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Afrique

Communiqué de la 761ème réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) sur la prévention de l'idéologie de la haine, du génocide et des crimes de haine en Afrique

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Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'Union africaine (UA), lors de sa 761ème réunion, tenue le 5 avril 2018, a suivi une communication sur la prévention de l'idéologie de la haine, du génocide et des crimes de haine en Afrique et a adopté la décision suivante :

Le Conseil:

1.  Prend note des communications faites par la Commissaire aux Affaires politiques de l'UA, S.E. Amb. Minata Samate Cessouma, le sous-Secrétaire général des Nations unies et Conseiller spécial pour la prévention du génocide, M. Adama Dieng, et l’ancien Secrétaire général de la Communauté de l'Afrique de l'Est et membre du Sénat du Rwanda, M. Richard Sezibera. Le Conseil prend également note des déclarations faites par Dr. Admore Kambudzi, Directeur a. i du Département Paix et Sécurité, au nom du Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l'UA, des représentants de l'Éthiopie et de la Côte d'Ivoire, en leur qualité de membres africains du Conseil de sécurité des Nations unies, et de l’Union Européenne (UE);

2.  Rappelle ses décisions antérieures sur la prévention de l'idéologie de la haine, du génocide et des crimes de haine en Afrique, notamment la décision [(PSC/PR/COMM (DCLXXVIII)]] adoptée lors de sa 678ème réunion, tenue le 11 avril 2017 ainsi que d’autres instruments connexes africains et internationaux;

3.  Souligne que les discours de haine, les conflits identitaires, la haine, l'exacerbation des tendances ethniques et racistes, entre autres, contribuent la montée des idéologies de haine, qui conduisent à des crimes de haine et au génocide. Le Conseil souligne en outre que l'idéologie extrémiste parmi les groupes religieux constitue un nouveau terreau fertile pour les discours de haine et les crimes, et que si rien n'est fait, cela peut conduire à un génocide. À cet égard, le Conseil réitère son engagement à promouvoir la tolérance religieuse en vue de prévenir la répétition des atrocités de masse, des crimes de haine et des idéologies génocidaires sur le continent;

4.  Exprime sa profonde préoccupation face à l'usage abusif des médias, en particulier des médias sociaux, qui risque d'exacerber l'idéologie de la haine et du génocide dans la société. Le Conseil souligne que, si les médias sociaux peuvent contribuer à la consolidation de la cohésion au sein et entre les communautés, ils peuvent toutefois mettre en péril l’unité nationale et la paix. Le Conseil exhorte les États membres à élaborer des mécanismes pour  assurer le suivi de l'usage des médias, en vue de faire en sorte qu’ils ne soient pas utilisés abusivement pour propager des idéologies de haine, de génocide et de crimes de haine. À cet égard, le Conseil souligne l'importance que revêt le renforcement des mécanismes d'alerte rapide à tous les niveaux, national, régional et continental, afin de prévenir les situations qui peuvent conduire à un génocide et être en mesure d'agir en temps opportun;

5.   Souligne la nécessité de traiter les causes profondes des idéologies de haine, de génocide et de crimes de haine dans les communautés et encourage les États membres à  mettre en place des dispositifs et des cadres juridiques qui sanctionnent les discours de haine, les idéologies extrémistes parmi les groupes religieux, ainsi que la marginalisation et la discrimination entre et au sein des communautés;

6.   Souligne également la nécessité d'adopter une culture de la paix, de la réconciliation, de l’apaisement et de la justice favorisant l'interconnexion entre ces quatre éléments fondamentaux de la stabilité sociale et de prévenir les conflits et les atrocités de masse, telles que le génocide, conformément à la décision Assembly /AU/Dec.501 (XXII) et à la Déclaration Assembly/AU/Dec.2 (XXX), dans laquelle la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'UA a déclaré 2014-2024 comme « Décennie Madiba Nelson Mandela pour la réconciliation en Afrique » et l’année 2018 comme celle du centenaire de Nelson Mandela. Le Conseil soulignel'importance de promouvoir l'éducation civique, en particulier parmi les jeunes, le dialogue et la culture de la paix, la réconciliation nationale et l’apaisement, ainsi que la prévention des crimes de haine et du génocide;

