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Déclaration au Conseil de sécurité Monsieur Mahamat Saleh Annadif, Représentant Spécial du Secrétaire Général pour le Mali

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Déclaration au Conseil de sécurité Monsieur Mahamat Saleh Annadif, Représentant Spécial du Secrétaire Général pour le Mali:

Monsieur le Président,  
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

Je me permets tout d’abord de vous remercier pour cette occasion de vous présenter le rapport du Secrétaire général sur le Mali, rapport couvrant le premier trimestre 2018.

Je voudrais aussi profiter de cette occasion pour saluer la présence de Monsieur Tieman Hubert Coulibaly, Ministre des Affaires Étrangères et de la coopération internationale du Mali.

Monsieur le Président,  
Mesdames, Messieurs 

Comme souligné dans le rapport, ces 3 premiers mois de 2018 ont été marqués par la nomination le 30 décembre 2017, d’un nouveau Premier Ministre, en la personne de Monsieur Soumeylou Boubeye Maïga.

Cette période se caractérise également par le renforcement de la confiance entre les parties signataires de l’Accord dont la remarquée visite du Premier Ministre dans les régions du Nord en est une parfaite illustration en ce sens qu’elle concrétise le retour progressif de l’Etat dans ces régions, notamment à Kidal. 

De même, certaines avancées dans le processus de paix méritent d’être saluées. Il s’agit, entre autres, 

1) de l’adoption par le gouvernement le 28 février 2018, d’un projet de loi portant création des collectivités territoriales des régions de Ménaka et Taoudéni, 

2) de la signature le 22 Mars 2018 d’une feuille de route pour la mise en œuvre du chronogramme d’actions prioritaires qui a été endossé déjà par le Comité de Suivi de l’Accord (CSA) en sa 24eme session tenue le 15 et 16 janvier 2018 à Bamako.

La concrétisation des différentes actions consignées dans cette feuille de route, notamment la pleine opérationnalisation des Mécanismes Opérationnels de Coordination (MOCs) de Kidal et Tombouctou ainsi que le fonctionnement effectif des autorités intérimaires en les dotant des moyens matériels et financiers, seront, j’en suis sûr, des mesures de confiance susceptibles d’apporter encore plus d’adhésion des populations maliennes à la mise en œuvre de l’Accord. 

Les ateliers sur le pré enregistrement des combattants éligibles à l’Intégration et au programme Désarmement-Démobilisation-Réintégration (DDR) tenus successivement à Kidal, Tombouctou, Ménaka et Gao pendant la dernière semaine de février 2018, constituent également des réels progrès auxquels il y a lieu d’ajouter la tenue de l’Atelier de Haut niveau sur la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS).

Parallèlement à ces initiatives, la MINUSMA et ses partenaires continuent de renforcer les capacités des autorités intérimaires au Nord et au Centre, tant au niveau logistique, technique que politique, car ces autorités intérimaires constituent un maillon important pour répondre aux besoins de la population, notamment en termes de services sociaux de base, retour des réfugiés et déplacés, appui au processus électoral en attendant le plein déploiement des autorités maliennes dans le nord du pays.

Cette dynamique positive dans la mise en œuvre de l’Accord, ne doit pas cependant, nous faire oublier que cette année est une année électorale où les dates des élections présidentielles sont fixées au 29 juillet pour le premier tour et au 12 Août pour le second tour tandis que les législatives sont prévues pour novembre et décembre. 

Dans cette perspective, et conformément à son mandat de bons offices et d’accompagnement du processus électoral, la MINUSMA a entrepris des contacts inclusifs avec toute la classe politique malienne ainsi que les mouvements signataires pour les appeler à s’engager dans un processus consensuel, conduisant à des élections apaisées et crédibles.

C’est un ainsi que la MINUSMA a facilité la tenue d’un atelier (1er et 2 Mars 2018), portant sur la révision de la loi électorale avec plusieurs innovations, prenant en compte l’essentiel des revendications de l’opposition, de la société civile et une grande partie des recommandations issues des missions d’observation des élections de 2013 que ce soit de l’UE, de l’UA, de l’OIF et de la CEDEAO. 

Il s’agit notamment de l’introduction de la carte électorale biométrique pour le vote, en remplacement de la carte d’identité nationale, communément appelée NINA, la prise en charge par l’état d’un assesseur de l’opposition et un de la majorité dans chaque bureau de vote. 

