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Derrière les barricades barbouillées de graffitis dans les universités à travers la France, il y a la colère des étudiants qui organisent des sit-in contre le président Emmanuel Macron.

Paris 8, dans la banlieue nord de Saint-Denis, est l’un des quatre campus presque complètement fermés pendant des semaines sur les réformes planifiées de l’enseignement supérieur.

Alors que la saison des examens commence, Paris 8 a été transformé en un camp de protestation anarchiste, les murs couverts de peinture brillante proclament tout d’une révolution féministe à un soutien pour les Kurdes.

Si vous voulez parler, vous devez crier plus fort”, ces paroles du rappeur Sofiane sont gribouillées en lettres massives sur les tables d’un amphithéâtre.

Pour les étudiants d’extrême-gauche qui dominent les sit-ins, les protestations vont bien au-delà de l’éducation – elles font écho aux sit-in universitaires français qui ont déclenché une révolution sociale il y a exactement 50 ans, en mai 1968.

C’est un combat contre les réformes de l’éducation mais aussi un combat beaucoup plus large”, explique Zoe, une étudiante en histoire de 19 ans qui, comme les autres, était prête à donner seulement un prénom.

Elle est là pour se lever “contre la police et la répression de l’Etat, et le système économique général“.

Mais les manifestants sont loin d’être majoritaires à Paris 8 et ailleurs. Beaucoup d’étudiants sont frustrés par le zèle révolutionnaire de leurs camarades de classe, notamment parce qu’il fait des ravages avec les horaires d’examen.

Je veux juste passer mon test“, grommelle une étudiante, noyée par un manifestant qui chante à travers un mégaphone: “Qui est notre uni?

Des manifestations ont empêché 700 étudiants de passer un examen à Strasbourg la semaine dernière et, à Nancy, la police a dû intervenir pour permettre aux étudiants de passer un examen d’anglais.

Certains des barrages ont été nettoyés par la police anti-émeute. Ailleurs, les chanceliers des universités doivent trouver d’autres lieux d’examens hors campus, ou bien les tenir en ligne, ou les retarder.

Dynamite politique

À l’heure actuelle, toute personne possédant un diplôme d’études secondaires peut poursuivre ses études dans une université publique.

Avec des frais de scolarité payés presque entièrement par l’État – l’étudiant moyen a payé 189 euros l’année dernière – les partisans du système le présentent comme un phare de l’égalitarisme.

Pourtant, Macron et d’autres réformistes affirment que cette politique a porté le système d’enseignement supérieur français à son point de rupture.

 

Presque tous les étudiants passent leurs examens de lycée maintenant, et près de 80 pour cent passent – un chiffre qui a augmenté de façon constante et exponentielle depuis les années 1950.

En conséquence, les universités sont très débordées. Les conférences de première année sont entassées et les étudiants se plaignent d’un soutien inexistant.

Les opposants affirment que la France gaspille des millions d’euros de l’argent des contribuables chaque année en laissant les étudiants tenter des diplômes dans des matières qu’ils ne sont pas très bons, contribuant à des taux élevés d’abandon et de répétitions fréquentes après des examens ratés.

Quelque 60 pour cent échouent à terminer leur diplôme en quatre ans.

Pour aider à résoudre ces problèmes, Macron veut que les universités puissent établir des critères d’admission pour les cours sursouscrits et, pour les étudiants plus faibles, faire des offres conditionnelles à des cours de rattrapage.

Mais la sélection académique – même sous cette forme limitée – reste extrêmement sensible sur le plan politique en France, un demi-siècle après qu’elle est devenue l’un des principaux enjeux des manifestations de mai 68.

Les enseignants en grève aussi

Les critiques du système éducatif français affirment qu’il est déjà élitiste, avec un niveau distinct d’universités très sélectives, les «grandes écoles», produisant les diplômés qui vont dominer les affaires et la politique.

Mais Paris 8 se trouve dans l’une des régions les plus pauvres de France, et même les étudiants qui s’opposent au blocus du campus sont sceptiques que les réformes de Macron seront bonnes pour les banlieues d’immigrants de grande hauteur comme la leur.

«Je suis contre la loi, mais en même temps je suis contre le blocus, nous pouvons nous faire entendre autrement», a déclaré Louise, une étudiante en géographie de 19 ans.

Pour elle, l’université pour tous donne aux enfants pauvres qui ont mal vécu au lycée une chance de s’épanouir – «même pour devenir eux-mêmes enseignants, pour redonner quelque chose à la France».

Et elle craint qu’une éducation plus sélective n’aggrave la mobilité sociale sous Macron, qu’elle croit déjà favorable aux riches avec des réformes favorables aux entreprises comme des réductions d’impôts pour les riches.

