Connect with us

Afrique

Déclaration au Conseil de sécurité Monsieur Mahamat Saleh Annadif, Représentant Spécial du Secrétaire Général pour le Mali

Publié

le

Déclaration au Conseil de sécurité Monsieur Mahamat Saleh Annadif, Représentant Spécial du Secrétaire Général pour le Mali:

Monsieur le Président,  
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

Je me permets tout d’abord de vous remercier pour cette occasion de vous présenter le rapport du Secrétaire général sur le Mali, rapport couvrant le premier trimestre 2018.

Je voudrais aussi profiter de cette occasion pour saluer la présence de Monsieur Tieman Hubert Coulibaly, Ministre des Affaires Étrangères et de la coopération internationale du Mali.

Monsieur le Président,  
Mesdames, Messieurs 

Comme souligné dans le rapport, ces 3 premiers mois de 2018 ont été marqués par la nomination le 30 décembre 2017, d’un nouveau Premier Ministre, en la personne de Monsieur Soumeylou Boubeye Maïga.

Cette période se caractérise également par le renforcement de la confiance entre les parties signataires de l’Accord dont la remarquée visite du Premier Ministre dans les régions du Nord en est une parfaite illustration en ce sens qu’elle concrétise le retour progressif de l’Etat dans ces régions, notamment à Kidal. 

De même, certaines avancées dans le processus de paix méritent d’être saluées. Il s’agit, entre autres, 

1) de l’adoption par le gouvernement le 28 février 2018, d’un projet de loi portant création des collectivités territoriales des régions de Ménaka et Taoudéni, 

2) de la signature le 22 Mars 2018 d’une feuille de route pour la mise en œuvre du chronogramme d’actions prioritaires qui a été endossé déjà par le Comité de Suivi de l’Accord (CSA) en sa 24eme session tenue le 15 et 16 janvier 2018 à Bamako.

La concrétisation des différentes actions consignées dans cette feuille de route, notamment la pleine opérationnalisation des Mécanismes Opérationnels de Coordination (MOCs) de Kidal et Tombouctou ainsi que le fonctionnement effectif des autorités intérimaires en les dotant des moyens matériels et financiers, seront, j’en suis sûr, des mesures de confiance susceptibles d’apporter encore plus d’adhésion des populations maliennes à la mise en œuvre de l’Accord. 

Les ateliers sur le pré enregistrement des combattants éligibles à l’Intégration et au programme Désarmement-Démobilisation-Réintégration (DDR) tenus successivement à Kidal, Tombouctou, Ménaka et Gao pendant la dernière semaine de février 2018, constituent également des réels progrès auxquels il y a lieu d’ajouter la tenue de l’Atelier de Haut niveau sur la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS).

Parallèlement à ces initiatives, la MINUSMA et ses partenaires continuent de renforcer les capacités des autorités intérimaires au Nord et au Centre, tant au niveau logistique, technique que politique, car ces autorités intérimaires constituent un maillon important pour répondre aux besoins de la population, notamment en termes de services sociaux de base, retour des réfugiés et déplacés, appui au processus électoral en attendant le plein déploiement des autorités maliennes dans le nord du pays.

Cette dynamique positive dans la mise en œuvre de l’Accord, ne doit pas cependant, nous faire oublier que cette année est une année électorale où les dates des élections présidentielles sont fixées au 29 juillet pour le premier tour et au 12 Août pour le second tour tandis que les législatives sont prévues pour novembre et décembre. 

Dans cette perspective, et conformément à son mandat de bons offices et d’accompagnement du processus électoral, la MINUSMA a entrepris des contacts inclusifs avec toute la classe politique malienne ainsi que les mouvements signataires pour les appeler à s’engager dans un processus consensuel, conduisant à des élections apaisées et crédibles.

C’est un ainsi que la MINUSMA a facilité la tenue d’un atelier (1er et 2 Mars 2018), portant sur la révision de la loi électorale avec plusieurs innovations, prenant en compte l’essentiel des revendications de l’opposition, de la société civile et une grande partie des recommandations issues des missions d’observation des élections de 2013 que ce soit de l’UE, de l’UA, de l’OIF et de la CEDEAO. 

Il s’agit notamment de l’introduction de la carte électorale biométrique pour le vote, en remplacement de la carte d’identité nationale, communément appelée NINA, la prise en charge par l’état d’un assesseur de l’opposition et un de la majorité dans chaque bureau de vote. 

