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Le gouvernement français a confirmé vendredi qu’il reprendrait 35 milliards d’euros de la dette de l’opérateur ferroviaire SNCF, rassurant un des plus importants syndicats qui a évoqué une possible sortie de la grève débutée le 3 avril.

“Cette reprise constitue un engagement sans précédent de la Nation et du contribuable en faveur de la SNCF”, a souligné le Premier ministre Edouard Philippe, après avoir reçu les syndicats lors de rencontres bilatérales.

L’Unsa, deuxième syndicat à la SNCF derrière la CGT, a été “rassurée” par cet “engagement ferme” et prendra “très rapidement” une décision sur une éventuelle sortie de la grève, ont indiqué ses responsables à l’issue de leur rencontre avec le chef du gouvernement.

Le secrétaire général de l’Unsa, Luc Bérille a précisé que cette reprise se ferait en deux temps : 25 milliards en 2020 et 10 mds en 2022 — sur un total de plus de 50 milliards.

“35 milliards d’euros, c’est 14 ans de budget d’investissements de l’État dans l’ensemble de nos routes, chemins de fer et canaux”, a aussi souligné M. Philippe lors d’une conférence de presse avec la ministre des Transports, Élisabeth Borne.

Le Premier ministre a toutefois assuré qu’il n’y “aura pas d’impôt SNCF” pour compenser la reprise de la dette qui “viendra s’ajouter à la dette publique de l’État et sera remboursée au même rythme que la dette publique de l’État”. “Ce sera bien une charge supplémentaire pour le contribuable”, a-t-il relevé.

Le projet de loi, voté en première lecture en avril à l’Assemblée, arrivera en séance publique au Sénat mardi.

Le texte vise notamment à abolir le statut des cheminots pour les nouveaux employés afin, selon le gouvernement, de réduire les coûts à la SNCF dans la perspective de l’ouverture à la concurrence voulue par l’Union européenne.

La grève intermittente à la SNCF, qui a lieu deux jours sur cinq depuis le 3 avril, est estimée “injustifiée” par la majorité des Français (58%), selon un sondage Ifop publié le 20 mai.

Le taux de grévistes recule régulièrement parmi les cheminots qui restent malgré tout vent debout contre la réforme : 95% de “non” ont été recueillis lors d’une consultation du personnel réalisée du 14 au 22 mai.

France

Manuel Valls: l’ancien Premier ministre socialiste sera candidat à la mairie de Barcelone

Reuters

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Après des mois d’incertitude, l’ancien Premier ministre socialiste français Manuel Valls va annoncer mardi prochain s’il se porte candidat à la mairie de Barcelone, peut-on lire vendredi dans un communiqué diffusé par son équipe espagnole.

“L’ancien Premier ministre de la République française, Manuel Valls, annoncera le 25 septembre quelle sera sa position en ce qui concerne les élections municipales de Barcelone du 26 mai 2019”, peut-on lire dans le communiqué écrit en catalan.

En début de matinée, l’ancien chef du gouvernement français avait publié une photo de ses pieds sur le sol décoré de la ville, avec la légende : “Barcelona…”

S’il confirme son choix, le député de l’Essonne devrait postuler avec le soutien du parti Ciudadanos (“Ciutatans” en catalan).

L’aventure barcelonaise est un pari risqué pour l’ancien prétendant à la présidence de la République via les primaires de la gauche, redevenu député de l’Essonne proche du parti “macroniste” La République en marche après les élections législatives de 2017.

Ses ambitions catalanes, exprimées de plus en plus clairement ces derniers temps, ont été diversement appréciées à l’Assemblée nationale, où la présidente du groupe Socialiste et apparentés, Valérie Rabault, lui a suggéré de démissionner de son mandat de député français.

Une pétition intitulée “Exigeons la démission de Manuel Valls, député fantôme” a même été lancée le 16 septembre sur le site change.org à l’initiative de Farida Amrani, candidate La France insoumise battue de justesse par Manuel Valls aux législatives de 2017.

Natif de Barcelone il y a 56 ans d’un père catalan et d’une mère suisse, Manuel Valls a été naturalisé français à l’âge de 20 ans.

