 55 disparus, dont beaucoup se trouvaient dans un dortoir abandonné, situé près d’une chapelle et du domicile d’un pasteur. Tous ces bâtiments ont été ensevelis.

“Je suis sûr à 99% que les gens sont morts”, a déclaré le maire, Victorio Palangdan. “Nous continuerons tant que nous ne les aurons pas retrouvés.”

Le dortoir abandonné, qui appartenait à la compagnie minière Benguet, se trouve à proximité d’un gisement exploité illégalement, selon la Chambre des mines des Philippines.

Ses exploitants, précise-t-elle, ont été priés à plusieurs reprises de quitter les lieux en raison du risque de glissement de terrain. Le président Rodrigo Duterte a réaffirmé lundi son intention de “fermer toutes les mines”.

Mangkhut, dont les vents dépassaient les 300 km/h en rafales, a fait cinq millions de sinistrés dans l’archipel. Dans le secteur agricole, les dégâts sont évalués à l’équivalent de 150 millions d’euros. Le typhon s’est ensuite dirigé vers la Chine en balayant Hong Kong et Macao, avant d’atteindre la province de Canton.

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