 Au cours du même atelier, le gouvernement a accepté de diligenter un audit indépendant du fichier électoral qui devrait avoir lieu courant Avril. 

Une autre série d’activités visant à prévenir les tensions post électorales ainsi que l’appui à la révision des listes électorales continuent d’être délivrées par la MINUSMA pour que l’ensemble du processus soit le plus consensuel, le plus inclusif et le plus crédible.

M le Président 
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

La période du rapport sous examen a connu également une dégradation de la situation sécuritaire, particulièrement au centre avec parfois, des débordements assez graves en matière des droits de l’homme, comme l’a souligné le communiqué de la MINUSMA du 30 Mars 2018.

Les mêmes préoccupations ont été relevées récemment dans le rapport de l’Expert indépendant sur la situation des droits de l’homme au Mali, Monsieur Suliman Baldo, lors de sa visite du 12 au 16 mars, et nous rappellent malheureusement l’étendue des défis dans ce domaine. 

La mise sur pied de la Commission internationale d’Enquête et l’adhésion du gouvernement à la Déclaration sur la sécurité dans les écoles (Safe Schools Declaration) le 1er février sont néanmoins des avancées qu’il faut saluer. Il en est de même de l’approbation le 7 mars par le Gouvernement d’une nouvelle Politique nationale des frontières au Mali. 

Un projet de loi d’entente nationale est en discussion. Probablement elle sera présentée à l’Assemblée nationale en sa session d’avril. Malgré les réserves des uns et des autres à son sujet, il y a lieu de noter qu’elle constituera une étape majeure sur la voie de la réconciliation nationale. Le transfèrement de M. Alhassan Ag Abdoul Aziz à la CPI le 31 Mars dernier prouve que la réconciliation ne rime pas nécessairement avec impunité.

M le Président 
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

Pour accompagner le plan gouvernemental (PSIRC) destiné à sécuriser le centre du pays, la MINUSMA et l’équipe de pays des Nations Unies ont lancé plusieurs initiatives visant à promouvoir la cohésion sociale et à favoriser la restauration de l’autorité de l’État, la reprise économique et la prestation de services sociaux de base, notamment par des projets à effet rapide.  Il est important de noter qu’une approche purement sécuritaire n’est et ne sera pas suffisante, au risque d’avoir l’effet inverse. 

C’est dans ce cadre que se situe l’appui constant de la MINUSMA envers le Pôle judiciaire spécialisé. Cette collaboration a permis, et pour la première fois, que des personnes accusées suite aux enquêtes de ce Pôle soient traduites devant la Cour d'appel de Bamako. La même collaboration a permis la validation de la Politique nationale de prévention et de lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme 2018-2020 et son plan d'action. 

Conformément aux résolutions 2295 (2016) et 2364(2017), et tirant les leçons des recommandations du rapport Santos Cruz, la MINUSMA entreprend de plus en plus des patrouilles d’envergure, notamment au centre, afin de rassurer les populations, d’évaluer la situation liée aux droits de l’homme et d’échanger avec les leaders communautaires dans certaines zones reculées et difficilement accessibles.  Ce fût le cas des opérations Furaji du 15 au 27 janvier et Foronto du 4 au 15 mars 2018.

Toutefois, ces réalisations de la MINUSMA sont ternies par le nombre des victimes qui n’a cessé de croître ces derniers mois à cause principalement des poses des mines et engins explosifs improvisés (IEDs), mais aussi à cause quelque fois des tirs indirects d’obus et autres roquettes, comme ce fut le cas la semaine dernière au camp d’Aguelhok et qui ont coûté la vie à 2 casques bleus de la MINUSMA. 

Nous plaçons beaucoup d’espoir sur l’arrivée des compagnies de convois de combats (CCC) récemment déployées mais qui n’ont pas encore atteint leur pleine capacité opérationnelle, mais nous gardons en mémoire l’idée qu’il faut privilégier la formation et l’équipement des troupes, notamment en véhicules blindés (il en manque près de 100), sans lesquels notre dispositif restera toujours vulnérable. Les pays contributeurs des troupes et polices dont nous saluons les efforts, sont interpellés à ce sujet. 

Évidemment ceci ne doit pas nous faire oublier qu’il persiste également un déficit important en hélicoptères aussi bien de combat que de transport. Là aussi, nous plaçons beaucoup d’espoir sur la promesse du Canada de déployer 6 hélicoptères dans les prochains mois mais cette offre aussi réjouissante soit-elle, reste en deçà des besoins réels. 