Ce partisan d’une Espagne unie a montré son appétence pour Barcelone ces derniers mois en multipliant visites et réunions dans la capitale catalane, où il s’est encore rendu le 6 septembre pour présenter un livre écrit à plusieurs mains (“Anatomia del procés”-“Anatomie du processus”) en forme de réquisitoire contre les indépendantistes.

Manque de notoriété

A l’aise en castillan comme en catalan, Manuel Valls avait alors accordé des entretiens à la presse espagnole et organisé une séance de dédicace dans une librairie du centre-ville, où sa mère et sa soeur se sont mêlées aux curieux venus à sa rencontre.

“Ça m’intéresserait de poursuivre d’une façon ou d’une autre ce débat politique et intellectuel. Est-ce que je pourrais aller plus loin ? Je vais y réfléchir”, avait-il déclaré à la chaîne de télévision TVE.

Fort d’une longue expérience politique en France, Manuel Valls souffre encore d’un manque de notoriété dans la deuxième ville d’Espagne, où ce qui ressemble à un “parachutage” a surpris, voire inspiré les humoristes locaux.

L’ancien Premier ministre aura besoin de renforcer ses réseaux, alors qu’un sondage publié début juillet accordait à Ciudadanos 5,2% des intentions de vote pour les municipales.

De l’autre côté des Pyrénées, l’hebdomadaire français Paris Match l’a mis en couverture de son numéro de rentrée aux côtés de sa nouvelle compagne, la femme d’affaires catalane Susana Gallardo. Une femme d’influence “dotée d’un sérieux carnet d’adresses”, écrit le magazine.

Après sa séparation d’avec la violoniste Anne Gravoin, annoncée au printemps, Manuel Valls avait été vu au bras d’une députée La République en marche de Paris, Olivia Grégoire.

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France

La recette budgétaire 2019 du gouvernement dévoilée lundi

AFP

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Le Premier ministre Edouard Philippe sur le perron de l'Elysée, le 19 septembre 2018 à Paris / © AFP/Archives / ludovic MARIN

De nombreuses contraintes, et peu de marges de manœuvre: le gouvernement présentera lundi sa recette budgétaire pour 2019, chargée de concilier les promesses d’Emmanuel Macron et la maîtrise des comptes publics, dans un contexte de croissance qui s’essouffle.

Le déficit public restera-t-il dans les clous européens? Les mesures d’économie suffiront-elles à contenir la hausse des dépenses publiques? Ces coupes budgétaires vont-elles abîmer un peu plus la popularité du gouvernement?

Pour Bercy, le bouclage du projet de loi de finances (PLF) pour 2019 — qui sera dévoilé en lundi en conseil des ministres avant d’être débattu durant l’automne au parlement — a tout d’un casse-tête.

“Le budget 2019 sera sans doute le plus difficile du quinquennat”, estime Alain Trannoy, directeur de recherches à l’EHESS. “L’équation est particulièrement serrée: le gouvernement est dans une position inconfortable”, confirme Olivier Passet, économiste chez Xerfi.

En cause, notamment: le tassement de la croissance, qui a plafonné à 0,2% au premier comme au deuxième trimestre 2018, obligeant le gouvernement à corriger sensiblement sa trajectoire budgétaire.

Selon Bercy, la hausse du produit intérieur brut devrait atteindre 1,7% en 2019, au lieu des 1,9% initialement attendus. Le ralentissement pourrait même être plus marqué que prévu si l’on en croit la Banque de France, qui parie elle sur 1,6%.

année noire

Cette mauvaise nouvelle intervient alors que le budget 2019 était déjà particulièrement épineux, avec la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), créé sous François Hollande, en baisses de charges pérennes.

Cette réforme implique en effet une “année noire” pour les finances publiques, qui devront supporter simultanément le remboursement du CICE pour l’année 2018 et la baisse de cotisations décidée pour 2019, soit une facture globale de 40 milliards d’euros.

L’exécutif devra en outre composer avec la dette de la SNCF Réseau, que l’Insee a décidé début septembre d’intégrer à la dette publique… sans attendre sa reprise officielle par l’État, prévue en 2020.

“Cela signifie que les comptes du groupe ferroviaire pèseront sur les finances publiques”, sans doute “à hauteur de 0,1 point de PIB”, souligne François Ecalle, ancien magistrat à la Cour des comptes.