 Au cours du même atelier, le gouvernement a accepté de diligenter un audit indépendant du fichier électoral qui devrait avoir lieu courant Avril. 

Une autre série d’activités visant à prévenir les tensions post électorales ainsi que l’appui à la révision des listes électorales continuent d’être délivrées par la MINUSMA pour que l’ensemble du processus soit le plus consensuel, le plus inclusif et le plus crédible.

M le Président 
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

La période du rapport sous examen a connu également une dégradation de la situation sécuritaire, particulièrement au centre avec parfois, des débordements assez graves en matière des droits de l’homme, comme l’a souligné le communiqué de la MINUSMA du 30 Mars 2018.

Les mêmes préoccupations ont été relevées récemment dans le rapport de l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali, Monsieur Suliman Baldo, lors de sa visite du 12 au 16 mars, et nous rappellent malheureusement l’étendue des défis dans ce domaine. 

La mise sur pied de la Commission internationale d’Enquête et l’adhésion du gouvernement à la Déclaration sur la sécurité dans les écoles (Safe Schools Declaration) le 1er février sont néanmoins des avancées qu’il faut saluer. Il en est de même de l’approbation le 7 mars par le Gouvernement d’une nouvelle Politique nationale des frontières au Mali. 

Un projet de loi d’entente nationale est en discussion. Probablement elle sera présentée à l’Assemblée nationale en sa session d’avril. Malgré les réserves des uns et des autres à son sujet, il y a lieu de noter qu’elle constituera une étape majeure sur la voie de la réconciliation nationale. Le transfèrement de M. Alhassan Ag Abdoul Aziz à la CPI le 31 Mars dernier prouve que la réconciliation ne rime pas nécessairement avec impunité.

M le Président 
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

Pour accompagner le plan gouvernemental (PSIRC) destiné à sécuriser le centre du pays, la MINUSMA et l’équipe de pays des Nations Unies ont lancé plusieurs initiatives visant à promouvoir la cohésion sociale et à favoriser la restauration de l’autorité de l’État, la reprise économique et la prestation de services sociaux de base, notamment par des projets à effet rapide.  Il est important de noter qu’une approche purement sécuritaire n’est et ne sera pas suffisante, au risque d’avoir l’effet inverse. 

C’est dans ce cadre que se situe l’appui constant de la MINUSMA envers le Pôle judiciaire spécialisé. Cette collaboration a permis, et pour la première fois, que des personnes accusées suite aux enquêtes de ce Pôle soient traduites devant la Cour d'appel de Bamako. La même collaboration a permis la validation de la Politique nationale de prévention et de lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme 2018-2020 et son plan d'action. 

Conformément aux résolutions 2295 (2016) et 2364(2017), et tirant les leçons des recommandations du rapport Santos Cruz, la MINUSMA entreprend de plus en plus des patrouilles d’envergure, notamment au centre, afin de rassurer les populations, d’évaluer la situation liée aux droits de l’homme et d’échanger avec les leaders communautaires dans certaines zones reculées et difficilement accessibles.  Ce fût le cas des opérations Furaji du 15 au 27 janvier et Foronto du 4 au 15 mars 2018.

Toutefois, ces réalisations de la MINUSMA sont ternies par le nombre des victimes qui n’a cessé de croître ces derniers mois à cause principalement des poses des mines et engins explosifs improvisés (IEDs), mais aussi à cause quelque fois des tirs indirects d’obus et autres roquettes, comme ce fut le cas la semaine dernière au camp d’Aguelhok et qui ont coûté la vie à 2 casques bleus de la MINUSMA. 

Nous plaçons beaucoup d’espoir sur l’arrivée des compagnies de convois de combats (CCC) récemment déployées mais qui n’ont pas encore atteint leur pleine capacité opérationnelle, mais nous gardons en mémoire l’idée qu’il faut privilégier la formation et l’équipement des troupes, notamment en véhicules blindés (il en manque près de 100), sans lesquels notre dispositif restera toujours vulnérable. Les pays contributeurs des troupes et polices dont nous saluons les efforts, sont interpellés à ce sujet. 

Évidemment ceci ne doit pas nous faire oublier qu’il persiste également un déficit important en hélicoptères aussi bien de combat que de transport. Là aussi, nous plaçons beaucoup d’espoir sur la promesse du Canada de déployer 6 hélicoptères dans les prochains mois mais cette offre aussi réjouissante soit-elle, reste en deçà des besoins réels. 

