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Congrès du PS: quatre candidats pour une bataille à l'issue incertaine

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Alors que quatre candidats sont désormais sur la ligne de départ pour briguer la tête du PS, l’issue de la course apparaît incertaine, les anciennes écuries d’hier s’étant largement dispersées. Aperçu des forces et faiblesses de chacun.

* STEPHANE LE FOLL. L’ancien ministre de l’Agriculture est celui qui peut se targuer de la plus forte notoriété, parmi les quatre hommes en lice à ce stade pour l’élection des 15 et 29 mars. Le député de la Sarthe met en avant sa “cohérence”, son “expérience” et sa capacité à parler d’une “voix forte”.

L’ancien porte-parole du gouvernement, âgé de 57 ans, a le soutien de plusieurs anciens ministres de François Hollande: François Rebsamen –actuel patron de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains– Patrick Kanner, Clotilde Valter, Jean-Marc Todeschini, Frédéric Cuvillier. Il peut aussi s’appuyer sur un réseau d’élus locaux, cultivé dans le cadre de “Répondre à gauche”.

Selon un ancien député, M. Rebsamen s’active pour rapprocher les points de vue de M. Le Foll et du coordinateur du parti Rachid Temal, qui pourrait bien être le “point de bascule” de l’élection.

Point faible de la candidature de M. le Foll: cet ancien bras droit de M. Hollande est celui qui coche le moins la case du “renouvellement”. Assumant “sans nuance” le bilan du précédent quinquennat, il a aussi le tort, selon ses détracteurs, d’avoir été élu député sans avoir à affronter de candidat LREM.

* OLIVIER FAURE. A l’inverse de M. Le Foll, le président du groupe PS à l’Assemblée, âgé de 49 ans, “a l’image du renouveau”, même s’il a longtemps été le numéro 2 du député de la Sarthe, quand tous deux travaillaient pour François Hollande à Solférino.

M. Faure, qui animait depuis l’été un groupe de “quadras” désireux de tourner la page du vieux PS, est entré en campagne en affirmant vouloir “porter une renaissance complète” du parti.

Les membres du “groupe des quadras” lui ont logiquement apporté leur soutien, après le renoncement de leur candidate de coeur Najat Vallaud-Belkacem: l’ancien ministre Matthias Fekl, les maires de Rennes et Nantes Nathalie Appéré et Johanna Rolland, la présidente de la région Occitanie Carole Delga…

L’ancien conseiller de Martine Aubry, qui avait en vain poussé à des compromis sur la déchéance de nationalité et la loi travail en 2016-2017, a “la capacité à être un point d’intersection entre différentes chapelles, aubryste, hollandaise”, estime un soutien.

Problème: M. Faure ne dispose pas d’un réseau d’élus, et a pu donner l’impression ces derniers mois de vouloir régler la question de la direction du PS en se réunissant “à quatre ou cinq dans une pièce”.

Il pourrait bénéficier de l’appui du groupe mené notamment par la députée Valérie Rabault, cheffe de file de la “motion D” au congrès de Poitiers de 2015, mais “rien n’est fait”, selon un soutien.

* LUC CARVOUNAS. Issu comme MM. Le Foll et Faure du courant majoritaire du parti, le député du Val-de-Marne, âgé de 46 ans, est sans doute celui qui a le plus donné l’impression d’avoir “envie” du poste.

Ancien bras droit de Manuel Valls, il s’est rapproché de Benoît Hamon pendant la campagne présidentielle, au risque d’un certain brouillage sur sa ligne idéologique.

Chantre de l’union de la gauche, il réunit une partie des soutiens de M. Hamon et d’Arnaud Montebourg, mais pas tous, le député européen Emmanuel Maurel présentant sa propre motion. “Le Foll et Faure sont favoris, mais si Carvounas est au second tour face à Le Foll, il peut devenir premier secrétaire”, pronostique un ancien député.

* EMMANUEL MAUREL. Le député européen, qui avait obtenu 13% des suffrages avec sa motion Maintenant la gauche lors du congrès de Toulouse en 2012, met en avant sa “cohérence”.

