Diabète: Roche mise sur la miniaturisation - LaMinuteInfo

Diabète: Roche mise sur la miniaturisation

Pour traiter le diabète, Roche veut commercialiser, d’ici fin 2019, des outils beaucoup plus petits que ce qui existe actuellement sur le marché, a expliqué mardi le président d’une filiale française du groupe.

L’entreprise pharmaceutique a ainsi conclu en mai un partenariat avec la start-up américaine Senseonics pour développer Eversense, un capteur qui s’implante sous la peau et calcule la glycémie de l’organisme en temps quasi réel.

Les données sont ensuite envoyées sur un smartphone, permettant au patient de connaître son taux de sucre dans l’organisme sans avoir à réaliser de prise de sang.

“Les gens sont gênés de sortir leur matériel” en public, a estimé auprès de l’AFP Frédéric Jacquey, président de Roche Diabetes Care France, filiale française du groupe suisse, dédiée au diabète.

Selon lui, les enjeux des traitements contre cette maladie se situent au niveau de “la miniaturisation” des produits, en plus des aspects qualitatifs et sécuritaires.

Aujourd’hui, les capteurs existants se placent sur la peau et doivent être changés toutes les deux semaines au maximum, contre tous les six mois pour l’Eversense.

L’étude clinique doit démarrer autour de janvier 2018 pour un début de commercialisation espéré fin 2019.

En parallèle, Roche développe aussi une micro-pompe à insuline, Accu-Chek Solo, prochainement testée en Allemagne et au Royaume-Uni, avant d’arriver progressivement en France à partir de septembre, espère M. Jacquey.

Cette pompe, qui se place sur le bras, mesurera environ cinq centimètres de longueur et pourra aussi être commandée à partir d’un smartphone.

Le groupe travaille sur la possibilité de connecter ces deux instruments ensemble afin de faciliter le quotidien des malades.

En revanche, Roche ne développe pas directement de modèles de “pancréas artificiels”, c’est-à-dire des pompes à insuline injectant automatiquement et en continu les doses nécessaires au patient.

L’insuline est un produit “extrêmement dangereux” et les risques qu’implique un système autonome nécessitent un important travail de sécurisation, selon M. Jacquey.

La semaine dernière, Cellnovo, entreprise spécialisée dans la gestion du diabète, a fait état d’un contretemps dans le développement de son projet de “pancréas artificiel”, à cause de “modifications à apporter à la pompe”.

Le laboratoire Roche veille néanmoins à ce que tous ses produits puissent être compatibles avec un logiciel de “pancréas artificiel” si besoin: “la clef, c’est l’interopérabilité” des marques et systèmes, a expliqué M. Jacquey.

En France, environ 900.000 personnes sont traitées sous insuline et 45.000 sont équipées d’une pompe.

AFP

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