M le Président 
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

Pendant la période sous examen, nous avons également eu le plaisir d’accueillir du 14 au 25 mars, l’équipe indépendante chargée de la revue stratégique de la MINUSMA conduite par Mme Ellen Margrethe Løj, ancienne Représentante Spéciale du SG avec laquelle nous avons eu plusieurs discussions assez constructives sur les défis de la Mission. 

C’est avec beaucoup d’intérêt que nous attendons les recommandations qui seront soumises sous peu au Secrétaire général. Nous osons croire que ces recommandations guideront vos débats lors des discussions sur le renouvellement du mandat de la MINUSMA et permettront une meilleure adéquation entre le mandat confié par le Conseil de sécurité, les réalités et contraintes du terrain, ainsi que les attentes des populations. 

De même, ces recommandations permettront d’orienter la réflexion en cours pour l’élaboration du plan stratégique de la MINUSMA tel que demandée par la résolution 2364 (2017).

Mais d’ores et déjà, la Mission continue de travailler en étroite collaboration avec l’Équipe pays, notamment pour répondre aux besoins des populations, en particulier les femmes et des jeunes à l’aide d’outils au travers de leurs priorités programmatiques. La task force sur les élections, Le Groupe de travail pour le soutien aux Autorités Intérimaires, tout comme la coordination des activités au niveau de la région de Mopti en sont des exemples.

De même nous nous félicitons du début des travaux du groupe d’experts issu de la résolution 2374 (2017) sur le régime des sanctions. Ce groupe qui constitue un autre levier important de soutien au processus de Paix a déjà effectué 2 missions au Mali.

Le bureau de l’Observateur Indépendant est maintenant opérationnel. Nous espérons également que son premier rapport contribuera de situer les responsabilités des uns et des autres et donnera ainsi un coup d’accélérateur au processus de paix.

La mise sur pied de la Commission internationale d’Enquête est également attendue avec beaucoup d’intérêt par les populations et le Gouvernement maliens, en complément aux travaux remarquables que continue d’accomplir la CVJR.

Ces mécanismes complètent l’architecture de suivi de l’Accord. Ils proposent des outils nouveaux, notamment par le biais du régime de sanctions, qui peuvent renforcer la responsabilisation et l’adhésion des parties à l’endroit de l’Accord, tout en rappelant leurs obligations.

M le Président 
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

Dans un contexte aussi complexe que celui du Mali, la coopération avec les autres partenaires, en priorité le Gouvernement malien, demeure une priorité pour les nations unies.

Tout en continuant d’appuyer les FAMa conformément au mémorandum d’entente signé en novembre dernier, la MINUSMA travaille étroitement avec la Commission nationale de RSS sur le concept de la mise en place de forces de défense et de sécurité reconstituées qui est l’un des prérequis pour une sécurité durable au Mali et dont l’atelier de haut niveau qui s’est tenu à Bamako du 27 au 28 Mars en est la parfaite illustration. Non pas seulement que l’atelier a réuni tous les acteurs clés de l’Accord, mais il a également permis des échanges francs entre maliens en vue d’une vision partagée sur de leurs FDS futures.

Par ailleurs, conformément à la résolution 2391 (2017) et grâce à la signature de l’Accord Technique le 23 février 2018 à Bruxelles entre les NU, le G5 Sahel et l’UE, la MINUSMA a déjà défini les grandes lignes de son appui à la force conjointe du G5 Sahel.  Avec le déploiement d’une équipe au siège de la FC-G5 Sahel à Sevare, les mécanismes pour assurer les évacuations médicales, l’ingénierie et l’appui logistique sont déjà opérationnels. Évidemment, tout ceci se fait en veillant au respect de la Politique de diligence voulue en matière de droits de l'homme (HRDDP).

Au titre également de la coopération régionale, il y a lieu de saluer le travail important qu’accomplit le Fonds pour la consolidation de la paix à travers une initiative portant sur un montant de 3 millions de dollars destinée à promouvoir la sécurité des populations locales et la cohésion sociale dans le Liptako-Gourma, région à cheval sur le Mali, le Burkina Faso et le Niger, où un grand nombre d’éléments terroristes opèrent.

