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Des milliers d’hectares de végétation sont depuis octobre 2017 jusqu’à nos jours, brûlés au vu et au su de tout le monde. Malgré les campagnes de sensibilisations initiées par le ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF), les espèces protégées, notamment les pythons royaux, les chacals, les singes rouges et des civettes sont tués chaque jour lorsque de vastes étendus brûlent.

Le phénomène des feux de végétation prend plus de l’ampleur au nord et au sud-ouest du pays, selon les responsables du MERF. Il suffit de voyager à travers le pays pour constater les dégâts. Les espèces protégées tuées, sont exhibées le long des routes pour vente.

Le long de la route nationale numéro 1, la verdure n’existe plus comme par le passé, tout a brûlé. En effet, les bordures de la route et les plantations environnantes sont devenues le témoin du passage d’un feu de végétation qui a rendu le sol noir de débris des feuilles et arbres brulés.

Pourtant, la lutte contre les feux de végétation est actuellement au centre des préoccupations du MERF qui a lancé une campagne nationale de lutte contre les feux de végétation. «Au Togo, les feux de végétation connaissent généralement leur démarrage fin octobre et leur recrudescence en novembre-décembre. 707 foyers de feux de végétation ont été dénombrés. En moyenne, plus de 50% du territoire (30 000 km2) est annuellement parcouru, avec ce que cela comporte comme conséquences en termes de régression des écosystèmes et comme effets néfastes directs sur la santé et sur l’économie : incendies de villages, des récoltes et des cultures, destruction des plantations », a déclaré le ministre.

Du point de vue forestier, le Togo selon le MERF, enregistre un taux de dégradation du couvert végétal supérieur à 0,5% et est classé en « zone rouge » en 2005 par la FAO, d’où le défi que constitue la prévention des feux de végétation tardifs et incontrôlés.

C’est dans ce souci de gestion participative des feux que le MERF a mis en place, une stratégie nationale de gestion des feux de végétation qui a été élaborée dans le cadre du Programme de Renforcement de Capacités pour la Gestion de l’Environnement (PRCGE), avec l’appui financier du PNUD.

L’objectif visé est de développer une prise de conscience, de renforcer les capacités humaine, technique, institutionnelle et organisationnelle du pays dans le domaine. Un accent particulier est mis sur la prévention et la lutte avec une forte implication des communautés à la base.

Pour traduire dans les faits, les dispositions prévues à l’article 65 de la loi N° 2008-009 du 19 juin 2008 portant code forestier, le MERF organise la campagne nationale pour redynamiser les comités villageois anti-feux.

Il est prévu chaque année, mille (1000) kilomètres de pare-feu pour être ouverts autour des plantations forestières, des flancs de montagnes, des formations savanicoles sensibles, des hameaux, greniers  à vivres, des champs de culture, les forêts sacrées ou classées, les réserves de pailles etc.

Même si l’utilisation du feu au Togo, est une pratique ancestrale en agriculture et en aménagement forestier, force est de constater que ces feux de végétation non contrôlés+ provoquent chaque année des catastrophes environnementales et menacent d’extinction certaines espèces protégées.

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Biodiversité

Greenpeace Afrique ouvre un espace vert pilote à Yaoundé

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Greenpeace Afrique et ses partenaires locaux lancent en ce jour un espace vert pilote au Baptist High School d’Awai, pour commémorer la Journée mondiale de la forêt. Le besoin d’espaces verts urbains est souligné cette année dans le thème de cette célébration de la Journée mondiale de la forêt.

Le thème de ” Forêts et villes durables” parle du rôle important de la forêt dans la réduction de l’impact des changements climatiques dans nos villes. Les «ambassadeurs de l’environnement,» les volontaires de Greenpeace Afrique ainsi que les élèves de l’établissement secondaire Baptiste d’Awai ont planté plus de cinquante arbres. Ils ont également participé à des activités de plein air pour sensibiliser le public à l’importance des arbres dans la promotion d’un mode de vie sain.

Nous appelons le gouvernement à mettre en place des politiques nationales qui soutiendront les efforts de sensibilisation sur l’importance des arbres dans nos villes urbaines“, a déclaré l’ambassadeur de l’environnement de Greenpeace Afrique, Biakolo Onana Alain. “C’est également l’occasion de lancer sur le plan national  la culture des arbres dans nos villes“, a ajouté M. Biakolo.

