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Afrique

Des experts de l'ONU exhortent le Burundi à libérer un militant pacifique des droits de l'homme condamné à 32 ans de prison

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Des experts des droits de l'homme de l'ONU appellent les autorités burundaises à libérer immédiatement un éminent défenseur des droits de l’homme, Germain Rukuki, condamné à 32 ans de prison par la Haute Cour de Ntahangwa, pour son travail avec les organisations de la société civile.

M. Rukuki a été arrêté en juillet 2017 pour son travail avec l'organisation ACAT-Burundi – une organisation chrétienne qui fait campagne contre la torture. Il a été condamné le 3 avril 2018 alors qu'il comparaissait devant un tribunal pour rébellion, atteinte à la sûreté de l'Etat, participation à un mouvement insurrectionnel et attaque du chef de l'Etat, entre autres chefs d’accusation.

De nombreuses irrégularités et vices de procédure ont été signalés lors de son procès. Parmi eux, ses avocats n'ont pas eu accès à l'audience ou à son dossier, le procès a été instruit de manière expéditive, tenu à huis clos, et pratiquement aucune preuve n'a été présentée par l'accusation, à l'exception de certains documents qu'il a été forcé de signer.

“Nous appelons les autorités à annuler la condamnation de M. Rukuki et à le libérer immédiatement. Nous les exhortons également le Gouvernement à cesser d'entraver le travail de la société civile et à permettre aux défenseurs des droits de l'homme de s'exprimer librement et sans crainte “, ont déclaré les experts.

La peine a été prononcée dans le cadre d'une vaste campagne de répression contre les défenseurs des droits de l’homme au Burundi. Beaucoup d'entre eux, ainsi que les organisations de la société civile, ont été victimes de harcèlement par les autorités depuis 2015, lorsqu'un mouvement de masse a émergé pour protester contre la tentative du Président Nkurunziza sortant de se représenter pour un troisième mandat.

“Nous sommes extrêmement inquiets que ce verdict sévère ne soit pas un cas isolé. Au cours des dernières années, la chasse aux sorcières menée par les autorités contre les voix dissidentes, a conduit de nombreux défenseurs des droits humains et journalistes à fuir le Burundi et a dissuadé la société civile de mener leurs activités”, ont conclu les experts.

Distribué par APO Group pour Office of the UN High Commissioner for Human Rights (OHCHR).

Source: APO

Afrique

La Banque africaine de développement rend hommage à Kofi A. Annan

Pour son président Akinwumi A. Adesina, L’Afrique a perdu un de ses plus beaux joyaux.

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C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris aujourd’hui le décès de M. Kofi A. Annan, ancien Secrétaire général des Nations Unies.

Annan était un mentor et un père pour moi. Son humilité et son sens de la décence peu communs, son altruisme et sa compassion en ont fait un joyau pour toute l’humanité.

Gentleman distingué, Annan était une icône mondiale et un homme de paix qui soutenait fermement la bonne gouvernance et le sens des responsabilités des dirigeants.

Il était mon patron en sa qualité de Président du Conseil de l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA), lorsque j’étais vice-président de l’institution. Il avait une passion contagieuse pour l’éradication de la faim et de la pauvreté.

Il m’a beaucoup soutenu lorsque j’étais ministre de l’Agriculture du Nigéria, alors qu’il était membre du groupe des personnalités éminentes ; groupe qui a contribué à soutenir la transformation de l’agriculture au Nigéria.

Il a co-présidé, avec beaucoup de rigueur, le Groupe de haut niveau composé de dirigeants mondiaux pour soutenir la Banque africaine de développement dans ses efforts visant à accélérer le développement de l’Afrique.

En tant que Secrétaire général des Nations Unies et tout au long de sa carrière, M. Annan a permis au continent africain de s’imposer mondialement.

L’Afrique a perdu un de ses plus beaux joyaux.

Ses paroles riches en sagesse nous manqueront.

Que son âme repose en paix.

Akinwumi A. Adesina

Président

Banque africaine de développement

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Afrique

À Madagascar, le President Hery Rajaonarimampianina se réengage pour un nouveau mandat

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Au terme d’un mandat de cinq années aux performances économiques remarquables, saluées par les plus grandes organisations internationales dont la Banque Mondiale et FMI, le parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara – « Force Vive pour Madagascar » a accordé sa pleine confiance à Hery RAJAONARIMAMPIANINA pour mener la campagne présidentielle de 2018. Les cadres du parti réunis en assises le 17 août ont appelé le Président à se présenter à nouveau et les représenter dans le cadre de la campagne présidentielle 2018. L’actuel Chef de l’État a dévoilé son intention de briguer un second mandat et de poursuivre les progrès engagés depuis cinq ans.