M le Président 
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

Comme souligné dans le rapport sous examen, l’année 2018 est une année électorale. Néanmoins, les acteurs maliens ne doivent pas oublier que la mise en œuvre de l’Accord doit également demeurer une priorité, et ne surtout pas devenir un enjeu politique. 

Ainsi, nous devrons nous atteler à mener à terme, les deux chantiers de façon concomitante en comptant sur la nouvelle dynamique insufflée par le nouveau Premier Ministre qui demeure certes nécessaire mais pas suffisante, au vu des retards accusés.  

Au niveau de l’Accord de Paix, je reconnais que le processus est complexe, mais votre conseil se doit d’interpeller les parties signataires pour que la feuille de route signée le 22 Mars ne reste pas une signature de plus. Il est temps de passer des promesses aux actes en respectant les échéances convenues. 

S’agissant du processus électoral, toute la classe politique malienne est unanime qu’il faut organiser les élections à dates échues, mais avec le maximum de transparence et de crédibilité. La communauté internationale doit partager les mêmes préoccupations. 

En effet, autant les élections de 2013 ont rétabli l’ordre constitutionnel au Mali, autant celles de 2018 doivent confirmer l’ancrage démocratique irréversible du pays. 

M le Président 
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

Au niveau des préparatifs, il y a eu un accord pour réviser la loi électorale en vigueur, ce qui a débouché sur un projet de loi consensuel qui est présentement au niveau de l’Assemblée nationale. Une commande pour produire 8 millions des cartes d’électeurs est en cours. 

Conformément à son mandat, la MINUSMA a commencé à apporter son appui technique et logistique, où elle est déployée et dans la mesure des ressources disponibles, notamment en transportant le matériel électoral et en déployant des agents électoraux.  De même, elle a commencé à se mobiliser pour la sécurisation du scrutin et pour la gestion du contentieux électoral.

Cependant, compte tenu du chronogramme assez serré, des inquiétudes et des préoccupations persistent, entre autres, c’est de savoir si les 8 millions des cartes d’électeurs peuvent être disponibles et distribuées à temps, et comment faire pour que l’audit du fichier électoral ait lieu à temps et renforce la confiance. 

Votre Conseil se doit d’appeler la classe politique malienne au respect du calendrier adopté mais aussi les encourager à aller vers des élections consensuelles, apaisées et surtout crédibles. Le contraire, serait ajouter une crise à la crise et c’est le camp des ennemis de la paix qui en sortira vainqueur. Il ne mérite pas un tel cadeau. 

Je vous remercie pour votre aimable attention.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).

Source: APO

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Afrique

La Banque africaine de développement réaffirme son engagement avec l’Alliance Sahel

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Une importante délégation de l’Unité de coordination de l’Alliance Sahel (UCA) a entamé, mercredi 18 juillet 2018, une visite de travail de deux jours dans les locaux de la Banque africaine de développement à Abidjan, en Côte d’Ivoire. L’Alliance Sahel, un partenariat lancé en juillet 2017 à Paris par plusieurs bailleurs de fonds, vise à atteindre plus rapidement des résultats de développement dans les pays du G5 Sahel : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad.

Actuellement en phase opérationnelle, cette plateforme de partenariat nécessite que le dialogue s’intensifie afin que les acteurs impliqués dans la mise en œuvre s’approprient au mieux les objectifs. La Banque africaine de développement s’engage et entretient un échange constructif et constant avec ses partenaires de l’Alliance Sahel pour promouvoir le développement des synergies au bénéfice des opérations dans les États du G5 Sahel.

Composée de Jean-Marc Gravellini et de Margaux Lombard, la mission de l’Alliance Sahel comprend des entretiens avec le vice-président principal de la Banque africaine de développement, Charles Boamah, le vice-président en charge du Développement régional, de l’intégration régionale et de la prestation de services, Khaled Sherif, le vice-président chargé de l’Énergie, du climat et de la croissance verte, Amadou Hott, la vice-présidente en charge de l’Agriculture et du développement humain et social, Jennifer Blanke, ainsi que le directeur du Bureau de coordination des États en transition (RDTS), Sibry Tapsoba.

Les représentants de l’UCA prendront également part à une table ronde dédiée aux enjeux de l’Alliance Sahel, à son mode opératoire, puis à une analyse du portefeuille de l’Alliance afin de parvenir à une meilleure compréhension des paramètres de redevabilité des partenaires au développement et des pays du G5 Sahel.

