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La ville de Dakhla (Maroc), devenue la capitale de l’Afrique a accueilli, le 16 mars 2018, la 4ème édition du Forum Crans Montana qui s’est ouvert avec la lecture d’un message magistral du Roi du Maroc adressé aux 3500 conférenciers, 43 organisations internationales et régionales ; 162 États y étaient représentés au plus haut niveau venus des quatre coins du monde.

Ainsi, le Souverain marocain a confirmé la volonté du Maroc de faire de la coopération Sud-Sud un élément moteur de l’émergence d’une Afrique révigorée, rassurée en ses potentialités et ouverte sur un avenir plus que prometteur.
Le Roi Mohammed VI a, aussi, insisté sur le poids de l’Afrique et de l’importance de cette coopération Sud-Sud en soulignant que le continent africain avec ses 2,5 milliards d’habitants à l’horizon 2050, constitue une richesse démographique qui va impacter non seulement l’Afrique, mais aussi toute la planète.

Le Roi du Maroc a également insisté sur le fait que le “phénomène migratoire constitue une opportunité et non une menace”. Pour le Roi Mohammed VI, “la crise migratoire que nous connaissons actuellement n’est pas récente et ne doit pas être vécue comme une fatalité. Elle appelle à un renforcement de la coopération, d’abord entre pays africains, ensuite avec les pays du Nord”.

Autre thème développé par le Chef de l’Etat marocain, celui de la régionalisation avancée au coeur du modèle de développement économique, comme indiqué par le Roi Mohammed VI, notant que la région est aujourd’hui appelée à devenir une collectivité qui a les pouvoirs d’agir sur son destin dans le cadre de l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc.

Cette première journée a vu aussi l’intervention de plusieurs personnalités étrangères parmi lesquelles l’ancien Président français Nicolas Sarkozy, l’ancien Président d’Haïti, Michel Martelly, le Vice-Président de Myanmar, le Révérend américain Jesse Jackson, la Ministre des Affaires Intérieures de la Zambie Grace Njapau et le Roi Sud-Africain zoulou, Zwelithini Goodwill.

A rappeler que lors de son intervention, Jean-Paul Carteron, Président-fondateur du Forum Crans Montana, a déclaré “on est ici pour la quatrième fois parce qu’on est bien au Maroc. Il y a quelque chose d’extraordinaire dans ce pays ; c’est dû sans doute à son histoire séculaire”.

Mettant en avant les grandes réformes engagées par le Royaume du Maroc dans différents domaines notamment économique, industriel, d’infrastructure et social, Monsieur Carteron a fait remarquer que ces réalisations sont le fruit d’une vision, d’une volonté gouvernementale et d’une mobilisation des ressources.

Selon lui, “il y a au Maroc quelque chose d’extraordinaire que nous devons à une dynastie millénaire et visionnaire”, notant que “la synthèse et la symbiose entre le respect de la tradition à laquelle on tient tant et le progrès qui est nécessaire pour l’évolution de nos sociétés et l’intégration mondiale à laquelle nous travaillons tous, ici au Maroc, cette synthèse est faite”.

Il n’a pas manqué de saluer “l’intense activité” du Roi Mohammed VI en ce qui concerne les relations avec les pays d’Afrique, notamment subsahariens, rappelant que le Royaume du Maroc figure parmi les premiers investisseurs en Afrique, et que le Maroc est le pays qui reçoit le plus d’étudiants africains dans ses universités.

On notera également que l’un des moments forts de cet événement a été la remise du prix 2018 de la Fondation Crans Montana Forum pour l’Afrique et la Coopération Sud-Sud au Président du Parlement de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Moustapha Cissé Lo, en reconnaissance de son travail accompli à la tête de l’organisation parlementaire des 16 Etats de la CEDEAO pour l’intégration, la liberté et l’épanouissement de ses peuples.

Ont également été distingués du même prix, attribué chaque année depuis plus de 30 ans à des personnalités d’envergure internationale afin de consacrer leur action éminente en faveur de la Paix, de la Liberté et de la Démocratie, Mme Debbie Remengesau, Première Dame de la République des Palaos, et M. Michel Martelly, Ancien Président de la République d’Haïti.

Le programme de cette manifestation s’est décliné en deux parties, la première au Centre de conférence de la Perle du Sud du 15 au 17 mars 2018, et l’autre à bord du GNV Rhapsody qui a vogué de Dakhla à Casablanca du 18 au 20 mars 2018.