L’approche de la sensibilisation des citadins aux questions forestières est un principe de sensibilisation interactive où les volontaires de Greenpeace Afrique éduquent et informent les jeunes camerounais sur le rôle important de la forêt dans le but d’aider les citadins à rester en bonne santé.

Les arbres jouent un rôle important dans la régulation du climat mondial, le filtrage de l’eau potable et l’élimination des polluants nocifs et des particules fines de l’air que nous respirons. Bien que la forêt soit menacée, Greenpeace Afrique pense que travailler avec les institutions éducatives pour créer des espaces verts urbains est une base pour les futurs leaders question d’endiguer la déforestation.

En 2012, l’Assemblée générale des Nations Unies a créé la Journée internationale de la forêt afin de souligner l’importance de la forêt et les défis rencontrés en matière de dégradation et de déforestation. Cette célébration mondiale de la forêt offre une plate-forme de sensibilisation à l’importance de tous les types de bois et d’arbres,  et leur importance dans la préservation et la protection de l’humanité.

La Journée mondiale des forêts est l’occasion de réfléchir à l’utilité de notre forêt et à l’urgence de s’attaquer aux pratiques irresponsables qui sapent des forêts encore intactes. Au Cameroun, l’agriculture industrielle est une menace majeure dans les efforts de protection de la deuxième plus grande forêt tropicale, la forêt du bassin du Congo.

Sylvie Djacbou, chargée de la campagne forêts de Greenpeace Afrique, a affirmé que «par sa taille, la forêt du bassin du Congo constitue un important réservoir de carbone d’une importance capitale dans la régulation des gaz à effet de serre et du dioxyde de carbone. Greenpeace mène des plaidoyers pour la protection et le respect des droits des communautés locales et indigènes, qui vivent et dépendent de cette forêt contre l’accaparement de terres par l’agriculture industrielle, “, a conclu M. Djacbou.

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Biodiversité

Cameroun – Observation indépendante : Des organisations de la société civile s’outillent en techniques d’investigation et suivi des circuits de bois

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Un atelier de formation et de renforcement des capacités s’est déroulé à Kribi (département de l’Océan) du 6 au 9 février dernier, en présence d’une vingtaine d’observateurs indépendants.

L’exploitation clandestine des forêts, la coupe illégale et le commerce du bois abattu illégalement sont des phénomènes très répandus dans grand nombre de pays en développement, le Cameroun y compris. Bien que l’étendue des activités forestières illicites soit difficile à quantifier, les pertes liées à ces phénomènes se chiffrent en terme de milliards FCFA. De ce qui précède, l’observation indépendante (OI) qui consiste en l’identification présumée des infractions illégales en forêt, est donc une activité déterminante pour l‘application de la loi et la bonne gouvernance dans ce secteur. Et c’est dans le cadre du projet « Voix des Citoyens pour le Changement : Observation forestière dans le bassin du Congo (Projet CV4C), qu’un atelier de formation aux techniques d’investigation et de suivi des circuits du bois du Cameroun a été organisé du 6 au 9 février dernier à Kribi, département de l‘Océan, région du Sud.

L’objectif de cette rencontre facilitée par Field Legality Advisory Group (FLAG), une organisation de la société civile qui œuvre pour la transparence et la légalité dans la gestion des ressources naturelles, était de permettre à la vingtaine de participants issus des OSC nationales, de « maitriser l’enchaînement des différentes mouvements des bois de manière à réaliser des investigations ciblées depuis le lieu de l’abattage jusqu’au lieu de la commercialisation », explique Horline Njike, secrétaire générale de FLAG.

Pour y parvenir, des modules de formation proposés aux participants tournaient autour de la chaine de production, circuit de transport et de commercialisation d’une part, et les investigations liées à la criminalité forestière et la gestion des risques, entre autres.  A terme, les participants ont bénéficié d’astuces qui pourront leur permettre d’évaluer les besoins en informations nécessaires pour mener et suivre le bois de la production à l’exportation. Un résultat greffé à leur capacité à pourvoir désormais conduire une investigation approfondie sur un élément de la chaine ou sur tout le circuit de l’attribution à l’export.