Des séances de travail sont prévues, jeudi 19 juillet 2018, avec l’administrateur de la Banque africaine de développement pour la Belgique, la France, et l’Espagne, Dominique Lebastard, et son homologue pour l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et la Suisse, Catherine Cudré-Mauroux.

« C’est avec un immense plaisir que nous accueillons aujourd’hui la mission de l’UCA. Cette visite nous permettra de faire un point d’étape sur le chemin parcouru, mais aussi d’envisager ensemble les perspectives de ce partenariat. Je suis sûr que nos échanges conduiront à des résultats fructueux », a déclaré le directeur du Bureau de coordination des États en transition (RDTS) de la Banque africaine de développement, Sibry Tapsoba.

Plusieurs aspects en lien avec la fragilité, la vulnérabilité et la résilience tels que le développement de l’agriculture et la sécurité alimentaire, le rôle du genre dans la mise en œuvre de l’Alliance, l’emploi des jeunes ainsi que les services de base, comme l’eau et électricité, seront abordés lors des échanges entre la délégation de l’UCA et la Banque.

Un portefeuille de six milliards d’euros

Outre le Bureau de coordination des États en transition (RDTS), la mission comprend des discussions bilatérales avec des membres du département du Genre, des femmes et de la société civile (AHGC), celui de la Mobilisation des ressources (FIRM) ainsi que le département du Capital humain, de la jeunesse et du développement des compétences (AHHD).

La Banque conduit au titre de son programme spécifique en faveur des États en transition des opérations au Mali, Niger et au Tchad, trois des cinq Etats membres du G5 Sahel. Elle met également en œuvre ses programmes habituels au profit de ses pays membres régionaux au Burkina Faso et en Mauritanie, les deux autres pays membres du G5 Sahel qui n’entrent pas dans la catégorie des États en transition.

« Au Sahel, l’enjeu de nos interventions est d’être au plus près des populations au bas de l’échelle en leur apportant, notamment, des services essentiels de base tels que l’eau et l’électricité. Pour la Banque, il est important que les communautés qui vivent dans des zones déjà difficiles ne soient pas davantage fragilisées. C’est pour cela que nous les aidons à renforcer leur résilience », a ajouté Sibry Tapsoba.

L’accès des communautés les plus pauvres et vulnérables aux services de base est une condition sine qua non du renforcement de la résilience dans le G5 Sahel.

Alliance Sahel est une plateforme de partenariat lancée en 2017 à Paris par l’Allemagne, la France et l’Union européenne, avec le soutien de la Banque africaine de développement et de la Banque mondiale. Le partenariat, qui a ensuite enregistré l’adhésion de l’Italie, de l’Espagne et du Royaume-Uni, vise à construire des synergies d’action entre partenaires au développement afin d’accélérer les résultats des interventions au profit des États du G5 Sahel.

Le portefeuille actuel de l’Alliance représente près de six milliards d’euros repartis dans l’emploi des jeunes et l’éducation, le développement rural, l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’énergie et le climat, la décentralisation et les services de base, ainsi que la gouvernance et la sécurité intérieure.

 

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Sénégal

Des militants de Greenpeace ont protesté devant les locaux de l’ANAM pour exiger le re-jaugeage complet des navires de pêche au Sénégal

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Aujourd’hui, des militantes et militants de Greenpeace ont pacifiquement protesté devant les locaux de l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM) du Sénégal pour exiger la publication de l’état d’avancement du processus de re-jaugeage des navires de pêche industrielle au Sénégal. Cinq d’entre eux ontété arrêtés par la police.

Les militants ont brandi des banderoles sur lesquelles étaient inscrits « Légitimer la fraude au tonnage des navires, c’est compromettre la pêche » ou encore « Re-jaugeage des navires : ANAM où en êtes-vous ? »

Entamé depuis 2016, le processus de re-jaugeage des navires de pêche industrielle traîne toujours, et ceci malgré les engagements pris par le Ministère de la pêche et de l’économie maritime ainsi que les lourdes conséquences financières, sociales et écologiques que la fraude au tonnage continue d’engendrer au Sénégal.