Le 4ème Forum Crans Montana a été l’occasion d’engager des échanges fructueux ayant touché notamment à la sécurité alimentaire et l’agriculture durable, à l’économie des océans et au secteur halieutique, aux énergies renouvelables et la révolution verte africaine et à l’Afrique et à la route de la soie.

Les débats ont porté également sur la coopération régionale en matière de santé publique ainsi que la gestion urbaine globale comme nouveau défi de l’Afrique, à la condition de la femme et des jeunes, au changement climatique et à l’immigration clandestine.

Cette grand-messe internationale a consacré le rayonnement international de la ville de Dakhla et sa renommée en tant que destination privilégiée pour abriter les plus grandes manifestations internationales.

“Nous sommes très heureux de retrouver la grande famille africaine au Maroc pour des réflexions très animées, un partage d’expérience et de vision”, a souligné Pierre-Emmanuel Quirin, Président du Forum de Crans Montana. Nous offrons une tribune libre pour pouvoir créer cet échange sur des thématiques comme l’agriculture, le potentiel halieutique, les énergies renouvelables, le tourisme éco-responsable” et indiqué que “cette année, en quelque sorte, la ville de Dakhla fut le temps de quelques jours, la capitale de tout un continent”.

Quelle belle déculottée infligée par le Maroc aux responsables algériens et à leurs nervis polisariens !

Par Farid Mnebhi.

Proche Orient

Un Palestinien tué lors d’affrontements à la frontière entre Israël et Gaza

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Un Palestinien a été tué, dimanche 23 septembre, dans des affrontements meurtriers  à la frontière entre Israël et Gaza a rapporté le ministère de la santé à Gaza dans un communiqué.

Imad Ishtawi, 21 ans, a été tué d’une balle dans la tête à l’est de la ville de Gaza alors que de jeunes Gazaouis s’étaient à nouveau rassemblés pour lancer des pneus enflammés et des pierres en direction des soldats israéliens, a précisé le ministère.

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Asie

Maldives: le candidat de l’opposition remporte l’élection présidentielle

AFP

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le candidat de l'opposition pour la présidentielle aux Maldives Ibrahim Mohamed Solih à son arrivée dans un bureau de vote à Male, le 23 septembre 2018 / © AFP / Ahmed SHURAU

Ibrahim Mohamed Solih, le leader de l’opposition, a remporté dimanche 23 septembre la victoire à l’élection présidentielle aux Maldives avec 58,3 % des voix, selon une source officielle.

Selon la Commission électorale, M. Solih a obtenu 133 808 de voix contre 95 526 pour l’homme fort de l’archipel, le président sortant Abdulla Yameen. Le taux de participation a dépassé 88% des 262 000 électeurs.

“J’appelle Yameen à respecter la volonté du peuple et permettre un transfert pacifique du pouvoir”, a déclaré M. Solih à la télévision nationale.

“Le message est clair et net. Le peuple veut la justice et la stabilité, et nous veillerons à ce que ce soit le cas”, a-t-il ajouté.

À la tête de cette micro-nation d’un millier d’îles coralliennes pour plus de 340.000 habitants, le chef de l’État sortant a mené une répression féroce de toute dissidence. Les principales figures de l’opposition sont soit derrière les barreaux, soit ont été forcées à l’exil comme l’ex-président Mohamed Nasheed, et la société civile est muselée.

Figure de proue de la contestation, M. Nasheed – battu par M. Yameen en 2013 dans des circonstances controversées – a dû renoncer à la présidentielle en raison d’une condamnation judiciaire considérée par l’ONU comme ayant des motifs politiques.

En son absence, l’alliance de l’opposition s’est ralliée derrière M. Solih, un homme de 54 ans peu connu des électeurs et ignoré par des médias locaux craignant de s’attirer l’ire du pouvoir.

M. Salih a appelé à la libération de tous les prisonniers politiques.

Si les Maldives évoquent lunes de miel et plages paradisiaques, la situation politique de ce pays d’une vingtaine d’atolls est autrement moins souriante.

La veille du vote, les forces de l’ordre ont mené un raid dans le quartier général de campagne du Parti démocratique maldivien (PDM, opposition à Malé, la capitale, et fouillé les locaux, selon la formation. La police a déclaré avoir agi pour prévenir “des activités illégales”. Elle n’a procédé à aucune arrestation.