M le Président 
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

Pendant la période sous examen, nous avons également eu le plaisir d’accueillir du 14 au 25 mars, l’équipe indépendante chargée de la revue stratégique de la MINUSMA conduite par Mme Ellen Margrethe Løj, ancienne Représentante Spéciale du SG avec laquelle nous avons eu plusieurs discussions assez constructives sur les défis de la Mission. 

C’est avec beaucoup d’intérêt que nous attendons les recommandations qui seront soumises sous peu au Secrétaire général. Nous osons croire que ces recommandations guideront vos débats lors des discussions sur le renouvellement du mandat de la MINUSMA et permettront une meilleure adéquation entre le mandat confié par le Conseil de sécurité, les réalités et contraintes du terrain, ainsi que les attentes des populations. 

De même, ces recommandations permettront d’orienter la réflexion en cours pour l’élaboration du plan stratégique de la MINUSMA tel que demandée par la résolution 2364 (2017).

Mais d’ores et déjà, la Mission continue de travailler en étroite collaboration avec l’Équipe pays, notamment pour répondre aux besoins des populations, en particulier les femmes et des jeunes à l’aide d’outils au travers de leurs priorités programmatiques. La task force sur les élections, Le Groupe de travail pour le soutien aux Autorités Intérimaires, tout comme la coordination des activités au niveau de la région de Mopti en sont des exemples.

De même nous nous félicitons du début des travaux du groupe d’experts issu de la résolution 2374 (2017) sur le régime des sanctions. Ce groupe qui constitue un autre levier important de soutien au processus de Paix a déjà effectué 2 missions au Mali.

Le bureau de l’Observateur Indépendant est maintenant opérationnel. Nous espérons également que son premier rapport contribuera de situer les responsabilités des uns et des autres et donnera ainsi un coup d’accélérateur au processus de paix.

La mise sur pied de la Commission internationale d’Enquête est également attendue avec beaucoup d’intérêt par les populations et le Gouvernement maliens, en complément aux travaux remarquables que continue d’accomplir la CVJR.

Ces mécanismes complètent l’architecture de suivi de l’Accord. Ils proposent des outils nouveaux, notamment par le biais du régime de sanctions, qui peuvent renforcer la responsabilisation et l’adhésion des parties à l’endroit de l’Accord, tout en rappelant leurs obligations.

M le Président 
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

Dans un contexte aussi complexe que celui du Mali, la coopération avec les autres partenaires, en priorité le Gouvernement malien, demeure une priorité pour les nations unies.

Tout en continuant d’appuyer les FAMa conformément au mémorandum d’entente signé en novembre dernier, la MINUSMA travaille étroitement avec la Commission nationale de RSS sur le concept de la mise en place de forces de défense et de sécurité reconstituées qui est l’un des prérequis pour une sécurité durable au Mali et dont l’atelier de haut niveau qui s’est tenu à Bamako du 27 au 28 Mars en est la parfaite illustration. Non pas seulement que l’atelier a réuni tous les acteurs clés de l’Accord, mais il a également permis des échanges francs entre maliens en vue d’une vision partagée sur de leurs FDS futures.

Par ailleurs, conformément à la résolution 2391 (2017) et grâce à la signature de l’Accord Technique le 23 février 2018 à Bruxelles entre les NU, le G5 Sahel et l’UE, la MINUSMA a déjà défini les grandes lignes de son appui à la force conjointe du G5 Sahel.  Avec le déploiement d’une équipe au siège de la FC-G5 Sahel à Sevare, les mécanismes pour assurer les évacuations médicales, l’ingénierie et l’appui logistique sont déjà opérationnels. Évidemment, tout ceci se fait en veillant au respect de la Politique de diligence voulue en matière de droits de l'homme (HRDDP).

Au titre également de la coopération régionale, il y a lieu de saluer le travail important qu’accomplit le Fonds pour la consolidation de la paix à travers une initiative portant sur un montant de 3 millions de dollars destinée à promouvoir la sécurité des populations locales et la cohésion sociale dans le Liptako-Gourma, région à cheval sur le Mali, le Burkina Faso et le Niger, où un grand nombre d’éléments terroristes opèrent.

