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Europe

En Irak et Syrie, la coalition antijihadiste en pleine mue

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Forte d’écrasantes victoires militaires contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, de Mossoul à Raqa, la coalition internationale menée par les Etats-Unis réduit la voilure sur le terrain et se concentre désormais sur des missions de “stabilisation” pour éviter toute réémergence.

Après trois ans d’efforts pour anéantir le “califat” de l’EI, la mission “va évoluer et passer d’une approche de saisie de territoire à une approche de stabilisation”, indiquait récemment le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis.

Objectif: parfaire la formation des services de sécurité irakiens qui doivent notamment déminer le nord du pays et aider à la création de services de sécurité professionnels dans l’est de la Syrie, afin d’éviter l’apparition de ce que M. Mattis appelle, en désignant l’EI par son acronyme anglais, un “ISIS 2.0”.

Mise sur pied en octobre 2014 par les Etats-Unis alors que l’expansion territoriale de l’EI menaçait Bagdad, la coalition rassemblait 50 pays. Aujourd’hui, elle en compte 74, plus des organisations internationales comme Interpol et l’Otan.

Pendant trois ans, la coalition –Washington largement en tête– a bombardé quotidiennement les zones contrôlées par l’EI, qui a perdu plus de 98% de son territoire, tandis que des commandos des forces spéciales américaines, mais aussi françaises, canadiennes ou britanniques, apportaient un soutien militaire et logistique à l’armée irakienne ou aux Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de milices kurdes et de combattants arabes.

Ces victoires militaires ont amené plusieurs pays à alléger leur déploiement en Syrie et en Irak. Dès la fin novembre, les Etats-Unis, qui ont déployé 2.000 soldats en Syrie et plus de 5.000 en Irak, annonçaient le retrait de 400 marines de Syrie. Dans le même temps, Washington envoyait 3.000 soldats en renfort en Afghanistan, ou le conflit est entré dans la 17e année.

L’Australie a annoncé en décembre la fin de sa campagne de frappes aériennes et le rappel des six avions de combat F/A-18 Hornet qui participaient depuis trois ans à ces missions.

D’après le Times, la Grande-Bretagne, qui a également entamé une réduction de son dispositif au Levant, pourrait redéployer certains de ses drones et hélicoptères au Sahel, en soutien des opérations antijihadistes françaises.

La France, elle, a récemment retiré deux de ses douze avions de chasse Rafale stationnés dans la région, et s’apprête à retirer prochainement son artillerie déployée en Irak, indique-t-on de source militaire.

– Renseignement et formation –

Toutefois, Washington comme Paris et d’autres promettent de poursuivre leurs efforts pour limiter les possibilités de réorganisation de l’EI, via du renseignement, de la surveillance et la formation des forces de sécurité locales.

“Idéalement, on aura plusieurs partenaires assumant divers aspects de la mission de stabilisation en fonction de leurs compétences”, explique Nicholas Heras, du Center for a New American Security, citant notamment l’Italie, qui aide les FDS à former une gendarmerie à Raqa sur le modèle de ses “carabinieri”.

De leur côté, les Etats-Unis “apportent un bouclier aux partenaires de la coalition” avec leurs importants moyens militaires, ajoute-t-il.

Car même défait territorialement, l’EI demeure aussi une menace majeure à travers ses réseaux dormants et regagnera du terrain si le processus de paix échoue, avertissent les services de sécurité occidentaux.

“Les conditions d’un retour de Daesh (acronyme de l’EI en arabe) sont toujours là, et ce n’est que grâce à la coalition et aux efforts de la communauté internationale que sa défaite peut devenir permanente”, a noté le général américain Paul Funk, le commandant de la coalition, dans son message du Nouvel An.

“On se rappelle les années 2000 où les Américains ont combattu Al Qaïda, qui s’est ensuite transformé en Daech. On se méfie énormément de ce en quoi Daech pourrait muter, si l’attention n’est pas soutenue”, renchérit une source gouvernementale française.

Signe que Washington partage ces inquiétudes, le Pentagone a fait savoir le mois dernier que les Etats-Unis maintiendraient une présence militaire en Syrie “aussi longtemps que nécessaire”.

Une fois les efforts de stabilisation achevés, la prochaine étape pour la coalition sera la reconstruction de la Syrie, un processus que les Etats-Unis conditionnent aux pourparlers de paix sous l’égide de l’ONU à Genève et au départ du président syrien Bachar al-Assad.

Source: AFP

Europe

Comcast remporte l’enchère sur Sky pour 30 milliards de livres sterling face à Fox

Reuters

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Le groupe de médias américain Comcast a remporté samedi l’enchère pour l’acquisition de l’opérateur britannique de télévision par satellite Sky pour lequel il a accepté de débourser environ 30 milliards de livres sterling (33,4 milliards d’euros).

Comcast était en compétition avec le groupe Twenty-First Century Fox de Rupert Murdoch pour cette acquisition qui s’est décidée suivant une procédure inhabituelle.