Soucieux de ne pas être enfermé à la gauche du parti, M. Maurel, 44 ans, se veut l’artisan d’une “synthèse nouvelle” qui rassemble au-delà des anciens clivages du PS. Comme M. Carvounas, il souffre cependant de la division de la gauche du parti, et du départ d’une partie des partisans de M. Hamon, dans le sillage du fondateur de Générations.

Source: AFP

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L’affaire Maassen relancée, le SPD remet en cause le compromis

AFP

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La dirigeante du Parti social-démocrate allemand, Andrea Nahles, a demandé vendredi à Angela Merkel de renégocier le compromis trouvé avec les conservateurs sur le sort de Hans-Georg Maassen, ancien chef du renseignement intérieur mis en cause pour ses propos sur les violences de Chemnitz.

Réagissant à cette demande, le porte-parole de l’Union chrétienne-sociale (CSU), la très droitière alliée bavaroise de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de Merkel, a jugé possibles de nouvelles discussions “si un consensus est possible”. “Nous y réfléchissons”, a-t-il dit.

Maassen, qui a douté de l’existence de “chasse aux migrants” en marge de manifestations d’extrême droite à Chemnitz, dans l’ex-Allemagne de l’Est, a été relevé mardi de ses fonctions à la tête de l’Office fédéral de protection de la Constitution (BfV) et muté au ministère de l’Intérieur, à un poste mieux rémunéré.

“Les réactions très majoritairement négatives de citoyens montrent que nous avons commis une erreur”, écrit la présidente du SPD à la chancelière et à Horst Seehofer, ministre de l’Intérieur et dirigeant de la CSU.

“Nous avons perdu la confiance au lieu de la rétablir. Cela devrait nous donner toutes les raisons de suspendre et de reconsidérer cet accord”, ajoute-t-elle.

Selon un sondage mené par l’institut Infratest Dimap pour ARD DeutschlandTrend et publié vendredi, le bloc conservateur CDU-CSU recueillerait 28% des voix si des élections étaient organisées aujourd’hui, devant le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), crédité de 18% des suffrages. Le SPD recueillerait 17% des voix.

D’après un sondage INSA, près de la moitié des Allemands sont favorables à des élections législatives anticipées.

Lors du scrutin de septembre dernier, le bloc CDU-CSU a obtenu 32,9% des voix, devant le SPD, 20,5%. L’AfD a fait son entrée au Bundestag avec 12,6% des suffrages.

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Europe

Election invalidée pour fraude dans la région de Vladivostok

Reuters

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La commission électorale de la région de Primorski, où se trouve la ville de Vladivostok, dans l’Extrême-Orient russe, a invalidé jeudi le résultat d’un scrutin régional en raison de soupçons de fraude au bénéfice du candidat du Kremlin.

La présidente de la Commission électorale nationale russe s’était elle-même prononcée mercredi en faveur de la tenue d’un nouveau scrutin.

Le candidat au poste de gouverneur de la région de Primorski soutenu par le président Vladimir Poutine, Andreï Tarassenko, a été proclamé vainqueur de l’élection organisée dimanche dernier alors qu’il était devancé de plus de deux points par son adversaire communiste, Andreï Ichtchenko, après dépouillement de près de 99% des bulletins de vote.

Des manifestations de protestation étaient organisées depuis lundi à Vladivostok.

Le nouveau scrutin aura lieu d’ici trois mois.

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Suède : un Français clame son innocence au premier grand procès #MeToo

AFP

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Le Français Jean-Claude Arnault arrive au tribunal de Stockholm, le 19 septembre 2018 / © TT NEWS AGENCY/AFP / Fredrik SANDBERG

Un Français au coeur du premier grand procès #MeToo : Jean-Claude Arnault, astre déchu de l’élite culturelle suédoise, a clamé son innocence mercredi à Stockholm à l’ouverture de son procès pour le viol d’une jeune femme en 2011.

Le scandale a éclaté en novembre 2017, un mois après les révélations sur les viols et les autres agressions sexuelles imputés au producteur de cinéma américain Harvey Weinstein.

Un cataclysme qui a fait imploser l’Académie suédoise – avec laquelle M. Arnault, marié à l’un de ses membres, entretenait des liens étroits -, contrainte de reporter à 2019 l’annonce du prix Nobel de littérature 2018.