M le Président 
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

Comme souligné dans le rapport sous examen, l’année 2018 est une année électorale. Néanmoins, les acteurs maliens ne doivent pas oublier que la mise en œuvre de l’Accord doit également demeurer une priorité, et ne surtout pas devenir un enjeu politique. 

Ainsi, nous devrons nous atteler à mener à terme, les deux chantiers de façon concomitante en comptant sur la nouvelle dynamique insufflée par le nouveau Premier Ministre qui demeure certes nécessaire mais pas suffisante, au vu des retards accusés.  

Au niveau de l’Accord de Paix, je reconnais que le processus est complexe, mais votre conseil se doit d’interpeller les parties signataires pour que la feuille de route signée le 22 Mars ne reste pas une signature de plus. Il est temps de passer des promesses aux actes en respectant les échéances convenues. 

S’agissant du processus électoral, toute la classe politique malienne est unanime qu’il faut organiser les élections à dates échues, mais avec le maximum de transparence et de crédibilité. La communauté internationale doit partager les mêmes préoccupations. 

En effet, autant les élections de 2013 ont rétabli l’ordre constitutionnel au Mali, autant celles de 2018 doivent confirmer l’ancrage démocratique irréversible du pays. 

M le Président 
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,

Au niveau des préparatifs, il y a eu un accord pour réviser la loi électorale en vigueur, ce qui a débouché sur un projet de loi consensuel qui est présentement au niveau de l’Assemblée nationale. Une commande pour produire 8 millions des cartes d’électeurs est en cours. 

Conformément à son mandat, la MINUSMA a commencé à apporter son appui technique et logistique, où elle est déployée et dans la mesure des ressources disponibles, notamment en transportant le matériel électoral et en déployant des agents électoraux.  De même, elle a commencé à se mobiliser pour la sécurisation du scrutin et pour la gestion du contentieux électoral.

Cependant, compte tenu du chronogramme assez serré, des inquiétudes et des préoccupations persistent, entre autres, c’est de savoir si les 8 millions des cartes d’électeurs peuvent être disponibles et distribuées à temps, et comment faire pour que l’audit du fichier électoral ait lieu à temps et renforce la confiance. 

Votre Conseil se doit d’appeler la classe politique malienne au respect du calendrier adopté mais aussi les encourager à aller vers des élections consensuelles, apaisées et surtout crédibles. Le contraire, serait ajouter une crise à la crise et c’est le camp des ennemis de la paix qui en sortira vainqueur. Il ne mérite pas un tel cadeau. 

Je vous remercie pour votre aimable attention.

Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA).

Source: APO

Afrique

Promouvoir un environnement juridique favorable à la protection des droits en matière de VIH

Published

on

Le PNUD, Amsher et HEARD mettent en œuvre conjointement un projet régional : Lier les politiques à la programmation, visant à réduire les risques d’infections par le VIH et à améliorer la santé sexuelle et reproductive des jeunes populations clés[1] de la Communauté de Développement de l’Afrique australe (SADC).  Ce projet, soutenu par le Ministère Néerlandais des Affaires Etrangères, couvre Madagascar, l’Angola, le Mozambique, la Zambie et le Zimbabwe pour une durée de quatre ans (2017 -2020).

A Madagascar, le Secrétariat Exécutif du Comité National de Lutte contre le SIDA (CNLS) assure le leadership de la mise en œuvre avec l’appui d’Amsher pour la prise en charge des jeunes populations clés, l’expertise de HEARD pour les aspects liés à la recherche et au suivi évaluation, et l’implication du PNUD pour les questions programmatiques et opérationnelles. C’est dans ce cadre qu’a été entamé ce jour, au sein de la Maison Commune des Nations Unies, un atelier de validation de l’environnement juridique de protection des droits en matière de VIH (Legal Environment Assessment) qui prendra fin le vendredi 21 septembre 2018. Cet atelier se tient avec l’appui du Bureau régional du PNUD présent dans la capitale pour l’occasion.

Les résultats et les recommandations qui découleront de cet atelier vont permettre de définir et valider de manière inclusive un plan d’action qui sera porté par tous les acteurs nationaux impliqués dans la réduction des risques de contamination, la stigmatisation ainsi que la discrimination liées au VIH/SIDA.