« Nous demandons au gouvernement du Sénégal de faire le point sur l’état d’avancement de ce processus et de publier les résultats de l’enquête interne diligentée à ce sujet, conformément aux engagements internationaux et régionaux pris par le pays. Sous-déclarer le tonnage brut d’un navire constitue une infraction à la législation du Sénégal et aux conventions internationales », a déclaré Ahmed Diamé, chargé de campagne océans à Greenpeace Afrique.

La présentation d’un nouveau certificat de jauge était une condition pour l’obtention de la licence de pêche à partir de 2017. En 2016, les autorités de l’ANAM et le Ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime avaient promis devant tous les sénégalais que leurs services allaient prendre en charge le problème de la fraude au tonnage et que cette question serait résolue avant la fin de l’année 2016.

“Deux ans après, les promesses faites devant les médias n’ont pas été tenues. Outre les pertes financières pour le gouvernement sénégalais, cette fraude a un impact négatif sur les communautés côtières, les écosystèmes et les ressources marines », a ajouté Diamé.

Les éléments de l’existence d’une fraude massive sur la déclaration du tonnage brut de certains navires de pêche industrielle ont été révélés au grand public en mai 2015 par Greenpeace dans son rapport “Arnaque sur les Côtes Africaines : La face cachée de la pêche chinoise et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée Bissau et en Guinée1. Dans ce rapport, Greenpeace avait révélé que des navires de pêche opérant dans les Zones Économiques Exclusives (ZEE) de ces trois pays présentaient des tonnages bruts sous-déclarés.

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Afrique

Déclaration du premier ministre à l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela

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Le premier ministre Justin Trudeau a fait aujourd’hui la déclaration suivante à l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela :

« Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela, nous nous joignons aux gens à travers le monde pour réfléchir à la vie et à l’héritage du révolutionnaire antiapartheid et ancien président de l’Afrique du Sud. Alors que nous soulignons le centenaire de la naissance de Nelson Mandela, nous célébrons sa contribution à la paix et à la justice, en faisant écho à son appel pour l’égalité et la liberté.

« Nelson Mandela a consacré sa vie au mouvement de libération en Afrique du Sud. Face à la brutale oppression et à la profonde discrimination de l’apartheid, il était une voix inébranlable pour la justice. En raison de ses efforts, il a passé 27 années en prison. Pendant ce temps, il y a amené la résistance, continuant de diriger le mouvement contre l’apartheid même en tant que prisonnier politique. Au moment de sa libération, il était déjà le symbole des mouvements de libération partout dans le monde.

« Grâce à son leadership, Nelson Mandela a joué un rôle déterminant pour mettre fin à l’apartheid. En 1993, il a reçu le prix Nobel de la paix en reconnaissance de son travail pour faire avancer les droits civils et jeter les bases de la nouvelle démocratie en Afrique du Sud. Il a continué à promouvoir la démocratie et la justice pour les Sud-Africains à titre de premier président noir du pays de même que par la suite, et ce, jusqu’à la fin de sa vie.

« Le Canada est fier de son amitié historique avec Nelson Mandela. Notre pays a joué un rôle de premier plan dans la lutte internationale contre l’apartheid en contribuant à l’imposition de sanctions économiques contre le régime. Nous avons d’ailleurs eu l’honneur d’accueillir M. Mandela lorsqu’il a pris la parole devant une séance conjointe spéciale de la Chambre des communes et du Sénat peu après sa libération. En 2000, il est devenu le premier dirigeant étranger à être investi au sein de l’Ordre du Canada à titre de Compagnon honoraire. En 2001, il a été fait citoyen honoraire du Canada, la première personne vivante à avoir reçu cette distinction.

« En tant que Canadiens, nous savons que la réussite de notre pays repose sur l’égalité, l’inclusion et la justice. Nelson Mandela nous a montré ce que cela signifie de consacrer sa vie à la défense de ces idéaux. Il nous a enseigné qu’une seule personne peut faire une différence extraordinaire et qu’il ne revient qu’à nous de transformer notre monde pour le mieux.

« Aujourd’hui, j’invite tout le monde à célébrer l’héritage que nous a légué Nelson Mandela, inspirant tous ceux qui luttent pour la liberté et la justice à travers le monde. Il revient à chacun d’entre nous de faire suite aux efforts de Nelson Mandela. Nous devons lutter contre les injustices, défendre les opprimés et bâtir un avenir où la liberté sera une réalité pour tous. »

 

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