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Colombie: pourquoi est-ce si difficile de négocier la paix avec l'ELN ?

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Quatre processus de paix ratés et celui en cours menacé par une série d’attaques de la guérilla de l’ELN: réussir à ce que la dernière rébellion active de Colombie dépose les armes est devenu un défi majeur pour la Colombie.

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) – principale guérilla du pays qui a signé la paix en novembre 2016, déposé les armes et est devenue un parti politique – étaient très hiérarchisées. L’ELN est plus “fédérée”, chaque front ayant son mot à dire.

Depuis le début des pourparlers, en février 2017 à Quito, le gouvernement de Juan Manuel Santos a insisté en vain pour que chaque front de l’Armée de libération nationale, née en 1964 d’une insurrection paysanne, soit présent à la table des négociations.

– Manque de cohésion –

“Il s’agit d’une guérilla totalement décentralisée et il est difficile de savoir si les négociateurs présents à Quito représentent l’ensemble de la rébellion”, déclare à l’AFP Camilo Echandia, expert du conflit armé colombien.

Les analystes estiment que ce manque de cohésion a été le principal frein aux négociations lancées depuis 1990 par les gouvernements précédents avec cette rébellion, qui compte quelque 2.000 combattants.

“Il semble qu’une ligne dure au sein de l’ELN soit en train de s’imposer, on y trouve des tendances diverses, comme dans chaque organisation humaine”, explique l’expert Victor de Currea-Lugo.

– Erreurs stratégiques –

Dans les différentes négociations qui ont eu lieu, les “elenos” (“eleniens”, membres de l’ELN) ont maintenu les enlèvements et les attaques contre les infrastructures pétrolières, affectant l’environnement.

Des pratiques traumatisantes pour les Colombiens, selon les experts, alors que depuis plus d’un demi-siècle, ce conflit armé impliquant des guérillas, des paramilitaires, des forces gouvernementales et des trafiquants de drogue, a fait au moins 260.000 morts, plus de 60.000 disparus et 7,4 millions de déplacés.

“A présent, les actions (violentes) font irruption dans le débat politique et ce sont celles qui marquent” les esprits, juge M. Currea-Lugo.

C’est ce qui s’est passé mercredi matin, quelques heures après la fin d’un premier cessez-le-feu bilatéral de trois mois (du 1er octobre au 9 janvier à minuit) durant lequel les deux camps ne se sont pas affrontés directement.

Mais une série d’attaques ce jour-là, attribuées à la guérilla de l’ELN, a visé des installations du groupe public pétrolier Ecopetrol et les forces armées, causant la mort d’un soldat et en blessant deux autres dans le nord-est de la Colombie. Ce qui a conduit le président Santos à suspendre la reprise des discussions prévues pour mercredi.

Pour M. Currea-Lugo, ces actions violentes se transforment en munitions pour les opposants aux négociations avec les rebelles.

“Les +elenos+ sont en train d’exiger un processus qui est très difficile: ils ne veulent pas seulement parler avec le gouvernement, mais avec la société”, ajoute Marc Chernick, que dirige le programme de résolution de conflits de l’université des Andes, une des principales de Colombie.

– Faiblesse du gouvernement –

Le dialogue en cours avec cette organisation inspirée de la révolution cubaine fait face à deux défis supplémentaires: l’approche de la présidentielle (le 27 mai et le 17 juin) et la fin en août du second mandat de Juan Manuel Santos, qui porte ces discussions.

“Le gouvernement de Santos est exsangue, il ne lui reste que quelques mois, on est entré en campagne présidentielle, (le processus) est donc orphelin”, juge M. Chernick. “Il est très difficile de signer un accord dans ces conditions”, ajoute-t-il.

D’autant que l’ELN a pointé du doigt à plusieurs reprises les manquements dénoncés par l’ex-guérilla des Farc, dont l’accord a été modifié par le Parlement et la Cour constitutionnelle.

L’application définitive du texte conclu avec les Farc nécessite l’approbation de projets de loi au Parlement, où le camp présidentiel détient une majorité fragile.

A cela s’ajoute une impopularité record de Santos, autour de 80%, selon les derniers sondages, et l’opposition de droite qui prévient qu’elle reviendra sur le contenu des accords en cas de victoire.

“Le gouvernement est dans une situation très délicate en ce moment”, estime M. Echandia, expert du conflit armé.

Source: AFP

Europe

Belgique : une voiture fonce dans une course cycliste, 19 blessés

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Photo d’illustration – Tim de Waele/Getty Images

19 coureurs cyclistes ont été blessés ce dimanche après-midi alors qu’ils disputaient une course à Wasmes (Colfontaine, Belgique). Selon les premiers témoignages, une voiture aurait percuté des coureurs.

19 coureurs cyclistes ont été blessés à des degrés divers lors d’une course cycliste organisée ce dimanche après-midi à Wasmes, située à une petite vingtaine kilomètres de la frontière française.