À cette occasion, il a rappelé tout l’éventail des projets lancés dans le cadre du plan Fisandratana 2030, dont la vision sert de socle à son programme présidentiel, pour la lutte contre la vie chère, pour la modernisation de l’agriculture, pour la sécurité des transports, la lutte contre la corruption, l’amélioration des services publics, l’industrialisation et la création d’emplois à tous les niveaux. (www.Fisandratana2030.com)

À l’horizon 2023, ce seront plus de 2 millions d’emplois nouveaux que le développement de sept secteurs prioritaires auront permis de créer, et 5 millions à l’horizon 2030. L’agriculture, l’économie de la mer, les produits naturels, les mines, les pierres précieuses, l’industrie et le tourisme, seront les clés d’une croissance accélérée à Madagascar. Avec la création de quatre pôles de croissance destinés à connecter les projets d’infrastructures et les secteurs industriels, Madagascar bénéficiera de tous les atouts nécessaires pour devenir une puissance économique régionale dans la SADC et l’Océan Indien.

Parallèlement, Hery RAJAONARIMAMPIANINA a rappelé les progrès réalisés depuis le début de son premier mandat, et notamment la sortie de plus de 2 millions de Malgaches de la pauvreté. Grâce aux effets d’entraînement sur la consommation, le même résultat pourra être atteint voire dépassé au cours des cinq prochaines années.

Cet objectif est au cœur de son engagement envers la population malagasy, qu’il a décrit comme une exigence sans concession pour l’amélioration constante des conditions de vie.

« Les dirigeants doivent savoir ressentir la même impatience pour le changement que le peuple qui les a portés au pouvoir ! Mais comme je vous l’ai dit, je sais votre impatience, et je la ressens moi-même. J’ai beau accélérer les réformes, accélérer les réalisations, multiplier les projets d’avenir, je veux toujours en faire encore plus. Je suis moi aussi, impatient de pouvoir passer au prochain chapitre de la construction du Madagascar de demain ».

Hery RAJAONARIMAMPIANINA a ainsi évoqué ses projets pour la construction d’une économie moderne à Madagascar, mais il a également pris soin de parler aux valeurs du peuple malgache.

Évoquant la nécessité toujours actuelle de disposer de « repères forts », il en appelé à une « refondation spirituelle » de la nation malgache, appuyée sur les valeurs de la famille, sur les forces vives que sont les jeunes et les femmes, sur le respect de la sagesse des aînés, toutes valeurs qui renforcent la personne et permettent l’épanouissement individuel.

En concluant son discours, il a rappelé les convictions qui l’animent, et de sa croyance en un but collectif auquel il a dédié son action : « Je sais que je peux compter sur vous, sur votre fierté, sur votre détermination, pour bâtir ensemble le Madagascar de vos rêves ! Je sais que pour vous, la vision de cet avenir de prospérité et de développement est tout ce qui vous importe le plus dans les décennies à venir. Je vous appelle à conjuguer nos efforts pour le chemin du futur !», avant d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle pour poursuivre le redressement du pays entamé depuis 2014.

Le premier tour de l’élection présidentielle est prévu pour le 7 novembre 2018.

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Le Commissaire pour la Paix et la Sécurité de l’Union Africaine, l’algérien Smaïl Chergui, sous enquête interne pour discrimination sexiste

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L’indomptable Bineta Diop, tenace militante sénégalaise des Droits de la Femme et fondatrice de l’ONG “Femmes Africa Solidarité” s’est vue chargée depuis juin 2018, avec son équipe, d’une enquête pour sexisme à l’encontre de l’Algérien Smaïl Chergui, le ronflant Commissaire de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union Africaine (U.A).

En effet, suite à la saisine du Président de la Commission de l’U.A, Moussa Faki par 37 fonctionnaires de l’U.A pour traitements routiniers, manquements, discriminations, humiliations envers les femmes par le trublion Smaïl Chergui.

En effet, suite à la saisine du Président de la Commission de l’U.A, Moussa Faki, par 37 fonctionnaires féminins de l’U.A pour traitements routiniers, manquements, discriminations, humiliations envers les femmes par Smaïl Chergui.

La fausse image de marque, bâtie à coup de pétrodollars par l’Algérie sur l’échiquier politique africain, vient d’en prendre un sacré coup, surtout que le département algérien des Affaires Etrangères a fortement pesé sur certains dirigeants des instances de l’organisation panafricaine pour que la Présidence du CPS soit attribuée à une personnalité algérienne, en l’occurrence Smaïl Chergui.

Ainsi, des sites électroniques, commentant les dérapages de Smaïl Chergui, l’accusant “d’apartheid professionnel” sur des dizaines de femmes, le qualifient, aujourd’hui de “commissaire de la zizanie” dont “sa médiocrité en matière de recrutement d’agents finit toujours par se confirmer”.

Les dirigeants algériens, eux, qui sont derrière son intronisation à la tête du Conseil Paix et Sécurité, en prennent pour leur grade et ce, de manière éclaboussante !

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