Lors de la cérémonie d’ouverture, Monsieur Andriamandranto Razafimandimby, Chef d’Unité du CNLS, a insisté sur le caractère multisectoriel du projet, l’inclusivité ainsi que la complémentarité entre toutes les parties prenantes pour la mise en œuvre du prochain plan d’action. Pour Monsieur Jude Lunez Padayachy, Directeur Pays de l’ONUSIDA, les populations clés ne doivent pas être mises à l’écart car les conséquences seraient néfastes pour elles, mais aussi pour la population générale.

 

Lire la suite

Maroc

Le chanteur marocain Saad Lamjarred, soupçonné de viol, écroué

AFP

Published

on

By

Le chanteur marocain Saad Lamjarred, inculpé fin août en France de viol, a été placé mardi en détention provisoire, sur décision de la cour d’appel d’Aix-en-Provence (sud) après un appel du parquet contre son placement initial sous contrôle judiciaire.

Interpellée le 26 août à Saint-Tropez, sur la Côte d’Azur, après la plainte d’une jeune femme pour “faits caractérisés de viol” selon le parquet de Draguignan, et inculpée deux jours plus tard, la pop star avait été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire français et moyennant une caution de 150.000 euros.

Le parquet, qui avait requis son placement en détention provisoire, avait fait appel en septembre de la décision du juge des libertés et de la détention.

Costume bleu marine et chemise blanche, Saad Lamajarred, assisté d’une interprète en langue arabe, a quitté mardi la salle de la chambre de l’instruction de la cour d’appel, par le box des détenus à l’issue d’une audience à huis clos. Quelques proches l’attendaient devant la porte.

“C’est une décision très décevante. M. Lamjarred conteste les faits et l’intégralité des accusations portées à son encontre. Il a démontré par le passé qu’il honore toujours les rendez-vous judiciaires”, a réagi son avocat Me Jean-Marc Fedida.

“Nous allons reprendre notre bâton de berger, a ajouté Me Fedida, pour que dans un premier temps il retrouve la liberté puis pour démontrer qu’il est innocent”.

La star marocaine, dont les clips ont été visionnés des millions de fois sur internet, est visée par plusieurs enquêtes pour des faits similaires.

Il a déjà été inculpé en octobre 2016 à Paris de “viol aggravé” et de “violences volontaires aggravées” et écroué. A la veille d’un concert qu’il devait donner, une femme de 20 ans avait porté plainte, affirmant avoir été agressée par le chanteur dans la chambre d’hôtel de ce dernier.

Saad Lamjarred avait été remis en liberté en avril 2017, sous bracelet électronique, à la suite d’une décision de la cour d’appel de Paris. Le roi du Maroc Mohammed VI avait annoncé qu’il prenait en charge les frais liés à la défense du chanteur.

Toujours en avril 2017, il est inculpé de “viol” dans une enquête ouverte après la plainte d’une jeune Franco-Marocaine affirmant avoir été agressée et frappée par le chanteur à Casablanca en 2015.

De source judiciaire, les deux enquêtes ouvertes à Paris sont terminées. Le parquet doit encore présenter ses réquisitions, avant la décision des juges d’instruction de le renvoyer ou non en procès.

Saad Lamjarred avait également été mis en cause aux États-Unis dans une affaire de viol présumé datant de 2010, mais les poursuites avaient été abandonnées.

Malgré ses démêlés judiciaires, le chanteur est resté très populaire au Maroc.

Lire la suite

Madagascar

L’Afrique du Sud salue et soutient l’évolution de la démocratie à Madagascar

Published

on

A l’instar de nombreux autres diplomates, l’ambassadeur de l’Afrique du Sud, Maud Dlomo, a rendu une visite de courtoisie au Président de la République p.i, Rivo Rakotovao dans l’aprèsmidi de ce 18 septembre, au Palais d’Etat d’Ambohitsorohitra.

Elle a notamment salué l’évolution de la démocratie à Madagascar, suite à la démission du Président élu, par respect de la Constitution, et a aussi encouragé le Chef de l’Etat dans ses responsabilités. Elle a rappelé l’intérim présidentiel qui avait eu lieu en Afrique du Sud en 2008, pour déclarer que tout s’était bien déroulé.

Par ailleurs, elle a évoqué le soutien que Madagascar avait apporté lors de la lutte contre l’apartheid, et a réitéré la volonté d’accompagnement de l’Afrique du Sud dans tout ce qui sera entrepris en faveur de la démocratie.

 

Lire la suite

Facebook




cinéma

Advertisement