Le visage fermé, écharpe grise nouée autour du cou, lunettes de vue à monture noire, veste sombre, Jean-Claude Arnault n’a fait aucune déclaration à son arrivée au tribunal.

“Il conteste les accusations”, a annoncé devant les juges son conseil, Björn Hurtig, dont le client encourt une peine de deux à six ans de prison.

Comme souvent dans les affaires d’agressions sexuelles, le tribunal a ensuite ordonné le huis clos à la demande de la partie civile et les journalistes ont été priés de sortir.

Absente à l’ouverture des débats, la victime présumée, dont l’identité n’a pas été dévoilée, est allée déposer après la décision de huis clos, protégeant de ses mains son visage face au mur de caméras et d’appareils photo.

“Je suis satisfaite. On ne peut rêver meilleure déposition de la part d’une partie civile”, a déclaré à la fin de l’audience son conseil, Elisabeth Massi Fritz, un ténor du barreau suédois et une avocate spécialisée dans la défense des femmes.

L’audience de jeudi sera consacrée à l’audition de témoins indirects qui ont recueilli les confidences de la plaignante.

“Il est toujours difficile de prouver des faits survenus entre deux personnes dans une pièce fermée (…) et dont des personnes extérieures vont venir nous parler sept ans après”, a prévenu l’avocat de la défense.

“Peur intense”

Jean-Claude Arnault, 72 ans, était le directeur artistique de Forum, un club très sélect qu’il avait créé en 1989, et où se côtoyaient éditeurs, écrivains, dramaturges ou musiciens en vue, mais également de nombreuses jeunes femmes.

En novembre 2017, le quotidien Dagens Nyheter publiait le témoignage anonyme de 18 d’entre elles affirmant avoir été violentées ou harcelées par Jean-Claude Arnault dont le comportement, selon elles, était notoire.

Plusieurs plaintes ont été classées faute de preuves ou frappées par la prescription, mais le parquet a estimé disposer de suffisamment d’éléments à charge dans un dossier remontant à 2011.

A Lire également – Suède: ouverture du procès d’un Français jugé pour deux viols
Le 5 octobre de cette année-là, dans un appartement stockholmois, Jean-Claude Arnault, violent selon la victime qui se trouve quant à elle dans un état “de peur intense”, la contraint à des relations sexuelles, selon l’acte de mise en accusation consulté par l’AFP.

Les faits se seraient répétés dans la nuit du 2 au 3 décembre 2011, dans le même appartement, tandis que la victime dormait.

Plusieurs experts ont évoqué l’hypothèse d’un acquittement, au bénéfice du doute.

Académie en ruine

Une enquête interne a établi que plusieurs académiciennes, conjointes ou filles d’académiciens, avaient elles aussi subi “l’intimité non désirée” et les comportements “inappropriés” de l’accusé.

Selon une enquête du quotidien Svenska Dagbladet, Jean-Claude Arnault est né en 1946 à Marseille de parents réfugiés russes. Il serait arrivé en Suède à la fin des années 1960 pour étudier la photographie.

Dans un entretien avec Dagens Nyheter en 2006, il affirmait être monté sur les barricades parisiennes en mai 1968. “L’étincelle a été l’interdiction faite aux étudiants de partager les chambres des étudiantes”, se souvenait-il.

Il se vantait d’être le “19e membre” de l’Académie. Selon des témoins, il soufflait le nom des futurs lauréats du Nobel à ses amis.

L’affaire a mis au jour le fonctionnement opaque de l’Académie, une riche institution privée fondée en 1786 sur le modèle de son homologue française, ses conflits d’intérêts, ses jeux d’influence et la “culture du silence” qui y régnait.

Huit académiciens se sont mis en congé provisoire ou définitif, dont la secrétaire perpétuelle Sara Danius. L’attribution du Nobel de littérature 2018 a été reportée à l’année suivante et le prestigieux conclave, en ruine, s’efforce depuis de se reconstruire.

L’Académie doit élire dans les mois à venir de nouveaux membres, qui devront lire des dizaines d’auteurs parmi lesquels ils désigneront deux lauréats de ce prix Nobel, 2018 et 2019.

Le procès se poursuit jeudi et lundi, toujours à huis clos. Le jugement devrait être mis en délibéré.

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