7.   Souligne la nécessité de poursuivre en justice les auteurs de crimes motivés par la haine et le génocide,  conformément à l'Acte constitutif de l'UA et aux autres instruments pertinents, qui démontre clairement l'engagement de l'UA à combattre l'impunité et à promouvoir la justice, la réconciliation et l’apaisement. À cet égard, le Conseil réitère son appel à tous les États membres de l'UA, qui ne l’ont pas encore fait, à prendre des mesures, à enquêter, arrêter, poursuivre ou extrader les fugitifs présumés génocidaires résidant actuellement sur leur territoire;

8.   Réitère la nécessité de l'usage d'une terminologie appropriée et d'une analyse claire tout risque de déni de génocide, de négationnisme et de révisionnisme. A cet égard, le Conseil décideque la nomenclature appropriée pour le génocide contre les Tutsis au Rwanda sera: “Le génocide de 1994 contre les Tutsi au Rwanda”;

9.   Se félicite de la résolution 72/550 du 26 janvier 2018 de l'Assemblée générale des Nations Unies faisant  du 7 avril de chaque année, la Journée internationale de réflexion sur le génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda. A cet égard, le Conseil décide de consacrer le 7 avril de chaque année comme la Journée de l'Union africaine de commémoration du génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda;

10.   Encourage les États Membres à entériner et à mettre en œuvre les Principes de Kigali relatifs à la protection des civils dans les opérations de maintien de la paix, à suivre et à faire rapport de toute violation des droits de l'homme dans les zones de conflit et de toute autre situation pouvant conduire à des crimes de haine et au génocide;

11.  Invite tous les États Membres, qui ne l'ont pas encore fait, à signer et à ratifier tous les instruments africains et internationaux relatifs à la prévention de l'idéologie de la haine, du génocide et des crimes de haine;

12.  Décide de rester activement saisi de la question.

Distribué par APO Group pour African Union Peace and Security Department.

Source: APO

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Afrique

La Banque africaine de développement réaffirme son engagement avec l’Alliance Sahel

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Une importante délégation de l’Unité de coordination de l’Alliance Sahel (UCA) a entamé, mercredi 18 juillet 2018, une visite de travail de deux jours dans les locaux de la Banque africaine de développement à Abidjan, en Côte d’Ivoire. L’Alliance Sahel, un partenariat lancé en juillet 2017 à Paris par plusieurs bailleurs de fonds, vise à atteindre plus rapidement des résultats de développement dans les pays du G5 Sahel : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad.

Actuellement en phase opérationnelle, cette plateforme de partenariat nécessite que le dialogue s’intensifie afin que les acteurs impliqués dans la mise en œuvre s’approprient au mieux les objectifs. La Banque africaine de développement s’engage et entretient un échange constructif et constant avec ses partenaires de l’Alliance Sahel pour promouvoir le développement des synergies au bénéfice des opérations dans les États du G5 Sahel.

Composée de Jean-Marc Gravellini et de Margaux Lombard, la mission de l’Alliance Sahel comprend des entretiens avec le vice-président principal de la Banque africaine de développement, Charles Boamah, le vice-président en charge du Développement régional, de l’intégration régionale et de la prestation de services, Khaled Sherif, le vice-président chargé de l’Énergie, du climat et de la croissance verte, Amadou Hott, la vice-présidente en charge de l’Agriculture et du développement humain et social, Jennifer Blanke, ainsi que le directeur du Bureau de coordination des États en transition (RDTS), Sibry Tapsoba.

Les représentants de l’UCA prendront également part à une table ronde dédiée aux enjeux de l’Alliance Sahel, à son mode opératoire, puis à une analyse du portefeuille de l’Alliance afin de parvenir à une meilleure compréhension des paramètres de redevabilité des partenaires au développement et des pays du G5 Sahel.

Des séances de travail sont prévues, jeudi 19 juillet 2018, avec l’administrateur de la Banque africaine de développement pour la Belgique, la France, et l’Espagne, Dominique Lebastard, et son homologue pour l’Allemagne, le Luxembourg, le Portugal et la Suisse, Catherine Cudré-Mauroux.