Les bureaux de vote ont fermé dimanche à 19H00 (14H00 GMT), soit trois heures plus tard que prévu, en raison de la participation élevée et de problèmes techniques ayant affecté les listes de vote électronique, ont expliqué des responsables du scrutin.

Des files d’attente s’étaient formées devant les bureaux de vote dès le matin et de nombreux électeurs racontaient qu’ils avaient dû patienter de longues heures.

“Cela montre à quel point cette élection est importante pour les gens. Cela montre que quoi qu’il se passe, les Maldiviens croient toujours à la démocratie”, a déclaré Afrah Mohamed, un électeur de Malé.

“Il y a beaucoup d’enthousiasme. Les électeurs font la queue pour voter malgré le temps couvert”, a décrit Shauna Aminath, militant du PDM.

 “Résilience”

Un groupe d’observateurs internationaux, qui s’est vu refuser l’accès au pays, avait craint samedi que le scrutin ne soit pas “libre et équitable” et prédit de “sombres événements”. Seuls quelques journalistes étrangers avaient réussi à obtenir un visa pour couvrir l’élection.

L’opposition a dénoncé ce blocage de la presse internationale et accusé le pouvoir de chercher à limiter “l’observation indépendante du vote et de probables tentatives du président Yameen de le voler”.

La crispation du régime maldivien s’est intensifiée début 2018 avec l’imposition par le président de 45 jours d’état d’urgence, en opposition à une décision de la Cour suprême qui cassait les condamnations judiciaires d’opposants – et a dû revenir sur son jugement. Une “attaque en règle contre la démocratie”, selon l’ONU.

Lors d’un meeting de campagne samedi, Abdulla Yameen a dit avoir fait face à “d’énormes obstacles dans la conduite de la nation” et a estimé avoir affronté “les défis avec résilience”.

Vendredi, l’ex-président Nasheed avait appelé la communauté internationale à rejeter d’emblée le résultat du vote.

“Mathématiquement, il n’est pas possible à Yameen de gagner car tous les partis d’opposition sont unis contre lui”, avait-il déclaré au cours d’une conférence de presse au Sri Lanka, où il partage son temps en exil avec le Royaume-Uni.

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Europe

Comcast remporte l’enchère sur Sky pour 30 milliards de livres sterling face à Fox

Reuters

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Le groupe de médias américain Comcast a remporté samedi l’enchère pour l’acquisition de l’opérateur britannique de télévision par satellite Sky pour lequel il a accepté de débourser environ 30 milliards de livres sterling (33,4 milliards d’euros).

Comcast était en compétition avec le groupe Twenty-First Century Fox de Rupert Murdoch pour cette acquisition qui s’est décidée suivant une procédure inhabituelle.

Le câblo-opérateur américain a proposé 17,28 livres sterling par action pour prendre le contrôle de Sky tandis que Fox offrait 15,67 livres par action, a indiqué le comité chargé de gérer les offres des deux repreneurs.

Cette acquisition constitue un revers pour Murdoch dont le groupe contrôle 39% de Sky. Le magnat tentait de prendre les rênes de l’opérateur britannique depuis décembre 2016.

Cela constitue également un revers pour le géant américain du divertissement Disney qui souhaitait acquérir pour 71 milliards de dollars (60 milliards d’euros) la majeure partie des avoirs cinématographiques et télévisuels de Fox, y compris Sky, si celle-ci était tombée dans le giron de Murdoch.

L’offre finale de Comcast était nettement supérieure à son entrée dans les enchères à 14,75 dollars par action et par rapport à la valeur du titre, à 15,85 livres, vendredi.

Cette attribution met fin à une bataille transatlantique qui faisait rage depuis le mois de février pour prendre le contrôle de Sky. Comcast avait lancé à cette date une offre d’acquisition de 31 milliards de dollars sur Sky face à celles de Fox et Disney.

La prise de contrôle de Sky va faire de Comcast le plus grand opérateur mondial de télévision à péage avec quelque 52 millions d’abonnés.

“C’est un grand jour pour Comcast”, a commenté Brian Roberts, patron de l’opérateur américain qui cherche à élargir ses activités à l’étranger au moment où sa croissance se ralentit sur le marché intérieur.

“Cette acquisition va nous permettre d’accroître rapidement, efficacement et de manière significative la base de notre clientèle et de nous développer internationalement”, a-t-il ajouté.

Comcast, qui possède la chaîne NBC et les studios Universal, a appelé les actionnaires de Sky à accepter son offre, souhaitant boucler la reprise avant la fin octobre.

 

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