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Ils ont pris part à un atelier organisé mardi à Yaoundé par l’Ong Malaria No More.

Demain, 25 avril 2018, le Cameroun se joint à la communauté internationale pour célébrer la journée internationale de la lutte contre le paludisme. Cette année, cette journée se célèbre sous le thème: « Prêts à vaincre le paludisme ».

En prélude à cette journée, l’Ong camerounaise, Malaria No More a organisé mardi à Yaoundé, un atelier de renforcement des capacités des professionnels des médias en faveur de la lutte contre le paludisme.

« Nous avons organisé cet atelier parce que les médias ont un rôle à jouer dans le lutte contre le paludisme », a expliqué Olivia Ngou, Directrice exécutive pour le Cameroun, de Malaria No More.

L’atelier regroupait plus d’une trentaine de journalistes venus des quatre régions du Cameroun. Des responsables du ministère camerounais de la Santé, du ministère de la Communication et de l’Oms étaient présents pour encadrer ce séminaire de recyclage.  D’entrée, on a parlé des objectifs de l’atelier et les résultats attendus.

L’atelier a été ensuite marqué par un rappel de la stratégie mondiale de lutte contre le paludisme.

La lutte contre la malaria «stagne»

Dans le monde la lutte contre la maladie « stagne »  pour la première fois en dix ans. A la veille de la Journée mondiale contre cette maladie, l’OMS a appelé mardi à Genève les Etats à maintenir leurs engagements pour tenter de l’éradiquer d’ici 2030.

«La malaria se porte bien», a déploré devant la presse le chef du programme mondial contre la malaria à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Pedro Alonso. «Nous constatons un renversement dans certaines avancées dans un nombre important de pays». Au total, environ 216 millions de cas et près de 450’000 décès par an sont observés dans plus de 90 pays, selon des estimations sur 2016. Les augmentations ont été «significatives». L’Afrique subsaharienne rassemble 90% de ces cas.

Si ce scénario se poursuit, «nous perdrons les avancées pour lesquelles nous avons lutté si durement», estime le directeur général de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus dans un message vidéo à l’occasion de la Journée mondiale. Selon le chef du programme contre la malaria, la maladie est celle qui a tué le plus grand nombre d’individus.

Le Cameroun a enregistré 4000 décès des suites de paludisme en 2016, dont 70% d’enfants âgés de moins de 5 ans, selon les dernières statistiques du Programme national de lutte contre cette maladie (PNLP).

L’incidence est toutefois en régression constante, le pays ayant comptabilisé 41% de nouveaux cas entre 2000 et 2015, soit une baisse de la mortalité de l’ordre de 68%.

Selon le PNLP la région sahélienne du Nord, avec un taux de morbidité de 29,3%, constitue la zone la plus touchée par le paludisme, le Nord-Ouest méridional, avec 13,06% enregistrant le taux le plus bas en la matière.

Mardi, Malaria No More a réitéré son engament à accompagner le PNLP dans l’intensification de la stratégie de lutte contre le paludisme au Cameroun. L’Ong compte sensibiliser le plus de cible possible. D’où l’appel aux hommes de médias qui au cours de l’atelier ont également eu des notions sur les techniques d’un reportage / article en matière de stratégie de la communication en santé publique.

A la fin de l’atelier, Malaria No More devra élaborer et valider une feuille de route 2018-2019 des médias champions de la lutte contre le paludisme.

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Santé

Hôpital: la tarification à l’activité, un mode de financement décrié

AFP

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Le financement des hôpitaux, que le gouvernement promet de revoir, repose majoritairement sur la tarification à l’activité, ou T2A. Un modèle décrié pour ses effets pervers malgré les bonnes intentions qui accompagnaient son lancement en 2004.

Instaurée par souci d’efficience, la T2A constitue en moyenne 63% des ressources des établissements publics, selon la Fédération hospitalière de France.

Jusqu’en 2004, les hôpitaux publics recevaient chaque année une dotation fixe indépendante de leur activité et qui empêchait le développement de certains établissements tout en favorisant des situations de rente pour d’autres.

Depuis bientôt 15 ans, une partie des ressources dépend du nombre d’actes et de séjours enregistrés. C’est le cas pour toutes les activités de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO). En revanche, la psychiatrie, les soins de suites ou les urgences restent financées par des dotations.

En MCO, 2.300 catégories d’actes correspondent à autant de “tarifs” fixés par le gouvernement pour déterminer les sommes remboursées aux hôpitaux par l’Assurance maladie.

Plus l’établissement enregistre de séjours, plus son budget augmente. De quoi favoriser une “course à la rentabilité” et aux actes les plus rémunérateurs, selon les détracteurs de la T2A. D’autant que celle-ci ne tient pas compte des spécificités du patient (âgé, précaire, malade chronique) ni du nombre de jours passés à l’hôpital.