« C’est avec un immense plaisir que nous accueillons aujourd’hui la mission de l’UCA. Cette visite nous permettra de faire un point d’étape sur le chemin parcouru, mais aussi d’envisager ensemble les perspectives de ce partenariat. Je suis sûr que nos échanges conduiront à des résultats fructueux », a déclaré le directeur du Bureau de coordination des États en transition (RDTS) de la Banque africaine de développement, Sibry Tapsoba.

Plusieurs aspects en lien avec la fragilité, la vulnérabilité et la résilience tels que le développement de l’agriculture et la sécurité alimentaire, le rôle du genre dans la mise en œuvre de l’Alliance, l’emploi des jeunes ainsi que les services de base, comme l’eau et électricité, seront abordés lors des échanges entre la délégation de l’UCA et la Banque.

Un portefeuille de six milliards d’euros

Outre le Bureau de coordination des États en transition (RDTS), la mission comprend des discussions bilatérales avec des membres du département du Genre, des femmes et de la société civile (AHGC), celui de la Mobilisation des ressources (FIRM) ainsi que le département du Capital humain, de la jeunesse et du développement des compétences (AHHD).

La Banque conduit au titre de son programme spécifique en faveur des États en transition des opérations au Mali, Niger et au Tchad, trois des cinq Etats membres du G5 Sahel. Elle met également en œuvre ses programmes habituels au profit de ses pays membres régionaux au Burkina Faso et en Mauritanie, les deux autres pays membres du G5 Sahel qui n’entrent pas dans la catégorie des États en transition.

« Au Sahel, l’enjeu de nos interventions est d’être au plus près des populations au bas de l’échelle en leur apportant, notamment, des services essentiels de base tels que l’eau et l’électricité. Pour la Banque, il est important que les communautés qui vivent dans des zones déjà difficiles ne soient pas davantage fragilisées. C’est pour cela que nous les aidons à renforcer leur résilience », a ajouté Sibry Tapsoba.

L’accès des communautés les plus pauvres et vulnérables aux services de base est une condition sine qua non du renforcement de la résilience dans le G5 Sahel.

Alliance Sahel est une plateforme de partenariat lancée en 2017 à Paris par l’Allemagne, la France et l’Union européenne, avec le soutien de la Banque africaine de développement et de la Banque mondiale. Le partenariat, qui a ensuite enregistré l’adhésion de l’Italie, de l’Espagne et du Royaume-Uni, vise à construire des synergies d’action entre partenaires au développement afin d’accélérer les résultats des interventions au profit des États du G5 Sahel.

Le portefeuille actuel de l’Alliance représente près de six milliards d’euros repartis dans l’emploi des jeunes et l’éducation, le développement rural, l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’énergie et le climat, la décentralisation et les services de base, ainsi que la gouvernance et la sécurité intérieure.

 

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Sénégal

Des militants de Greenpeace ont protesté devant les locaux de l’ANAM pour exiger le re-jaugeage complet des navires de pêche au Sénégal

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Aujourd’hui, des militantes et militants de Greenpeace ont pacifiquement protesté devant les locaux de l’Agence Nationale des Affaires Maritimes (ANAM) du Sénégal pour exiger la publication de l’état d’avancement du processus de re-jaugeage des navires de pêche industrielle au Sénégal. Cinq d’entre eux ontété arrêtés par la police.

Les militants ont brandi des banderoles sur lesquelles étaient inscrits « Légitimer la fraude au tonnage des navires, c’est compromettre la pêche » ou encore « Re-jaugeage des navires : ANAM où en êtes-vous ? »

Entamé depuis 2016, le processus de re-jaugeage des navires de pêche industrielle traîne toujours, et ceci malgré les engagements pris par le Ministère de la pêche et de l’économie maritime ainsi que les lourdes conséquences financières, sociales et écologiques que la fraude au tonnage continue d’engendrer au Sénégal.

« Nous demandons au gouvernement du Sénégal de faire le point sur l’état d’avancement de ce processus et de publier les résultats de l’enquête interne diligentée à ce sujet, conformément aux engagements internationaux et régionaux pris par le pays. Sous-déclarer le tonnage brut d’un navire constitue une infraction à la législation du Sénégal et aux conventions internationales », a déclaré Ahmed Diamé, chargé de campagne océans à Greenpeace Afrique.