Le président essaie de transformer la France en Amérique, de créer un déséquilibre entre les classes sociales“, a-t-elle déclaré.

De nombreux membres du personnel de Paris 8 ont rejoint le mouvement de protestation des étudiants, se mettant en grève, annulant des examens et dans certains départements déclarant que tous les étudiants seront déclarés admin la même année pour protester contre les réformes.

Tout le monde n’est pas d’accord avec cette idée, mais ceux qui s’opposent au mouvement sont nerveux à l’idée de s’exprimer.

Cela signifie jeter par la fenêtre tout ce qui a été fait cette année“, a déclaré un professeur du département des arts, qui souhaitait garder l’anonymat.

C’est un mauvais service pour les étudiants.”

France

Benjamin Smith, le nouveau directeur général de Air France-KLM gagnera plus 3 millions d’euros par an

La rémunération accordée à M. Smith, selon plusieurs médias, a été triplée par rapport à celle de M. Janaillac, à plus de 3 millions d’euros par an.

AFP

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Benjamin Smith, numéro 2 d’Air Canada, a été nommé jeudi directeur général d’Air France-KLM, un choix qualifié par le gouvernement de “chance” pour le groupe aérien en pleine crise, mais accueilli avec méfiance par des syndicats.

Cette nomination intervient après plus de trois mois de recherches ardues de l’homme providentiel qui pourrait donner un nouvel élan au groupe après le départ fracassant le 4 mai de son PDG Jean-Marc Janaillac, désavoué par le personnel consulté au sujet d’un accord salarial.

“C’est une chance pour Air France-KLM d’attirer un dirigeant de cette dimension qui dispose d’une importante expérience acquise au cours des 19 dernières années passées chez Air Canada, d’un sens du dialogue et d’une grande capacité de transformation”, ont estimé le ministre de l’Economie Bruno Le Maire et la ministre des Transports Elisabeth Borne.

Agé de 46 ans, prendra la direction générale exécutive du groupe “au plus tard le 30 septembre 2018”, tandis que l’évolution des contours de la présidence non exécutive du groupe sera annoncée “dans les meilleurs délais”. M. Janaillac occupait les fonctions de PDG du groupe, un comité de direction avec une présidente non exécutive (Anne-Marie Couderc) l’avait remplacé à titre intérimaire.

La compagnie Air France traverse une grave crise sociale depuis plusieurs mois, liée à des revendications salariales et marquée par 15 jours de grève entre février et juin qui ont coûté 335 millions au groupe.

Un début de polémique s’est fait jour jeudi soir au sujet de la rémunération accordée à M. Smith qui, selon plusieurs médias, a été triplée par rapport à celle de M. Janaillac, à plus de 3 millions d’euros par an.

Le député UDI Bertrand Pancher a jugé dans un entretien jeudi soir au Parisien ce montant “déplorable pour l’image de la compagnie auprès de ses salariés et des Français en général”. “Si ce salaire est annexé sur les résultats futurs de la compagnie, pourquoi pas”, a-t-il tempéré. “Mais si c’est un salaire fixe, c?est scandaleux!”, a-t-il ajouté, en souhaitant une “explication de texte” du gouvernement.

Le groupe Air France-KLM s’est refusé à tout commentaire à ce sujet.

Jeudi matin, l’intersyndicale d’Air France (CGT, FO, SUD, SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF, SNPL, Alter), qui a mené la grève, a fait part de sa plus ferme opposition à la nomination d’un “dirigeant étranger” soupçonnant que sa candidature soit “poussée par un groupe industriel concurrent”, en référence à Delta Air Lines.

La compagnie américaine est entrée au capital du groupe tout comme China Eastern à l’automne dernier. Elles détiennent chacune 8,8% du capital, au côté de l’Etat français (14,3%) et des employés (3,90%) notamment.

 Menaces de grèves 

Après l’annonce de la nomination, Karim Taïbi, de FO, a dit à l’AFP attendre de Benjamin Smith qu’il “résolve immédiatement le conflit sur les salaires”. “L’intersyndicale est prête à négocier très très rapidement avec M. Smith”, a-t-il assuré.

De son côté, Christophe Dewatine, secrétaire général de la CFDT, a souligné que c’était la “première fois de son histoire” qu’Air France allait avoir “un dirigeant non-issu du groupe et non français”. “On attend de voir quelle est sa feuille de route, son projet. On ne connaît pas ses qualités, ni ses défauts”, a ajouté le syndicaliste.

Le syndicat néerlandais de pilotes VNV a manifesté un optimisme prudent, son porte-parole Joost van Doesburg affirmant à l’AFP que son organisation était “très heureuse” que le groupe ait enfin un nouveau patron, notant qu’il “a beaucoup d’expérience dans une compagnie de bonne renommée, c’est un plus”.