Pour contrer les dérives de l'”hôpital-entreprise”, le gouvernement prévoit donc de corriger la T2A et de la plafonner à 50% dans la part du financement des établissements, dans la droite ligne d’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.

Il s’agira d’accorder une place plus importante à la prévention, la coopération entre l’hôpital et la ville (professionnels de santé libéraux) et les pratiques vertueuses pour éviter les actes inutiles et les réhospitalisations, par exemple.

Le budget de la sécurité sociale pour 2018 a déjà prévu des expérimentations avec la mise en place de forfaits englobant le parcours du patient.

Reste la question épineuse des économies imposées à l’hôpital, qui subit chaque année une baisse de ses tarifs. Et est ainsi incité à produire plus d’actes pour viser l’équilibre.

En 2017, le déficit des hôpitaux publics a atteint le niveau record de 890 millions d’euros, selon la FHF.

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Santé

L’épidémie de peste porcine en Chine menace de s’étendre en Asie (FAO)

AFP

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Une épidémie de peste porcine africaine affectant la Chine risque désormais de se propager à d’autres régions d’Asie, a prévenu mardi une agence onusienne, alors que le géant asiatique, premier éleveur mondial, peine à contenir cette maladie très contagieuse.

Pékin avait annoncé début août avoir détecté un foyer de cette fièvre hémorragique animale, pour la toute première fois sur son territoire, dans un élevage du Liaoning (nord-est)

Depuis, les autorités ont fait abattre quelque 24.000 porcs dans quatre provinces et imposé des zones de confinement pour tenter d’enrayer l’épidémie, mais sans l’empêcher de s’étendre, a souligné dans un communiqué l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).

Des cas de contamination ont été détectés dans des zones chinoises à plus de 1.000 km l’une de l’autre, rapporte la FAO.

Cette maladie, qui ne présente pas de danger pour la santé humaine mais est mortelle pour les animaux touchés, “peut désormais contaminer à tout moment d’autres pays d’Asie”, prévient l’institution.

La rapide dissémination du virus en Chine et la “vaste étendue géographique de l’épidémie alimentent les craintes de voir la maladie traverser les frontières et se propager aux pays voisins d’Asie du sud-est et de la péninsule coréenne, où la consommation de porc est également très importante”, s’alarme la FAO.

La fièvre porcine, extrêmement contagieuse, est transmise par contact direct entre les porcs infectés par des tiques ou des animaux sauvages comme les sangliers ou phacochères. Elle est mortelle à 100% pour les animaux touchés, ce qui crée d’importantes pertes économiques dans les élevages.

Présente en Afrique, en Russie et en Europe de l’est, cette maladie est très difficile à maîtriser car il n’existe pas de vaccin efficace.

“Le transport des produits de viande porcine peut contribuer à propager rapidement la maladie (…) Il est probable que l’acheminement de produits de porcs plutôt que les animaux vivants ont provoqué cette propagation du virus dans diverses régions chinoises”, estime Juan Lubroth, chef vétérinaire de la FAO.

Environ la moitié de la population mondiale de porcs est élevée en Chine, pays qui consomme le plus de viande porcine par habitant.

En mars, la FAO avait averti de la menace pesant sur le nord-est de la Chine, en raison de la présence du virus en Russie frontalière et exigé une vigilance accrue de la surveillance de la maladie.

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Santé

La London School of Hygiene and Tropical Medicine, accueille du 8 au 9 novembre 2018 la Conférence mondiale des femmes leaders de la santé.

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Comment développer et amplifier le leadership mondial des femmes en matière de santé tout en mettant l’accent sur le mentorat et le renforcement des compétences ? Voilà ce qui justifie la tenue en novembre prochain à La London School of Hygiene and Tropical Medicine, de la deuxième conférence mondiale annuelle des femmes leaders dans la santé.
La London School of Hygiene and Tropical Medicine, accueille du 8 au 9 novembre 2018 la Conférence mondiale des femmes leaders de la santé.
En mettant l’accent sur le genre la conférence entend inverser les tendances actuelles. Il faut dire que les femmes représentent 75% du personnel de santé, mais occupent paradoxalement moins de 25% des postes de direction influents.
Pour cette édition, les organisateurs mise sur une forte participation des leaders et décideurs politiques, pour qu’ensemble elles puissent envisager des pistes permettant d’apporter un soutien aux femmes qu’elles soient de la science ou de la politique, des communautés locales ou des organisations mondiales.
Pour y arriver un ensemble d’activité qui alternent entre sessions plénières et des ateliers sont au programme.
À l’instar de Joanne Liu, Présidente International de Médecins Sans Frontières, plus de 40 imminentes personnalités ont confirmé leur participation.

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