Le câblo-opérateur américain a proposé 17,28 livres sterling par action pour prendre le contrôle de Sky tandis que Fox offrait 15,67 livres par action, a indiqué le comité chargé de gérer les offres des deux repreneurs.

Cette acquisition constitue un revers pour Murdoch dont le groupe contrôle 39% de Sky. Le magnat tentait de prendre les rênes de l’opérateur britannique depuis décembre 2016.

Cela constitue également un revers pour le géant américain du divertissement Disney qui souhaitait acquérir pour 71 milliards de dollars (60 milliards d’euros) la majeure partie des avoirs cinématographiques et télévisuels de Fox, y compris Sky, si celle-ci était tombée dans le giron de Murdoch.

L’offre finale de Comcast était nettement supérieure à son entrée dans les enchères à 14,75 dollars par action et par rapport à la valeur du titre, à 15,85 livres, vendredi.

Cette attribution met fin à une bataille transatlantique qui faisait rage depuis le mois de février pour prendre le contrôle de Sky. Comcast avait lancé à cette date une offre d’acquisition de 31 milliards de dollars sur Sky face à celles de Fox et Disney.

La prise de contrôle de Sky va faire de Comcast le plus grand opérateur mondial de télévision à péage avec quelque 52 millions d’abonnés.

“C’est un grand jour pour Comcast”, a commenté Brian Roberts, patron de l’opérateur américain qui cherche à élargir ses activités à l’étranger au moment où sa croissance se ralentit sur le marché intérieur.

“Cette acquisition va nous permettre d’accroître rapidement, efficacement et de manière significative la base de notre clientèle et de nous développer internationalement”, a-t-il ajouté.

Comcast, qui possède la chaîne NBC et les studios Universal, a appelé les actionnaires de Sky à accepter son offre, souhaitant boucler la reprise avant la fin octobre.

 

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Europe

L’affaire Maassen relancée, le SPD remet en cause le compromis

AFP

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La dirigeante du Parti social-démocrate allemand, Andrea Nahles, a demandé vendredi à Angela Merkel de renégocier le compromis trouvé avec les conservateurs sur le sort de Hans-Georg Maassen, ancien chef du renseignement intérieur mis en cause pour ses propos sur les violences de Chemnitz.

Réagissant à cette demande, le porte-parole de l’Union chrétienne-sociale (CSU), la très droitière alliée bavaroise de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de Merkel, a jugé possibles de nouvelles discussions “si un consensus est possible”. “Nous y réfléchissons”, a-t-il dit.

Maassen, qui a douté de l’existence de “chasse aux migrants” en marge de manifestations d’extrême droite à Chemnitz, dans l’ex-Allemagne de l’Est, a été relevé mardi de ses fonctions à la tête de l’Office fédéral de protection de la Constitution (BfV) et muté au ministère de l’Intérieur, à un poste mieux rémunéré.

“Les réactions très majoritairement négatives de citoyens montrent que nous avons commis une erreur”, écrit la présidente du SPD à la chancelière et à Horst Seehofer, ministre de l’Intérieur et dirigeant de la CSU.

“Nous avons perdu la confiance au lieu de la rétablir. Cela devrait nous donner toutes les raisons de suspendre et de reconsidérer cet accord”, ajoute-t-elle.

Selon un sondage mené par l’institut Infratest Dimap pour ARD DeutschlandTrend et publié vendredi, le bloc conservateur CDU-CSU recueillerait 28% des voix si des élections étaient organisées aujourd’hui, devant le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), crédité de 18% des suffrages. Le SPD recueillerait 17% des voix.

D’après un sondage INSA, près de la moitié des Allemands sont favorables à des élections législatives anticipées.

Lors du scrutin de septembre dernier, le bloc CDU-CSU a obtenu 32,9% des voix, devant le SPD, 20,5%. L’AfD a fait son entrée au Bundestag avec 12,6% des suffrages.

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Europe

Election invalidée pour fraude dans la région de Vladivostok

Reuters

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La commission électorale de la région de Primorski, où se trouve la ville de Vladivostok, dans l’Extrême-Orient russe, a invalidé jeudi le résultat d’un scrutin régional en raison de soupçons de fraude au bénéfice du candidat du Kremlin.

La présidente de la Commission électorale nationale russe s’était elle-même prononcée mercredi en faveur de la tenue d’un nouveau scrutin.

Le candidat au poste de gouverneur de la région de Primorski soutenu par le président Vladimir Poutine, Andreï Tarassenko, a été proclamé vainqueur de l’élection organisée dimanche dernier alors qu’il était devancé de plus de deux points par son adversaire communiste, Andreï Ichtchenko, après dépouillement de près de 99% des bulletins de vote.

Des manifestations de protestation étaient organisées depuis lundi à Vladivostok.

Le nouveau scrutin aura lieu d’ici trois mois.

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