La présentation d’un nouveau certificat de jauge était une condition pour l’obtention de la licence de pêche à partir de 2017. En 2016, les autorités de l’ANAM et le Ministre de la Pêche et de l’Economie Maritime avaient promis devant tous les sénégalais que leurs services allaient prendre en charge le problème de la fraude au tonnage et que cette question serait résolue avant la fin de l’année 2016.

“Deux ans après, les promesses faites devant les médias n’ont pas été tenues. Outre les pertes financières pour le gouvernement sénégalais, cette fraude a un impact négatif sur les communautés côtières, les écosystèmes et les ressources marines », a ajouté Diamé.

Les éléments de l’existence d’une fraude massive sur la déclaration du tonnage brut de certains navires de pêche industrielle ont été révélés au grand public en mai 2015 par Greenpeace dans son rapport “Arnaque sur les Côtes Africaines : La face cachée de la pêche chinoise et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée Bissau et en Guinée1. Dans ce rapport, Greenpeace avait révélé que des navires de pêche opérant dans les Zones Économiques Exclusives (ZEE) de ces trois pays présentaient des tonnages bruts sous-déclarés.

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Afrique

Déclaration du premier ministre à l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela

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Le premier ministre Justin Trudeau a fait aujourd’hui la déclaration suivante à l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela :

« Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée internationale Nelson Mandela, nous nous joignons aux gens à travers le monde pour réfléchir à la vie et à l’héritage du révolutionnaire antiapartheid et ancien président de l’Afrique du Sud. Alors que nous soulignons le centenaire de la naissance de Nelson Mandela, nous célébrons sa contribution à la paix et à la justice, en faisant écho à son appel pour l’égalité et la liberté.

« Nelson Mandela a consacré sa vie au mouvement de libération en Afrique du Sud. Face à la brutale oppression et à la profonde discrimination de l’apartheid, il était une voix inébranlable pour la justice. En raison de ses efforts, il a passé 27 années en prison. Pendant ce temps, il y a amené la résistance, continuant de diriger le mouvement contre l’apartheid même en tant que prisonnier politique. Au moment de sa libération, il était déjà le symbole des mouvements de libération partout dans le monde.

« Grâce à son leadership, Nelson Mandela a joué un rôle déterminant pour mettre fin à l’apartheid. En 1993, il a reçu le prix Nobel de la paix en reconnaissance de son travail pour faire avancer les droits civils et jeter les bases de la nouvelle démocratie en Afrique du Sud. Il a continué à promouvoir la démocratie et la justice pour les Sud-Africains à titre de premier président noir du pays de même que par la suite, et ce, jusqu’à la fin de sa vie.

« Le Canada est fier de son amitié historique avec Nelson Mandela. Notre pays a joué un rôle de premier plan dans la lutte internationale contre l’apartheid en contribuant à l’imposition de sanctions économiques contre le régime. Nous avons d’ailleurs eu l’honneur d’accueillir M. Mandela lorsqu’il a pris la parole devant une séance conjointe spéciale de la Chambre des communes et du Sénat peu après sa libération. En 2000, il est devenu le premier dirigeant étranger à être investi au sein de l’Ordre du Canada à titre de Compagnon honoraire. En 2001, il a été fait citoyen honoraire du Canada, la première personne vivante à avoir reçu cette distinction.

« En tant que Canadiens, nous savons que la réussite de notre pays repose sur l’égalité, l’inclusion et la justice. Nelson Mandela nous a montré ce que cela signifie de consacrer sa vie à la défense de ces idéaux. Il nous a enseigné qu’une seule personne peut faire une différence extraordinaire et qu’il ne revient qu’à nous de transformer notre monde pour le mieux.

« Aujourd’hui, j’invite tout le monde à célébrer l’héritage que nous a légué Nelson Mandela, inspirant tous ceux qui luttent pour la liberté et la justice à travers le monde. Il revient à chacun d’entre nous de faire suite aux efforts de Nelson Mandela. Nous devons lutter contre les injustices, défendre les opprimés et bâtir un avenir où la liberté sera une réalité pour tous. »

 

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