M. Smith arrive avec la réputation d’un homme de dialogue. Il a créé en outre la low-cost du groupe canadien, Air Canada Rouge.

Cité dans le communiqué, il a dit souhaiter “gagner la confiance et le respect des équipes d’Air France-KLM pour que nous travaillions et réussissions ensemble dans cette industrie fortement compétitive et en évolution très rapide”.

Le groupe franco-néerlandais est soumis à une très vive concurrence de la part des compagnies du Golfe et des nouvelles compagnies low-cost long-courrier.

Le nouveau dirigeant du groupe aura fort à faire pour ramener la paix sociale au sein de la compagnie française alors que la menace de nouvelles grèves plane.

Dimanche, Philippe Evain, président du premier syndicat de pilotes d’Air France, a demandé dans une interview au Parisien la reprise par le futur patron de la négociation avortée avec l’intersyndicale, menaçant de “15 jours de grève”.

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France

Macron et Al-Sissi soulignent “l’urgence d’une désescalade” à Gaza

Les présidents français et égyptien Emmanuel Macron et Abdel Fattah al-Sissi ont ensemble “souligné l’urgence d’une désescalade et d’un soutien humanitaire à Gaza”, au cours d’un entretien téléphonique jeudi, a indiqué l’Élysée.

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Le président français “a salué les efforts égyptiens pour faire progresser la réconciliation inter-palestinienne, obtenir une trêve à Gaza et améliorer l’accès humanitaire au profit des populations civiles”, précise l’Élysée.

Une fragile trêve a été instaurée jeudi soir par l’entremise de l’Égypte et de l’ONU, selon une source proche des négociations.

Au moins 169 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens depuis le 30 mars et un soldat israélien a été tué le 20 juillet. Jeudi dernier, l’aviation israélienne a encore riposté à un barrage de tirs de roquettes et d’obus de mortier en frappant plus de 150 sites militaires du Hamas.

Les deux dirigeants ont aussi évoqué la situation en Libye et les efforts déployés par l’Égypte et la France pour accompagner le processus politique promu par l’ONU, pour préparer la tenue d’élections en décembre.

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France

France: la baisse du chômage moins forte qu’attendu au 2e trimestre

AFP

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Le taux de chômage a baissé de 0,1 point au deuxième trimestre 2018 / © AFP/Archives / PHILIPPE HUGUEN

Après une légère remontée au 1er trimestre, le taux de chômage a repris sa baisse au 2e trimestre (-0,1 point), pour s’établir à 9,1% en France entière (hors Mayotte), selon des chiffres provisoires de l’Insee publiés mardi.

Sur un an, le taux de chômage, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), est en baisse de 0,3 point.

L’indicateur reste au-dessus du plancher de 8,9% (chiffre révisé à la baisse) atteint fin 2017.

La baisse du 2e trimestre est moins forte qu’attendu. Dans ses dernières prévisions publiées en juin, l’Insee tablait sur un recul de 0,2 point.

Toutes ces évolutions sont toutefois à analyser avec prudence, car elles se situent dans la marge d’erreur de l’indicateur (+/-0,3 pt).

Sur le trimestre, les jeunes (-0,6 point) et les catégories d’âge intermédiaires (-0,1 point) ont vu leur situation s’améliorer, tandis que celle des seniors est restée stable. Le taux de chômage des 15-24 ans s’est établi à 20,8%, son plus bas niveau depuis fin 2008, celui des 50 ans et plus à 6,5%.

En moyenne, l’Insee a comptabilisé 2,70 millions de chômeurs au 2e trimestre, en baisse de 48.000 (-1,7%) sur trois mois et de 104.000 (-3,7%) sur un an.

Sur le 2e trimestre, la métropole a enregistré une plus forte baisse (-0,2 point) que le reste de la France, à 8,7%. En valeur absolue, l’Insee y a comptabilisé 2,54 millions de chômeurs.

Parmi eux, 1,04 million cherchent du travail depuis au moins un an. Le taux de chômage de longue durée est stable sur trois mois, à 3,6% de la population active.

Parallèlement au taux de chômage, le “halo autour du chômage” a, lui aussi, baissé au 2e trimestre. Ces personnes souhaitant travailler, mais pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement, étaient 1,46 million au 2e trimestre (-19.000 sur le trimestre, -25.000 sur un an).

Par ailleurs, le taux de personnes en sous-emploi, c’est-à-dire qui souhaiteraient travailler davantage, a aussi légèrement baissé (-0,1%), à 5,9% au 2e trimestre. Il diminue de 0,2 point sur un an. Il s’agit, pour l’essentiel, de travailleurs à temps partiel subi.

Enfin, le taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion de 15-64 ans qui travaillent, a légèrement augmenté (+0,1 point), à 65,8%, son plus haut niveau depuis le début des années 1980.

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