Les compétiteurs couraient dans le cadre du championnat provincial hors-FCWB. Ils étaient à 3 km e l’arrivée quand une mère de famille a fait demi-tour avec sa voiture devant eux.

“Cet accident s’est produit par pure coïncidence”, indique le bourgmestre de Colfontaine Luciano D’Antonio à la RTBF.

3 enfants à bord du véhicule
“Le rue de la Louise est en forte pente et les coureurs y roulaient à une vitesse comprises entre 70 et 80 km/h”, indique le bourgmestre. “C’est alors qu’une mère de famille, qui était au volant de sa voiture avec ses trois enfants à bord, a fait demi-tour pour une raison inconnue.

Un premier coureur a percuté le véhicule, avant ses poursuivants. Trois coureurs, originaires respectivement de Flandre, des Pays-Bas et d’Allemagne, souffrent de fractures ouvertes. Quatre coureurs ont subi une commotion. Les autres souffrent de blessures légères.

La 3ème course annulée
Neuf véhicules médicalisés ont été dépêchés sur place et les blessés ont été répartis dans les hôpitaux de la région.

La troisième course du jour a été annulée par l’organisateur, et le parquet de Mons a été avisé des faits.

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Pays-Bas : une camionnette fauche des festivaliers, un mort et trois blessés

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Quatre piétons ont été fauchés par une camionnette à un festival de musique aux Pays-Bas tôt lundi matin.

Une camionnette a foncé sur des piétons au festival Pinkpop, dans le sud des Pays-Bas, dans la nuit de dimanche à lundi. Une personne est morte, trois autres ont été grièvement blessées, rapportent les secours.

Le conducteur en fuite
On connait peu de détails sur l’événement pour le moment. Le conducteur de la camionnette, qui a pris la fuite, est activement recherché. Dans un communiqué, la police précise qu’il s’agit d’une Fiat Doblo.

Un acte volontaire ?
Les autorités tentent de déterminer si son acte était volontaire ou non, s’il s’agit d’un accident ou d’un acte terroriste. Des prélèvements techniques sont effectués par la police sur la chaussée.

Un festival très populaire
L’incident a eu lieu vers 04h du matin, près du camping jouxtant le festival où de grands noms de la musique se sont produits, comme Pearl Jam, les Foo Fighters et Bruno Mars. Des dizaines de milliers de personnes ont assisté aux concerts depuis vendredi.

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Un taxi heurte des passants à Moscou : 7 blessés, le conducteur interpellé

AFP

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Un taxi a blessé samedi sept personnes dans le centre de Moscou, à deux pas de la place Rouge, le chauffeur, qui a été interpellé, ayant apparemment perdu le contrôle de son véhicule selon les autorités russes, dont le pays accueille la Coupe du Monde.

“Aujourd’hui, près de la rue Ilinka, au numéro 5/2, un chauffeur de taxi est monté sur le trottoir et a heurté les passants”, a indiqué le ministère russe de l’Intérieur dans un communiqué.

Après avoir annoncé d’abord huit blessés, le ministère a ensuite actualisé le bilan, indiquant que sept personnes seulement avaient été blessées. Parmi elles se trouve deux citoyens mexicains “légèrement blessés” selon l’ambassade du Mexique en Russie.

“Il s’agit d’un banal accident de la route, qui n’a pas causé de blessures graves”, a déclaré une source au sein des services médicaux cités par l’agence Interfax.

“La cause préliminaire de l’accident est la perte du contrôle du véhicule. Le chauffeur a été interpellé et amené au poste de police”, a indiqué le ministère russe des Affaires intérieures, précisant que ces informations “continuent à être vérifiées”.

L’acte “n’a pas été prémédité, d’après ce qu’a dit le conducteur”, a déclaré le Centre de surveillance du trafic routier à Moscou, sur Twitter.

Le chauffeur est de nationalité kirghize et a 28 ans, selon une photo de son permis de conduire publiée par le centre sur le réseau social.

D’autres photos de la même source montrait le taxi, une Honda Solaris de couleur jaune, sur le trottoir, le pare-choc tombé à terre.

Une vue aérienne montrait la scène d’accident, avec une demi-dizaine de voitures de police déployées et deux ambulances aux brancards vides.

La rue Ilinka, qui débouche sur la place Rouge et qui est très fréquentée, a été temporairement fermée avant d’être à nouveau ouverte à la circulation vers 17H00 GMT, a annoncé le centre sur Twitter.

La Russie accueille depuis jeudi et jusqu’au 15 juillet la Coupe du Monde de football dans 11 villes, dont Moscou. Des centaines de milliers de supporters venant du monde entier sont attendus en Russie.

La Russie reste l’un des premiers pays au monde pour la mortalité sur les routes, notamment en raison de l’alcoolisme, du mauvais état des infrastructures routières et du non respect des règles de la circulation.

En 2017, plus de 19.000 personnes sont mortes sur les routes russes.

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