De quoi compliquer sensiblement la tâche de Bercy, qui devra par ailleurs financer l’an prochain une nouvelle baisse de 3 milliards d’euros de la taxe d’habitation et la suppression des cotisations sur les heures supplémentaires, pour un coût de deux milliards d’euros.

 tour de vis 

Pour réussir ce numéro d’équilibriste, l’exécutif a dû se résoudre à procéder à un tour de vis sur les dépenses, quitte à recourir à la pratique du “rabot”, régulièrement dénoncée par les ministres.

Le projet de loi de finances comprendra ainsi un quasi gel des pensions de retraite, des allocations familiales et des aides personnalisées au logement, qui ne seront revalorisées que de 0,3% l’an prochain alors que l’inflation est attendue à 1,3%.

En parallèle, le nombre de contrats aidés pourrait tomber à 100.000 contre 200.000 cette année. Des efforts seront également demandés aux chambres de commerce et d’industrie, à l’audiovisuel public et l’administration fiscale, avec de probables fermetures d’agences.

Cette cure d’amaigrissement se traduira par la suppression de 4.500 postes de fonctionnaires sur le périmètre de l’État, sur un total de 50.000 prévu d’ici 2022. Les ministères les plus touchés seront les Comptes publics (2.000 postes) et l’Éducation nationale (1.800 postes).

“Tout le monde sera mis à contribution”, y compris “les entreprises”, a toutefois promis le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. Ces dernières devront ainsi patienter dix mois avant de bénéficier d’une baisse de cotisations patronales prévue à l’origine pour le 1er janvier.

Ces mesures seront-elles suffisantes pour contenir le déficit sous la barre des 3%? Selon Bercy, ces différents dispositifs devraient permettre de limiter à 0,6% la hausse des dépenses publiques l’an prochain, hors inflation.

Le déficit public, dans ces conditions, devrait s’établir à 2,8% du PIB — un chiffre en hausse de 0,4 point par rapport à la prévision envoyée à Bruxelles au printemps, mais dans les clous européens.

“La barre des 3% ne sera pas loin”, souligne toutefois Olivier Passet, qui invite à la prudence: “le moindre fléchissement de la croissance pourrait mettre à terre les objectifs du gouvernement”.

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France

Sophie Le Tan : la deuxième trace ADN appartiendrait à une autre étudiante recherchée

Rebondissement dans l’affaire de la disparition de Sophie Le Tan. Selon nos informations, les enquêteurs auraient réussi à déterminer l’origine de la deuxième trace de sang découverte dans l’appartement de Jean-Marc Reiser.

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Les enquêteurs avancent et leurs découvertes font croître jour après jour l’inquiétude sur le profil de jean-Marc Reiser, mis en examen après la disparition de Sophie Le Tan, 20 ans. Selon nos informations, des analyses ont révélé que la deuxième trace ADN découverte dans du sang dans l’appartement de Jean-Marc Reiser appartient à une étudiante dont on est sans nouvelles depuis plusieurs semaines.

Il s’agirait d’une jeune fille d’origine étrangère. Les enquêteurs cherchent toutefois à vérifier si elle a effectivement disparu ou si elle est retournée dans son pays d’origine.

Une perquisition effectuée dans son appartement avait déjà révélé l’existence de traces de sang, dont l’ADN a été attribué à Sophie Le Tan. Dix jours après sa disparition, la jeune femme reste toujours introuvable. Une battue a été organisée jeudi. Les recherches ont duré toute la matinée autour du plan d’eau de la Ballastière à Bischheim, non loin de Schiltigheim, dans le Bas-Rhin.

Jean-Marc Reiser, 58 ans, a été mis en examen et écroué lundi soir pour assassinat, enlèvement et séquestration. La police judiciaire craint d’avoir mis la main sur “un tueur en série” et qu’il n’ait fait d’autres victimes en montant des scénarii machiavéliques destinés à les prendre au piège.

Le suspect a de lourds antécédents judiciaires. Il a notamment été condamné en 2001 par la cour d’assises du Doubs à 15 ans de réclusion pour le viol d’une auto-stoppeuse en 1995 dans les Landes, et pour des viols sur sa maîtresse, en 1996. Une peine confirmée en février 2002 par la cour d’assises d’appel du Bas-Rhin.

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