« Cette formation a été organisée dans le but d’outiller les participants pour qu’ils puissent aller au-delà de la forêt de manière à étendre le domaine d’OI et nous espérons être plus efficace en atteignant d’autres cibles que les cibles nationales. L’objectif pour nous étant de constituer un consortium d’acteurs qui influencent positivement la gouvernance forestière et l’application de la loi. Nous avons appris beaucoup de choses et maintenant le défi est à relever », souligne Laurence Wete Soh, Juriste à Forêt et Développement rural (FODER).

Il n’est pas superflu de rappeler que l’observation indépendante est d’une importance capitale dans l’application de la loi et incidemment l’amélioration de la gouvernance forestière. Jusqu’ici, les activités d’observation indépendante se sont faites en forêt et il ressort des différentes études et analyses faites auprès des cibles et des rapports d’observation indépendante, que le lien entre les activités observées en forêt et la destination du bois est souvent difficile à établir.

 

Par Martial Otabela

 

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Biodiversité

Fonds vert climat : le Cameroun bénéficie d’une enveloppe de 300 milles dollars pour son programme de préparation.

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Le palais de congrès de Yaoundé abrite  depuis ce matin l’atelier national d’information et de sensibilisation pour l’accès du Cameroun au fond vert climat. Ouvert par le ministre HELLE Pierre, de l’Environnement de la protection de la nature et du Développement durable, l’atelier de lancement marque le début d’un processus dont la complexité fait depuis quelques temps déjà l’objet d’âpres discussions.

Le Cameroun, figure de proue dans la lutte contre le changement climatique ambitionne de réduire ses émissions de Gaz à effet de serre de 32 pourcent  à l’horizon 2035 avec une part conditionnelle de 21 pourcent. Fort de cela, ilveut se donner les moyens  de respecter ses engagements. Ce qui ne peut faire dans l’architecture financière actuelle sans une parfaite maitrise des rouages des différents guichets disponibles.

Le pays vient de bénéficier pour son programme préparatoire, d’un appui de 300 000 dollars de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique. La mise en œuvre du programme qui a été développé avec l’appui de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, vise à renforcer l’Autorité Nationale Désignée (AND) tout en construisant le cadre d’accueil des flux financier du fonds vert climat.Familiariser les parties prenantes à ce nouveau dispositif financier devient un préalable. La rencontre de ce jour entend  contribuer à un objectif majeur de la politique gouvernementale : un développement sobre en émissions mais favorables à la croissance économique et à la résilience des communautés.

La rencontre est destiné à apporter un soutien pour le développement des programmes et projets d’adaptation et à bas-carbone. Mieux encore, elle vise à sensibiliser l’opinion nationale sur l’existence du Fonds vert climat, et présenter l’opportunité qu’offre ce mécanisme pour le financement des actions de développement et de lutte contre les changements climatiques. C’est aussi une opportunité pour les acteurs d’échanger sur les priorités nationales en termes de projets éligibles au fonds vert pour le climat. Le débat entre professionnels, chercheurs et activistes qui s’est ouvert offre l’opportunité d’échanger sur le modèle de cadre à mettre en place pour la sélection des projets à soumettre au fonds vert pour le climat

21ieme pays à ratifier l’accord de paris, le Cameroun manifeste une fois de plus sa détermination à participer à la croisade internationale contre le changement climatique. Dans son allocution de circonstance le ministre de Helle pierre a souligné « Le Cameroun s’est toujours démarqué en première ligne des pays qui n’hésitent pas à s’approprier les initiatives qui se développent dans le but de faire face au changement climatique ».

La lutte contre les changements climatiques pourrait être une opportunité pour les pays d’Afrique Centrale qui abritent le deuxième plus grand massif forestier du monde. Pour cela les états doivent être en mesure de mobiliser les fonds disponible. Le Cameroun, s’inscrit à travers cet atelier dans cette dynamique.

Bon à savoir

Le Fonds Vert Climat est un mécanisme financier mis en place par la Convention Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) pour accompagner l’Accord de Paris visant à financer la transition des pays en développement. Ainsi un engagement financier des pays développés à hauteur de 100 milliards de dollars est attendu d’ici 2020, à partir des sources publiques et privées pour le financement des projets d’atténuation et d’adaptation dans les pays en développement.

Ce fonds devra être, indique-t-on, le principal mobilisateur du financement public comme privé de la lutte contre le changement climatique, tout en promouvant un changement de paradigme dans les trajectoires de développement, et en modifiant en profondeur les modes opératoires de financement du climat.

Blondel SILENOU

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